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Tome II. [E - O.]
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km Arx N ajfovÌA. Elle est située sor l’Ëfcaut-, entre Berg-Òp-»2 oom,& Tolen. II y auneaucre Forteresse qui porte cemé-Me nom de Nassau. Elle est dans rifle, de Motir l’une desMoluques.

NASSAU. Ifle de l’OceanIndien , en Latin N affoviaïnsula.Elle est petite , & située prés de la côte Occidentale de í’iflede Sumatra, vis-à-vis de la ville de Menamcabo. *Maty> Dift.de Holl. 1701.

NASSAU. Château en Afrique. II est à trois lieues dècè-luy de Mina, & à cinq degrez de la ligne. Les premiers fon-demens en furent jetiez lan ï6iz. parles Hollandois » dans lesterres du Roy de Sabou. Ce Château est fortifié de crois ba-stions & d’une demi-Iune & tenu presque pour imprenable. IIïtianque d’une fontaine d’eau douce & l’on n’en .trouve qu’àdeux lieues de-là, mais les Hollandois y ont fuit faire une ci-terne capable de tenir plus de huit cens tonneaux , & qui seremplit facilement de lamas des pluyes, dont l’eau s’ypeutconserver toute une année. * Davity , p ays des Negres.

N ASS AVELS.Bourg ou village d’Alemagnedans l’Evêchéd’Aichstetcn Franconie, en Latin Najfavelium. II est situé sorla riviere de Schutter, entre la ville de Newbourg & celled’Aichstet. Onyvoit plusieurs ruines que quelques Géogra-phes croyent être de l’ancienne Âureatum. * Maty, Dià. deHoll. ijoi.

NASSIARO. Village de l’Ifle de Malthe. II est à deux outrois lieues de laValettedu côté du Nord. On y voie unebelle Eglise & tout prés de-là un beau jardin de plaisance ap-pellé saint Antoine,du nom d’un Grand Maître qui le fit faire.Ce jardin estassiez grand & divise en plusieurs quartiers quisont tout remplis de vignes, d'orangers, de limonniers -, degrenadiers, de citronniers, d’oliviers, & d’autres arbres à fruit.II y a un aster grand Palais, composé de plusieurs salles, cham-bres , fontaines , & jets d’eau. Les Grands-Maîtres ont encoreu-n jardin de plaisance plus prés de laValette que celui de NVz/-/î-no. Us y vont souvent avec toute leur Cour , prendre le di -vertissement de la campagne. Ce dernier est appellé Giofepo.* De la Croix, K dation de l’Afrique tome 4.

NASSIBIN ou N ifibe, Ville de la Mésopotamie , peu éloi-gnée d’Amida» Les Grecs la nommoient autrefois AntiochiaMygdoma ,depuis elle fut appelléeî^-Mr-t-i Csnstantina.lB.llc étoitsituée furie Fleuve Myg Jone entre Carres &Seleucie. C’étoitau temps de Constantin & de Constantius son fils, la derniereville de l’Empire Romain & la plus voisine de la Perse, LesHistoriens font mention de deux fameux fieges qu’elle asoûte-nus contre les Perses, le premier fous le grand Constantin »& le second fous son fils Constantius. Sa principale défense sotLinterceflìon auprès de Dieu & les mérités de S. Jacques sonEvêque , ce qui fut cause, au rapport de Gennadius, que l’Em-pereur Constantin ordonna que lorsque ce Saint seroit décédéon enterrât son corps dans l’enceinte des murailles de Nisibe,afin qu’il la défendît aprés íà mort comme ilavoit fait durantfa vie. Sapor fils d'Artaxerxes & petit fils de Babek, Roy deUersc de la quatrième Dynastie des Saslànides , Payant aille-gée pour la seconde fois, il ne put s’en rendre maître, Aprésavoir arrêté le cours de la riviere, il crut qu’en ceslànt de laretenir il ruineroit ses murailles par l’impetnosité de l’eau, cetjuï arriva en effet, mais tandis qu’il attendoit que le terreinpar où il devoir donner l’assaut sot séché, Dieu par les prièresde saint Jacques & de saint Ephrem son Diacre & son Disci-ple , envoya une si grande multitude de mouches que les Sol-dats & toute Parmée ne purent faire aucun effort pour s’empa-ïer de la ville , deforte que Sapor fut obligé de se retirer avecconfusion. Cependant Julien P A postât ayant été vaincu & tuéè la guerre des Perses, Jovienqui luy succéda sot obligé parTraité de leur céder Nilibe. Les habitans en sortirent la plu-part & emporterentle Corps de leor saint Evêque ,& s’étantétablis dans un autre endroit de la Mésopotamie, qui apparte-tioit aux Romains, ils luy donnerent auflì le nom de ìTifibe.LeMétropolitain de Nisibe devint Chef du parti des Nestoriensjusqu’à ce que la Primatie fut transférée à Seleucie ou Mausc.Cela sc fit du temps del’Empereur Justinien.On donna le titrede catholique , c’est-à-dire Universel, au Primat ou Patriarchedes Nestoriens.Les Arabes ayant vaincu les Perses sc rendirentcn même temps maîtres de Nisibe.Le Sultan Nouradin & Sala-din s’en emparèrent, chacun à son tour. Les Mogols mêmess’en sont rendus les maîtres. Les Turcs, les Selgiucides & lesPerses Pont ruinée diverses fois, & elle obéit aujourd’huyaux Ottomans, ainsi que toute la Mésopotamie.

NASSOou Ajfo. Port de mer dans l iste de Cefalonie.Porcacchi & Corovic luy donnent le nom de Val d’Ajfa.Les Vénitiens ont fait une Forteresse auprès de ce Port,Tome U,

Sc Pont auflì appellée Nasser. Cette Forteresse est commeune Presqu’ìfle, ceinte de la mer -, à Pexception d’un seul côté.Elle coupe le bas & le sommet d’un rocher comme escarpé , cequi tient toute l’Ifle en assurance.* Botero, Descrip. Repub.Venëta.lib. 1.

N ASS ON IS. Sauvages de l’Amerique Septentrionale. Ilsfont à une journée des Cenis k & ont tous une égale antipatiepour les Espagnols. Ces peuples sont fort dociles. On voiedans toutes leurs familles de gros chapons , des poulets & degros pigeons d’inde, & leurs pâturages sont remplis de boeufs& de chevaux» *N ouv. Relut, de l’Amerique Septentrionale , 1697»

NASTEDE» Bourg de la Veteravie en Alemagne, en La-tin Nafiedum. II est dans le bas Comté de Catzenellebogen àdeux milles de saint Gower du côté de POrient » & appartientau Landgrave de Hesse-Rhinsels.

NATA. Ville du Gouvernement de Panatna dans l’Âme-rique Méridionale. Elle est située sor la baye de Parita ou deParis, à trente lieues de Panama vers POliest , & on 1 appelleSán saga de N ata , ou tout simplement Nata. Son terroir est fer-tile , plat & agréable. II est fermé du côté du Nord par lesmontagnes d’Urracaou de Veragua. Apres le Golfe de Parita,s*élevele Cap Chama , ou le Roy Chiapes commando»,quand Baiboa découvrit premierement la mer du Sud. Versle Levant de la petite ville de Nata k on rencontre d’abord lariviere de Coquiraou de Chepo, puis celle de las Balsas & lacôte fe courbant de là vers le Sud, on trouve le Golfe de San-Miguel, au fond duquel sc décharge la riviere de Congos. CeGolfe est fort agité, & incommodé de plusieurs Isles, de quan-tité de bancs, de basses & de rochers, ensorte qu’il éleve quel-quefois de fort grosses ondes , sor tout pendant ìes quatre der-niers mois dé Pannée. On n’y entre pas alors fans grand dan-ger» Le Cap de Pennas termine son côté dù Sud , derriere le-quel on entre dans un Port du même nom , éloigné de cin-quante lieues de Ja ville de Panama , & qui est à vingt duGolfe d'Uraba, à travers le pays , le continent n’étant pas pluslarge en cet endroit. Toute cette région est pleine de rochers& de montagnes , & sujette la plus grande partie de Pannée àde grosses pluyes. Les épaisses forêts qui s’y rencontrent lafont estimer presque inaccessible. * Lace, Description des indesOccíd. liv.S.ch.ïo. . _

NATAL. Pays en Afrique , qui contient environ trois de-grez & demi de latitude du Nord au Sud, en Latin N atahsTerra. Il est situé entre le trente & unième degré & trente mi-nutes & le vingt-huitiéme degré de latitude Méridionale,8e apour bornes du côté du Sud un pays qu’habite un petit peuplesauvage appellé par les Anglois VÙd-bush Men, c’est-à-dire lePeuple aux Buissons sauvages. Us occupent des cavernes outrous de rochers, & n’ont pour maisons que celles qui leurfont fournies par la nature. Us sont basanez , dé petite taille&ont les cheveux frisez.lisse servent de fléchés empoisonnées& sont fort cruels à leurs ennemis. Ceux que l’on appelle Ho-tantots font leurs voisins du côté du Sud. La riviere Dillagua>qui est navigable, borné le pays de Natal du côté du Nord.Ceux qui demeurent auprès de cette riviere,trafiquent avec lesPortugais de Mozambique qui les visitent souvent dans de pe-tites barques, & font négoce avec eux de dents d’clephant dontils ont grande abondance. Ce pays est borné vers l’Ëst par lamer des Indes, & l’on ne sçait point encore l’étenduë qu’il peutavoir du côté de l’Ouëst. II est plat & uni, bien garni de boisdans scs parties maritimes > mais dans les Mediterfanées, il y abeaucoup de montagnes qui s’élevent inégalement l’une furl’autre. On ne laisse pas de voir entre ces montagnes des valléesfort agréables, & de grandes plaines diversifiées par de bellesprairies & par des boccages naturels. On n’y manque jamaisd’eau , pareeque chaque montagne produit de petits ruisseauxqui sc dispersent en divers endroits & dont quelques-uns aprésplusieurs tours & détours, viennent à sc rencontrer , & fontensemble la riviere de Natal qui tombe dans la mer des Indesau trentième degré de latitude Méridionale. L’embouchureen est assez large & assez profonde pour de petits bâtimens,mais il y a une barre où l’eau ne passe pas dix ou douze piedsdans les plus hautes marées, quoy qu’au dedans de la barreelle soit assez profonde. Cette riviere est la principale de toutle pays de Natal. 11 y en a d’autres qui vont du côté du Nord,& une entre autres à cent milles de la mer, qui est considéra blcpar fa largeur & par la longueur de son cours. Les bois sontcomposez de diverses sortes d’arbres, dont les uns sont de hau-te fustaye & propres pour des ouvrages de charpente > & les sa-vanasou prairies sont revêtues de tres-bonnes herbes & fortépaisses.

Les Naturels du pays font d’une taille médiocre, mais assez

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