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’àâfts le Tribunal du Sadre Cassa qu’on execute la Loy cì'ssmam Dgafar qui ajuge tous les biens d’une famille Chré-tienne à un des enfans qui renie Jestjs-Christ pour em-brasser lc Mahometisme. Alors les autres enfans ne peu-vent rien prétendre à l’herítáge s’ils ne se font Mahome-tans comme luy, ce qui entraîne des familles entieres dans1 infidélité. Le Sadre permet aux Renégats de retournerau Christianisme. Ils luy remontrent dans une Requêtetpsils ne peuvent s accoutumer à toutes les purifications& à toutes les prières que la Loy de Mahomet Ordonne,& que 1 observation de leur Ramasan ou Carême est au■dessus de leurs forces. Le Sadre leur rejette au nez leurRequête aprés savoir lûë.SonSecretaire la ramasse & écritau bas qu ils font Mouettes , c’est-à-dire, lâches & immon-des. On les remet au tribut qu’on fait payer à tous lesChrétiens , & ils retournent librement dans leurs Eglises.
II y a deux sortes de questions en usage en Perse, les■ordinaires se donnent en pleine Audience, & consistent ende cruelles bastonnades. On en donne auffidans les ex-traordinaires , mais d’une maniéré fort sensible. Ils fontcouper le dessous des talons avec un rasoir, & mettre du seldans les incitions, aprés quoy la moindre bastonnade fousles pieds est tres-douloureufe. Ils font quelquefois arra-cher les ongles des pieds avec des pincettes, ou bien atta-cher les criminels à quatre pieux par les pieds & par lesmains, pour leur appliquer un fer rouge fur les parties lescharnues du corps. Quelquefois même on leur arra-che des morceaux de chair avec des tenailles. Si ceux quisouffrent ces questions avouent les crimes dont on les ac-cuse , on les abandonne à la partie intéressée , & s’ils n’a-vouent rien, la partie est condamnée?> prix de
^ ...vw n ter» , on n agit contre eux que quant
partie les veut poursuivre. Ainsi un enfant dont on a tutperc, est en droit d’agir contre sassassm, ou de coslipo
* V <L C ssy pour son sang, sans que la Justice criminellefasse recherche. Quand la partie ne veut point accomnder, le Juge luy met le poignard à la main, & luy reniecriminel pour en tirer sang pour sang, aprés que le geidu supplice a été déterminé. Les crimes d’impureté fpunis feverement. Les femmes qui ont violé la foy con.gale font précipitées du haut d’un clocher de Mosquors qu une fille est^ convaincue de s’être abandonnécjue qu un, on luy fait raser la tête, on luy barboiiill(1 a g e > ensuite on la sait monter sur un âne le vistourne vers la queue. En cet état le Bourreau la promparles rues, en criant de temps en temps, Malheur aux Jqui n ont pas foin de leur honneur. Les Loix des Imams fmettent aux peres & aux meres de tuer leurs filles qu;i s es surprennent dans le crime. L’on punit avec becoup de rigueur ceux qui maltraitent leur pere ou 1mere. Si un enfant est convaincu de leur avoir dit desjures, on luy soupe la langue, & c’est le bras qu’oncoupe, s da été assez dénaturé pour les battre. LesPen ont pas de supplices déterminez pour chaque crime.
à gibet d une maniéré cruelle. . Aprés avoirli ìssmt ~ Plient par la gorge à un crochet de fer, ilsla ssent pendre jusqu’àce qu’il expire. Ils ont un suppqui sait encore plus d’horreur. Ils attachent un crimir e os d un chameau la tête en bas, & ilsluyouvile ventre. Ils le promènent ensuite par toute la villeentrailles pendantes, & les patiens vivent quelquefois dou trois jours dans ce supplice. Celuy des voleurs est ïticuher. Ils les mettent jusqu’à la ceinture dans une fqu ils remplissent de plâtre , & ce plâtre leur fait foudc vives douleurs à mesure qu’il se seche. L’empalerr. n est guere en usage parmi les Persans, non plus que le :Au lieu de roues ils out un supplice plus cruel, c’est <tendre le patient fur une planche & de luy hacher ímenu toutes les parties du corps. Le Roy députe fouse ivan Begui pour aílìster aux exécutions. Quand ily a pas, un des plus grandsSeigneursdela Cour s’y tro1 our luy. Les Lieutenans des Gouverneurs n’ont paPouvoir de juger à mort jusqu’à ce que le Roy leur ennne la permission par un Brevet. Les Derogats peu\
c< í?P cr nez ' ses oreilles & les jarets aux Bouc!c lIx . 'oulangers, lorsque le Lieutenant de Police kVai P CUs d’avoir vendu ou trop cher ou à fausse meSuìtí^x Personne, à l’exceptiondes Kans, dequelq' ns &de quelques Derogats privilégiez, n’a droitmainner à la mort, & cela cause beaucoup de àeforTome m.
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dans íê Royaume, én autorisant les voleurs à defoler lesProvinces, où ils íçavent que personne ne peut les fairemourir. II y a encore aujourd’huy en Perse beaucoupd’anciens Persans, qui n’ont pas voulu changer la Reli-gion de leurs Peres en celle de Mahomet. Les Persans mo-dernes les appellent Gaures , c’est-à-dire , Idolâtres, & lestraitent plus durement qu’ils ne font les Juifs. * Olearius*Voyage de Moscovie & de Perse , hv. 5- Samson, MillionnaireApostolique, Etat présent du Royaume de Perse.
On appelle Mer de Perse la partie de 1 Océan Indien j quiest sur la côte de la Perse , & qui s’érend depuis le Golfede l’Inde à l’Orient jusqu’aux Caps de Mosandaii & d’Or-mus qu’on trouve aux Bouches du Golfe de Bassora à l’Oc-cident. Cette mer comprend, celuy d’Ormus;
PERSENBERG. Bourg ou village d’Alemagne dans làBasse Autriche , en Latin Perfinbergum• II est situé fur la ri-vière d’Uíper,à demi-lieuë du bord Septentrional du Da-nube, & à quinze lícuës au dessous de Lintz. Les Géogra-phes le prennent pour l’ancienne Vlèwm.* Mzty, Ditt. deHoll. 1701.
PERSEPOLIS. Anêienne ville de Perse; autrefois la.capitale de l’Orient. Elle étoit située fur une rivière queStrabon & Quinte-Curce nomment Araxe , & que l’on ap-pelle aujourd’huy Bradante. Alexandre le Grand ayant pris:P erfepolis l’épargna au commencement ; mais depuis, la fa-meuse Courtisane Thais le voyant yvre , 1 e porta à fairemettre le feu dans le Palais qu’il n’avoit point voulu dé-truire en prenant la ville , & elle le fit en haine de ce queles Perses avoient autrefois brûlé la ville d’Athenes fa Pa-trie , qui fut ruinée, selon Salian,l’an du monde 5724. Oncroit que la véritable assiette de l’ancienne Persepolis, estle lieu où se trouve aujourd’huy l’agréable bourg de Mar-gasean , d’où l’on voit paroître le bout des colomnes deTcheelmínar ou Chilminara. Ce nom veut dire quarantecolomnes, & les ruines du bâtiment qu’on y voit passentpour les restes du magnifique Palais dans lequel Alexandrejetta le premier un flambeau allumé à la persuasion deThais. Ce grand & illustre bâtiment, si digne d’ërre ad-miré , tant pour son antiquité qu’à cause de íà superbe &:surprenante grandeur , est sur la plus basse pente d’unemontagne qu’on trouve à un quart de lieue de Margasean.Le pied de cette montagne est environné en partie d’uneépaisse muraille de marbre, dont les pierres font quarréesse d’une grandeur prodigieuse , & elle a plus de deux pi-ques de haut. Sa courtine n’a point de défenses, ni degrosses tours; mais elle fait des recoins & des angles devingt pas en vingt pas ,en forte que les courtines mêmesse servent de défense les unes aux autres. Elles font bâtiesavec une admirable íymmetrie, & la situation de lá mon-tagne , dont la pente fort hors de la muraille , contribuebeaucoup à la perfection du bâtiment. Dans la murailledu côté par où l’on arrive en venant du bourg , font deuxgrandes montées qui conduisent à la plate-forme. L’unêest à la main droite , & l’autre à la gauche, & chacune a lamuraille d’un côté, &de l’autre un parapet fait du mêmemarbre. Les deux montées font d’un même ouvrage &d’une même grandeur, & au milieu il y a un lieu quarréde la largeur de la montée cù l’on peut se reposer, & tour-nant de là à une autre partie de la montée semblable à l’au-tre, l’on acheve de monter jufqu’au haut. Ces superbesescaliers ont quarante pieds de large, environ deux doigtsde hauteur, & un peu plus de deux pieds d assiette, erforte que toute la montée est si plate & fi unie qu’on n’apas de peine à y monter à cheval. Ce qui étonne le plus,c’est la monstrueuse épaisseur & grandeur des pierres dontces degrez font faits. II y en a dans lesquelles on a taillecinq ou six degrez, & aux endroits où la pierre manque,elle est si bien jointe qu’en les regardant de prés, on nepeut facilement en découvrir les jointures. Ainsi la plu-part de ceux qui les voyent croyent que tout l’escalier .tété fait d’une seule pierre, ou qu’on la taillé dans le roc.Quoy qu’il y ait quelque chose de cassé en quelques de-grez, le temps y a fait fi peu d’impression, qu’on â de lapeine à le remarquer ; au contraire à regarder tout l'ou-vrage en gros, il semble qu’il ne vienne que detrefainToute la pierre , tant celle de la muraille , que celle desdeux escaliers, est de marbre noir , & rien Rapproche defa dureté. Aprés qu’on a achevé de monter par ces deuxescaliers qui aboutissent ensemble par en haut, on trouveun grandquarré entre-deux, où il y a un portique soutenupar deux chevaux de marbre blanc qui surpassent des ele-
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