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Tome III. [P - Z.]
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ffte d’établirdes Impôts,de créer desloix,de fait e là' Ptì?À_4a guerre, & débattre de nouvelles monnoyes. e j

ce de grand Maréchal est une des plus honora _ d.plus lucratives de la Cour Son pouvoiryest ^rand-

n y a aucun Sénateur qu il ne precede.il elt Fr, . rtrand-Maître de la Maison du Roy,comme GrandPrevo ,

Maître desCeremonies, Juge & Maître âe Arrêts, mêmepouvoir de faire des Loix, & d exécuter te ^

capnalement. II a Juridiction fur tous/esClfhaexs aeta&eduRoy, & sor toute kNobleflcde laCour. “ jug

souverainement les crimes qui s y commet e , ^ eur

a ux vivres, reçoit les Ambassadeurs, P rcn Scnatceuxtraitement, les conduit à f Audience, adme . > p ont

qui ont droit d’y entrer, & fait sortir d toute la

point. L’Ordre des Gentilshommes, compost de s _

Noblesse de Pologne & de Lithuanie,est ex r . , rp es< Ce

sint, soit par leur nombre, soit par leur & ^ csbicnst iu

Corps peut seul posseder toutes les Charg . & t j c

Royaume & du Òuché. II a le droit d eVe le Roy

luy prescrire, lors qu il est élu, certaines c p a j t f er *.

tuées en Pologne Patin Convtntn « P ar st q Privile-

uient sor les Autels de conserver le;* Droits.&^gesde la République. Lors qu on le c °“J?^ bl L ue pen-cher contre les ennemis, il ne peut etl j ,■«: nce , ou onstant l’efpace de six semaines, avec ce bors du

§>Hge la Noblesse de Pologne d aller troishc j sordr {iRoyaume, & que celle de Lithuanie peu 1 j e mort

fi veut. Chaque Gentilhomme adroit de vie & defur scs Paysans, & 1 on n en peut arr ce Corps

convaincu du crime dont on 1 out cz desPalatinats

ssu on tire les Nonces, qui sont les p fonces, lorsuuxDietes. Le Roy Casimir IIL:^bh ces ’

que cherchant les moyens d avoir de g Renvoyer des

(armée , il ordonna à tous ks Palaíinats d envoyer s ^députez à la Diete. Ils n’y asiisterent ensuite q?^ danScevoir les nouvelles Constitutions &les P , de

WProvkceçinaissousferegMdeSigismOTd^^yautorisez par la licence des Religions stOU . vell ^’ ires &lurent entrer en connoissance de toutes puif-

1 autorité qu’ils usurpèrent les rendit pre q _ avantsans que 1e Sénat. Les successeurs de ce Prince ,Yappuyez fous main , les ont maintenus dans leur P orives, afin de hetre pas moins absolus par eux danvinces, qu’ils tâchent de l’être dans 1e Sénat. Ils on .ies Dictes une Chambre particulière ou ils s al e , . ’

pour rapporter ensuite au Roy & au 'peuvent ex-

qu ils ont prises. Ils ont un pouvoir qu dsne p<eder, & un seul est capable de rompre st Die » ,

timent est contraire à tous les autres & s u y P v ‘ umeBieteqmest Y Assemblée generale desEuts d R ^ ]a& du Duché, se tient deux annees a V ariov >troisième année on st convoque à Vdnaoua a (i’oa

contenter les Lithuaniens, qui murmuroient de: « in en tenon point dans leur Pays. List c ° n ^ , quecomposé d’çnviron cent cinquante personne , sttous ceux qui ont droit d’yêtte reçus s’yfonces terrestres ,dont lafchambre est co "'l >l “ k ^ ° tf sputez des Palatinats. Leur nombre n est point reg ,ont leur Maréchal à leur tête. -n^rpses &

La Pologne se divise ordinairement par Diocests,^

«omme il y a peu d’Evêchez, ils sont d une rrcs gramicétendue , ce oui fait qu on les subdivise en Provinces,apPellées P aUtiln , L cause de st qualité de Pastt:xns que pren-utnt les Gouverneurs. Ils sont Généraux des ^! e ° £ s q lase levent dans leur Palatmat en temps de gue 1 ’ ‘ V, s

Paix ils s’appliquent au Gouvernement lv , m? a f’jugent les causes des Nobles dans les A-flem .R j c%nent, punissent les crimes, & sont meme ín ^

st Police dans toute f étendue de sturProvmee, q ^

que lieu qu ils se trouvent, quoy qu il y alt J, A 0 | âU „

ticuliers.il y a quatre-vingt-trois Casteístns a - - ^ ^

tUc, trente &: un Grands, qui sont de tous es V •

c i«quante-deux , qui n ont séance qu en de certaine atta^tes, fans avoir part au secret. Ils sont plusieui s en ss siPalatinats. Leurs districts sont divisez , & jonctionU est autre que de commander & de conduire a la gst Milice de leur Castellanie. Le Roy est obhgeste donner*ette Charge 8e celle des Palatins aux Naturels NobleRnois. C'estluy seul qui a le droit de convoquer aR le fait par des Universaux ou Lettres circu air - qsont adressées à tous les Palatins, pour lçut.ea faire d1 01U6 UU

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îeS raisons, le temps & le lieu. Ensuite il leur ordonne detenir leurs DietesProvinciales pour refondre avec les Etatsde leurs Provinces ce qssils croiront nécessaire pour le biendu Royaume. Les Evêques sont Présidens nez de ces As-semblées. Les Loix veulent qu on les indique tróis semai-nes avant qu elles se puissent tenir, & quelles je tiennentsix semaines avant la Diete generale. Aprés quson y a exa-miné si les propositions du Roy n ont rien de contraireaux Loix, on procede à sélection des Nonces des terres ,afin de porter â 1a Diete les avis des Palatinats fur les af-faires qui ont été proposées avec ordre sous des seines tres-severes de n’exceder point leurs instructions. Le temps dela Diete approchant, chacun se rend au lieu assigne. OnVoit arriver de tous les endroits des Gentilshommes ar-mez, des Seigneurs accompagnez d’une troupe nombreusede leurs amis /ou de leurs vassaux, en sorte qssil semblequsils vont au combat plutôt qssau Conseil. On élit alorsle Maréchal des Nonces , qu’on choisit alternativemententre les Nonces des trois Nations, qui sont st Haute & stBasse Pologne, & la Lithuanie. Ç’est luy qui porte la pa-role au Roy & au Sénat de.la part des Nonces, qui leurimpose silence, & qui réglé toutes les affaires qui survien-nent entre eux. Cette élection étant faite, les Nonces serendent en la Salle.du Sénat,où le Roy assis fur son Trô-ne , leur donne fa main à baiser. Le grand Secretaire de hCouronne ayant fait la lecture des Constitutions, le grandChancelier fait les propositions aux Nonces du Royau-me , & celuy de Lithuanie à ceux de ce grand Duché. En-suite les Nonces se retirent dans leur Chambre. Désqssilsy sont arrivez, le Maréchal va de leur part faire des pro-positions aii Roy, qui promet d’y satisfaire,aprés avoirpris f avis des Sénateurs. Pendant qssils délibèrent entreeux fur les affaires quson leur a communiquées, les Séna-teurs opinent de leur côté fur les propositions du Roy, &s’appliquent aprés cela à juger les causes Civiles Scies Cri-minelles. La résolution des Nonces ayant été prise , ilspassent dans la Salle du Sénat. On y ouvre les avis. LesEvêques parlent les premiers, & les autres aprés eux selonleur ordre. Les suffrages s’y donnent tout haut, fans bil-lets ni fève;, & si quelque Sénateur ou quelque Nonce estd’un sentiment contraire, & qu’il en fasse ía protestation ,la Diete demeure inutile & elle se rompt. On fait poui*lors 1a Convocation, qui est f Assemblée des Principaux.On tâche de ramener les esprits à convoquer une autreDiete, qu’on ne peut tenir que trois mois aprés celle qu’ona rompue ; mais si la Diete se termine d’un commun con-sentement du Roy, des Sénateurs & des Nonces, on tientdes Conseils,où les Sénateurs & les Nonces assistent, pourrédiger par écrit les Constitutions qui ont été accordées,& que le Maréchal doit ligner pour être mises au Greffe.Tout ayant été réglé, les Nonces s’en retournent dans leursProvinces, où lors qu’ils font arrivez, on tient une secon-de Assemblée qu’on appelle Diete de Relation ,à cause qu’ilsy font rapport de tout ce qui s’est passé dans la Generale.On examine les Constitutions qui ont été réglées. La No-blesse les confirme, & on nomme ensuite des Commissairespour les mettre en exécution.

La Pologne, anciennement comprise,partie dans la Ger-manie, partie dans la Sarmatie Européenne, fut la demeu-re de divers Peuples, qui sous le nom de Slaves & d Hene-tes, chassèrent les Sueves, les Mârsingues, les Gothins, lesOses, les Buries, les Rugitns, les Lemoviens, lesLacco-bards,lesEstiens, les Teutons, les Pharodenes, lesGy-thous, & occuperedt tout ce qu il y a de Pays depuis laVistule jusqu à l’Elbe, c’est-à-dire ,1a Prusse, la Pomera-nie, le Meckelbourg & le Holstein , que la grande arméede tous ces Peuples, qui s’étoient joints fous leur RoyFlecteus, avec Attila, Roy des Huns pour la conquête del’Italie , avoit laissé dénuez des forces nécessaires pour lesgarder contre celles de Lechus, qui s’en empara vers l’an550 , de nôtre salut, & fut le Fondateur du Royaume dePologne. Quelques-uns croyent que les Polonois,que l’onappelle PoUcbes, ont pris leur nom de ce Lechus, commequidiroit Peuples de Letlms* D’autres tiennent que la Polo-gne a été ainsi nommée du mot Sclavon Fole , qui veut dire,Pays plat, parce que tout Ce Pays est composé de vastescampagnes. Lechus étant mort íàns avoir pris que la qua-lité de Duc, de laquelle ses successeurs îe contentèrentjufqu’à Boleflas I. le Gouvernement de ses Etats, parcequ’il n’avoit point laissé d’enfans, demeura du consente-ment du Peuple a,ux douze premiers Officiers de fa Cour,

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