Band 
Tome III. [P - Z.]
Seite
193
JPEG-Download
 

p Y R

Stfde 9. Ia place auprès du Promontoire Coryphafium,a ' Vls . de llíle Sphacterie dans le Sein Cypariflìen fur laft r . onienne. On la nomme aujourd’huyNAwnM, dans la8 I0 n de la Morée dite Belvedere. * Le Pere Lubin, Tables^ eo S r «phiq,t es .

j_ a • LOS. Petite ville de la Morée dans le Belvedere , endei ln ?.ft lts .' Kliaca. Elle est fur la petite riviere de Penée , àn s x Leuës de la mer, & à pareille distance de Castel Tor-pVp rS '^ or d- * Maty, Dià. de Holl. 1701.

<j e p RAMlE. Contrée dont parle Plutarque dans la Vien Us / l rus ’ & stu’il met en la Région Thyreatide. Stepha-^ deVrbibus dit que Thyrea étoit frontière des ArgiensCe ^^Lacedemoniens, & qu’ils fe font fait la guerre pourcn , e A ^ce. Cela donne lieu de croire que c’étoit en cetp e ], roit du Peloponnefe qu"étoit le petit Pays qu’on ap-* L £ P- Lubin , Tables Géographiques.ïj ■ AAMUS. Fleuve d’Aíìe, dont la Cilicie estarrofée.p ar leilt d’une plaine au-delà du montTaurus, & passantb r A ne profonde ouverture de cette montagne, il fait unu lt: qui s’entend de loin. On le nomme présentementtì(’ t mí a r ' im La ville d’Adene éloignée de Tarse d’unejour-. p'E située fur cette riviere. * Dzvíty-,Ciltcie.c| e ^RE’E. Port fameux d’Athencs, qui étoit capablea Vo^°r tcn ' r stuatre cens vaisseaux ; & que Themistocle^ lc ^it joindre à la ville par un mur de deux mille pas,C j 1J P ar - c l Uant i te de bâtimens qui faifoientun des plus beauxon v tltrS .d’Athènes. II â été fortisié en divers temps, &p, e av .oit bâti des Portiques & des Temples aux Dieux ;Min 4 au ì OUr d'’huy on ssy trouve plus ceux de Jupiter, det> er ve & de Venus qui ont été si célébrés, ni ces cinq

PiPell,

tiques , qui ayant été joints l’un à f autre , furent ap-

fies ^ .-âârs stoa,à f exemple d’un pareil qui étoit à Athe-5 ni le Théâtre de Bacchus dont Thucidide & Xeno-

Phi

tluc parlé, ni la grande Place publique appellée laf >eu > n i enfin la fameuse Bibliothèque du eu-

Pl->!^poIl>con,où fc

fiai ' ^Touicon , ou 1 on trouvoit ces merveilleux exem-r £ s qsson ne connoît plus que par le dénombrementLon Ulo g ene Laërce en a fait. II y avoit un Tribunal quePar Phreattys. Ce Tribunal étoit remarquable

v en 8 eance de fes Juges, qui dans les causes criminellesd es ° Ient Le placer au bord de la mer, & par le privilègeon j C ° a P a bles qui étoient montez fur un vaisseau quandd’ce^ lnt errogeoit. LArfenal de la Marine étoit un chef-c 0Uv Vre de l’Àrchitecte Philon, & il y avoit de tres-beauxCl ts OÙ l’on mettoit les galères à f abri. Sitôt o if un

d ev r 8 e °ù avoit acquis dix-huit mille livres de bien, ilìl en noit Trierarque , & étoit obligé d’armer un vaisseau.îi e p a !^oit deux s’il avoit trente-six mille livres ; mais ontr 0u ° ,*geoit pas d’en armer au-delà de trois. S’il ne feti C ui Voa pas assez de Bourgeois en état de financer en pár-ler autant de dix-huit mille livres qu’il failoit de vaisc e 01 ° n asiocioit plusieurs habitans pour faire ensembleJiecefr 1 - 0 Leul auroit fait s’il eût été assez riche. II Failoitfiap e a A rcm ent que chaque pere fit apprendre à lire &àAep„ J / es fis, & çette loy étoit observée avec rigueur;

Jn Ur / ree a eu la gloire d’avóif vû dans l’encèinte dé scsqnj ^ Ue lques-unes des premieres Ecoles de Philosophiede Ce |i ent oté dans l’Univers. Antisthene y fut l’Instituteursilais ’i ^ es Cyniques. Ils ne s’attachoient qu’à la Morale,Un p n y avoit rien de plus aigre que la leur. Pour rendretrê J11 0rtlI p e Lage, ils vouloient qu’il commençât par un ex-le* mépris de lui-même , & pour l’y accoutumer, leursìlsjj s ,otoient plutôt des insultes que des remontrances.da] e aecr ioient les vices qu’en les reprochant avec fean-^ r W n Comme on vit qu’ils paroissoient abboyer en re-de Cy a dantj on les appellá des Chiens, çe que signifie le motdn lj ^ u , es ' Peut-être auflì ce nom leuj; fut-il donné à causeoà^de Cynofarges, qui étoit un fauxbourg d’Athenes ,Voj t Aèrent S’établir en quittant le Pyfée. Tout ce qu’oniîi ar p pre ^ en pem e nt au Pyrée , c’est un fort beau lion dehrt 0 i e ' qui a fait donner à ce fameux Port le nom de'Oliver”*,? 11 au jourd’hui. Ce lion,qui paroît la gueule& p r - e du côtéde la mer, est reprefenté comme rugissantl °rnib 3 S élancer fur les vaisseaux qui y mouillent. Ley Voi^ 8 ' 1 Lsiemistocle étoit autrefois proche dé là. OnLlajj e ? présent un petit Caravanfera, ou une méchantech a ' ans laquelle on met, en cas de pluye, ce qui fe dé-^ Ur Un L^^Athenes, ou ce qui en vient pour la marine.Lanal C , a iLe a oôté du Port, il y a une vieille Tour ouisi/ f 0( ^ U T es Athéniens appellent Pjrgo, & les Italiens Torre' -o Pyréen’a pour habitans que deux misérables,"me 11 u 1

P Y R

Grecs, qui font les Concierges du Pyrgo. Ils servent à scprécautionner contre les Corsaires, arborant de jour desbanderoles quand ils apperçoivent un vaisseau,& allumantdes feux la nuit pour donner l’alarme dans le Pays. On nemanque pas tous les soirs de faire ce feu fur la plateforméde la Tour. De lieue en lieue, le long de la côte, il y a unpareil Pyrgo, où deux hommes font une exacte sentinelle.Celuy qui découvre quelque vaisseau équipé en guerre,jette de la Tour en bas les tisons du feu tout allumez,poursignal aux autres Tours qui en font de même. Aussi-tôttout le Pays fe met fous les armes, & la parole passe de l’unà l’autre pour fçavoir quelle Tour a fait le premier signasi& courir en armes de ce côté-là. Si on ne découvre rien -,le feu sc consume fur chaque Tour , & sert feulement àfaire connoître aux Corsaires qu’on fait bonne garde. Urivaisseau de deux cens tonneaux est vû de six ou sept lieuespar ces sentinelles; mais pour éluder ces précautions, lesCorsaires ne manquent guere d’amener leurs voiles. Onvoit encore aujourd’hui au Pyrée quantité de ces grossespierres de taille, employées autrefois aux murailles quil’attachoientà la ville, & l’on ne voit autre chose fur toutle chemin d’Athenes. Elles font cubiques, & celles quel’on trouve aux fondemens font jointes par des cramponsde fer. C’est un ouvrage de fortifications qui fut fait pen-dant la guerre du Peloponnefe , & ce vieux débris est unedes plus grandes marques qui nous restent de la richesse &de la magnificence des anciens Atheniens.Ce qu’ón voyoitautrefois de plus mérveilleux dans la fortification du Py-rée, c’étoit la fameuse Tour de bois dont le temps est venuà bout, & que Sylla tâcha de brûler, mais fort inutilement;parce que le bois employé à fa construction avoit été pré-paré avec une composition d’alun que les fiâmes & les feuxd’artisice ne pouvoient endommager. Les murs dont ontrouve les ruines en allant du Pyrée à Athènes, s’appel-loient anciennement les Longues murailles, & il y en avoitdeux de ce nom-là, mais distinguez par deux autres noms,le Boréal & l"Aujtral. Ce dernier regnoit tout le long de làMarine, & aprés avoir joint le Pyrce à Munychia , & Mu-nychia à Phalere, il fe joignoit aux murs de la ville , deforte que l’ancienne Athènes étoit de deux cens stades quivalent environ sept lieues. L’Histoire remarque que dedistance en distance ces longues murailles étoient flan-quées par des Tours qu’on habitoit. Le chemin qui con-duifoit le long du mur Boréal, étoit appellé la rué de Thé-sée, & l’on y voyoit un Temple qui luy étoit consacré, &plus avant lé Tombeau du Poète Menandre & le Cenotá-phe d’Euripide. A moitié chemin d’Athenes, on trouveun grand puits environné d’oliviers qui rendent le lieusort agréable. Quelques Voyageurs ont pris ce puits pourla fontaine qui étoit autrefois prés d’une Chapelle consa-crée à Socrate, car il y avoit desTemples dédiez aux Hom-mes Illustres auffi-bién qu’aux Dieux. Les ravages des Cor-saires Chrétiens font cause qu’on ne trouve des maisonsde campagne qu’à une grande lieuë de Porto Lione. De là,en avançant vers Athènes, on découvre quantité de petitesbastides fort jolies environnées de vignes & de bosquetsd’oliviers , chacune accompagnée de son jardin remplid’orangers, de citronniers &de grenadiers. Les fontaines& les rigoles d’eau n’y manquent point. Dans la plupartdes jardins , il y a des machines pour l’épanchement & ladistribution des eaux. Un cheval les fait tourner. Les Ro-mains ayantpris Athènes du temps de Sylla , la donnerentau pillage, & ensuite le Pyrée fut saccagé;mais Athènes futrétablie, & le Pyrée ne l’a point été. * La Guilletiere ,Athènes ancienne & nouvelle , hv. z.

PYRENiEA VENUS. Les Auteurs Latins appellentainsi le Cap de Crcuz , qu’on trouve dans la Catalogne.

P Y RE N E’E S. Montagnes célébrés, qui séparent laFrance de l’Efpagne , eri Latin Pyrená Montes. Elles dé-tendent de l’Orient à l’Occident l’eípace de quatre-vingtlieues, depuis le Cap de Creuz en Catalogne, fur la côte dela mer Mediterranée, jufqu’à S. Sebastien dans le Guipuf-coa, fur la mer de Biscaye. Cette chaîne de montagnes adeux Branches principales vers le Rouflìllon. La Septen-trionale qui divise ce Comté du Languedoc s’appelle Antï-pyrenées. Les Anciens ont quelquefois compris fous le nomde Pyrénées toutes les montagnes d’Efpagne. Çe font eneffet autant de rameaux, qui ont divers noms, selon lesdif-ferens Pays qui y sont contigus, comme le Col de Pertuis,entre la Catalogne & le Rouflìllon ; le Mont Canigo, versJonquieresjleCol de la Perche du côtéde laCerdagne;

i-

*7