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cç í^ J ) a Prudence, la Tempérance, la Force & la Justi-èft’g ec leurs hiéroglyphes. Le Trésor de fa Sacristie , quiété n q? tres "heau, étoit plus considérable avant qu’il eûtststi C P ar Es Heret iques durant les guerres civiles du^Archevêque de Rouen a pour Suffra-Toiif CS Evêí l ues tie Baieux, de Lisieux , d’Avranches, ded un r\ Ces ’ S £ ez êr d’Evreux. Le Chapitre est composé<ì oyen , d’un Chantre , de six Archidiacres , d’unDj nc «>er, & de cinquante Chanoines. L’étenduë de ce■^jj^ Ce * e doit être fort grande, puis qu’outre vingt-neufscsc a ^ il contient treize cens quatre-vingt-huit Paroif-p en , 0tn prifes sous plusieurs Doyennez Ruraux, qui dé-Cau eiat âcs Archidiaconez de Rouen , d’Auge, du Grand'Çj X; * ~ u Vexin François, du Vexin Normand ct du Petiten s X ’ Ee ?remier est partagé en huit Doyennez, le secondtleuìf’ E troisième en trois, le quatrième en quatre, & lesR 0 -.' aï ttres en ont chacun trois. Les Archevêques ded e ! en /e disent Primats de Normandie, s’étant soustraitsd'p a Iseimatie de Lyon depuis Fan 1457. que le CardinalAu r° Ute HUe obtint cette exemption du Pape Calixte III.gc a jttse de FEglife Notre-Dame, qui est un vaíflèau tres-U nç 'êc dont la structure se fait adihirer, on entre dansd e ] a ^I? n de Place ôù est une fontaine qui regarde le Palaiso ui chancellerie. II est dans la grande rue deNôtre-Dameíl] e ^ge de nom dans tous les quartiers par où elle passe.Q r anH nirnence a l a porte Neuve, où elle se nomme rue dede h} " ^° n t'De là elle passe devant lesEglises de S.Martin,Plus otte-Dame, des Carmes où elle en prend le nom . Sctç s 0 Vant , devant la Place de la Rouge-Mare, où les Jesui-’p 0rt !L e ur College avec une belle Eglise, allant finir a latfie d “ ea uvoisine où elle en prend aussi le nom , de forte*u e ans toute cette étendue qui fait la largeur de la ville,?n n j nvi r° n quinze cens pas communs. Cette porte estde te es ci nq qui ferment les murailles de Rouen du ëôt'édeÊ n re ’ Ee s quatre autres font la porte Cauchoise, celleL, l 0n llVre dil, ctctllesde Saint Hilaire & de Martainville,lutteur de la ville fe prend depuis cette derniere juf-P 0s te Cauchoise où est un grand fauxbourg de cetit au y 0ri bavec une ruë appellée ruë Cauchoise,qui abou->a s P i u Marché fur lequel est S. Sauveur, & quarantec «uv et . S ? in , f Eglise de Saint Michel, qui a un clocher■de l’Epi r ?lomb, semblable à celuy qui est fur le Chœurfus, ^ I e Notre-Dame. Le Marché au poisson estau des-sellée n ° nrie entrée à la ruë du Gros Horloge , ainsi ap-tl0l Urh'4 Ce qu’elle passe fous le befroy de la ville , qui estMassue Oros Horloge, & non pas la Grosse Horloge. LaC X^se est dans cette ruë, qui va jufqu’à Nótre-WàS ' a P s ésquoy on trouve celle de f Archevêché , juf-Marta^ lnt -^ ac l° u g ran de Paroisse, où commence la ruë deÛeu x iPytlse > qui finit à la porte de ce même nom. II y atiedjA- bba yes tres-considerâbles dans Rouen, f une de Be-' n ? ' appellée S. Oiien , & f autre de Filles que sonseacj e e S. Àmand. Le Convent de la premiere est tres-sé X> êc fes jardins font fort agréables. C’est où le®drni r e r i ? e u r de la Province a Ion Palais. L’Eglife en estde sepour la beauté de fa structure. 11 rfy en a pointsoi^ ' ei,x bâtie aprés celle de Notre-Dame. Elle a centPla Cç te ^ dix pas de longueur, & est devant une grande$ afp e la rend fort claire. Le Palais où le ParlementOrç a . H. e a des Chambres de Justice tres-bien meublées.ler "Je ? lre Mutant plus íà grande Salle qu’elle n’est foû-hc ail b auc unes colomnes. SaCóur est fort spacieuse, &L e p U P de Libraires y ont leurs boutiques.c S u - arleinent dekoiien a été établi en la place de FE-dont quelques-uns rapportent l’ínstitutíon àfbn^l’P 6 se Bel ; mâis dont l’origine fe tire avec plus deNy^^Ent des Assises generales que tenoiertt les Ducs dePoti r an di e , tant pour Fadministration de la Justice , quehay s . ®ptes les autres affaires qui regardoient le bien dutoi re * et Echiquier étoit comme unParlëment ambula-Pi-iej ' On lassembloit tantôt à Rouen, tantôt à Caën,du pf Hors à Falaise ou en <f autres villes selon Fes ordres^°it d" 06 ’ sans ^ i[ eût allcun heu fixe. On le bonvo-p 0 eux fois Fannée vers Pâques & vers la Saint Michel,be t err) eni ployóitdeuxóu trois mois dans Fun ctdansl’au-9 Ui av 0 ^ S> P bu J approuver ou pour reformer les Sentencese OranH n ç^ t ^ données pàr les Juges subalternes. C’étôití r * n rir> a ^néchal de Normandie qui y présidòit, & lesjHient UX & de laNobleíïe de la Province y
c o«m^ e ^ eZ ’ étoient obligez fous peine d'amendeparoitre en personne, & ìlsy avoient voix délibe-Tme m, r
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' ratìve. Ensuite on y appellost les sept Grands Baillifs deNormandie , qui font ceux de’R oiien, de CauX, de Gifors,d’Evreux, de Caën , du Cóutentin Sc d’Alençon , avec lesOfficiers des Bailliages, & enfin les Avocats'ct les Procu-reurs, ainsi que leS Juges, afin de recorder de Fulance ctdu stile de la Coutume, qui n’étoit point rédigée alors parécrit, du moins par autorité publique. Les guerres & lesdivisions furvenii'ës ayant obligé nos Rois à apporter duchangement dans Fadministration de FEchiquier, ils dé-putèrent des Présidens & deS Conseillers, tant Ecclésiasti-ques, queLaiqùes, & des Gentilshommes distinguez pourêtre les Juges de cette Assemblée. L’Echiquier compre-noit un grand nombre de personnes, & fans -parler desGens de Justice de toutes les Jurifdictións de la Province,il y en entroit quatre-vingt-quinze du Corps du Clergé,& soixante & douze de celuy de la Noblesse. Louis Xlí.rendit Cette Cour perpétuelle en 1499. & François I. luydonna le nom de Parlement en ifiy Il y avoit une Cham-bre de FEdit qui fut supprimée avec celle de'Paris, ct de-puis quelques années òn y a établi une seconde Chambredes Enquêtes. Le Ressort de cc Parlement comprend laHaute ct la Basse Normandie , ct Ton y appelle des Bail-liages & Préíidiaux de Rouen, Caudebec, Caúx, Evreux,Alençon, Caën, Coutances & Gisors. II y a auílx à RouenChambre des Comptes, dont FInstitution est duë à Hen-ri III.qui Funit en 1580.3 la Cour des Aides de Norman-die. Elle a toute cette Province dans son Département.Le nombre des Eglises de Rouen est si grand ,qu’il feroitennuyeux de les nommer. 11 y a trente Paroisses dans laville, & cinq dans les fauxbourgs,avec toufes sortes deConvens d’Hommes & de Filles. La quantité de Fontainesqui font dans les rues, est Une grande commodité pour lesha'bitans,mais il n’y a pas beaucoup de belles maisons. Lapromenade du Quay , qui à treize Portes, par où l’on peutentrer.dans la ville, est sort agréable. Le vieux Palais enfait le commencement. II est flanqué de huit grosses toursrondes & de sortes murailles, défendues de fes folle z , quel’eau de la riviere remplit. II est surprenant de voir la di-versité des Nations qu’amenent les navires qui abordent lelong de ce Quay, & d’entendre les disserentes Langues deceux qui s’y promènent fur la Place à sombre de quelquesallées d’ormés. On y voir la Douane, qu’ils appellent laRomains. C’est où fe payent les droits du Roy pour lesmarchandises qui viennent partner. La maison de la Bour-se où s’asseriiblent les Marchands pour lé commerce & pourles Lettres de change, n’est pas éloignée de-là ; mais ce quiest le plus curieux à voir, c’est le Pont de batteaux fur laSeine, qui tient la Place de celuy dè pierre, qui íinissoitaupetit Château, qui est encore en son entier , dans une petiteIste qui en rend la situation sort agréable. Ce Pont de pier-re ayant été ruiné par les grosses eaux , les difficultez quel’on trouva à le rebâtir,à caille de lâ profondeur de la ri-viere , & du perpétuel mouvement du flux & du reflux dela mer, firent entreprendre celuy de bateaux,qui est cons-truit de telle maniéré, qu’on le voit hausser à mesure quela marée remonte, & abbaiílër lors qu’elle descend, ce quïfe fait avec une telle proportion ,qu’il est aussi ferme queVil étoit fait de pierre. Sa longueur est de deux cens soi-xante ct dix pas. 11 est pavé, & donne passage aux caroíleS& aux charettcs dans le grand fauxbourg <le S. Sever, oùl’on va voir travailler à toutes fortes de pots & d’ouvragel;de faience. Le Mail est dans ce fauxbourg, tres-droit cttres-long ; & en détournant à gauche .aprés que l’on a paflele Pont ,on trouve le Cours, qui est une promenade toutecharmante. Les Chartreux ont leur Couvent à une demi-lieuë de la ville, en un lieu où étoit une Abbaye qu’onappelloit Saint salien: Les Anglois fe rendirent Maîtres deRouen en 1418. & en 1449- cette ville fe remit sous Fo-béïssince de Charles IX. Les guerres de la Religion la dé-solèrent beaucoup dans le seizième siécle. Les HuguenotsFayant prise, elle fut reprise & saccagée fous Charles IX.en 156a. Durant le siégé j Antoine de Bourbon Roy dèNavarre -, y reçut une blessure dont il mourut peu de te msí aprés. Son fils Henry le Grand la prit à ceux de la Ligue enI 1594. On voit encore fur la montagne de Sainte Catherinej quelques restes de l’ancien Fort qu’il fit démolir, On def1 Cend présentement de cette montagne sur le Qttay fans| être obligé d’entrer dans la ville. L’origíne de Ion nom| Latin Rothomagnsiett bien incertaine. Beroíe dit que MagusJfils & successeur de Samothes, premier Roy des Gaules jjettales premiers fondemens de lá ville dé Roiien j qu ií
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