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Tome III. [P - Z.]
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Rrez.La belle pyramide revêtue de plomb,qùi etoit fur la

| our de l'Eglise Paroissiale de S. Michel, sut arrachée au

helsusdes cloches,& transportée par le ventau milieu dc lar Uë OÙ r t ' '

son

R O U

VR- 0l L e ^ e ^ brisa en tombant contre le devant d’uue mai

A j P ne P art ' e d u clocher de pierre de l’Eglise de Saintdans la vil 1 ^ rnmHa /n ria xT/->í- Rr ii íVi-

s la ville tomba fur la voûte de la Nef & la fra-

cW] entIe s eraent / § ran( s nombre d'autres Tours &bl et ìeiS ^ Lirent ébranlez & endommagez par cette horri-des em ? etc ’ c l u ^ ^ âc tres-grands ravages dans la plupartdes particuliers, enforte que le dommage ar-0ura est r °ute la ville monta à plus de deux millions. Cetd eo - n c s u * s' en1: * r dans fespace d’environ cinq lieuesqua-'^m Mouise jufqu’à Damerai, & qui ne dura pas unl cs d neure entier fur la ville , déracina les plus forts &herK S ^ iOS ar ^ res » saccagea les grains , les légumes, lesl0 ujS c s & les^ fruits, & son ne fit aucune récolté danss ’es lieux où tomba la grêle. * Mémoires du temps.

Par a -V iIc Rouen a produit de fort grands hommes ,c u lïu ^fcpiels on distingue Pierre Bnrdin & Samuel Bo-s es r, c ‘ M. Bardin y naquit fan 1590. & aprés y avoir faitlj Cr fiìdes au College des Jésuites, il s’addonna particu-l 5 oër nienC a Philosophie, aitx Mathématiques & à la] e • le * La Paraphrase de f Eccleliaste, à laquelle il donnade j tre Pín fë e Morale , fut le premier Ouvrage qui parutf y stf - H composa ensuite les deux premières Parties dus' c ^ ee ’.dans lesquelles on peut dire à son avantage, q if ilJp er -P e ! nt .hiy-même en y peignants honnête homme. Sond'ab tC le mettre du nombre de ceux qui furent choisisv ai u°rd pour composer f Académie Françoise , & il tra-Cn 0lt a la troisième Partie du Lycée , lorfqif il fe noyaV er 0ll ^ ani: sauver M«, d’Humieres, dont il a volt étéGou-hist eUr ‘ ^0 fut le premier qui mourut dans ce Corps II-Sa C 5 l î. n P eu aprés qu’il eut été établi.cb a ,. n '^s Bochart né fan 1599. étoit de la Famille de Bo-njm î Champigny , de la Branche de Ménillet. 11 fut Mi-hlia C ^ a R e figi°n Prétendue Reformée à Caën, & pu-P art ^ n *6q6. son Phaleg & son Chanaan, qui font les deuxL 0n l Cs de la Géographie sacrée. Dan 1663. on imprima à

crit-, res R>n Flierozoïcon ou Histoire clés animaux de l’E-, “-Ure. C f ---- - __ r I

eril dit*' ^ es Ouvrages font remplis d'une tres-profondesesb e q° n >di: la haute réputation qif il s’étoit acquise parde à dònnòiflances, obligea la Reine Christine deSue-c ett e p ei s§ a ger à faire un Voyage à Stoxolm en 1652. oùestime ^'fielfe luy donna des marques publiques de sonde rss , mourut subitement eh parlant dans f AcadémieL, estst16.de May 1667. ■

Heili e Iïler } le ville a été la Patrie du fameux Pierre Cor-6. (j c > T 1 on nomme ordinairement le Grand Corneille, né leti Cu ii JUl n ïùoó. II étoit fils de Pierre Corneille Maître par-sV] ar ti r ~ es Eaux & Forêts en la Vicomté de Rouen & debl es n e Lofant,alliée à plusieursFamilles fort conhdera-^ e sTei a *j S ^ a v hR* Uneavanture galante luy fit prendre leWjj de faire une Comedie pour y employer un SonnetIhe ce a ^t fait pour une Demoiselle qu'il aimoit. Cetteiiìti tU | n s laquelle est traitée toute l'avanture, & qu filoù p a M-elite, eut un succès extraordinaire, dans un tempsftil eé nn o reprefentoit que des Pieees de Hardy, dont letttêjv otttres-dur. Elle fut suivie de cinq ou six autres deCe f u C S enre ) aprés lesquelles il fit paraître le Cid en 1636.c °0n " ns oette même année que le feu Rûy voulant re-ay 0 j t ltre Es services que Pierre Corneille son pere luyí. ettr len dus dans f exercice de /à Charge luy donna desrìt e ^ es de Nobleílè , & il ne faut point douter que le me-gl° r - u hls n’ait beaucoup contribué à lui faire avoir cetteVe ni eiJ s e recompenfe.LeCidqtfon reprefente encore fou-avec de nombreuses assemblées depuis soixante &ftor a eans stìthl a commencé «Tétre connu , fut suivi desc dusî de Cinna, de Polieuóce, de Rodogune , d'Hera-teu r ^°Sr e plusieurs autres pieees, par lesquelles leur Au-soi 5 , e h acquis une réputation, qui préservera toûjourê^ r an c ° m d? l'oubli.Elle ne s’estpas seulement répandue enpo Ur e,ma i S auffipar toute f Europe,&son en peut donnertappo^pHcuve convainquante un Cabinet de pierres dcOn av r í Rit à Florence , qui a été vù de tout Pans, & dontVe rs o 0lt Rit présent au Cardinal Mazatin. Entre lcs di-V 0y r »emens qssony avoit employez pour f enrichir, ohtr c ul,, f Ux st l l a,:re coins les Médailles ou Portraits des quá-

«U e 1 A 1 aue oc x.orneme.Lrand Corneille a fait

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teres de ses Héros, & fur tout en ce qui regarde les Ro-mains , fa fait regarder comme un homme inimitable ; Scquand il seroit vray que quelqu'un de ses Concurrens f eûtégalé, il a cet avantage , que fêtant élevé par luy-mè-rae fans avoir eu aucun modelé qui fût bon à suivre, il

entrer dans les divers carac- j

ne doit la gloire qu'il s’est acquise qif à la force Sc à labeauté de son genie. Il a toujours eu beaucoup de reli-gion & de pieté. Comme il lifoit fort souvent quelquesChapitres de limitation de Jesus-Christ, il en traduisiten vers François les vingt premiers qu’il fit imprimer poureíïàyer le goût du public. Ils surent reçus avec un applau-dissement général, & f empressement qtfon témoigna d'ehavoir la fuite , luy fit entreprendre la traduéìion de f Ou-vrage entier. On peut dire qu’il n’y á rien de plus beaudans son genre. L’ufage des Sacremens auquel on l'a tou-jours vû porté , luy faifòit mener une vie tres-reguliere ,& son plus grand foin étoit d'édifier fa Famille par fesbons exemples. II recitoit tous les jours le Bréviaire Ro-main , cequ'ilafait fans discontinuer pendant les trentedernieres années de fa vie. 11 mourut IcDimanciie premierjour d'Oétobre 1684. II avoit eu la douleur de perdre unfils Lieutenant de Cavalerie, qui fut tué au siège de Gravéfan 1677. & il en laissa deux vivans, f un Gentilhommeordinaire chez le Roy, & f autre Abbé d'Aiguevive. Ilsmoururent f un & l'autre fur la fin du siécle.

M. Jouvenet excellent Peintre est austi natif de Rouen.II est Direéteur de f Académie Royale de Peinture, & re-nommé par quantité de tres-beaux ouvrages. C’cst luyque le Roy a employé pour faire lcs grands Tableauxqu'on va admirer dans la magnifique Eglise de S. Louis desInvalides.

ROVERE ou Roveredo. Petite ville du Comté de Tirai,fur les frontières de fltalie & de l'Etatde Venise , en La-tin R oboret- in & Roveretum. Elle est prés de f Adige,à douzemille pas de Trente 6c du Lac de Garde , à quarante-feptde Bresse , & aílife au pied d'une montagne, fur les bordsd'un gros torrent, qu’on traverse fur un pont de pierresdont le paííage est défendu de deux grosses tours massives& bien percées, qui font soutenues d'un Château , placéfur une éminence , qui voit & le pont & toute la ville ehcavalier. Outre que la situation de ce Château le met dansun poste inaccessible , il est flanqué de quatre grosses toursfort massives auffi-bien que leurs courtines, le tout percéd'embrafures balles. On n’a pu y faire ni fossé ni dehors,& son ne voit point «fendrait où l'on pût dresser de batte-rie. Le chemin par où l’on y peut aller est extrêmementétroit & tout enfilé. La ville n’a que fes simples muraillespour fortifications. A quatre milles de la Rovcre fur lechemin de Trente, on rencontre un autre Pas fermé d’utiméchant Fort, au derriere duquel, à trois ou quatre censpas fur une éminence fort élevée, ii y a un assez bon Châ-teau, qui voit le chemin bas dc la montagne. Ses fortifica-tions font ordinaires, composées de grosses tours. Sa figu-re est un quarté long bien percé, & fes courtines font d'u-ne belle maçonnerie avec des merlets, mais fes dehors fontplus réguliers. Une fausse braye bien revêtue bâtie en an-gles rentrans & faillans, défend le pied de ce Château, Scen rend l’accés fort difficile. Le glacis qui règne le longde ce bas Fort, est tellement droit & découvert, que ceseroit entreprendre une chose bien perilleuie que de s'yvouloir loger. A sangle le plus proche du passage L de laplaine qui est toute vue & battue de ces Fortifications estbâti un gros ràvclin de figure plate , percé d'embrafuresbasses, & dont 1c dcílus servirait de cavalier fur lequel despieees montées foudroyeroient la plaint & le passage. *Mémoires & Plans Geogr. 1698.

ROUERGUE.Province deFrance quia leQuercid f Oc-cident; les hautes Cevennes & le Gevaudan en Languedocà l'Orient ; f Albigeois dans la même Province áuMidy;&f Auvergne, avec le Querci au Septentrion,en Latin Rute-nenfis Provincia. Sa longueur depuis Saint Jean de Breiiiljusques à S. Antonin , est de trente lieues ,& fa largeur estde vingt, à la prendre depuis Saint Pierre d'Yffis,frontièredu Languedoc , jusques au mur de Barrés* On la divise enComte, & en haute & basse Marche. Millaud est lá Capitalede la haute, ville franche de la basse, Lt le Comté qui ren-ferme les villes de Rhodez, de Saint Antonio Sc de Vaste ;est au milieu de l'une & de l’autre. Sa principale rivièreest le Tarn. Les autres font i'Aveyron , le Lot, Dourbie jDordoú,Lezert,Biaver & Sarnon. Le Roiiergue , outréun grand nombre de gros bourgs, a plusieurs petites viìlèï,

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