Band 
Tome III. [P - Z.]
Seite
318
JPEG-Download
 

31 8

S A I

gustus, RoydesPictes, & d’autres àAl'batusRegulus,dontelle a long-temps porté Jc nom , avant quelle prît celuyde Saint André, en l’honneur des Reliques de ce Saintque Ton y apporta d’Achaie. Le Pape Sixte IV. à la priereci u Roy Jacques III. y transféra FArchevêché d’Abernc-thi,auquel il unit laPrimatie du Royaume. II y a uneUniversité célébré par les grands personnages qu’elle adonnez à l’Etat & à FEglisc Protestante. HenriVardlawla fonda fous le régné de Jacques I. * Audiffret, Gevgr.Tome i.

On trouve auffi dans f Ecosse un Promontoire nomméSaint André'.

SAINT ANDRE’. Petite Isle du Royaume de Naples,en Latin Instila S. Andreœ. Elle est dans le petit Golfe quiElit le Port de Brindes, & on croit.que c’est l’Ifle que lesAnciens nommoicnt Bara 8 c Phares, "* Maty, D:iï. de Hall.1701.

SAINT ANDRE’DES-BOIS. Abbaye de France enPicardie, appellée par les Latins Fanum Saniû Andreœ in Ne-more Elle est de f Ordre des-Prémontrez dans le Diocèsed’Amiens, & on la trouve entre Hefdin Sc Montretiil.Cette Abbaye fut sondée Fan 1156. par Guillaume de SaintOrner.

SAINT ANTOINE. Bourg considérable de Francedans le Dauphiné,avec une Abbaye, en Latin Fanum Sand;Antonii. 11 est situé fur le ruisseau de Furan , à deux lieuesde S. Marcellin vers le Couchant, & à quatre de Romans.On l’appelloit autrefois la Motte Saint Didier. On y trouveune Abbaye Chef d’Ordre d une Congrégation de Reli-gieux, qui suivent la Réglé des Chanoines Réguliers deSaint Augustin. Elle est clu Diocèse de Vienne, & a prisle nom de Saint Antoine , à cause des Reliques de ce Saintqu’on dit y avoir été déposées. Le Monastère Sc la Con-grégation turent fondez fan 1095. fous le nom de la tro xblette de Saint Antoine. L’an 1119. le Pape Calixte II. qui avoitété Archevêque de Vienne, étant venu en France , consa-cra la grande Eglise qui venoit d’être construite.

SAINT 'AN'T'OINE. Isle, f une de celles du Cap Verd,en Latin Infula Sancti Antonii. C’est la plus Septentrionale detoutes, •& elle est de moyenne grandeur à f égard des au-tres. Cette Isle n’est guere éloignée du premier Méridien,Sc 1 a latitude Septentrionale estes environ dix-neuf degrez.* Davity, ifl.s du cap Perd.

SAINT ANTOINE. Riviere de la Nouvelle France,qui sc décharge dans lc Port Royal, en Latin Fl'- Vius SanftiAntonii. Elle est comme-bouchée par une petite Isle lorsqu’elle y entre. II y -a un bois qui couvre les rives, & quiempêche par son épaisseur le passage de ce Port à la BayeSainte Marie. * Laê't ., Description du Indes Occul. hv. a. ch. 15.

SAINT ANTOINE. Cap de l’Àmerique Méridionaledans la Province de Rio de la Plata, à l’embouchíìre de lariviere de ce nom dans la mer Magellanique. Ce Cap a fapointe du coté duMidy au Pays des.Qidrandies.

II y a deux autres Caps appeliez autsi de Saint Antoine.L’un est dans la partie Occidentale de l’Isle de Cuba, àcinquante-cinq lieues-ou environ du Jucatan du coté duNord ; l’autre est cn Afrique fur la côte Occidentale de la•Cafrerie.

SAINT ANTONIN. Ville de France dans le Comtéde Roiiergue, en Latin Fanum Sancti Antomni. Elle est situéedans une Vallée close de montagnes, 8 c les avenues en fontdifficiles à cause de l’âpreté des rochers. La riviere d’A-veyron, qui reçoit la Bonnette en ce lieu-là, passe contreles murailles de la ville Sc fous un pont qui en est toutproche. Cette ville est fort ancienne , & a pris ion nomde Saint Antonin, Prêtre & Martyr, natif de Pamiers, quifut malîacré par les Païens. On dit que son corps ayantété jette dans f Aveyron , lc courant de seau le sit allerjusqu’à cet endroit-, où k riviere demeura à sec, & qu’il yfut gardé par un Aigle, qui empêcha que les autres ani-maux n’en fissent leur proye. Le Convent & 1 a Ville fu-ient bâtis au lieu même où ce saint Corps s’arréta , & l’ona.remarqué depuis ce temps-là qu’un Aigle vient sure sesspetits fur le rocher proche de Saint Antonin. II y a unbeau Chapitre composé de Chanoines Réguliers de Saint■Augustin , qui occupent aujourd’huy le Temple des Pré-tendus Reformez en compensation de leur ancienne Eglisequ’iis démolirent dans le temps des premiers troubles,pendant lesquels l’exercice de la Religion Catholique fut«ntierement oté, & tous les Catholiques chassez juíqu’en$62,1. que le Roy Louis XIII. prit Saint Antonin, après un

\>y

c»

S A I

siégé sort mémorable. Les Catholiques & les Reliss^ 11 * ^lurent alors rétablis. Les Cordeliers, les Carmes LcleSpucins sont dans la ville, & il y a des Religieuses à y”.Jean, prés Saint Antonin, où est un grand Hôpital a .une Maladerie. Cette ville est dans l’extrêmité du Qff ?^Le trafic 8 c la richesté principale des habitans consista” .prunes, fort renommées pour leur bonté & pour leur gfíèur. On les transporte fort loin, auísi-bien que leubírans. * Davity , Roiiergue.

SAINT APOLLONIE. Isle que quelques Cartescent à quarante líeuës de celle de Madagascar du cd’Orient. II semble que François Canche la prenne Pl’Ifle Maurice. Cependant Fiacourt dans la descrssM,qu’il fait de Madagascar , témoigne croire que l'lfle ^pollonie est une Isle feinte 8 c chimérique. * De la Cr° ‘Relation de l’Afrique , Tome 4. »

SAINT ARNOUL. Bourg de France dans laen Latin Fanum Santti Amulpin. 11 est situé à six lieuesChartres..vers le Levant. * Maty, Dict. de Holl. 1701- , >

SAINT ASAPH. Ville d’Angleterre dans le Coffltí:Flint. Elle est située un peu au dessus du Conflue” ^l’Elwy 8 c de la Cluyd. Vers le milieu du sixième * lC ^Kintingerne, Evêque de GLiskou en Ecosse , étant ^instruire les Ánglois des Mystères de la Foy, bâtit un 1 jnastere en ce lieu-là, où il fut bientôt suivi d’un sortssscsnombre de Moines & de Séculiers, que fa réputation •fermons attirèrent. Le Monastère fut aggrandi, 8 c ontit des maisons tout à senteur pour les Séculiers, cefit peu à peu une ville raisonnable. Kintingerne y f 11 ^pour Eveque un de ses Disciples appelle Afiaph, qU*/”^rut vers fan 590. en odeur de sainteté. Sa memoittoujours fi précieuse à ses Peuples, que pour la mie u *norer, ils donnerent à leur nouvelle ville Je nom d e tyA/aph qu’elle a conservé depuis, en Latin Afapbopolis of ^mm Smtti Afapbu O11 l’appelle aulfi Elwa de Ùd’Elwy. L’Evêché de cette ville est suffragant de C 3 ”beri.* Audiffret, Geogr. anc. &raoi. Tome l. M.

SAINT ASTIER. Place de France dans leLa riviere de Lille y passe, & l’on y a la commodù e ^pont. On y volt une Eglise Collégiale de quatorzenoines.* Davity , Pengord. A

SAINT AVAUD ou Saint Avo. Petite ville de Lot» \[avec une Abbaye célébré, cn Latin Fanum Sanctiest situé fur la petite riviere de Loutcr , à neuf lisMets du côté de f Orient. Cette ville étoit autrefoisliée. L’Abbaye de Bénédictins que son y volt f ut -jfjjjs*en 714. par Saint Fridelin Ecossois, & dédiée à S. U*parSigibald Evêque de Mecs. Godegrand, f un d eS f )ícesseurs de Sigibald à cet Evêché, ayant fait mctEçJícorps dc Saint Nabor dans cette Abbaye , elle e» P rnom. ^ Maty, Diit. de Holl. 1701.

SAINT AUBIN DU CORMIER. Bourg de Uydans la Bretagne, en Latin Fanum Santti Albim. U e * sf j|K.à six lieué's de Rennes du côté du Septentrion & à PEj t jídistance de Fougères. La victoire que Charles»*rehmorta fur les Bretons a rendu son nom célébré. WSAINT AUGUSTIN. Petite ville de l’Ameriss! e Aila Floride. Elle est située à f embouchure de la rivi £ - \>$May,nommée aujourd’hui de S.Augustind u côté qu> £ „)ítu par la mer du Nord. Les fondemens en furent ) £tt JrfitlesFrançois,&cette petite ville ayant étc rasée ent j e s- e ,jjfpar Gourgues, Pierre Melendez la fit rebâtir aprys > Jjfpart. Le Chevalier François Drac, Anglois , s el \ n 2lí ) ' smaître fan 1585. ce qui arriva de cette forte. Les& b\tqu’il conduisoit étant entrez du Golfe de Mexiq^Rd*

Détroit dc Bahama dans la mer du Nord

, côtoyoic ^

prés la côte de la Floride , vers le 30. degré au No*Ligne , lors qu’ils apperçûrent auprès de fembo* 1 jf{id’une riviere une guerite relevée faite en maniéré de c ^Les Soldats frappez de cet objet, se mirent dans

ques pou r aller de ce côté-làs’éclaircirde cequ’ilsvojlîs entrerent dans la riviere,& descendirentforte qu’ayant suivi le rivage environ une lieuë, i* svrirent de l’autre côté de cette riviere une Forterc

. .,. _ âe»

les Espagnols avoient bâtie depuis peu de temps.

à une licuë d’intervalle ou à peu prés, étoit un petùcontenant quelques maisons de bois fans aucun rLes Anglois qui avoient amené deux pieces de c ^. c et ^eux, les pointèrent avant le soir contre cette 1 \pl’envoyerent examiner de plus prés par une chalouP ^5*Espagnols persuadez que les Anglois venaient » ve