S E N
que de légumes 8c de fnìlìet doftt ils fontí-esf^ ain ’ ^ eurs habits font des robes de cocon q narrées.
eu portent deux ordinairement, l’une ceintetê tç l l r corps, & 1 autre qu’clles jettent par dessus laxjuj j Les hommes lient leur habit en forme de manteline,aux tY Cou,irre la moitié du corps, & leur pend jusquesb] a l ons *. l- es plus considérables portent une chemiseí 0rt j e Hui leur va jusqu’aux genoux. Elle a les manchesép a j s ai § c fp & par, dessus ils ont une espece de caleçons sim es ’ c l u a peine fe peuvent-ils remuer. Toutes les sem-ép au , i tant vieilles que jeunes, vont pieds nuds,& ont lesl'nm CS ’ ^ e * n ^ l'êlìomac découverts. La plûpart deshu’u eS VOnt Pi'^f^ue ausll entierement nuds , & n’ontp re , e siueuë de chèvre autour des reins. Chacun peutPudi se autant de femmes qu’il en peut nourrir , & les ré-p 0rt er R llan d il veut. Le Roy en a plus de trente, & onin eu e Phìb de respect aux unes qu’aux autres. Chacune de-heníu* part dans quelque Seigneurie de ce Prince qui yP°Ur | i^ ens pour les servir, pour paître les troupeaux &* at Uâ ia ° OUrer 1^ terre. II se divertit tantôt avec l’unc,s 0nt 1 ave o 1 autre. Les accouchées sortent si-tôt qu’ellespeu remises, & donnent à téter à leurs en fans jus-qu*il C r qU ’ iIscourent - ^des en prennent grand foin , tant-- s °nt dans le bas âge, les portant toujours fur leurs
SEN
l' eavi es > ou entre leurs bras, fors même qu’elles vont àsiijr ° u qu’elles pilent leur millet;mais aprés cela elles lesç iì d ^ Courir & faire tout ce qu’ils veulent fans fe mettreP°itÍ/ j 6 ieur éducation. Les hommes ne Rapprochentti Ces de leurs femmes, tant qu’elles sont grosses Ou nour-
Ple^^â quelque Jalofe est mort, les parens viennent leqxi e j rer ï & assistent à son convoy. Le corps est précédé partj, a < î Ues tambours qui battent la caisse & ils le suiventdans son rang, les hommes marchant devant lesp ro f On enterre son habit avec luy dans une fosse peuSi u S~ e , &on la couvre par un grand monceau de terre.bç au 1Je sunt a été homme d’épée, on jette fur son Tom-
°tau
L°
une piece de drap blanc , que son coupe par petitsd s\j D au , a . > .^hn que personne ne soit tenté de la dérober.k°Urs ti i°n du Peuple est fort étonnante pour JesTam-Ne p ' a tant d’horreur pour cette maniéré de vie, qu’onU in c Illet: P as de les enterrer, ni même de les jetter dans«nf a ° U ^ ans un 6euve, ni eux, ni leurs femmes ni leurss>n l es S ’ ksNcgres s’imaginant que la terre dans laquelleíc l es »tt«>it mis ne porteroit aucun fruit, & que la merau C(1 Heu Y e s où ils auroient été jetter ne nourriroient plusquçu Poisson. Ainsi on les met dans le tronc creux de* c Ur v‘ V Ì®il a ^hre. Les Tambours ne laissent pas pendantso nt t le d être fort bien reçus à la Cour des Princes. Cefineu r Cs ,ï°h eu rs d’instrumens des Rois & des grands Sei-^oy V S{ \ U Pays, & ceux qui battent la marche quand led'x^ a a la guerre. II ne leur est pas néanmoins permisses q er .dans santichambre du Prince , & si quelqu'un dedeq ^dishommes débauche la femme ou epoufe la filleVap* j que Tambour, il n’a plus la liberté de paroître dc-br e> ç y* Leurs caisses font faites du tronc creux d’un ar-côt e2 ^tronc est long de quatre ou cinq pieds, & sun desbo Uc E tout ouvert, & sautre couvert d’une peau dequ e f hc Roy de Zenega ne retire point d’impóts, de forteluy r S P^ us grands revenus consistent dans les presens queesp ri *** les autres Princes pour se mettre bien dans sonbét a ji" u S P re f cns fout des chevaux, du gros & du menude s f 0 ’ "U millet & des legumes. II tire aussi de fort gran-Uiai-^^uies des Esclaves qu’il fait vendre. Les principales8t an difes du Pays des Jalofes font des cuirs de bœuf1 cap /^5fhe , qu’ils laissent tremper quelque temps dans<Xp os a ee pour les préserver des vers , aprés quoy on lesia cifg a , u soleil pour les sécher ; des dents d’élephant, dede p ’ de l’ambre gris, de la gomme d’Arabie, de for &da ns ,fnt. On tient un Marché tous les quatre jourscot 0t) ydlagc de Geroep, & l’on y vend des habits, dude , ^ £S ^iolaves, du tabac, des chevaux, des chameauxq Ua QUtcsor te de menu & de gros bétail. II y a aussi tous1 o^ tre îours dans Camino & dans Jamesil, un Marchésïir es ^ . Vcn .d , outre du bétail, de toutes les choses necef-a vie. II se fait un commerce fort considérable dedep^ d habits à Camino ; on y donne ordinairementleslVi^ P our une verge de fer. Le plus grand profitjes dent n rc ^ lan< ^ s étrangers y font, est fur le cristal, furles, ses se eora |i & fur l’eau-de-vie. Les mois ded Avril font le temps où le négoce est le plus en
vague, 8c même depuis Octobre jufqifen Decembrc. CesNegres sont occupez à l’agriculture tout le reste de sau-née j outre qu’il est dangereux d’avoir ses vaisseaux à l’an-cre pendant cette saison orageuse. Les marchandises quèles Hollandois ont accoûtumé d’y transporter , & pouflesquelles ces Negces marquent plus d’empressement, fontdes barres de fer , dont vingt-huit où trente pèsent dixquintaux, dc feau-de-vie de biere , des bassins de cuivréde sept à dix pouces d’épaisseur. & à bord étroit, des plan-,ches de cuivre du poids d’une livre, des cordes de lainè *des serges grossières étroites & bleuê's ; des draps rouges j,jaunes & bleus de quatre fils ; des ratines rouges, jaunes 8cblanches; de la laine peignée , blanche* bleuë* rouge &jaune; dc plusieurs sortes de grains ; du corail en roche ;des sabres ; des trompettes de cuivre $ des bonnets rouges jdes cadenas ronds; du cristal de roches des couteaux déMatelot; de grosses chemises d'hommes; des chemises finesavec des dentelles au cou & aux manches ; des habits deHarlem; des toiles deSilesie; des toiles fines;des toiles decoton fines ; du papier fin & du commun; des pots de terreblancs & bleus ; des couvertures de Leide ; des manteauxd’Irlande ; des souliers de Maroquin ; des chapeaux; dubaíin brun; du fil blanc grossier ; des bouteilles de verrckavec un bouchon d’étain, & de toute forte d’aiguilles. LeSJalofes, outre l’arc & la flèche, qui sont leurs armes ordi-naires, se servent d’une espece de javeline & d’une armerecourbée comme un demi-sabre à la Turque. Quelques-uns portent un grand bouclier fait de peau de bœuf, unsabre au côté, un grand coutelas, une assagaye ou lance à limain & deux dards. Ils ont une espece de petits chevauxfort vifs à la course, & même quelques Barbes, mais cettederniere forte est vendue fort cher , & l’on échange d’or-dinaire un bon cheval contre dix ou douze Esclaves. Cha-que Esclave est compté chez eux pour le prix de vingt-neuf barres de fer. Ou ne leur a pas plûtôt vendu des che-*vaux, qu’ils font de certaines conjurations , par lesquellesils prétendent que fes chevaux deviennent invulnérables*Les Cavaliers font fort redoutez de leurs voisins. II en estde si adroits, qu’ils fçavent se tenir debout fur la selle pen-dant que leur cheval court à toute bride. Us ramassent deápierres en courant, & lancent des traits devant & derrièreà droit & à gauche, montant à cheval & en descendant enun moment. Quand ils fe font la guerre, au lieu de s’amu-se r à se prendre des Places les uns aux autres, ils brûlent levillage de leur ennemi. Ils ne conservent pas avec moinsde soin le Tambour Royal qu’ils nomment OmUmbe , queles Romains confervoient leurs aigles. La perte de ceTam*bour estla marque d’une tres-grande défaite. C’étoient lesGrands du Royaume qui élisoient autrefois les Rois de cesContrées, & qui les deposoient quand bon leur fembloit *mais le Royaume de Sencga ou des Jalofes est présente-ment héréditaire. Toute la disserence qu’il y a entre cettòsuccession & celle des Rois d’Europe, c’elt que tous lesFreres du Roy ont droit au Trône, & que la Couronne nerevient aux Fils de l’aîné, qu’aprés que tous leurs onclessont morts. Les Sujets ont un extrême respect pour leurPrince, & s’ils ont à luy parler, ils s’approchentinsensi-blement de luy, le corps nud, les genoux en terre, & cou-vrant leur tête de poudre. Lors qu’ils cn font à deux pas ,ils commencent à luy parler, ce qu’ils font dans les terme*les plus humbles, & continuant toujours à se couvrir levisage. Le Prince répond gravement par deux ou troismots, conservant autant qu’il peut par sa suite & par sesmaniérés les marques de fa grandeur. Si c’est un Gentil-homme qui veut luy parler, il est obligé d’ôter fa chemise&de la jetter sur l’épaule gauche, ne pouvant garder queses caleçons. Ce Prince ne paroît jamais en public qu’il nesoit accompagné d’un grand nombre de Courtisans & de
Gentilshommesarmez.Ces Peuples ont fort peu de Loix,&ne suivent que ce que leur dictent les lumières de la nature,obscurcies par une grande ignorance, & par quantité demauvaises coutumes.Quand un homme est mort ses freres&ses sœurs emportent d’abord tout ce qu’ils trouvent,fer,bétail, troupeaux, laissant les enfans dans une extrême in-digence. Leur raison est que l’on n’est pas asseuré que cesenfans appartiennent au Défunt, mais que pour eux on nepeut douter qu ils ne soient ses parens, puis qu’ils fonttous enfans d’une même Mere.La Justice est fort mal exer-cée dans ces Pays, tant à l’cgard des causes criminelles quedes civiles. Ceux qui donnent le plus au Roy, ont toûjoursle meilleur droit. Ctsgens-là n’ont ni Service divin, nî
ï i i i j
\