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Tome III. [P - Z.]
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Paris. Elle est fur la riviere cTYonne qu’on y pafie fur untres-beau pont de pierres& a été autrefois comprise dans leGouvernement de Bourgogne ;mais elle est présentementdans celuy de Champagne. César en parle comme d’unedes plus.puissantes villes des Gaules. Les Latins la nom-ment Senana Sc Agendicutn Stnonum. Quelques-uns veulentqu’elle ait eu pour Fondateur Samothes, f un des quatrefils de Japhet, qui aprésavoir été sauvé du déluge, se re-lira en Italie,d’où Samothes ayant parcouru plusieurs Con-trées s’arrêta enfin en cette partie , qui a été appellée de-puis Gaule celtique ou Senonoise. II y choisit un lieu agréa-ble pour y jetter lesfondemens d’une spacieuse ville , quichangea de plusieurs noms. Les rues de Sens étroites Sctournoyantes font des marques de son antiquité, ce quirf empêche pas qu’on ne l’estime l’unedes plus belles &,des plus grosses villes de France. Elle a titre d’Àrchevë-ché, quiavoit autrefois pour fussraganslesEvêchez de Pa-ris, de Chartres, de Meaux & d’Orleans , avec ceux deTroyes ,d’Auxerre &de Nevers ; mais elle n’a plus queces trois derniers, depuis que l’Evêché de Paris a été érigéen Archevêché. Cependant FEglise de Sens dispute encorede la Primatie des Gaules & de Germanie avec celle deLyon. Cette Métropole est dédiée à S. Etienne, & l’unedes plus considérables de France , soit qu’on en considéréles dehors ou fa belle façade enrichie de difterentes figu-res, qù s’élevent deux grosses tours quarrées, dont l’uneporte une horloge qui iê fait entendre dans tous les quar-tiers de la ville. Aprés qu’on a descendu quelques mar-ches , on est surpris de la grandeur de FEglise qui égalecelle de Nôtre-Dame de Paris , Sc qui la surpasse en cequ’elle est mieux bâtie. On voit dans la Nef la Chapelledes Sallezards , où font leurs Tombeaux soutenus de co-lomnesde marbre ,& enrichis de leurs figures en marbreblanc. Dans la Nef font ceux des Peraults. Celuy de F Ar-chevêque de Sens ne cede en rien à celuy de FEvêqued’Angoulême, & fur Fun & l’autre font élevées leurs figu-res de marbre blanc. On estime fur toutes choses un sou--bassement du Maître-Autel, qu’on ne montre qu’aux gran-des Fêtes, à cause de ses richesses, qui paroiílent fur unetable d’or, distinguée de pierres fines, où sont representez■en bas relief les quatre Evangélistes,&dans le milieu SaintEtienne à genoux. Les Chapelles qui sont autour duChœur sont toutes tres-belles, principalement celle dontla clôture represcnte une fphere avec toutes ses constella-tions. Le Chapitre de Sens, à qui Saint Bernard donne degrands éloges, est composé d’un Doyen , d’un Chantre,d’un Trésorier, des Archidiacres dc Sens, de Melun,deProvins, de Gâtinois & d’Etampes & de quarante Cha-noines. Le Diocèse a six cens soixante & quatorze Parois-ses , soumises à cinq Archidiaconez , Sc renferme vingt-fept Abbayes. Entre le grand nombre de Prélats qui ontgouverné cette Cathédrale , dont Saint Savinien envoyépar Saint Pierre a été le premier, il y en a douze reconnuspour Saints. Les Cordeliers, les Celestins & les Domini-cains ont des Convens à Sens, & les Jésuites un College &une fort belle Maison. On y voit aussi les Abbayes de SaintJean & de Saint Martin , mais elles sont peu de chose auregard de celles de Saint Pierre le Vif au fauxbourg SaintSavinien, de Saint Paul à celuy du même nom & de SainteColombe, où Saint Loup voulut être enterre à cause de lagrande dévotion qu’il avoit à cette Sainte. Les Tombeauxde Fun &de l’autre font au milieu de la Nef, & leurs Re-liques dans des Châsses d’argent au dessus du Maître-Au-tel. Ce qui fait que la situation de Sens est fort agréable,.c’est qu’il y a presque dans soutes les rues de petits ruis-seaux qui les lavent, & qui sont fort commodes aux Bour-geois pour divers usages. Ils proviennent de la riviere deVanne, qui emplissant d’eau les solfiez de cette ville , larend d’autant plus forte , qu’on n’en fçauroit approcherfacilement, fur tout du côté du fauxbourg Saint Paul ,oùcette riviere fe divisant en plusieurs canaux, est cause quele Pays se trouve fort propre au jardinage. II y a Présidialà Sens, du ressort du Parlement de Paris, & un Bailliagequi est l’un des quatre anciens de France. On a consacré.proche de la ville une Chapelle à Saint Bon sous le titrede Prieuré. * Jouvin de Rochefort, sayî France.

SEN S AON. Petite ville de la Province d’Errif en Afri-que dans le Royaume de Fez. Elle est située fur une mon-tagne de même nom.

SENTICA. Ville ancienne des Vaccéens en Espagne.Les Maures la détruisirent Fan 888. Sc les Géographes

SEP

âp*

feroyení que c’est celle du Royaume de Léon q upelle zmora. - 5^

SEN TINA. Ville ancienne de l’Ombrie,en •„#tittum . Les Lombards Tont ruinée , & ce n est ? ,^1-7^

village de l’Etat de FEglise , situé dans le Duché - ^

furie Sentino, cinq lieues au dessous de Gubio.*^ ^Diít.deHoll. 1701. . r c 5

SENTINO. Riviere de l’Etat de FEglise cn Raso-,^Latins la nomment Sentmus. Elle naît dans le Duchc d fbin, & aprés avoir passé à Sentina elle va fe dech^v^dans le Fiumezino au dessous de Fabriano. * Maty ,D IC 'Hoíl 1701. ’ 0 H

SEP AN. Istede l’Ocean Oriental, l’une de celles ss ^nomme Ijles des Larrons. Elle est auffi appellée sa Jl J a ffc ZZarpana , en Latin Sepania Sc Saypanïa. Cette Ifle ettpeuplée , &aun bon Port. Les Espagnols qui Font n .mée Saintfofepb n’y ont ni Colonie ni autorité. * " 'Dict deHoll. 1701. xg

SEPHET. Ville ancienne de la Judée dans la TrioNephtali. Elle est présentement réduite en un vûsitué à l’Orient de la ville d’Acre ou Ptolemaïs.**' 33 *Diít.deHoíl. 170t. . , n c

SEPHORIS ou Saphotm. Lieu signalé pour avoir ^

la naissance à Saint Joachim Sc à Sainte Anne ,Pere Scde la Sainte Vierge. II est à quatre milles ou enviroNazareth , Sc a été depuis appellé Diocesarée. C’éto hj ^fois une ville des plus fortes de toute la Galilcc,íìtuceavantageusement pour résister quelque temps aux e ? ne cC)étant au milieu d’une plaine, & fur une petite émi ne u r $qui ne fçauroit être commandée.Jofephe la met au no ^des cinq Parlemensde la Judée, & dit qu’elle a c ° a /!ì D a'verses fortunes, pendant les troubles qui ont ravagé 1 »,temps ce Royaume. Antigonus s’en étant fait ma l£ ! ’jgfut chassé par Herodes,qui trouva cette ville P,/ 1 ;,, fc?munitions & de vivres, dont il fe servit pour rafraR? . j5>Soldats pendant le quartier d’Hiver. Un certain 1 E ^Capitaine d’un grand nombre de Brigands,qui ravagé^ jpar tout, s’en empara quelques années aprés, Sc ayan £ | ( jle Palais Royal, il prit tout Fargcnt qui y étoit & to u j S jlmunitions & armes qu’il trouva dans les magasins, 111 ^ne la garda pas long-temps. Varus la reprit, Sc p 0 ? r fi)(aux ennemis l’envie & le moyen de rien entreprend 1 "cette Place, il la brûla, & fit tous les Citoyens ^Herode la jugeant ensuite d’une tres-grande * II, £ í j r r ét*’pour la feureté de fa Tetrarchie, non seulement n 1blit, & la ferma de bonnes murailles, mais il en íjii^cipale Forteresse de toute la Galilée. Jofephc ajo ute jj-Cestius, Gouverneur de la Syrie pour les Romains, ^ £l jlant châtier la rébellion des Juifs , envoya des troupGalilée fous la conduite de Cefennius, qui ne fut P atôt arrivé devant Sephoris, que les habita n s de cette ^quoyque la plus forte de la Province, fe rendirent -jieS,tairement à luy, & -à son exemple plusieurs autresqui par ce moyen détournèrent les malheurs f/Ln &

roient pû éviter, fi elles eussent fait quelque reh c p(Pendant les ravages que les guerres intestines caU j jídans tout ce Pays, Jofephe,qui fut élû Préteur ^ e ^f r ae i lttoute la Galilée, fit amasser une grande somme d j? $pour fermer toutes les villes, afin de les mettre PíE” an t íétat de résister aux Romains Sc aux Rebelles. ^celle de Sephoris, il la laissa à la liberté des habit*? ’ ^qu’ils fe fortifiassent eux-mêmes , parce qu’ils etd çjíches, Sc portez naturellement à la valeur.Le foupÇObh^>eurent que Jofephe tramoit le dessein de fe rendre 1 Rme aux ennemis,les porta à fe révolter contre luy, 'Ljfofl*semer les portes ; mais une partie d’eux que les ^ fitqu’il leur rapporta éblouirent, l’ayant fait cntrcr ’pei 1 ’aufli-tôt piller la ville, & distribua le butin au rnéû ^pie , qui s’attacha fort à luy depuis ce temps-la., jiitqu’il n’avoit pas ordonné le pillage pour s’enrichir- jspeut-être la crainte d’un pareil malheur qui les ob* pfe rendre à Vefpasien, qu’ils allerent trouver à Ptj 3de, pour luy demander une suffisante garnison. Bcorda six mille piétons pour garder la ville , & ûû . g fitvaux pour battre les champs aux environs. J° -Gjquelque effort pour emporter la Place d’assaut, 0131 1 *

contraint de l’abandonner, voyant tous fes gens pf efuite, fur la nouvelle que Vefpasien approchent,tankétoit rédoutable aux ennemis. Prés de cette vin? ^ g(-grande fontaine, appellée ordinairement laFontait ’ 1plmis. C’est où les Chrétiens ont fait souvent affemb

d’Urbiù