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THOUS. Ville considérable de Perse dans le Khorassan.Suivant sAutcur du Lebtarhch elle i-econnoît pour Fonda-teur Giamfchid , le cinquième de la premiere Dynastie desanciens Rois de Perse. * Herbelot ,Bibliothèque Orientale.
THRACE. Grande Province de l’Europe , appelléeprésentement Bornante. Elle est entre le mont Hoemusquila sépare de la Bulgarie, le Pont Euxin , la mer Egée & lefleuve Strymon, & a eu anciennement des villes fort con-sidérables, comme Abdere, Cypsele, Perinthe, Apollonie,Bisance, Philíppopolis, Andrinople & autres. Pline en faitune ample description liv. 4. ch■ 11. La Thrace a été extrê-mement peuplée autrefois. Ses habitans étoient robustesSc pleins de valeur.Leur fleuve Strymon avoit long-tempsservi de borne entre la Thrace & la Macédoine; maisStrabon dit qu’auísi-tôt que Philippe eut réduit fous sadomination plusieurs villes entre le Strymon & leNessus,on s’accoûtuma à confondi'e fous le nom de Macedoine lePays conquis nouvellement. Les Poètes Grecs & Latins nenous font pas un beau portrait de laThrace. Callimaquc,Eschile , Euripide & Aristophane rappellent la Patrie deBorée , le Sé'pur des Aquilons Sc le Pays des Primats. Virgile,Horace, Ovide Sc Catulle en parlent de même. Seneque lanommesit Mere des Neiges &des Glaçons , &Lucain appelleles grands Hivers, des Hivers de Thrace. Voici ce quePom-poniusMela nous en dit. L’inclemence du Ciel & la stérilité dela terre y conspirent a redoubler les rigueurs du climat. On n yconnoìt point d'autre saison que f Hiver. Le Laboureur qui plante&quifeme nefçdtce que c’est que recueillir. Le Soleil semblen éclairer qu’a regret cette Contrée affreuse. La vgne la mieux ex-posée ne produit que du raisin verd. Celuy qui a civilisé cesPeuples, & qui leur a donné le premier des Loix , a été unDisciple de Pytagore nommé Zamolxis. Hérodote liv. 5.rapporte les noms d’une multitude infinie de differensPeu-ples qui ont habité la Thrace. II dit que s’ils eussent pu,ou se réunir sous un seul Chef, ou se lier d’interéts Sc desentimens, ils auroient formé un Corps de nation tres-superieur à tout ce qui les environnoit. Les Thracesavoient eu divers Rois depuis Terés, qui eut deux fils,Sitalce & Spacadocus. II s’éleva de fort grandes broiiille-ries entre leurs Descendans qui fe détrônèrent tour à tour,jufqu’àce que Seuthés reconquit une partie des Etats deson pere Moesades, & transmit sa succession paisible à Co-îis, pere deCherfoblepte selon Demosthene , & son frereselon Diodore. Les divisions recommencèrent aprés lamort de Cotis , & au lieu d’un Roy de Thrace, il y en euttrois,Chersoblepte, Berisades & Amadocus. A la fin Cher-soblepte déposséda les deux autres, aprés quoy Alexandrele dépouilla luy-même & le prit. Alexandre acheva laconquête entiere de la Thrace, dont les Peuples ne recou-vrèrent leur liberté que lors qu’il fut mort. Seuthés, filsou petit-fils de Chersoblepte, rentra auísi-tôt dans lesdroits de ses Ancêtres, & l’Histoire nous apprend qu’il li-vra deux sanglantes batailles à Lysimachus, l’un des Capi-taines d’Alexandre, Sc ensuite sun de ceux qui luy succé-dèrent. Quelque temps aprés une partie des Gaulois, quifous la conduite de Brennus ravageoient laGrece , se dé-tacha du gros de la Nation, & alla s’établir en Thrace. Po-lybe liv. 4. dit que le premier Roy de ces Gaulois Thracess’appella Comontorius, &le dernier Clyatus. C’est sousceluy-là que les Thraces naturels exterminèrent les Gau-lois transplantez chez eux, Sc remirent Seuthés fur leTrô-ne , parce qu’il étoit issu de leurs anciens Rois. Ce Prince& ses Descendans régnèrent fans interruption , jufqu’àl’Empereur Vespaíien qui réduisit la Thrace en une Pro-vince des Romains. Depuis ce temps-là,elle a eu Je mêmesort que le reste de la Grece, jusqssà ce qu’elle soit demeu-rée sous la puissance des Turcs ,que la prise de Constanti-nople en a rendus maîtres souverains. * Tourreil ,Pbil. deDtm. Remarques f<r la troisième Olinthienne.
THRACIA. Bourg de la Propontide dans l’Asie Mi-neure. Plutarqueen parle dans la Vie deLucullus, &cequ’il en dit fait connoîtreque ce bourg étoit situé auprèsdeCyzique, ensorteque les Cyziceniens voyoient de leurville 1 armée des Romains campée dans ce poste par Lucul-lus. * Le Pere Lubin , Tables Géographiques.
THRAPSTON ou Trocefter. Ville d’Angleterre dans leComté de Northampton. On la prend pour le Tripontiumd’Antonin. * Davity.
THRASIMENE. Grand Lac dTtalie, à sept milles dePerouse, ce qui le fait appeller Lac de Perouse , & par les Ita-liens, il Lago di Ferugia. 11 s le nomment auisi ll Laga di Casii -,
gliano 8c ll Lago di Pufsignano. II est dans l’Ombrie, Provinsde i’Etat Ecclésiastique fur les frontières de la Toscan»qu’il fournit de poisson, ainsi que Rome Sc l’Ombrie, tantil s’y en trouve en abondance. Ce Lac est tres-fan iellídans l’Histoire par la victoire que remporta Annibal pt°'che de là fan 537.de Rome fur le Consul Flaminius quitué fur la place avec un grand nombre de ses troupes, ^qui fut accompagné de la défaite de quatre mille chevau*que C.Servilius Geminus envoyoit à son Collègue.* T lte 'Live, liv. 22,
THR 1 ASIUM. Plaine de l'Attique, dont Plutarqfparle dans la Vie de Themistocle. Cette plaine étoitcì’Eleuixne du côté de FOrient. La côte voisine de la ttiçdvis-à-vis de l’ííle de Salamine portoit le même nom aui» 1 ’bien que le bourg qu’on y trouvoit, comme l’asseure Str*'bon liv. 9. Stephanus de Vrbtbtis appelle ce bourg Thna^f"dit qu’il étoit de la Tribu Oeneïde. * Le P. Lubin, Td'' lS
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Géographiques.
THRIUM. Ville ancienne du Péloponèse, qui aété appellée Thryoejfa Sc Lpit.ilium. Les Géographes croy £|lCque c’est celle d eZsmhio, qui est dans le Belvedere P 1 ' 0 'vin ce de la Morée.
THRON 1 . Ville ancienne de l’Ifle de Chypre. E" eétoit Episcopale, & située sur un Cap appellé auisi Tht'O' 11 !Le s Géographes croyent que c’est le bourg ou village q 111porte aujourd’huy le nom de Pile. r
THROWESBURI. Ville d’Angleterre , la plus cons 1 "derable de celles du Comté de Shrop, en Latin Sah>f*'Ceux du Pays de Walles l'appelloient autrefoisc’est-à-dire. Chefd’une Aulnaye, 8 c ils i’appellentpresesstement ìmnithig. Les Normans font nommée ScrepesbtSoppesberiScSalop. Elle est située fur la Saverne , à viflo £degrez trente-sept minutes du premier Méridien, Sc à ci'squante-trois degrez six minutes de l’Equateur. On p rC 'tend que cette ville a été bâtie des ruines de l’anciew^Vriconium. Elle-est fort peuplée, ceinte de murailles a» esortes, dont le tour'est de sept cens pas, & des plus m 31 ’"chaudes, comme celle qui reçoit toutes les commoditez dPays de Walles. Ses habitans sont des Anglois Sc des W aiIons qui fe servent des deux Langues, & elle envoyé deUDéputez au Parlement. Le grand débit de draps qu’on ;fait y attire un bon commerce. * Davity, Comté de Sbw?'.
THUASSUS. Ville ancienne de la Macedoine, que Pss 1 'lippe Pere d’Alexandre appella Pbilippclt de son nom, apt‘ cSsavoir aggrandic.
THUIN ouTmì?}. Petite ville del’Evêché de Liege> e ^Latin Thunium Sc Tmnnmi. On c roi t que c’est l’anciennes^dinium ad fines. Elle est située sur la rivière de Sambre , ei ]tre les villes de Maubeuge & de Charleroy, à troisde Tune & de l’autre. Cette ville a été des dépendances ^Comté de Hainaut jufqu’à l’an 1103. qu’elle fut vendueOthbert Evêque de Liege.* Maty, Dict. de Holl. 1701.
THULE’. Iíle ancienne dont Virgile fait mention d 3t>le premier Livre de ses Georgiques, Sc qu’il appelle la d e £niere des Terres, pai'ceque les Anciens n’en connoisso*^point de plus éloignée. Pytheas natif de Marseille a dque c’étoít une Iíle de'l’Ocean Septentrional, située d 3un Climat où l’Hiver n’est qu’une longue nuit, & l’Ete ujour continuel. Erastotenes&aprés luy Strabon ont tro ^vé cette opinion insoutenable. Pline a pris le parti de x )tbeas, Sc prétendu qu’il ne s’étoit point trompé. Ptôse®a suivi Virgile, & crû comme luy que Thulé étoit aux e ;.jtrêmitez de la terre. Isidore confesse dans ses origines qun’en connoìt point la position. Procope au contraire s eimaginé que c’étoit la Scandinavie, se fêtant figurée p 1 .^grande que l’Angleterre. Ortelius&Pontanusl’ontps 1 ^pour une Contrée de la Norvege nommée T tSemark.* f ur irapport qui fe trouve entre ce nom & Thulé. CamdeOvoulu prouver que c’étoit l’Iste de Schetland dans h 111Calédonienne, ScCluvier fondé fur des passages de M e ’de Cleonades & de Solin qui la mettent sous le tropiqueCancer, a crû que c’étoit l’Istande, Ifle de l’Ocean, 1 udes plus Septentrionales sous le Pôle Arctique. ie cîtrouvent son opinion la plus recevable, à cause que toujque les Anciens ont rapporté de Thulé convient parlasment à l’íílande, qui se rencontre dans la même P° 111 j,Sc fous le même climat. * Audiffret, Geogr. anc. &
Tome 1. • v , ,v-
THUN. Ville de Suisse dans le Canton de Berne, a _sept mille pas de la ville de ce nom, Sc à vingt de Fribou S
en Latin Thanum. Elle estauPaysd’Argow,&située D