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Tome III. [P - Z.]
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ulcérés tout le corps des trompeurs 8 c des parjures, quiPuuvoient plus partir de-là, & qui souffroient aussi-tôtdouleurs cruelles,aux yeux , aux mains Lc aux pieds,âvity, Cappadoce. Philostrate, Vie d’Apollonius.v-et Apollonius naquit au commencement du premierf> ec e > & fit profession de la Philosophie de Pythagore. Il

1 tcconnu pour un grand Magicien , & ses prestiges 'j nt â autant plus désavantageux à sEglise, que les ParS , c °mparoient aux miracles de Jesus-Christ, dont ilsP re tendoient affoiblir la grandeur par ce parallèle. Domi-c en ^/ant devenu Empereur, voulut le faire mourir, par-•j qu il avoit tâché de soulever contre luyNcrva , auquela yoit prédit qu’on le choiíîroit pour remplir sa place ;aïs il évita ce danger en disparaissant tout à coup,dit-on,r 1 le secours d’i n Démon qui le transporta en peu d’heu-S a Pouzzol, éloigné de Rome de trois journées. Ses im-r itures étoient accompagnées de tant d’effets merveilleux,3, • luy firent des Admirateurs même aprés fa mort. Ellenss'it H97' selon les uns,& fan 99. selon les autres,fansr> . e e ^t aucune personne pour témoin, non pas mêmeî?ûs son plus cher Disciple.

d \r^ ou Thiano. Petite ville Episcopale du Royaumeda , P^ es > en Latin Teanum 8 c Teanum Sidicinum. Elle este |Ay a . Terre de Labour,au Couchant de Capouë,dont elleq éloignée de quatre lieues, son Evêché en est suffragant.On* prouve des eaux minérales utiles pour les gens quit la pierre.* Maty,Diso de H0IÌ.17OI. Voyez, Thiano.

* IARa JULIA. Ville des Anciens Illecaons en Espagne,M 1 on appelloit autrement Incmlis 8 c Indibûis. Les Geogra-VaT Cro 7 cnt q ue ^ est T rayguera , bourg du Royaume de

^ TlARANTHUS FLUVIUS. Riviere quia été connueS es Anciens fous ce nom. Elle porte aujourd’huy celuy dee ïpj?» & coule dans la Turquie Européenne.

ÏARLULTA.Nomque les Latins donnent à Terni,villej- a r a 8 ne dans l’Aragon. Ils rappellent aussi Terulum 8 c

y.TlBARENIENS. peuples dont parle Plutarque dans la^edeLucullus, & que Scylax met entre ceux qu’on ap-ï’Ci •” ^-°Ify nœci , versl’Orient, & leschalybes ou chaldéens,àj Vjpeident, dans l’Asie Mineure, présdu Pont-Euxin, dontj 8* on est appellée par Stephanus de Vrbibus, Tibarenia.jj ra oon U. ia. les place au dessus de Trebizonde & de Phar-J* Cla ' Us tenoient une partie de la Cappadoce du côté de la'J'* LeP.Lubin, Tables Gecgraph.yn tient que ces Peuples étoient si fort attachez â l’é-^ ltc > qu’ils n’auroient pas voulu attaquer leurs ennemis enP er re, fans les avoir avertis dulieu & de l’heurc du com-e n t * s^LZnd leurs femmes avoient mis un enfant au monde,„ , e s servoient leurs maris qui íë mettoient au lit,&fai-’^pt les accouchées.

Q | I B E R IA ou Tcberiade. Ville de la Palestine dans laT »4 ■ C 5 ^ ur k°td de la mer appellée Mer de Galilée ou deç er ‘ a <le,ou Lac de Genefantb , en Latin Tiberias Cenereta8ce Jaretha . Sa figure est presque quarrée , & dans son‘ cu it,qui est environ de deux milles, elle est ceinte detailles assez bonnes, garnies de tours. Les fossez qu’elle^° nt point de fuite. On y voit seulement quelques in-j, v allcs,où le terrein a été un peu creusé autrefois. La^ u rte qui est à l’Occident conserve encore quelques restesMarbre blanc 8c noir dont elle a été bâtie ; mais le de-P s ne répond point à ce que promet l’enclos de ses murs,§ 11 y a quantitéde masures confondues parmi ses maisons,tio ^^tailles étant ruinées, une veuve Juive en fit faire def e p Ve ^ es en façon de Forteresse avec ses courtines, fousro fP ei 'a n ce qu’on avoit donnée aux Juifs qu’ils se pour-^ ent rassembler & faire un petit corps de leur NationÇll s Cet te ville ; mais les mauvais traitcmens qu’on leur fitt,.j]® 7 a nt chassé un fort grand nombre, ont beaucoup con-Jer ^à la rendre aussi dépeuplée qu’elle est.Du côté qu’el-Pj. e 8 a tde Betsaide il reste la plus considérable partie d’unep^ n de Eglise que Sainte Helene avoit fait construire àp as °!? neUr de Saint Pierre. Elle est longue de vingt-cinqqu l ^ ar 8 e de quinze. II y a encore contre les muraillesp re e ^es morceaux de peintures, où l’on voit des filets re-^ es uns disent qu’elle a été bâtie au lieu mêmed,e ? tr e-Seigneur dit à Saint Pierre, Vous êtes Pierre, &fé-s on u y m E £ ll f e f AÏ cette Piare - Les autres veulent que cef a r e fieu où il mangea du poisson avec ses Apôtres aprésì a Elurreâion, lors qu’il s’apparut à eux fur le bord de21 de Galilée. A quelques centaines de pas de cette

fu-Païens

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1 ville fur le bord de la même mer, il y a un Bain d’eaux na»turellement chaudes, où l'on descend par quelques de»grez. C’est julqu’où alloient les anciennes murailles dê

I iberiade , qu’Herodote nomma ainsi en l’honneur del’Empereur Tibere, aprés savoir augmentée 8 c embellie»Les Auteurs ne font pas d accord du nom qu’elle avoitauparavant. * Coppin , Voyage de Pbenkie, tb. ïo. Thevenot,Voyage du Levant , z. pan. cb. 55.

TIBERIACUM. Les Anciens nommoient ainsi Bcreheim^ville d’Alemagne dans le Duché de Juliers ; & Bagnacavalo tbourg d Italie dans l’Etat de l’Eglife.

TIBERINA CASTRA. Ville ancienne de la Vindelicie*que l’on croit être le bourg du Duché de Bavière nomméPeringen, suivant les Inscriptions qui ont été trouvées danSce bourg.

TlBERIOPOLIS. Nom ancien de la ville de la Bulgarie»appellée présentement Strumiz,z,a .

TI B E T. Royaume de la Grande Tartarie, qui â llvraie Tartarie & la Deserte du côté du Septentrion ; leTangut &le Cathay vers l’Orient ; lTnde , au Midy; 8 cl’UíbecK à l’Occident. Plusieurs veulent que ce soitune partie du Turquestan , & d’autres disent que c’est leTurquestan même. On a imprimé une Description du Ti-bet , jointe à 1 Histoire de ce qui s’est passé en Ethiopieaux années 1614.1615. & 162,6. & c’est de là que Ce qui fuiea été extrait. II fait un grand froid dans ce Royaume -rpendant six ou sept mois de l’année, & l’on y fait provi- «lion de viande pour tout ce temps-là > en tuant au com- «mencement de Novembre quantité de vaches & de mou- «tons pour les saler. Ceux de Tibet punissent les crimi-<«nels d’une maniéré tres-rigoureufe. Us leur font d’abord «couper le pied droit & crever un œil, & deux joursc«aprés ils leur font couper l’autre pied 8 c crever l’autre <■*œil. Si ces malheureux n’en meurent point, on leur cou- «spe les deux mains. Ces Peuples ne veulent pas qu’on les ctappelle Gentils , & font ennemis de la Loy de Mahomet, c*Leurs Prêtres nommez Lamas ont différantes cérémonies u& coutumes, quoy qu’ils suivent tous la même Religion. «

II y en a parmi eux qui sc marient ; plusieurs gardent le <-

célibat, & quelques-uns ont des Supérieurs fous lesquels ctils vivent en communauté. Ils ne sc nourrissent que d’au-ctmônes qu’ils vont quêter. Quant à leur croyance, ils cereconnoissent un Dieu triple & unique, & appellent la ctpremiere personne Divine Lama~Con)oc , la seconde C/jo- ctCon)oc , & la troisième Saguya-con)oc. Ils croyent un Para- «dis pour les Bons, & un Enfer où les Médians souffrent. »Les Lamas ont une eau qu’ils jettent dans les maisons des ceparticuliers pour en chasser les Démons. Ils la bénissent ctauparavant en faisant des prieras qu’ils lisent dans un ctcertain Livre qu’ils estiment fort, & ils y mêlent de l’or, ctdu corail, &des grains de ris. Ils font aussi encenser les ctmaisons des Rois, & s’attribuënt la guérison de plusieurs "maux, pour laquelle ils font beaucoup de choses super-ctstitieuscs. LeursTempIes ne font ouverts au Peuple que ctdeux jours de Vannée,8c il y est appelle par des tromper- cttes de métal; mais les Lamas y vont fort souvent, & y ctdemeurent même quatre ou cinq mois pour y prier, & «faire des Conférences fur les matières contenues dans ctleurs Livres. Ils boivent dans des crânes, afin de songer ctqu’il faut mourir, 8c portent des Chapelets faits d’os de ctMorts. > ct

Davity parle d’un Royaume de Tkebetb ou Thibet dansl’Asie. Quoy qu’il en rapporte des choses fort différentesde celles-cy,ces lieux éloignez font si peu connus aux Eu-ropéens , que Thibet & Tibet ne font peut-être qu’un mêmePays. * Voyez, ThebetH.

TIBISCUM. Les Auteurs Latins appellent ainsi Titul»bourg de la Haute Hongrie.

T 1 BISCUS. Nom que donne Ptolemée à la riviere deTeisse qui traverse la Haute Hongrie. Hérodote l’appelleTibetïïs. Les Anciens nommoient aussi T tbifeus la riviere deNester ou Niester qui arrose la Contrée de Premicli enRussie.

TIBRE. Riviere d’Italie , que les Anciens nommoientAlbula , en Latin Tyberis. Elle est fort célébré, & prend íasource aux montagnes de l’Apennin dans le Florentin. En-suite passant dans l’Etat de l’Eglife elle y arrose BorgoS. Sepulcro, Citta di Castello, Orta & Rome , d’où accruedes eaux de plusieurs rivières qu’elle reçoit, & entre autresde celles du Teverone , de la Nera , du Topino & de laChiane,elle va sc rendre dans la mer, quatre lieues plus