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TIGANUSE. Isle de la mer Ionique, la plus grandedes trois petites qui fe presentent vis-à-vis du Promon-toire d’Acritz ou Cap diGallo. Elle s’appelle aujourd'huyCapreia selon Corovic, & canna selon le Noir. Les deuxautres font nommées par les gens de mer Venettkon & Coagalon. La premiere fut appellée autrefois Oenuffa , ce quifait croire à quelques-uns que ce font les Isles Oenujfes dePline. Ces trois Iíles ne font proprement que des écueils,& n’ont aucuns habitans. * Davity, lfles du Turc.
TIGAZA. Ville cf Afrique dans la Province de Cuzt,Royaume de Fez. Elle est fur une petite riviere , qui ser-rant de la montagne de Cunai-gel-gberben, va fe rendredans le Cebu. Ceuxdu Pays disent qu’elle a été bâtie parles anciens Africains pour la garde de ce passage. Sa situa-tion est dans un vallon, Sc ses habitans sent des Barbaresqui vivent comme des bêtes, fans ordre ni discipline. Ilsrecueillent de forge de quelques heritages d’alentour, &ont des clos de peschers. Cette Place étoit comme la For-teresse des Arabes appeliez Beni-Haseen. Ils y resserroientleur bled quand ils alloient aux Déserts, mais le Roy deFez en est devenu le maître. * Marmol , Tome r. hv. 4.ch. irr.
TIGIS. Ville ancienned’Afrique, qui fut un Siégé d’E-vêché. On tient que la petite ville du Royaume d’AIgeren Barbarie,appellée Col deMudechares, a été bâtie furses ruines. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.
TIGNIA. Nom Latin de Tenna, riviere d’Italie, quicoule dans la Marche d’Ancone.
TIGN 1 UM ou Ignlum. Ville ancienne du Picenum enItalie. Les Géographes tiennent que c’est le bourg de laMarche d’Ancone appellé Santa MariainGeorgio,
TIGRANOCERTA. Ville ancienne de la Grande Ar-ménie fur le fleuve Nymphaeus vers les frontières de f As-syrie. Ce mot en la Langue des Parthes veut dire Ville deTigrane, 8 c on l’appelloit ainsi à cause que Tigrane favoitbâtie. Plutarqiíë en parle dans la Vie de Lucullus. Oncroit que c’est la ville que Fon appelle aujourd’huy Bitlis.* Le P. Lubin , Tables Geogr.
TIGRE ou Tigre. Royaume d’Afrique,le plus Orientalde tous ceux qui font partie de f Empire des Abiflins. IIs’étend, selon Baltafar Tellez , depuis fille de M a sua ndans la mer Rouge, proche du Port d’Arquixo , dix oudouze lieues le long de la côte de cette mer, jufqu’au Portde Danfalo. D’autres veulent qu’il s’étende au Nord juf-quesauprésde 1 Egypte, de Bugie&de Nubie,&à 1 Ouestjufqu’au Royaume de Dankali. Sa longueur commence àAdesalo, petite.Citadelle de la Province de Bur, possédéeprésentement par les T ures, & s’avance du côté de f Occi-dent jufqtfau Désert d’Abdoba fefpace de quatre-vingt-dix lieues. Sa largeur est de cinquante. Ce Royaume adix-fept Provinces, dont la plus Septentrionale & la plusproche de f Egypte se nomme B arnagas ou Bamagapo. C’estla plus considérable. Les plus renommées des autres sontTigremahon , Sire Sc Bur. Le Désert d’Abdoba ou d’Al-doba, appellé ainsi d’une ville qui en est proche, fait unepartie du Royaume de l’Occident. II étoit autrefois habi-té comme une autre Thebaide par un nombre innombra-ble de Moines fur les confins de Magare & de Sire , & con-tient les Provinces de Seguede, d’Olcait&de Semen. II ya quantité de montagnes plantées d’arbres, où font des éle-phans, des tigres & des lions tres-dangereux pour ceux quipassent par ce Désert pour aller de Dambée à Tigre. II n’ya pas moins à craindre à cause de certains Voleurs, ditsXagnenfes , qu’on a chassez pour leurs crimes, des environsde Fremone, & qui ont été condamnez à cultiver le Désertd’AIdoba. Ils ont un bourg astis à fend roi t où le fleuveZarime fe joint à un autre. Le fleuve Tacarée coupe cePays-là en deux avant que de fe décharger dans le Nil. Onmet dans le Royaume de Tigre les Provinces d’Amafen& d’Agamea , qui n’obéiíìent plus au Roy des Abistins, ScArca, autrefois grande ville où fon dit que la Reine deSaba tenoit fa Cour. Les autres Places sont Tegré ou Au-fen, les Forts de Geileiter, Amba, Sabalam, Sart & Cera. Aquarante ou cinquante lieues de fille de Malzua , tirantvers le Sud dans le milieu du Royaume , est un lieu fort.peuplé appellé Fremone ou Maegoa. Auxuma, ville autre-fois fort célébré , & celles de Bifa & d’Afmara,sont dansce même Royaume de Tigre , où fon compte jusques àquarante-quatre Gouvernemens. Le terroir n est pas égal
Í >ar tout. Bien qu’il y ait beaucoup de montagnes, il ncaide pasd’y aYPÍr des plaines tres-sertiles & des fleuves
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tres-agréables. On y voit un rocher fort remarquasnommé Abafanet ou Abacanet. II est à trois journées debaroa, à cause de la difficulté des chemins, qttoy q ue ;pace ne soit pas bien long. Christophle Gama , Portug 3 * ’le prit fan 1541. Sc il fut restitué à l’Empereuravec le reste de f Empire, que Granaret, Mahométan,!*d’Adel, avoit usurpé fur luy. II n’avoit que^deux c .cinquante Soldats, avec lesquels il se rendit maître de travenues f une aprés f autre , qui vont toûjours en £tant. La premiere qu’on appelle Ambafanet peut etie ^fendue par un petit nombre d’hommes , en roulantgrosses pierres du haut en bas. La seconde appellee ^ ^xembret , n’est pas fi forte que f autre, & la troisièmenommée Ambagadabut. C’est la plus forte de toutes.Nord de Kaxumo ou Auxuma, on met dans le Roy aU
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de Tigre ou Tegré le territoire deTarrete , où sentMonastères, dont le plus grand est nommé Alleluya , Sc ^tre Abbagarima , où demeurent quelques Jésuites. Il f a p^verses autres Places, & entre autres Angeba où estlais du Roy , qui ne peut servir de demeure qu’aux I e ^Vicerois. * De la Croix, Relation de l’Astique, Tome Z.l’Empire du Prete fean.
TIGRE. Fleuve renommé d’Aíie, appellé P
les Arabes, en Latin T igris. II prend naissance dans 1 A.r* ^nie Majeure, au pied d’une montagne peu éloignée a&source de f Euphrate. Dans tout fon cours, parseq ue ■tend vers f Assyrie , il roule ses eaux avec un peu der a r gdité. Quoy qu’elles soient fort agréables à boire, efont pas bien faines, à cause de leur trop grande so° CI ^qui cause le flux de ventre à ceux qui n’y font pas îCC ^ }tumez. Ce fleuve passe par plusieurs fameuses villes.seulement la largeur d’un jet de pierre & deuxprofondeur, lors qu’il lave les murailles de Diarbestville de Mésopotamie , mais il s’enfle facilement Sc t £souvent, fur tout lorsque les neiges d’Armenie ses 01 ? tí iou qu’il fait de grosses pluyes,comme il paroît à son "Gîtest fort vaste devant cette ville. Alors on le passe à unau dessous de là , fur un pont bâti au détroit de deuxt^tagnes. Aprés ces petits commencemens il croît enfleuve enflé d’un grand nombre de rivières. Ayant ^la ville de Diarbequir, & lavant d’un côtélep ie a e smontagnes d’Ármenie , & arrosant de f autre ses v ^ jplaines de la Mésopotamie, il vient à Merdin , &P 1 " J;MoustuI, autrefois Ninive, accreu encore par les e3U £jj ydivers fleuves, aprés quoy il court vers la fameuse ° 3 ç 0 $sne qui fut la capitale des Chaldéens , & ayant ^jcfon Pont de bois,& divisé la Perse de la Chaldée, 1 1l’Euphrate au commencement de f Arabie Heureuse* jjfdu bourg Cornar. Se mêlant ainsi & coulant ensen? 0 ’jífont un grand fleuve vingt milles au dessus de Bail os Ajperdent leur propre nom l’un & l’autre , ne prenants ^
perdent , ^ A
que celuy de fleuve des Arabes. Le flux Sc le refluémer le fait remonter contre le courant de seau e .^\t
cent milles , il s’en détache une multitude prefq uCde petites rivières, qui venant à sc remplir quand ce frve s’enfle par le reflux de la mer, arrosent & rc n ^ et S pvcondes les terres voisines, & s’étant divisées en d'auttt se-ins ruisseaux, vont rendre ce même office à toutes se fysmes, entre lesquelles il y a des mâles Sc des scmelse.jmâles produisent une certaine semence blanche q? 11 ^ e st Smettre en un certain temps dans ses rameaux entr ° a ^ofdes femelles, d’où naissent les grappes de dattes, si* n Gii>il ne viendroit que des noyaux couverts de la sem e j-jjii'Tout le fleuve devient jaune parles eaux mêléesphrate qui font de cette couleur , Sc lorsque la m c / ctournée dans elle-même par le reflux, on la voit j ? 1 ?■ $jufqu’à plusieurs milles. II y a quelques Isles au nan 1fleuve embellies de palmes, ainsi que ses deux rivagÇ s .’^ ^avant qu’ií décharge ses eaux dans la mer, il se oJtrois branches,dont la premiere & la plus grosse c° ^droite ligne. L’autre aussi fort grosse coule à dro 1 c ^jjíBanen & Catisse, & ces deux branches forment etiî Ir e [i°lune Isle assez grande , appellée Kader, c’est-à-dire,yante. La derniere un peu moindre que les deux 311 > qii*appellée le Fleuve Gaban. C’est la feule de ces £ e< ìconserve ses eaux douces jufqu’à la mer, fans q 1 ? ^
souffre le flux, au lieu que les deux autres en re§°sseaux salées douze milles avant dans leur sein se )rS ^ c o |l£s’enfle, de forte qu’en tout cet espace il ne naît 3palmes. * Le Pere Philippe, Voyage d’Orient. ,TIGREMAHON. Province d’Afrique,fép 3ree