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! eiIrs étoffes de soye ne paraissent guefe plus qtìe si ellessoient de fleuret. L’Ifle est fertile en vignes, en bleds & en? 1 sins,& on fa autrefois nommée Hydroufa,ì cause de quan-'n e ^ e sources d’eau dont elle est remplie. Tout le roc ypresque de marbre, & il y en a encore des carrières quint été travaillées dans les siécles précedens. Tine n’estqu’àe Ux milles de la fameuse ville de Delos. * Spon , Voyage dere J* i Tome i.
p TlNGCHEU. Ville de la Chine, sixième capitale de larovince de Foxien, en Latin T ingcbeum. Elle en a sept mc-ìocres fous fa dépendance,íçavoir Ningboa , Xanghang, Vu-‘‘n” ipingheu > lieuclnng, Qujihoa & fungtitig. Son territoiree * fort rempli de montagnes Celle de Cuihóa est tres-®|reable,à cause d’une infinité de fleurs qui y coiffent-»
.. elle de Kin abonde eh mines d’or, & enferme trois petits^angSjdont les eaux changent le fer cru en cuivre tres-pur.
^nbaffaie des Hollandoís à la chine, ch.y ylKGEZ. Vallée duPerou,à quatre lieues de la ville dea Nerde du côté de l’Orient. Quoy qu’elle n'ait ni rivie-ruisseaux, & que même elle soit fort rarement airró-ee de pluyes, elle porte néanmoins des pois chiches lesjpedleurs de tout le Perou , beaucoup de vin avec d’autresr uits & force coton , ce qui la rend fort peuplée des Na-Ur elsdu Pays,qui ont leurs maisons de campagne danscette Vallée. Le chemin qui mene aux montagnes yP a ue, premierementà la bourgade de Corduba , & de-là àj^canes, Province habitée dlndiens. Ceux qui Vont avecea Ucoup de marchandises de Lima à Cusco,prennent cetter -Oute. * Laët, Indes Occid. Itb. io. tb. zj.
, TlNGlS. Les Anciens appelloient ainsi Tanger , ville„ Afrique dans la Province de Habat. Le Pere Lubin danse . s Tables Géographiques luy donne le nom de T angís , &
. 1 que Plutarque en fait mention dans la Vie de Serto-Hus. ^
TlNGOESES. Peuples qui habitent fur les rivages de laj er . Glaciale, entre le 70. & le 71. degré de latitude. LesLa ttns les nomment Tongufi & Tingofi. Le Jenifcey arrose*-®tte étendue de Pays. C’est un fleuve beaucoup plus grandffUe l'Oby. D'un côté font des montagnes extrêmement• au te$, & de l'autre il y a de vastes campagnes, qite sesfondations qui ne sont pas moins réglées que Celles duf d j rendent tres-fertiles. Les TingoèTes ne sont ni si bar-a £es ni si cruels que les Samojedes, dont ils sont voisins.
. TINGR.Y. Petite ville de France dans le Baffîgny, avec>tre de Principauté. La. Place est bonne & considérable.Ue ressortit à Langres,& est frontière de laLorraine.Ceuxe ia Maison de Luxembourg la possèdent aujourd'huy, &disent Princes & Souverains. * Davity, champagne &
TlNlA. Cap de da Romanie,que plusieurs Auteurs°mment Thitt'as & Thynias Promontorium. II s'avance dans laNoire, à l'Orient de Stàgnara & de Gitepolsi * Maty,^deM.17 ot- .
T INI A & Tenas. Les Auteurs Latins appellent ainsi leI e °^ !iî0 ’ rivière d'italie, qui coule dans le Duché de Spo-
TlNlAN. L'une des IflesMarranes. Elle est à 14. degfezi n utes,& à trois lieues de l'Iíle de Saypan. Sòn circuitde quinze lieues. On luy a donné le nom de Bttena Vtflaparce qu'on prétend que la Vierge s’apparut à« a S a > l'un des Insulaires , l’exhortant à se faire Chrétien,« donner du secours aux Espagnols,qui venoient de fairea Orrage proche de cette Ifle. Taga obéît,assista les Efpa-g'ols, se fit instruire , & reçut le Baptême des mains deM°(r àrco Fernandez de Torcuera, ce qui attira desfifionnaires à Tinian, où ils trouvèrent les habitans dif-p° lez à profiter des instructions qu'ils leur donnerent. La? y, y 6t de fort grands progrès en peu de temps,& elle s’yld eta ^ e solidement.*Le P. le Gobien , Jésuite, Hiji. desl le *Mananes .
L a • NMOtîTH. Château d’Angleterre avec un Port > enest 1 !? & Tìm oftium, anciennement Ttnnocelum■ II
Cfii ns E Province de Northumberland , aux confins def de Durefme, à six milles au dessous de Neufcastel, &ch 3 "ommé Tinmouth , à cause de fa situation à l’embou-Trîf ^0 la riviere de Tine dans la mer du Nord.dp iv^ÊTIO. Nom Latin de Tenez,one , bourg ou villageprisons. ,
la nn Riviere d’Espagne qui arrose l’Andalousie. On
Pell autrement R10 Tinto ou Rio d’Az,ecbe. Pline 1 ap-
v e wxtas i Sc d autres Anciens luy donnent 1 e nom d I*
lents , de même q'ù’à TE b ré, selon Flavien deî Caiiipo. Ellecoule su Couchant du Gnadalquivir, baigne Niebla,& fedécharge dans le Golfe de Cadix à Gelves. * Máty, Dtâ. deHoil. 170t.
TlNUM. Lés Auteurs Latins appellent ainsi Taiss, bourgde France dans leDauphiné.
TlNURCIUM. Nom que les Auteurs Latins donnent LTournas , ville de France dans le Mâconnois. ils l’appellencaussi Trenerçbtum.
T IN Z EDA. Ville d’Àfrique bâtie for là riviere deData. II y a un Magasin pour les Marchands dans la Places& ceux d’Afrique & d’Európe s’y rendent avec deS drapsde laine, des toiles & autres marchandises qu'ils échangentcontre de l'Indigo & contre du Lin, ce qui est cause qu'ily en demeure plusieurs de la Chrétienté & de la Barbarie»On y trouve de l’Indigo en abondance & de tres-fin. LePays n’est pas moins fertile en bled , en orge & en datteS. *Mármol d’Ajrnjue, Tome y ch. ì j.
TÍNZÚLIN. Ville d’Âfrique, la plus grande de la Brò-Vince de Dara, à dix lieues deTaragula du Côté du Septen-trion. Elle est fermée de bonnes murailles, & a plus de sixmille habitans avec une grande Forteresse. ’Celuy qui ycommande est le principal de tous ces quartiers. II a centChevaux & deux cens Mousquetaires. Un des Mezuares yrésidait autrefois, avant que les Cheriss s'en fussent rendusles Maîtres. Le Pays abonde en orge, en dattes & en trou-peaux , & ceux qui l’habitent y font à leur aise,quoy qu’uripeu incommodez des courses des Montagnards. * Marmol tHift. d’Afrique, Tome cbap.iy.
TIOHERO. Lac de la Nouvelle France aux Pays de$Iroqùois Goiogons. Sa longueur est de quatorze lieues, &fa largeur seulement de deux. Ce Lac que forme la riviered’Ochoíieguen sc rend dans celuy de Frontenac.
TIPASA qu Tipaffa. Ville ancienne de l’Afrique propre,dans la Mauritanie Césarienne. Elle étoit Episcopale , Scson croît que c’est le lieu du Royaume d’Alger que l’onappelle Saça ou Safa. Ce fut dans cette ville que sc fit lefameux miracle arrivé en 484. pendant que Cyrola fauxPatriarche des Ariens en étoit Evêque sous le régné deHunneric Roy des Vandales. Ce Prince irrité au dernierpoint contre les Catholiques qui y demeuraient, y envóyàplusieurs de ses Officiers, avec ordre de couper la langue àtous ceux qui ne voudraient pas sc faire Ariens. Cette san-glante exécution qui fut faite for la plupart des habitansqui sc prescnterent en foule,n’empêcha pas que quoy qu’ilsn’eussent plus de langue, ils ne continuassent à publier plusdistinctement que jamais la Divinité de JesUs-Chrïst. Cequi augmenta Fétonnement que l’on eut de ce prodige jc*est qu’un jeune homme né muet parla comme les autres,âpres qu’on luy eut arraché la langue dont il n’aVdit jamaisfait aucun usage. M. Maimbourg dans son Histoire de l’A-riánisme,rapporte plusieurs autres circonstances pour con-firmer la vérité de ce grand miracle.
TIPPERARY. Comté d’IrlandedanS la Moftidníe,hom-mé autrement le comté de Sainte Croix , en Latin TipanenfisComitàtus. Sa ldiìgueur est de vingt lieues, & fa largeur dédix du douze. II est for les confins de la Lagenie & de la.Connacie,entre ceux de Kilkenni & de Limericx. Ses villesfontCassel ou Castel &Carric. La premiere députe au Par-lement , ainsi que les bourgs de Clomell & de Fetherd. Làstérilité qui sc trouve dans la partie Septentrionale de cëComté la rend presque inhabitée ; mais tout ce qui est versle Midi est tres-peuplé St fres-fertile. * Audiffret , Geegr.Tome í.
TIPRA.Royaume des Indes dont on ne cdnnôît pas bienla nature ni l’étenduë. Voici ce que Tavernier en dit fur lerapport de trois Marchands de ce Royaume qu’il a vûs,sunà Daca& les deux autres à Patna. C’étoient gens qui par-«loient peu,Sc tous trois étoient venus par leRoyaume d’A- «râcanquiest auMidi & auCouchant de celui deTipra,que <*lePegu borne aussi en partie auCouchant d’Hiver, à quoi “ils avoient employé environ quinZe journées. LeS voitu- "res de ceux du Pays font des bœufs & des cheveaux,comme dans les Indes, Sc ces chevaux font d’assez petitetaille, mais excellens. Le Roy & les Grands Seigneurs «vont en Pallexis, & ont leurs élefans qu’ils font instruirepour la guerre. Ils font fort sujets aux goitres,ce qui «*leur vient des mauvaises eaux. II n’y a rien dans ce Ro- uyaume qui soit propre aux Etrangers. 11 s’y trouve une "mine d’dr, mais d’un or fort bas, & de la foye qui est ufort grosse/Ces deux choies font le revenu du Roy. II ne
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