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Tome III. [P - Z.]
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j^iers habitans de F Afrique l’ont sondée , & qu’elle étoìctre mement peuplée autrefois, à cause de la fertilité desatîl P a gnes d’alentour. Ptolemée la met à 7. degrez zo.■nutes de longitude, & à 50. degrez ;o. minutes de lati-■p e * Josephe dit qu’anciennement on fappelloit T«f,de• ut > petit-fils de Noé,qui mena les Tuteiens dans la Mau-tante Tingitane. On ne voit plus maintenant que les rui-jj £S « Ce tte ville qui font fur le bord de f Océan , à quatree Ues de Mazagan du côté du Couchant. Quand les Portu-jpy s Prirent celle d’Azamor, celle-ci fe rendit par compo-p l0 n,& fur pendant quelque temps Tributaire du Roy deottugzi ; mais MuleyNacer, frere de Mahamet Oataz ,le°M^ C ^ eZ ' étant allé dans cette Province pour affranchirs Mahométans de la servitude des Chrétiens, en enlevaí ll ? les habitans , & on les plaça dans un petit bourg quioit defert à trois lieues de Fez, fans qu’on ait songé de-j, Is à repeupler cette ville. Les maisons & les tours ene °pt encore debout, & les Arabes cultivent le Pays en* u yant beaucoup de traverses de la garnison de Mazagan

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entre les villes Libi-Pheniciennes. *

. - ‘o. piace encoreij^ttiol, Description du Royaume de Maroc , tome 2. liy. z. ch. 55.■w 1 ITÁN. Iíle située fur la côte de la Provence , en Latinj insula. C’est Fune de celles qu’on appelle Hyeres.Onc - tr °uve à douze lieues de Toulon vers FO tient. Les An-lc ns la nommoient Hypsa 8 c Hypata.

p l rTANE. Ville ancienne de Grece dans la partie du^eioponefe, appellée Sicyoive . On voyoit autrefois danstte ville un Temple d’EfcuIape , dont la Statue étoitouverte d’une robe de laine & d’un manteau, en sorteJ u °n ne luy voyoit que le visage, les mains & la pointeg e spieds. Celle d’Hygiée fa fille, Déesse de la Santé, étoitm tellement couverte ou de fes habits ou des cheveuxles femmes s'étoient coupez pour les luy offrir, qu’onV( íit peine à lavoir. La Statue de Coronis étoit aufli dansern P^ e , Sc faite de bois. Les habitans la portoient danse semple de Minerve & l’adoroient-Ià, brûlant toutes lesintimes,à l a réservé des oiseaux qu’ils mettoient fur lesUte b. Quant aux Serpens consacrez à Esculape, les hom-j esn’osoient en approcher,& leur mettoient feulement•j,^ r viande à Fentrée du lieu où ils étoient. Proche de’tane on voyoit F Autel des Vents, où le Prêtre facrifioite Nuit toute les années, & faisoit certains misteres enl ll atre fosses qui leur étoient dédiées,chantant même quel-M es Vers magiques. Entre cette même ville & Sicyone,onr °Uvoit le Temple des Déesses nommées Sentes par lesg ureniens, & Rtmepides par les Sicyoniens. Ils leur facri-°ient tous les ans en certain jour des brebis pleines, dequ J aux Parques, dont les Autels étoient prés de-là.■^vity, Sicyome.

j, r IÎ ARESSUS. Fleuve de Grece dans la Thessalie,

‘ Rimé aujourd’huy T itarefo. U prend fa source au pied duj, ont Titare, & aprés avoir passé proche de lá ville dep r * a sil va fe jetterdans le fleuve Falampria,anciennementy etle e. Quelques Historiens ont écrit que 1e Falampria ney 111 point recevoir les eaux de Titarejfus , parce qu’ellesa ®^ n entdu Styx, & que les laissant couler quelque tempsp .dessusd e s siennes,il les rejette hors de son lit, & laur^ U prendre un autre cours. Le.Poëte Lucain ditau con-r l Ire stue le Titarejfus orgueilleux de sortir du Styx , fleuve^’Pefté même par les Dieux, dédaigne de mêler fes eauxy celles d’une riviere commune.r j 1THORA ou Tithorea, Ville ancienne de IaPhocidep ]., e naont Parnasse. Hérodote liv. 8- parle de la ville ap-P lee à»,située en cet endroit, & d’une cime du Parnassess es de cette ville nommée Ttthorea. Paufanias en fesPho-s’esi rapporte cette opinion d’Herodote, & dit qu’il‘ pu faire que cette ville venant à s_’augmenter & àq .^drejon luy apudonner le nom de fttborea. II ajoutey e de étoit éloignée de Delphes environ de quatre-SvlP àdes vers le Septentrion. Plutarque dans la Vie defit n. ra PP orte , en parlant de quelques troupes, qu’il lesMP ar mont Fâtnasse, & descendre jufqu’à un lieuér n ^ , qui n’étoit pas une si grande ville qu’elle a

cd e p u j s ce remps-là- II dit encore que ce n’étoit alors^ e p n Château bâti fur un rocher escarpéede tous cotez. *

tait 1 ANUS PORTUS. Les Anciens appelloient ainside l’ífle de Corse, & Ornano , riviere de laTrri e ’ stn’ils ont aussi nommée Titanus StPitdnus flavius.H n A, ICACA. Lac duPerou dans la Province de Collao.P a le pour le plus ample & le plus large de tous ceux de

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FAmerîqse, & il y a plusieurs bourgades situées fur fes ri-vages.Sa profondeur est tres grande en certains endroits,&lorsqu’il est agité,il éleve des flots pareils à ceuxde la mer»de sorte qu’on le prendroit pour un Golfe, quoy qu’il soitéloigné de quarante lieues de la mer du Sud, Le commen-cement de ce Lac est à quarante lieues de la ville de Cufco»II n’a, selon Acosta ,qu’un seul émissaire qui est fort pro-fond & assez étroit. Dans ce Lac sont plusieurs Iíles, où ilfe trouvoit autrefois quantité de plomb, que ceux du Paysappellent Tiqui, ce qui est cause que Gomara a nommé ceLac Tiquicaca. II nourrit deux sortes de poisson,Fune nom-mée fuchos par les Indiens,& l’autre Bog<íí,par les Espagnols»Le premier est le plus grand & d’un fort bon goût. * Laët »Indes Occid. li. 11. cb. 4. Voyez. Collao.

TITIUS FLUVIUS. Nom Latin de la riviere decbered,ou Karca , qui a son cours dans la Dalmatie.

TITUACIA ou T ttulcu. Ville ancienne des Carpetansen Espagne. II y a des Géographes qui prétendent que cesoit le bourg ou Village de la Nouvelle Castille, nomméXetefe. D’autres disent que c’est celuy de Rayona»

TITUL. Bourg de la haute Hongrie, en Latin T bifcuttUII est situé fur la Teisse un peu au dessus de son embouchu-re dans le Danube. C’est un lieu que les Impériaux avoientfortifié lors qu’ils en étoient les maîtres, & qui leUr fut prisd’assaut par les Turcs au mois de Septembre 1695.* Maty»

TITUS FLb VIUS. Riviere qui a été connue des An-ciens fous ce nom. Quelques Géographes croyent que c’estcelle de T rteu , qui coule dans la Bretagne ;& selon d’autresc’est le Cotiefnon.

TIVE. Riviere de l’Ecósse Méridionale. Elle arrose kProvince de Tivedail, qu’elle divise en deux parties, &: vafe jetterdans la Twede, vis-à-vis de Kelfo.

TIVEDAIL ou Tiviotdail. Province del’Ecosse Méridio-nale , appellée ainsi de la riviere de Tive, en Latin Teviotïn& Ttveotta. Sa longueur est à peu prés de douze lieues, & sirmoyenne largeur de cinq.C’estun petit Pays resserré entreles Provinces de Twedail&de Merche , & le Comté deNorthumberland. Ses habitans font estimez bons Soldats,La fidélité avec laquelle ils ont servi les Rois d’Ecosse dansles guerres qu’ils ont euës avec FAngleterre, leur en a saieobtenir de beaux Privilèges. Cette Province est presqueenvironnée de montagnes,la plûpart inaccessibles. On ytrouve les villes de Jedburg &de Roubourg. * Audissret,Geogr. anc. & mod. Tonte i_

TIVÍS. Riviere d’Angleterre dans le Pays de Galles, enLatin Tibins ,Tybm 8 c Tutrobius. Elle coule dans le Comté deCardigan, & aprés avoir lavé les murailles de la ville de cenom ,elle fe décharge dans la mer d’Irlande. *Maty, Dift*

TIULIT. Ville d’Afrique dans la Province de Fez. Lesieur de la Croix dans son Histoire d’Afrique la nommeTitulit. Elle est ancienne , & a été bâtie par les Romainsfur le sommet de la montagne appellée Zarhon. Les mursdont elle est fermée font faits de pierres de taille , & on rplus de deux lieues de circuit. Cette ville ayant été dé-truite d’abord par ceux de Mequinez, Idris, pere du pre-mier Fondateur de Fez la rétablit, & en fit la capitale detoute la Province qu’on appelloit alors B ulibile. Aprésqu’on eut bâti la ville de Fez , & que la puissance de cesPrinces fut venue fur le déclin , celle-cy perdit beaucoupde fa premiere splendeur, & enfin le Roy Joseph de la racedes Aimoravidesl’ayant détruite, elle ne s’est point repeu-plée depuis. Les Azuagues fe répandirent par toute cettemontagne , où ils fe font établis en divers endroits, deforte qu’il ne reste plus de la ville de Tiulit que quinze ouvingt maisons autour de la Mosquée, où demeurent quel-ques Alfaquis, pour honorer un Tombeau qui est en gran-de vénération parmi ces Barbares, & où 1 on vient en pè-lerinage de tous les cotez de la Mauritanie. Ce Tombeaupasse pour être celuy du premier Idris. Au milieu de laville,on voit deux belles fontaines qui descendent dansleSvallées où les Azuagues ont leurs habitations. * Marmol,Tome 2. liv. 4. cb. 29.

TIVOLI. Ville d’Italie dans la Campagne de Rome, ìseize milles de la ville de ce nom , à douze de Frafcati, 8 cà pareille distance de Palestrine. La bonté de son air, lafertilité de son terroir, & son agréable situation , y ont at-tiré de tout temps un grand Peuple, comme on le peut re-marquer par les ruines des bâtimens & des jardins, que letems & les guerres ont détruits peu à peu.Qnpique FEgliseCathédrale dédiée à S. Etienne soit petite,elle est embelliede peintures & en bon état. Les Grecs ont été les premiers