TLA
T L
T LACOLLULA. Riviere de la Nouvelle Espagne quiarrose le Diocèse de Guaxaca. Elle a íà source auprèse Chilsi z tlavaca, & ne porte point de navires íi ce n’esteux lieues au dessus de Tendrait où elle mêle ses eauxVec celle d’Ometepec, ce quelle fait cinq lieues avant4Ue cette derniere riviere se décharge dans la mer auPorte Tecuanapa.*Laët, Descr.des indes Occd. hv. 5 . cb. iz.
jLACOMAMA. Riviere de l’Amerique dans la Nou-fhe Espagne. Elle naît des montagnes d’Atoyaque &Mfiugan , à quinze lieues de la mer, & devient presquen Ij'tdt capable de porter de petits vaisseaux. Son coursj doux & paisible par plusieurs bourgades d’Indiens, d’oùe fe va rendre dans la riviere d’Ometepec , cinq lieuesd dessus de son embouchûre. * Laët, Descr. des Indes Occid./îv J. chap. 21. J
- *LAPA. Bourgade de la Nouvelle Espagne dansIeMe-í lc lue. Elle est voisine de plusieurs autres qui font vers le, a de la ville Métropolitaine, & n’en est séparée que par, c sort hautes collines & de profondes vallées abondantesjd froment, & riches en veines d or. Les habitans payent, dr tribut de ce qu’ils en peuvent amasser. *Lact, Dejcnpt.es indes Occid. hv. 5. chap ;.
j e ft-AXCALLAN. Ville de la Nouvelle Espagne dansIndes Occidentales. On luy a donné ce nom, qui veutbienfaits à cause qu’il s'y recueille plus dey . e d qssils appellent Centh, que dans toutes les autres Pro-j ’dces voisines. Cette ville étoit autrefois nommée Texcal-'*’? > qui lignifie une Vallée entre deux montagnes. C’estla p fl Ue h^ët appelle Tlafcala, en faisant la deícription deI tovince de ce même nom. Elle est située sur le bord
d',
r dne riviere qui sortant de la montagne Atlancapetec ar-.°,‘ e la plus grande partie de la Province, d’où elle va fe•jffuarger dansla mer parZacatullan.il y a dans la ville deq ax callan quatre belles rues qu’on nomme T epet>epac,a Cot 'lulco, Tiuaclan & Qjaabmt-dan. La premiere de ces ruesr P ri s le nom de fa situation fur un coteau éloigné d’enví-t d demi-lieuë de la riviere , Tepeticpac voulant dire Cô-« a d* Ce fut là que Ton commença la premiere habitation,r 1 ° n y choisit un lieu éminent à cause des guerres. La^ c °nde rue est fur le côté de la montagne vers la riviere,ou la nomma Ocotdulco, ce qui signifie un plant de pom-c es de pin , à cause qu’il y avoit plusieurs de ces arbres enj a 1 e udr°it-là dans le temps qu’on la bâtit. Cette rue étoitdt? • habitée de toute la ville, & Ton y voyoit la placev u principal Marché appellée T ianqt;intz,tli où Ton alloitudre & acheter toute forte de denrées. La troisième ruë
ouimée Tiz.atlan , parce qu’il y avoit beaucoup dc chaux^ Oc craye, étoit dans la plaine fur le bord de la riviere,c °n appelloit la quatrième j Qwahwtz,lan par rapport auxy * sciées de cette riviere , mais depuis que les Espagnolslis °r t Venus > tous les bâtimens ont été changez & embel-li" Maison dc Ville & quelques autres édifices publicsc dans la plaine fur le bord de la riviere. Les ruës d’O-e mlco Sc de Tixatlan font aujourd’huy les plus habi-5 a j S * U y a dans la premiere un Couvent de Religieux de^ or Prançois, qui ont une fort belle Eglise, de laqueller> a Pfodent environ cinquante Indiens, tous Chantres, Or^Oistes, Joueurs d’ínstrumens de Musique , de haut bois]• e trompettes qui assistent ordinairement à la Messe , oùti e v * ent admirer leur íimphonie. Dans les ruës de Tepe-l e & de Qujahuitzlan, il n'y a que deux Chapelles oùn,, ^cligicux de ce Couvent celebrent la Messe tous les Di-‘iches & les jours de Fête.
r j ville étoit gouvernée par les plus nobles & les plusToit ^ habitans. Le Gouvernement d’un seul leur parois-hai ■ t ' rann iq ie , & c'étoit ce qui leur avoit donne de laqu 116 P OUr Montezuma. En temps de guerre ils avoientdç1 tre .^pitaines, qui gouvernoient chacun une des ruesV 0 : a „ v hie. Ils choilissoient entre ces quatre celuyqui de-l u ®Jre leur Généralissime , & celuy-là avoit encore fous
Es r a r ai Jtres Gentilshommes qui étoient tous Capitaines.q ll a hhient porter leur étendard à la queuë de l’armée, &heu s>a gissoit de donner bataille, ils le plaçoient en un
r Cn , ou h pût être vû de tout le monde , & ceiuy qui ne seà U n ° lt P as incontinent fous son Officier , étoit condamnequ'ik atnen de. Sur cet étendard il y avoit deux fléchésb euv reve raient comme des Reliques de leurs ancêtres.
Soldats braves & du nombre des anciens Ca-
lu.
TLA
pîtaìnes êtoìent chargez de le porter, ils observoíent encela uneespece de superstition. Pour connoîrre si le suc-cez du combat leur ferait heureux ou malheureux* ils tí*raient une de ces flèches contre le premier de leurs enne-mis qu’ils rencontraient, & si la flèche le tùoit ou le bles-foit ils sc tenoient asseurez de la victoire, croyant qu’"sscroient vaincus si le contraire arrivoit. La Province oliSeigneurie deTlaxcallan avoit soussoy vingt-huit villa-ges ou bourgades qui renfermoient cent cinquante milleChefs de famille. Leur Dieu principal étoit cam ixtfo ou.Mixcovatl, &ií avoit son Tempíedanslá rued’Ocotelulco»On luy facrisioit tous les ans tout au moins huit cens per-sonnes. Comme ils étoient fort portez à l’yvrognerie, ìliavoient aussi un Dieu pour le vin,& ilslenommoientQme-tìchtli. Ceiuy de l'eau étoit appeilé Matealcucie , d’unemontagne de ce nom qui est à deux lieuës de la ville ,&fur laquelle il y a toujours de la neige. On Tappelîe pré-sentement la Montagne de Sa nt Bartbelemi, Elle est ronde*& a six mille pas de hauteur , Accent quarante milles détour. On parle trais Langues différentes dansTlaxcallan»La premiere, qui est le langage dc la Cour & le principalde tout le Pays de Mexique ,est appellée NahuaM, 8 c la. se-conde Otoncir. On sc sert ordinairement de celle-là dansles villages, mais Ton ne parle Ptmmer que dans une feuleruë. Ce langage est le plus grossier de tous. La ville est au-jourd’huy habitée par des Espagnols & des Indiens mêlezensemble. C’est le Siégé d’un Président ou principal Offi-cier de Justice qu’on envoye d’Espagne de trois en troisans. Ilsl’appellent Alcalde Maj r. Son pouvoir s'étend danstoutes les villes & bourgades qui font à vingt lieuës auxenvirons. 11 en nomme d’autres tous les ans appeliez Alcal-d.-s, Uegtdors 8c Alguaz.ils.Ce íbnt des Officiers supérieurs &inférieurs qu’il tient en bride, & qui luy font nécessairespour Tadministration de la Justice. II y avoit ancienne-ment, commeily a encore aujourd’huy, une fort bonnepolice dans la ville & diverses sortes d’Artisans. On ytrouve des Orfèvres, des Plumassiers , des Barbiers, deîEtuvistes& des Potiers qui font de tres-belle vaisselle dcterre. Ils ont plusieurs Places où ils tiennent le Marché.Celle du plus grand abord est dans la ruë d’Ocotelulco*Elle étoit autrefois si renommée, qu’on y voyoit venir enun jour plus de vingt mille personnes pour acheter & ven-dre en troquant, parce que Targent monnoyé n’étoit pointencore alors en uíàge parmi eux. * Thomas Gage, 'NouvelleRelation des Indes Occid.i.part. ch. 11.
La Province de Tlafcala, scion Laet liv. j. ch. t 6 . avoitanciennement cinquante lieuës d’étenduë, St fa ville prin^-cipalc étoit bâtie en un lieu extrêmement fort, environ àvingt degrez au Nord de la Ligne, en une montagne entre-coupée de rochers, d’où elle lut nommée Tiaxcala , qu’onchangea depuis en Tl.ifcala, qui signifie Lieu de pain , poufl’abondance du mays & de la quantité de vivres que lescollines exposées au Soleil & les vallées humides fournif-íòient. II y avoit dans ces vallées une bourgade appelléeOcotevilco , où les Espagnols s’étoient placez au commence-ment , afin de pouvoir être plus aisément défendus de Ma-xicatzin leur ami, qui commandoit à tout Ce Pays; maisquand ils fe virent en repos, ils descendirent aux bords dela riviere de Zahuatl, pour avoir plus de facilité à appren-dre aux Naturels les principes de la Religion Chrétienne»& commencerent à y bâtir des maisons à la maniéré d’Es-pagne. Ces Naturels vivoient autrefois épars , ou dansquelques maisons entrecoupées de sentiers étroits & tor-tus. La plupart de ces maisons étoient faites de gazons »quelques-unes de bois , & peu de pierres, mais toutesavoient de fort grandes chambres. Ils imitent aujourd’huila maniéré de bâtir des Espagnols. Quoy que la tempéra-ture de ces Régions soit telle que plusieurs des habitans yaillent nuds, il y a néanmoins un endroit qui décline quel-que peu plus vers le Nord,& qui est plus froid que ne son tles autres. Cet espace de Pays long de dix lieuës & largede quatre, s’étend de l’Est à TOiiert, & est rempli de plu-sieurs bourgades. Vers le Nord il est couvert de hautesmontagnes continués, qui rasent les limites de cette Pro-vince presque par tout. II n’y en a point de plus hautesdans toute la Nouvelle Espagne. Elles ont à peu prés huitlieuës de largeur, & font lì droites qu’on ne les peut habi-ter en plusieurs endroits. Ces montagnes qui divisent lePays en Régions chaudes & en temperees, &aprés lesquel-les on descend insensiblement dans une plaine qui s’étendjuíqil au Golfe de Mexique, sont couvertes de divers
H hhh