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riviere de Nabaost , à six lieues de Lena vers ì’Orient, & àsept de Santaren. On tient qu’elle s’est aggrandie des ruinesde l’ancienne N abantium, & il y a des Géographes qui laprennent pour celle qu’ils nommoient Tancubi. Tamara huitcens habitans ; deux Paroisses; une Eglise Collégiale ; troisConvens de Religieux ; deux de Religieuses,& fa Juridic-tion s’étend fur quarante-huit bourgs ou villages. Elie aauíïì le privilège d’envoyer des Députez aux Etats. * Descr.Sumaria del Rtyno de Portugal.
TOMBELAINE. Petite Iûe ou rocher qu’on trouvefur la côte de la Normandie dans un petit Golfe, entreAvranches & Saint Malo,en Latin Tombeíina. Cette Iíle &celle de Saint Michel font tous les jours Terre-ferme &Isles,selon que la marée croît ou décroît. Les Auteurs La-tins les nomment toutes deux ensemble Ai duos Tumbas. LesAbbez Réguliers du mont S.Michel a voient fait construirefurie sommet du rocher deTombelaine une belleChapelle,accompagnée de lieux réguliers avec un jardin,des citernes,& les autres choses nécessaires pour une Communauté dedix ou douze Religieux qu’ils y entretenoient sous un Pré-vôt ou Prieur. On fit fortifier ce même rocher pendant les.guerres des François contre les Anglois sous les Rois Char-les V. Charles VI. & Charles VII. Les ouvrages qu’on y•avoit faits en ce temps-ià ont été détruits par les ordres deLouis le Grand, & on a uni le Monastère au Mont SaintMichel.
TOMBUT ou Tongubutu. Royaume d’Afrique dans laNigritie, en Latin Tombutum Regnum. II a son étendue entreceux des Agadez à l’Orient ;des Mandinguesau Midy ; deGenehoa 8c de Gualata à l’Occident ; & le Defert de Zan-haga du côté du Nord, & ne dépend que de son propre■Roy, qui est encore Maître de quelques Etats voisins. Ce•Prince se qualifie Empereur de Melli, 8c a pour sa garde■ordinaire trois mille chevaux & un grand nombre de gensde pied. Ses plus grandes richesses consistent en de groslingots,dont quelques-uns pèsent plus de treize cens livres.•II tire tribut des Royaumes de Gualata, de Cano, de Casi-lène 8c de Zegzeg. Guber & Melli, & le Roy d’Agadez,quiest son Vassal, luy payent quinze cens ducats par an. On apour luy un si grand respect , que ceux qui luy parlent lapremiere fois, se prosternent contre terre, & jettent de la
} >oussiere sur leur tête 8c sur leurs épaules,avant que deuy rien dire de ce qu’ils ont à luy proposer. Le Royaumede Tombut a pris son nom de fa ville capitale,appellée aussi-T ombut. Elle est à cinq ou six lieues de la riviere de Senega,vers les frontières de Gambea, à cent trente milles au des-sus de Genehoa du côté de l’Orient, à trois cens cinquantelieues de Maroc au Midy, & fut bâtie fan 1221. par le RoyMenfé Soliman, environ à quatre lieues d’un bras du Ni-ger, & à deux cens cinquante de Darha & de Segelmesse.Les maisons qui autrefois étoient magnifiques, ne sont pré-sentement que de bois,couvertes de paille & enduites deterre grasse. II y a pourtant une Mosquée construite depierres de taille, ainsi qu’un Palais, par un Maçon de Gre-nade. A quatre lieues de Tombut est une autre ville appel-lée Cabra. Les autres lieux principaux sont Sulla, Berissa ,Guegneve -, Caragoli & Cassali. La Contrée est fertileen millet, en bled & en orge. II y a quantité de puits &-de fontaines, & le bétail s’y trouve en telle abondance,que le lait & le beurre y sont fort communs. Le sel y estextrêmement cher. II vient des Salines de Teguza,qui font•à cent soixante & dix lieues de Tombut. II n’y a pointd’autres chevaux dans cette Contrée que de petits bidets,dont les gens de condition fe fervent pour aller par la ville.Les bons chevaux viennent là de Barbarie , & quand ilsarrivent, le Roy prend ceux qui luy plaisent davantage, &les paye • fort bien. Les Marchands de Fez & de Marocfont fleurir la ville de Tombut par le commerce. Ils y ap-portent quantité de marchandises qu’ils échangent pour defor, que les habitans reçoivent de ceux de Mandigo. Ony voit plusieurs boutiques d’Artiíàns & de Marchands,dont le trafic est d’étoffes de coton. Leur manger ordinaire :est de la chair, du poisson, du lait & du beurre. Toutes les jfemmes, à l’exception des Esclaves, se couvrent le visagepar tout où elles vont.CcsNegres sont Mahométans,doux,civils & gais- Ils chantent 8c dansent au son de certains pe-tits tambours avec des sonnettes ont quantité d’Esela-ves de f un &del autre sexe. Leur monnoye n’est marquéed’aùcune Lettre. La plus haute qu’ils debitent consiste ende petites pieces de fin or. Le Roy entretient des gens doc-tes à ses dépens,* De la Croix , Relat. de f Astique , Tome 2, ,
TOMERLTÌ. Nom donné par les Latins 5 Saintville Episcopale de France dans le Languedoc , appelquelquefois Saint Pons de Temiers.lh la nomment aussi ía ntlSanfti Pontït Tomeriatuitì. ,
TOMES ou T omea. Ville ancienne,située au Midy d ^embouchures du Danube, fur le Pont-Euxin. Elle eu re ^nommée pour avoir été le lieu où le fameux Ovide fut envoyé en exil par l’ordre d’Auguste. Quelques Geograpu^croyent que l’ancienne Tomes est Constance. D’autres velent que ce soit Sabarie ; & Ciofanussprétend que c’est f 0ou Babba dans la Bulgarie, à cause qu’il s’y trouve un l> anommé Oyidhvo fefero , c’est-à-dire , Lac d’Ovide.
TOMOMIMES. Sauvages du Brésil dans le Gouverne-'ment de Spiritu Santo. C’est une Nation farouche se cruele. Leur principale bourgade est appellée Morogcgen . IB eont encore plusieurs dans leslfles de la riviere deParaeiy 3 *environnées de grandes pierres en façon de paux 8c munitpar derriere d’un rempart de terre ou de pierres. Lçjjmaisons font couvertes d’écorces d’arbres, & les m u rail ^font de pieux ou de cannes treillissées & faites fort P r0 ? r6 ^ment, en forte qu’ils peuvent tirer leurs flèches entre deu^cannes. Antoine Knivet Anglois , qui parle de ccs Sauv ages,dit qu’il fe trouva dans l’armée des Portugais,lors q u 'assiégèrent Morogegen. Elle étoit de cinq cens hommesleur Nation, & de trois mille Sauvages de leurs Allies-yTomomimes ïaiÇoìent de si rudes sorties fur eux, qu’il s jcontraignirent de fe retrancher, & d’envoyer chercher msecours à la ville de Spiritu Santo. Ces Sauvages fe teua>'fur leur rempart, ornez de plumes, 8c ayant le corps tewde rouge, les attaquoient tous les jours ,8c allumant un<-
petite roue embellie de plumes,qu’ils tournoient autour d
leur tête, ils les menaçoient en leur langage de les bru ede la même forte. Quand le secours fut venu , ils s’écoulcrent peu à peu de la bourgade, ce que leurs ennemis ay a °remarqué , ils se couvrirent de clayes faites de long uecannes, que les Portugais appellent Pannejfes , & approch e 'rent du rempart où ils firent brèche, aprés quoy ils entrerent furieux dans la bourgade,& il y eut prés de 1Ç 11mille des assiégez qui furent tuez ou pris. Les Portugaj srendirent encore maîtres de quelques autres bourgade *où les vieillards & les foibles furent tuez. On fit les autreesclaves, 8c tout le Pays de ces Sauvages fut ravagé penda 0sept jours. * Laët, Inies Occid. lib. 15. cb. 4. ,
TOMPOQUE. Ville de l’Amerique, située fur le bofd’un Lac de ce même nom, où l’on trouve quantité de p 01 "sons, & particulièrement de chevrettes. Aussi la plûp arde ses habitans sont-ils Pefcheurs. Aude-là du Lac on evoit une autre d’une grande étendue, dans lequel il y a l ’ nIste avec un bourg nommé Huningo ,dont la plupart des h*'bitans font aussi Pefcheurs, & s’exercent principalementprendre des chevrettes.Tls les font bouillir avec de l’eau yau sel dans de grandes chaudières faites exprès pour c e yIls les sèchent ensuite au Soleil, & aprés qu ils les ont empaquetées,ilsles envoyent dans toutes les bonnes villesPays, fur tout en Mexique , où l’on en fait beaucoup “cas, quoy que ce soit un manger fort maigre.* Damp ier>Suppl. des Voyages , z.part. ch. 5, »
TONCAT. Ville d’Aíie dans le Maurenahar. Eli- e»située au de-là des fleuves Gihon 8c Sihon, & les Geog ra ’phes Orientaux luy donnent les uns 89. & les autresdegrez de longitude ;mais tous unanimement luy en àost"nent 43. de latitude Septentrionale. Cette ville est d j 1grand commerce,& l’on y tient un Marché célébré, yville d’IlaK & celle de Schafch dont elle dépend, n’en s° npas fort éloignées. * Herbelot, Bibliothèque Orientale . .
TONDE ou Tondoxima. Petite Iíle du Japon, enL atITonda. Elle est prés de la côte Septentrionale de l’Ocm 0 »Contrée de l’Iste de Nypnon. * Maty, D1it.deH0H.v7 01 '
TONDERN ou Tonderen. Ville du Jutland en D a "marck dans le Duché de SlefwicK , en Latin T ondera. Eest à un mille de la côte de la mer du Nord, 8c à quatr-Ripen & d’Apenroa. Le Bailliage qui porte son nom,ahumilles de long & quatre de large. On l’a partagé en J? e n-Hardes ou Territoires,qu’on nomme Hoyers-Harde» / 0ders-FIarde, Flaux-Harde, Lundtofft-Harde,Karr'Har *
Boëh'ing-Harde, Wolding-Harde, Sylt-Harde & 0 ‘ te ^Harde, avec fisse d'Amroën. * Audiffret, Geogr. anc. & )ttl> *Tome 1.
TONGLOU ou Tonglieu. Petite ville de la Chine, ^pendante de Chicheu, l’une des quatorze capitales àfProvince de Nanxin. Elle est arrosée au Midy de la O vie