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Tome III. [P - Z.]
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T O R.

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0 JORR E PIGNATARRA. On appeìíe ainsi la Place- íut fancienne ville nommée Subaugufia , & ensuite Au~

S/m Helena. Cette ville étoit à fort peu de distance de°me, vers les confins cîe la Sabine.* Maty, Dift. de Holl.*701.

>, ^ORRE SEGURA. Bourg ou village d’Itaìie dans laa rche d’Àncone. II n’est séparé de celuy d’Àscoli queP îr la rivière de Fronro. Quelques-uns croyent que Torreòe 8 jff* est fancienne Truentum.

â . °RRES ou el Tlumen Santto. Petite riviere de la Sar-^’gne. Elle passe prés de Sassari» & va se jetter ensuite àar > Gavino, dans le petit Golfe appelle Porto Terres ou PortoMer. * Maty, Dift. de Ho//. 1701.

e j: GRRES VEDRAS. Bourg du Royaume de Portugal,

J? Latin Tums Veteres. II est situé à six lieues de Lisbonne duâk Nord, Sc pris pour fancienne Àrandis de Pcolemée,

, Ditt.de Hall. 1701.

\. * GR RIGLIA. Bourg de PEtat.de Genes avec titre dej. ar quisat. II est situé vers les confins du Tortonois,à deux7 e uësde Monte-Bruno vers le Couchant.* Maty^ Di£t. de*$*701. .

çAPRROELLA. Ville d’Efpagne dans la Catalogne. Ellej J- “tuée fur la riviere de Ter, d sept lieues de Gironne, *«y» Dia. de Holl. 1701.

t s ORSAÀS. Petite ville de Suede dans la Smalande, ena P n Torsa. Elle est située à la source d’une petite rivièreqp 1 porte son méme nom, à six lieues de Christianopol du°té de POccident. * Maty, Dttt. de Holl■ 1701.v, |ORSILA. Petite ville de Suede dans la Sudermanie,R est située fur le Lao Meler, entre la ville de Strengnes,eelle d’Arboga, à six ou sept lieues de Pune & de l’au-*re. * Maty, Dift. </« Ho//. 1701.

LORsoCK. Petite ville de Moscovie qui á un Veivode_. u Gouverneur. Elle est fortifiée de remparts & de baf->ons d e bois, & située fur la pente d’une colline, un peu9lgnée du grand chemin.

PORT A. Ifle de la mer Adriatique , que la plupart°niment T orcoU. Elle est située vers la partie Méridionalec elle de Lésina, & il y a tout à Pentóur beaucoup dei®ns Ports, Formez par de moindres Ifles, éloignées de^ orta du côté du Ponant, d’environ vingt milles. Ceslstesétendant en ligne parallèle par l’espace de cinq milles juf-^ a la sin de celle de Lezina , ont entre elles & cette Islewer large d’un mille & demi. * Davity > Lésina.

PORTÒNE. Ville d’Italie qui sert de frontière aujblanez , & qui est la plus considérable du Isortonois, en, atln Tortona & Dertona. Elle est située proche de la riviere^ e „Scrìvia, à huit milles des confins de l’Etât de Genes, à lajhcitie distance du Pô, & à dix d’Alexandrie. Cette ville estorte, & a pour défense une bonne Citadelle, qui fut bâtie1 11 *554. fur un coteau voisin. C’est un,Siégé d’Evêcbé fous, a Métropole de Milan. L’Empereur Frédéric Barberousseayant ruinée , ses habitans la rebâtirent quelque tempsa prés. Ce fut en ce lieu-là que Charles Vlll. Roy de Fran-c revenant de Naples,défit en bataille rangée les Vénitiensles Mdanois. Les François emporterent cette ville en* ,4 a * & elle fut reprise l’année suivante par les Espagnols.Mâty ,D/ff. de Holl, 170Í.

>, P O R T O NO IS. Contrée d’ttalie dans le Duché det ^ an , en Latin Dertonensts ager. Elle est entre le Pavesan,laa Umeline, l’Alexandrin & l’Etat de Genes. Tortone ent la Capitale, & on n’y volt d'autres lieux remarquablesCastel-Nuovo & Tortonese. * Maty, Dict. de Holl,l 7ot. J

j, TORTORETO. Ville de l’Abruzze Ultérieure dans levoyaume de Naples. Elle est située prés de la riviere de*-*brata.* Davity.

sOR roSE. Ville d’Efpagne dans la Principauté deN a talogne , à quatre lieues de la mer, & des frontières du7t°yaume deValence, à treize deTarragone,dont son Eve-ue est suffragant, & à quatorze de Lerida. Elle est situéeun coteau qui la fait paroître comme un theatre , & ene tste temps luy donne la vue fur la campagne voisine,* P a pk la riviere d’Ebre, parsemée de plusieurs petites Ifles.Uvtrorinécs de prairies qui luy sert de grand canal , & dea utre côté de larges fossez. II y a fur cette riviere unfe ra nd Pont de bateaux, dont Pentrée est défendue par un

s enannée

qui surfait en 1649. àn ress.psq sar eU x 1 aifendirent maîtres. Cette ville Put rep» 1 l Apres queJ a P r és.Pb n e l’appelle DemfaA Stiabo D J. reí f eHV ble L1 on a passé le Pont, on y entre par une Pot HT«me 11 L

un Arc cîe Triomphe, à cause de plusieurs éólô'mn'es dèmarbre & de quelques figures qui P embellissent. íl y a aitplus haut un fort Château quia tenu tres-long temps, & oùi’ón ne peut entrer que par esealade. Les murailles & lestours en font bâties de grosses pierre s de taille. II faut mon-ter ensuite la plus grande rue pour aller voir la Maison dèVille dans une Place St le College. *-Jouvin de Rochefort \Voyage d’Efpagne & de Portugal. , „

TORTQSE ou Tortouffe. Ville de la Syrie , atìtrefoigEpiscopale, & aujourd’huy presque toute ruinée, en LatinTortofa> anciennement Antaraduséc Ortbofia. Elle est situéefur la côte ,à, neuflieuës de Tripoli vers le Nord-, & tOucy est au jaurd’huy mazures. Ses murailles bâties de grossespierres font encore entieres en quelques endroits, & ac-compagnées d’espace en espace de plusieurs tours quar-tes. A peu de distance de la ville j On volt une grandeEglise que l’on dit avoir été bâtie par Sainte Marthe. Estéa aGuze piliers de chique côté , & de gtasdes voûtes pardessous, qui Cònduisentà des lieux souterrains. Cette belleEglise ne sert à présent qu’à retirer des bœufs & des buflefequi sont en fort grande quantité dans ce Pays, & qui fontle principal revenu du Bacha de Tripoli. La ville de Tor-tofe autrefois célébré a donné son nom à une petite Istéqui est vis-à-vis. Cette Ifle n’a tout au plus qu’un quartde lieuë de circuit, & l’on y voit tout à l’entour grandnombre de pierres les unes fur les autres, dont il y cn a quiont plus de trente pieds de long Se six de large à chaqueface, ce qui fait juger qu’elle a eu autrefois des édificestres-considérables. Toute petite qu’elle est on y trouvéune source d’eau vive fi abondante qu elle en fourniroit àtoute une atmée. II y a dix ou douze ans que les Corsairesy venOientfe rafraîchir, & s’y tenoient en croisière pontsurprendre les bâtimens Turcs qu’ils voyoient paroître, cequi obligea 1c Grand Seigneur d’y faire bâtir une Forte-resse. Elle est assez belle, & l’on y monte par un escalierde trois pieds de large & fans gardesoux. La porte est íibasse qu’il faut se baisser pour y entrer. Cette Forteresse aété construite sur la roche d’une sorme presque quarrée*avec plusieurs tours & un assez bon nombre de canons dèbronze. Sa garnison est ordinairement de cinquante hom-mes. L’Àga qui en est le Commandant a fait apporter dansFlste plusieurs Gazelles de la Terre-ferrrte, qui n’en estéloignée que de six milles. On y voit plusieurs figuiers &des oliviers,* Voyage dufiem Paul Lucas m Levant , Tome lichap. 18. d?" i9>

TORTUE, Ifle de l’Àmerique Septentrionale, l’uhedes Antilles, appellée ainsi, parce que de loin le somméedes montagnes dont elle est presque toute remplie ,repre-fente une Tortue, en Latin InfulaTejhdinis. Elle est sîtuéésous le vingt & unième degré dix minutes, au deça de laLigne, auNord de la grande Ifle de S. Domingue j dontelle n’est éloignée'que de trois quarts de lieuë. Cette pro-ximité est pour elle un avantage considérable, à cause deîcommoditez qu’elle en tire, particulièrement pour leSviandes, que les habitans des autres Ifles font contraintsd’acheter des Marchands François ou Hollandois dans lésMagasins ,au lieu que ceux qui habitent la Tortue n’ontque ce court trajet à faire pour avoir des bœufs, des mou-tons , des porcs & des chèvres. Cette Ifle a cinq cu si klieues de Pays fort uni & fort agréable j où les François sefont établis depuis l an 16.35. & où ils ont fait une Forte-resse la plus forte de toutes les Ifles Françoífcs. Entre plu-sieurs beaux havres qu’elle a, celuy que le Fort comman-de est si spacieux, qu’il peut contenir des flotes tres-coníì-derables. Le sol de cette Ifle est excellent j & les Hollan-dois n’estiment pas moins son tabac que celuy de Verine;Les cannes de sucre y viennent la moitié plus grossesqu’ailleurs. On y trouve quantité de belles rivières & dèsources d’eau vive. Celle qui soit du pied de la Forteresse»peut dés fa sortie faire moudre un moulin à sucre. Commecette Ifle que l’on tient avoir plus de trente lieues de cir-cuit, est plus élevée que les autres vers le Nord , la tempé-rature de l’air en est estimée plus douce,* Le P.duTertreiHistoire des Antilles , Tome z.

Quelques Voyageurs ont écrit qu’il y a pela d’eâu danscette Ifle, & que les habitans sont contraints de ramasserles eaux de pluye, ce qui est contraire à ce que rapporte lePere du Tertre, On y distingue six Quartiers, Ravoir laËasse-terre, Cayone, la Montagne, le MÏÏplantage , le Rin-got, & la pointe au Maçon. 11 y en a un septième nomméle C ampstem, qui p’ourroit être habité ; la terre y est assez

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