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Tome III. [P - Z.]
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^Dacie Mediterranée, & selon d’autrcselîe faisoit partieX' C j ^ ac * e Alpeft™. Les Alemans rappellent présentement“ndvorldem wa'dt ou Siebenburgen , & les Poionois siedmi-. ’ c fft-à-dire , Septem cafirenfis R ego, à cause que lesx °ns s y étant réfugiez aprés avoir été vaincus parl’Em-j ç er ^ Ur Charlemagne, y rirent d'abord bâtir sept villes , &Do autres Nations dont elle est peuplée , un pareild e r rs ' ^ cs Naturels du Pays la nomment en général Er-les Turcs Ersrí, & nous rappelions Tunjfylvunìc , àdu grand nombre de forêts & de montagnes dont elle'environnée. Quelques-uns la divisent par fes Comtez,les ç S autres P ar l es lrois fortes de Peuples qui Phabitent,Pa. - ^ons, les Siculiens & les Hongrois. Ces derniers font-Si' t! . cu lierement établis fur les bords de la Marifch. Lesa ^'deias qui font descendus des anciens Scythes ou Huns,yant été chassez de la Pannonie où ils s'étoient établis,^ angerent de nom pour fe dérober à la fureur des autrese ^hons déchaînées contre eux. Ils habitent la partie quij- 0 ntiguë à la Moldavie & à la Rallie nommée Siculie,-au/ CS ^ axons occupent le reste où son comprend entrecô s ' CS ^omté deNoeinerland, qui est au Septentrion duq * c de la Hongrie, & le quartier de Landvorldem waldt,eft 1 ^ au ^*di du côté de la Valaquie. L air de ce Paysest extremernen t intcmperé, & comme en Eté la chaleur yt er exce dive, le froid y est violent pendant l’Hiver. Lefro ° ls C 1 U ’ È fort fertile produit entre autres le meilleurFes d^urope aussi-bien que les plaines de Hongrie.f 0 Vlns c l ue Pon y recueille ne cedent guere non plus enta Ce & en délicatesse à ceux de ce Royaume , & fes mon-s 8 p* P r °duiscnt des mines d’or, d'argent, de fer & dePlu r r en t ’ re au ® un certain bitume , dont la partie las solide scrt à faire une cire brune propre à éclairertsc j 11 ?* 2 Ce He des abeilles. Les bois sont remplis de cerfs,cì-j airn „ s > d ours, de bustes Le de chevaux sauvages dont leson tra * ne jusqu'à terre. Les rivières y font auíli fort poif-d“ a | neu l" es » mais comme leurs eaux passent par des mines•PaR 11 ^ mercure J stui leur communiquent une qualitéJj o n f > elles ne font pas meilleures à boire que celles defeur r * e * H ^^0 a qui ont des grains d'or mêlez parmip et T stble. Les principales sont la Chrisio , le grand & levil/* ^ arïlos , & f Alt ou Olt. Cette Principauté a plusieurst»t CS rï° nt ^ es Pl us coníiderables font Aìbejule , Cromf-SepR^uscmbourg, Hermanstad, Medgies, Sebeste &

^ a Transsylvanie, demeure autrefois des Daces nom-Içj au trement Getes ouGepides, a été gouvernée dans■y^P.temiers temps par des Rois particuliers. L'Empereurb a ír-l ai Vl a subjugua, &de la domination des Romains, elleL a assez rapidement à celle desSarmates, desGots,desns à des Saxons. Saint Etienne, premier Roy de Hon-fu t p’. a conquit vers fan 1001. fur Giula son oncle, quieé e i ait Prisonnier dans cette guerre qu'il avoit commcn-sji ^'même en haine de la Religion Chrétienne que ceLj 0n ^oy professoit. Elle fut jointe depuis au Royaume deé t g JS r ‘e, & à quelques soûlevemens prés, elle a toujoursp ar pus sc commandement d’un Veivode ou Viceroy,t 0 j 1111 icfquels il y en a plusieurs fort célébrés dans l’Hif-Vp ' fur tout Etienne , qui pour sc venger de ce quest c \! s ^ u'avoit pas récompensé fes services dans la guerre§rj e a P^ es > fut le premier qui attira les T ures dans la Hon-tj an * Kan Corvin nommé Huniades , à cause qu'il étoit nét)ui Une ville de Transsylvanie appartenante à son pere,f ar P 0rto it ce nom , SzJeanZapoli, n’ont pas été moinsUx. Le nremipr sc rendit si redmirahle íiiiv Tnfirle!!<»<;.

Fe premier sc rendit si redoutable aux Infidelies,p 0l nt ugnalé contre eux en plusieurs occasions, qu’on rap-v 0 j e ssue les meresqui entendoient crier leurs enfans n’a-d e ^ nt Point de moyen plus feu r pour les faire taire quef°ti rf rneilacer âe l’arrivée d'Huniades,tant il avoit renduHw 9 01 formidable. Sa pieté fut égale à sc valeur. Prêt àgr a i r T tics blessures qu’il avoit reçues à la défense de Bel-ij Co e>1 f e St conduire dans FEglisc,où aprés s’êtrc conscilét etlo . tIîrtl unia & expira entre les bras des Prêtres qui le soû-Tr^'^j Jean Zapoli, Comte deScepuze, qui monta fur lenj er P e ~e Hongrie aprés la défaite de Louis II. est le der-sati t e T s Roisà qui la Transsylvanie ait obéi comme fai-a Préfc rt ' e ieur Royaume. Les démêlez qui survinrentHand r naort entre Isabelle fa veuve, & l'Archiduc Ferdj-ftian îT rere de l'Empereur Charles-Quint, attirèrent Soli-des a,,t Hongrie. Ce Sultan s'étant emparé de Bude occ *Pam/' e r^*^ es principales, laissa cette Province en Prin-a Isabelle , qui voyant que Ferdinand n obfervoit

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pas les conditions fous lesqùeiles elle avoit voulu la luiTe»mettre , en prit Ic gouvernement appuyée du Turc. JeanEtienne Sigifrnond , son sils, en fut ensuite reconnu pourSouverain , & il sc fit même couronner Roy de Hongrielorsque Ferdinand fut mort, ce qui excita entre l'Empe-reur Maximilien & lui une guerre qui sut cause qù'on luicéda par accommodement quelques Comtez de la HauteHongrie. Comme il n’avoit point d'enians, sc voyant sur-pris à’une maladie mortelle, il laissa la Transsylvanie parTestament à Maximilien. Les Grands du Pays rf osant sedonner à cet Empereur de peur dÙrriter le Turc, choisi-rent Etienne Battori, Hongrois d'origine, qui ayant étéélu Roy de Pologne peu de temps aprés, parla retraite deHenri deValois,depuisRoy de France fous le nom de Hen-ri III. remit l'Etat de Traníïylvanie à Christophle Battorison frere. Celui-ci euc pour Successeur Sigifrnond Battorison sils, qui rendit cetEtat entierement libre parla prisede toutes les villes dont les Infidelies s’ctoient emparez. LeCardinal Battori, à qui il avoit remis son Etat dans scsdernieres années, contre rengagement qu'il avoit pris avecl'Empereur Rodolphe, fut mal soutenu par Mahomet III.Ainsi sc défaite par Michel , Prince de Valaquie, ayantobligé Sigifrnond de reprendre le Gouvernement, celui-cicéda de nouveau la Transsylvanie à l'Empereur, & allamourir à Prague. Le prétexte de Religion ayant entraînédans ce temps-là les Transsylvains en une révolté genera-le , ceux qui ont depuis gouverné la Transsylvanie partiepar sélection des Etats & partie par le scul droit d'ufur-pation , ont eu recours pour fe maintenir, les uns au T ure,& les autres à l'Empereur, scion qu'ils ont efperé un plusfort appui de F une ou de l’autre Puiíïance. Les noms deces Princes font Etienne Boskay, Sigifrnond Ragoski, Ga-briel Battori, Bethlcn Gabor , George [Ragoski, ChimiJan os, & Michel Abafli, aprés la mort duquel la Tranílyl-vanie s'est vûë obligée dereconnoître le pouvoir de l'Em-pereur. On peut dire qu'en général les Transsylvains nesont pas moins belliqueux que remuans. Les Siculiens plusbarbares que les autres, ne font aucune distinction du No-ble &duRoturier. Les Saxons sont plus polis, & ont re-tenu les coutumes & la langue des anciens Alemans doncils sc disent issus. II n’y a que les Hongrois aVec qui ilss'accommodent peu, ne leur voulant point permettre debâtir dans leurs villes. La Religion est en une grande con-fusion parmi tous ces Peuples.Les uns font A riens,les autres. Anabaptistes, & d’autres Sociniens , Calvinistes & Luthé-riens. George B la n d ra ta , Médecin du Prince Jean de Sce-puze , l'entraîna dés sc jeunesse dans les erreurs du Luthé-ranisme. Denis Alexis que ce Médecin introduisit dans scCour, ne sc conduisant pas exactement fur scs ordres, micauprès du Prince un autre Docteur, appelle François Da-vid, qui de Luthérien le nt Calviniste , & lui enseigna en-suite la doctrine d’Arius. François Stancardo, autre Méde-cin Italien, contribua encore beaucoup à le pervertir,aprés quoy David étant monté en chaire en présence deJean deScepuze& des Etats assemblez à Segefwar , il prê-cha publiquement contre la Sainte Trinité , & contre laDivinité de Jestjs-Christ dans l’Eglisc de Saint Pierre decette ville. Une grande dispute s’étant élevée là-dessus en-tre ceux qui étoient infectez du Calvinisme &les Ariens,on assigna une assemblée à Waradin pour voir si on pour-roit les mettre d’accord. Le Prince ayant entendu les uns& les autres, fe déclara pour David, & comme s'ileuteuquelque droit de prononcer fur de semblables Controver-ses de Religion, son Jugement prévalut de telle forte, qu ele progrez de l’Arianifme furpasla celui de toutes les autressectes. Pour enseigner ces erreurs, on fit venir d’AlemagneJean Somer & Mathias Bolonois, à qui l'on donna la direc-tion d’un College qui fut établi à Claufembourg. Pa r cemoyen elles palferent de Traníïylvanie en Hongrie & enPologne. Etienne Battori, qui tâcha d'y rétablir la Reli-gion Catholique, fut tellement traversé dans ce desseinqu'il sc vit souvent contraint d’entendre la Messe dans deslieux secrets, où il alloit fous prétexte de chasser. Quandil eut un peu assermi son autorité, il fit venir des Million-naires de Rome^t de Vienne , & Christophle Battori sonfrere établit dans la même vûë des Jésuites à CJauíëm-bourg, ce qui rompit en quelque façon le cours de cesherelies- Sigifrnond Battori qui succéda à Christophle nefe montra pas si ferme que lui. Les hérétiques n'oferentpourtant rien entreprendre pendant la vie d’Etienne qu’onavoit élû Roy de Pologne ; mais dés qu’il fur mort, les