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Tome III. [P - Z.]
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dans îe Vestibule quelques passages de rÈCrkure-c ,nte stui sont comme les premiers avis qu’on donne àqui arrivent,& souvent même le$ plus longs entre-j- ens Qu'ils puissent avoir dans cette Maison, eù l’on peutre queles mu railles parlent 3c que les hommes ne disent£ c °*' On lit d'abord en entrant ces paroles de Jeremiedesr teS ^ Ur ^ P ortc du Cloître Sedtbit folitarm é’ tacebit. Au. i Us e ss ce passage de Job m mdulo meo moriar -, & ficutU- wultiflìcaho dics meos. A l’un des cotez de ce Vesti-.I l , e Elì écrit E legi ahjettus effe in dmo Dei nui , magis quambu/ f<tre *»T dbernMulit peccamum. Del’autre côtédu Vesti-r le on lit ces autres paroles Mehor est dûs una in mús tm> ‘ tT m dlÌA. Le Pere Prieur ou quelque autre Religieuxl ant Venu recevoir les nouveauxHôtes, qu'il sejuê' avec \o , â Ucoup d’humilité & de grandes prosternations , il lesa£ j lt P a sser dans le Cloître & les conduit à l'Eglise pour yc i ° re ^ te Saint Sacrement. Au retour ils entrent dans la 'a mbre ou dans la selle, & en attendant le repas un Reli-^*lit un „ Chapitre de l'Imitation. Ce qu on sert à lae’ ft' S . ^ôtes est pareil à ce qu’on donne aux Religieux,du »~ t ^ re * st u on niange que des mêmes legumes &p e r, m 5 m e pain, & qu on y boit du cidre comme au Re-. to ire. Les mets ordinaires font un potage, deux ou troists 3tS j - e ^g umes > & un plat d’œufs qui est la portion ex-p .^dinaire des Étrangers, car on ne leur sert point dej lllon j quoyque les étangs en soient sort remplis. Pen-pt tout le repas on continue à lire des Chapitres de l’I-Jui atl on, aprés quoy chacun se retire dans la chambre quicu ,. a ete destinée. Les Externesont un appartement parti-ier qui a vûë fur la cour, & n’entrent dans les Cloîtres£ < :.P ou J'aller à l’Eglise aux heures de l’Office. Cetteeíf k" - n a /* en de considérable que la sainteté du lieu. Ellebâtie d’une manière Gothique, &Ie bout du côté dup bœur semble represcnter la pouppe d’un vaisseau. Toutch' UV íi^ e en Lissier, & même contre les réglés de l’Ar-lecture. L'Eglise ne laisse pas d’avoir quelque chose^ u .Spste & de divin. Elle n’est ni trop sombre ni tropairee. Sa grandeur est de vingt-deux toises de long fur<ae lar S e ou environ. Les ailes qui tournent à l'en-ont deux toises3e largeur. Une haute balustrade quij c are l’Eglise en deux empêche que personne n’entre part ^ e sdu côté du Chœur. Dans la clôture de cette balus-j a ®e au dessous du Crucifix font deux Autels où l’on dit/ s Méfiés pour les hommes de dehors, qui demeurent au.as de l’Eglise où les femmes n’entrent point. 11 y a unes > appelle dans l’avant-cour où elles entendent la Messe qui/ di t les Dimanches & les Fêtes. La clôture qui estde-le Crucifix sert de Chœur pour les Freres Convers,e /ntre celle-là & le Chœur des Religieux, il y a un autred rf îsent lieu de Chœur pour les malades. Celuit es Religieux est garni de trente-six chaises hautes & dee ntebasses. L’Autel principal est fort simple, il n’y afo Ulî C ®utre-Àutel de pierre, où est taillé d’une maniérér t antique Nôtre-Seigneur en Croix-& les douze Apô-v es ‘ Pans le milieu de la plate-bande qui régné en haut,^ stui sert de frise, est representé un Autel avec du feu al-Ç/P5 & deux Anges prosternez des deux cotez. Au dessusÉil * í tTla S c de la Vierge dans toute fa hauteur, tenant sonvil? ^ Ur R bras gauche , & de la main droite un petit pa-l’a o? fous lequel est suspendu le Saint Sacrement, selonK nci .ep usage de l’Eglise. II n’y a sur l’Autel qu’un petit, Ucifix d’ébene, & aux deux exrrêmirez du contre-Aurelt plaques de bois, d’où sortent deux branshes qui por-* t deux cierges qu’on n’allume que pendant la Messe.

f ^ OUrs de Fêtes on met de doubles branches , & ainsiq de deux cierges il y en a quatre avec deux autrestti e 'Ut contre les piliers les plus proches, & qu’on allu-/ a ! Élévation. II n’y a ni chandeliers d’argent. ni d’au-i/!j lc bes Ornemens. Les Chasubles & les Paremens mê-/es Autels ne sont pas de soye.

Pri ° utes les actions de ces saints Anachorettes sont des

continuelles à Dieu. En Eté ils se couchent à huitrcs > & en Hiver à sept. Ils se Jevent la nuit à deuxjus/ 5 ' Pour aller à Matines, qui durent ordinairementa .S u atre heures & demie , parce qu’outre le grandìl s ds disent aussi celui de la Vierge, & entre les deuxs>j: r ° nt u ne Méditation de demi-heure. Les jours ou IE-pQa- ne s°íemnise la Fête d’aucun Saint, ils récitent encoreils ue?, c des Morts. Au sortir de Matines, fi c’est en Ete,ín'e . ^®bt s’aller reposer dans leurs cellules jusqu à 1 ri

» ai S rj-jj ver y 0nt une chambre commune

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proche cháùffbir , où chàcùn lit èn párfíduÚéh îeîPrêtres prennent dsordinaire ce terops-là pour dire îà.Messe. A cinq heáres & demie ik disent Prime > ' & V-ôhtensuite au Chapitre où ils font environ une demi-heurè^excepté certains jours où ils y demeurent plus long-tempsà entendre les Prédications que leur fait l’Abbé ôtt íëPrieur. Sur les sept heures ils vont travailler, c’est-à-dire>que chacun quittant son habit de dessus qu’il s appellentune Coule, & retroufiànt celui de dessous^ ils se mettent ífcfeuns à labourer la terre, les autres à la cribler, d’autreS àporter des pierres, chacún recevant fk tâche sanS ciroifir'Céqu’ils doivent faire. L’Abbé lui-même est lepreirsier nutravail, & s’employe souvent à ce qu’il y a de plus abjectvQ^iand le temps ne permet pas de sortir -, ils nettoyentl’Eglise, balayent ies Cloîtres , écurent la vaisselle s sontdes lessives, épluchent des legumes, & quelquefois ilxsont deux ou .trois affis contre terre les uns auprès dés àu-tres à ratisser des racines sens jamais parier ensemble. 11 y*a auíîì des lieux destinez à travailler à couvert où plusieursReligieux s’occupent, les uns à écrire des Livres d’Eglise,les autres à en relier, queiques-unsà des ouvrages de Me-nuiserie, d’autres à tóurner, & ainsi à disserens travaux bti-les, n’y ayant guere de choses nécessaires à là Maison & àleur usage qu’ils ne sellent eux-mêmes. Quand ils ont tra-vaillé une heure & demie, ils vont à l’Qfficé qui commen-ce à huit heures Sc demie. On dit Tierce -, Sc ensuite 1®Messe & Sexte, aprés quoy ils se retirent dans leuts çhàm-bres où ils Rappliquent à quelque lecture. Cela sait ilsvont chanter None , si ce n’est aux jours de jeûnes dé l’E-glise que l’Office est retardé 3c qu’on ne dit Norte qu’unpeu avant Midi. De là ils se rendent au Refectoite qui estsort grand. U y a Un long rang de tables de chaque côté »celle de l’Abbé est en face au milieu des autres, & con-tient les places de six ou sept personnes. 11 se met à ut*bout, ayant auprès de lui à fa main gauche le PrieUr, & -£se droite les Etrangers, lors qu’il yen a qui màhgent âuRéfectoire, ce qui arrive tres-rarement. Ces tables sontnuës& sens nappes, mais sort propres. Chaque Religieuxa se serviette, se tasse de faience, son couteau, se cuëillere& se fourchette de buis qui demeurent toûjours dans 1*même place. Ils ont devant eux du pain plus qu’ils ssenpeuvent manger ; un pot d’eau; uy autre pot d’enviròtichopine de Paris un peu plus qu’à moitic plein de cidre *parce que l’on garde pour leur collation ce qu’il en fail-droit pour achever de le remplir. Leur pain est fort bis 3 ègros, à cause qu’on ne fasse point la farine & qu’elle estseulement passée par le crible, ce qui fait que la plusgran-»de partie du son y demeure. On leur sert-un potage quessquefois aux herbes, d’autres fois aux pois ou aux lentilles^& ainsi differemment d’herbes 8c de legumes , maií tou-jours fans beurre & sens huile , avec deu)t petites portion*aux jours de jeûnes, sçavoir un petit plat de lentilles, Si ûtlautre d’épinars ou de fèves, ou de bou.'iie , ou de gruau-you des carottes, ou quelques autres racines selon la saison*Leurs sauces ordinaires sont faites avec du sel 8c de l’cailépaissie avec un peu de gruau, & quelquefois un peu delait. Au dessert on leur donne deux pommes ou deux poNres cuites ou crues. Aprés le repas ils rendent grâces àDieu, 8c vont achever leurs prières à l’Eglise, au sortir delaquelle ils sc retirent dans leurs cellules , où ils peuvents’appliquer à la lecture 8c à ’a contemplation. A une heureou environ ils retournent au travail, reprenant celui qu’il*ont quitté le matin ou cr, commençant un autre. Ce secondtravail dure encore une heure & demie » ou deux heuresquelquefois. La retraite étant sonnée chacun quitte sessabots, remet ses outils dans un lieu destiné à cela , reprendse coule , & se retire dans se chambre » où il lit & méditéjusqu’à Vêpres qu’on dit à quatre heures. A cinq heureson va au Réfectoire où chaque Religieux trouve pour secollation un morceau de pain de quatre onces , le reste dëfa chopine de cidre, avec deux poires ou deux pommes, ottquelques noix aux jeûnes de la Réglé ; mais aux jeûnes del’Eglise ils n’ont que deux onces de pain 8c une fois à boi-re. Les jours qu’ils ne jeûnent pas , on leur donne pourleur souper le reste de leur cidre , une portion dc racines,8c du pain comme à dîner, avec quelque pomme òu poireau dessert ; mais aussi dans ce premier repas on ne leur pré-sente qu’une portion de legumes avec leur potage. Quandils ne font que la colation un quart d’heure leur suffit , &il leur reste encore Une demi-heure pour se retirer, aprés{ laquelle ik so rendçnt dans le Chapitre où l’on fait la

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