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Tome III. [P - Z.]
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des montagnes couvertes de neiges y retid îe froid exttê-me en Hiver. Les autres lieux principaux font Bolfano-,Perfonoro ville fort peviplée»Newmarckt petite ville,Riva,Torbolo, Roveredo, Lodrone & Madrucz. Le mont deNansbergest de ce Pays ,quoyque les Comtes de Tirolsoient Seigneurs d’une partie. Le terroir des environs deTrente produit peu de grain, mais quantité de bon vin.Celuy de Bolfano produit aussi tant de vin , que feshabi-tansen soumissent aux Pays voisins. Quelques unS tien-nent le Trentin pour une Principauté libre, alliée toute-fois avec le Tirol. II est certain cependant qu’il reconnoîten partie l’Evêque de Trente , & en partie les Archiducsd’Autriche. Ce Pays aprés la domination des Romainsfut sujet aux Goths, ensuite aux Lombards, aprés quoy ildemeura fous FEmpire jusqu’à Venceflas qui le donna auPape Grégoire fan 1377. & enfin il vint au pouvoir de sonEvêque.* Magin. Leandro. Botero, Relat.

TREPORT. Bourg de France dans le Pays de Caux enNormandie, avec un Port de mer & une Abbaye de FOr-dre de Saint Benoît, en Latin vktrior Portus. II est situé àsix lieuës de Dieppe &d’Abbeville, trois quarts de lieueau dessous de la ville d’Eu, & séparé de la Picardie & duDiocèse csAmiens par le canal de la rivière de Brefle quise jette dans la mer en sortant du Port deTreport. LeQuay est pavé & tres-bien terrassé de bonnes pierres, & lecanal d’entrée est accompagné de deux longues jettées debois, afin que les grosses barques puissent aborder facile-ment. L’Eglife Paroissiale de ce bourg, tres-bien bâtie furle penchant de la côte, est dédiée à Saint Jacques.- Elle estd’une moyenne grandeur, assez belle, avec une Tour fur lePortail. Les cinq cul-de-lampes qui dépendent des travéesde la voûte de la Nef font tres-grands , & des plus beauxque l’on voye dans le Diocèse de Rouen. L’Eglife de l’A'b-baye consacrée à Saint Michel est bâtie vers le plus hautde la côte, ainsi que la Maison des Religieux. Le Chœurest grand, & un large Corridor y ïegne tout à l’entour.La croilee est assez vaste, mais la Nef a été détruite. CetteAbbaye fut fondée en 1036. par Robert Comte d’Eu, &reformée en 1 660. par les Bénédictins de la Congrégationde Saint Maur. Ramerus & Drego en ont été les premiersAbbez. Leshabitans deTreport s’occupent fort à la pes-che qui est aflez bonne à leur côte. Ils labourent aussi desterres, & les filles travaillent à la dentelle. Us vont à laville d’Eu pour la Justice, mais ils ont un Maire & deuxEchevins pour la Police. La grande rue de ce bourg estvaste & bien pavée. On y voit plusieurs Hôtelleries, & ily a une douzaine de Chassemarées qui voiturent du pois-son à Paris. On y tient Marché le Mardi &le Samedi, &une Foire à la Saint Michel.* Mémoires dressez, furies lieux enI702.

TREPTOW, Petite ville de la Pomeranie Ducale, enLatin Tnptovia. Elie est dans le Duché propre de Pome-iranie fur la Rega prés de son embouchure dans la merBaltique,trois lieuës au dessous de la ville de’Greissenberg.

11 y a dans la Pomeranie une autre ville de Treptaiv. Elleest fur la riviere deTollensch, à quinze lieuës de Stral-zund du côté du Sud. Cette ville qui est défendue par uneCitadelle, a été autrefois plus considérable qu elle n’estprésentement. LesAlemansrappellent OudtTreptow , c’est-à-dire,//* Vieille Treptow, pour la distinguer de l’autre qu’ilsnomment N iew.Treptow. * Maty, d ici. de Uoll. 1701.

TRERO. Petite rivière d’italie qui a Ion cours dans laCampagne de Rome , en Latin Trerus. Elle naît proched’Anagni, & coulant de là au Levant d’Hiver du côté deFronsinone & Ceperano, elle se grossit des eaux de la ri-viere de Cola & de quelques autres, aprés quoy elle va serendre dans le Carigliano à l’Iíòlctta , au dessus de PonteCorro qu’on trouve aux frontières du Royaume de Na-ples. Cette riviere est aussi appellée Qmme-

TRES CAS/ïs. Les Latins donnent ce nom à T reta ouTrecato, bourg du Mìlanez , qu’ils appellent aussi Tenatum.

TRES-TABERN^E. Ville ancienne duLatium, donton ne voit plus aujourd’huy que les ruines. Elles font dansla Campagne de Rome, prés du bourg de Cisterna & de laPalu Poutine, & portent le nom de T te Tab'erne. Cette villes eu un Evêché qu’on a transféré à Velitri. Les Chrétiensde Rome vinrent juíqu’en ce lieu-là qui n’en est éloignéque de sept lieuës-au devant de Saint Paul que l’on menoitprisonnier- * Maty -, Diíï. de Uoll. 1701.

TRESEN. Bourg de Suede dans la Sudermanie, avecsin Port, en Latin Treft. 11 est situé fur la côte de la mer

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Baltique, à dix lieuës de Stokholm vers l’Occidentdional.*Maty, Difî.deHoll. 1701. .

TRESMES. Bourg de France dans la Champagne, aV .titre de Duché, en Latin Trama & Tre/ma. II est situe a trolieuës de Meaux vers le Nord. * Maty, Dtft. de Holl. i7 0ï ‘.

Le TRESOR. Abbaye de Bernardines dansleVe*'Normand, Diocèse de Rouen. Elle est située fur la 1rcisse de Bus, à deux lieuës de Saint Clair fur Epte &Vernon, prés de Baudemont. L’Eglife de cette Abbaye sassez grande ,& les bâtimensdu Monastère sort commuaSc fort logeables font dans un enclos tres vaste & & 1 'planté au pied d’une côte,le tout à quelque distance demaisons de la Paroisse de Bus, dont l’Eglife consttul ^prés du Château ou Maison Seigneuriale flanquée detre bonnes tours aux quatre angles, porte le titre de Ntre-Dame. * Mémoires manuscrits. ,

TRETHYMIROW ou Tecbtimirow. Petite villePologne dans la Basse Volhinie, en Latin Tretbytnirovid ^Tecbtnnírovia. Elle est située fur le Boristhene, dix oulieuës au dessous de Kiovie. Etienne Battori , Roy de 1logne, donna cette ville aux Cosaques pour être leur P| ad’armes & le Siégé de leur Conseil de guerre ôc de I eGeneral. Elle leur fut ensuite ôtée par les Polonois,aprés plusieurs guerres qui ont duré sort long-temps > ,Cosaques en sont demeurez les maîtres. * Maty, P'd-Holl. 1701. , ,

TREVA. Ville ancienne d’Alemagne dont Ptolemee ^fait mention. Quelques Géographes disent que c’t»ville de Travemunde dans la Basse Saxe, & d’autres p r ®^tendent que ce soit Lubeck. 11 y en a même qui croys".qu’elle n’a jamais été, & que Ptolemée a pris Treva , ‘Tétoit l’un des noms de la riviere de f rave, pour celui d mville. ■ . r

TREVENTINUM. Les Auteurs Latins appellent awTrivento, petite ville Episcopale du Royaume deNapk S ’/TREVES. Ville d’Alemagne capitale de l’Archevecde ce nom, située fur la Moselle, à treize lieuës deà dix-fept de Maicnce & de Cologne. Efle'est assez g raIld ’mais peu forte & peu habitée. Si l’on s’en rapporte à M ss ^dition du Pays. Trebet, fils de Ninus, fuyant FamourJ 11cestueux de Sémiramis fa mere,en jetta les fondemens 1du monde 695. mais cette fondation n’a aucune vrai-feblance. Cette ville s’appelloit anciennement Trevtris , 7Tréviriens qui l’habitoient, & aprés qu’Auguste l’eut egée en Métropole de la Belgique seconde, elle prit enhonneur le nom d ’Augusta. Trevirorum. Maxime y établitSiégé de son Empire. Les François.la prirent fan 41F* 0 (l’Etnpire d’Honorius. Attila la ruina lan 451. Dix-sep ta . saprés le Roy Childeric f emporta d’assaut, & fan 88r-Normans y exercèrent de grandes cruautez. Lede f Eglise Cathédrale est composé de seize Chanoinespitulaires & de vingt-quatre Domiciliez. II y a dix Dig”tez, sçavoir le Prévôt, le Doyen, le Tresorier, le Chants’l’Ecolastre, le grand Archidiacre, Sc les ArchidiacresDietKÌrch,de Cardone,deLonguion & deTholey. Les cipremières font électives, & les cinq autres à la nominaU^de f Archevêque , qui a pour fuffragans les Evêques.Mets, de Toul & de Verdun. Le Chapitre fe maint 1 ^inviolablement dans la coutume de n’y admettre auC 0 „Prince ni même aucun Comte. Outre la Cathédrale,compte dàns Trêves quatre Eglises Collégiales, cinq .roisses, les Abbayes de Saint.Martin Sc de Saint Maxirp 1 ’& diverses Maisons Religieuses de f un Sc de f autre I eLes Empereurs de la Maison de Saxé ayant soumis ceville aux Archevêques de Trêves, ceux de la Mais 00Franconie l’affranchirent de leur domination , &dirent la liberté. Les Archevêques s’y opposèrent, }diffèrent fit naître de grandes contestations entre eux &habitans. Selon les prétentions des Archevêques, c eville leur devoir le ferment de fidélité, la Jurifdicti 00appartenoit, & c’étoit à eux d’établir les Magistrats,mettre les Impositions, de garder les clefs des Portes^*de rendre la Justice criminelle , à quoy ceux de T} e ^opposoienr les concessions des Empereurs de la Masth"^Franconie, confirmées par ceux de la Maison de 8u aEnfin Jacques d’Elz, Electeur de Trêves , résolut: deréduire par la force. II assiégea la ville en 1569. & 1 .

reur Maximilien II. & les Electeurs s’étant entremP , gf accommodement, il fut arrêté que ce Prince leverMsiège, qu’il entreroit dans la ville avec quelques troup^qu on y logeroit i’Etat Major & fa garde, Sc qu’à 1 ^