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Mignard. Jean Passerat né vers Tan i529.avoit étudié IeDroitàBourgessousCujas, 5 ísjccedaàPierreRamusdans la Chai-re <l'Eloquence à Paris. II vieillit dans cet emploi,publiadivers Ouvrages qui furent extrêmement recherchez , 6 caugmenta considérablement le Dictionnaire de Calepin.Palferat n’avoit qu'un œil, & étoit d’une humeur sort en-jouée. II mourut de paralysie l'an 1602. & fut enterré auxDominicains de la rue Saint Jacques, où l’on peut voir sonTombeau.
Nicolas Cauílìn né l’an 1570. entra parmi les Jésuites en1596. II enseigna avec beaucoup de succès dans plusieurs deleurs Colleges,& la réputation qu’il s’acquit eníuite parses Prédications,le fit choisir pour être Cou se sieur d u RoyLouis XIII. Sa probité le rendoit fortrecommandable.il acomposé divers Ouvrages, entre lesquels la Cour Saintes, étéfort estimée. II mourut le 2. de Juillet 1651.
Pierre Pithou, l’un des plus habiles hommes de son sié-cle,ne fut inferieur ni àTurnebeni à Cujas,qui luy avoientété donnez pour Maîtres. Le Roy Henry III. le créa Pro-cureur General dans la Chambre de Justice de Guyenne en1582. Depuis ce temps-la il travailla avec zele pour la ré-duction de Paris fous l’obéïssance du Roy Henry IV. &mourut à Nogent-sur-Seine le 1. de Novembre 1596.
François Pithou sou frere né l’an 1544. fit de grandesdécouvertes dans le Droit & dans les belles Lettres. Ce futluy qui trouva le manuscrit des fables de Phedre, qu’il en-voya à son frere , avec lequel il le publia pour la premierefois. II passa la plus grande partie de sa vie à faire revivreles anciens Auteurs, soit en les corrigeant, soit en les il-lustrant par des notes tres-sçavantes & tres-curieuses, & ilétoit occupé à faire imprimer les íragmensde l’HistoiredeSaint Hilaire Evêque de Poitiers,lors qu’il fut surpris d’unemaladie qui l’emporta le 7. de Février 1621. dans là 78.année.
Pierre Mignard, que son sublime talent pour la peinturea rendu si renommé , naquit au mois de Novembre 1610.Sc fut mis sous la conduite de M. Voiiet, premier Peintredu Roy , homme alors d’une grande réputation. II Ratta-cha d’ísoord à imiter fa maniéré, ce qu’il fit si bien, qu’onavoit peine à distinguer leurs ouvrages. II alla ensuite* àRome, & y arriva sous le Pontificat d’Urbain VIII. qu’ilpeignit, auísi-bien qu’Innocent X. & Alexandre VII. II ydemeura vingt-deuxans de fuite,& fut rappelle en Francepar les ordres d u Roy & de la'Reine mere. Les principauxouvrages qu’il fit depuis son retour,sont laCquppe du Valde Grâce, qui est le plus grand morceau al peinture àfresque qui soit dans l’Europe; la Chapelle des Fonts deSaint Eustache aussi à fresque; un Plat fond dans i’Arfe-nal;& un autre à l’Hôtcl de Longueville,qui representeune Aurore. II a peint à Versailles la petite galerie du RoySc un grand Cabinet de l’appartement de Monseigneur;mais son chef-d’œuvre est la Galerie & le grand Sallon deSaint Cloud , qu’il acheva en moins de quatre ans. M. leBrun étant mort en 1690- le Roy donna à M. Mignard lesCharges de son premier Peintre, de Directeur & Chance-lier de son Académie Royale de Peinture & de Sculpture,& de Directeur des Manufactures des Gobelins. II mourutle 30. de May 1695. Ce fameux Peintre,dit M. Perrault,enparlant de lui dans le second tome de ses Hommes Illustres,étoit gracieux dans ses desseins, dans les attitudes nobles& aisées qu’il donna de ses figures,dàns la fraîcheur agréa-ble de son coloris ,& peignoir également bien en grand& en petit,ce qui se rencontre rarement dans les plus grandsMaîtres.
TROIS EGLISES. Lieu de Perse, qui est le premierdigne de remarque qu’on rencontre en entrant dans cegrand Empire par l'Armenie. II est à trois lieues de la villeo’Erìvan , 6 c nommé ainsi à cause de trois Monastères quifont à quelque distance l’un de l’autre. Le plus grand &le plus beau appellé E cs-Miafin,eít la résidence du grand Pa-triarche des Arméniens. Le second qui n’en est éloigné qued’une portée de mousquet est au Midy, & on trouve letroisième à un quart de lieue de là du côté de l’Orient.Ce dernier est un Monastère de Filles. * Voyez, Ecs-Miazin.
TROIS FONTAINES. Abbaye de l’Etat de l’Eglise, àtrois milles de Rome,en Latin Abbatia trium fontium, ancien-nement Aqua Salv:a,Sc ad Aquas Salvias. Elle est de 1 Ordrede Cîteaux, & n est d aucun Diocèse. On luy a donné lenom qu’elle porte, à cause des trois Fontaines qui sortirentde ce lieu quand on y décapita Saint Paul. Elles y coulentencore, & cela est cause que quelques Auteurs appellent [
cette Abbaye Cutta jugiter manant. On y bâtit uneEgliss 3l’honneur des Saints Vincent & Anastase. L’Abbaye dcstrois Fontaines a dans la dépendance la ville d’Orbitehe»l’Iíle del Gigiio,Ponzano & SaintOreste. *
Les TROIS MARIES. Bourg de Provence situé dans I»Camargue fur l’embouchûre du Rhône, appellée le G fáíd'Orgon > au Midy de la ville d’Arles. On tient que ce bourg
est l’endroit où les Maiseillois bâtirent anciennement ua
Temple à Apollon que l’on nomma Templum Delplvcutti ,aquoy l’on ajoute que les trois Maries, Magdelaine, Jacob®& Salomé, avec Lazare,& quelques Chrétiens ayant eteexposez à la mer dans un vaisseau fans voiles & fans rames,vinrent aborder en ce lieu ,auquel cet évenement fit don-ner le nom qu’il porte. Les Corps de ces trois Saintes /ayant été enterrez selon la Tradition commune,surent en-suite cachez sous l’Eglise , de crainte qu’ils ne tombasse 111entre les mains des Barbares, qui firent de grands ravagesdans le Pays. L’an 1448. René Roy de Jérusalem & de Si-cile,Comte de Provence,trouva ces Reliques qu’il fit trans-férer solemnellement, les ayant fait mettre dans une belleChâsse. * Bouche , C brtíi. de Provence. * Maty, Diit. de Ho*'1701.
Les TROIS RIVIERES. Petite ville du Canada, situéeau 4 6. degré de latitude, & qui n’est fortifiée ni de pierre 5ni de pieux, en Latin Trifluvius. On luy a donné ce nom, 3cause de trois rivières qui se déchargent à un demi-q 1331 ^de lieuë de-là, & qui pourtant n’en sont qu’une, laquellese divise en trois branches pour se rendre dans le fleuve deSaint Laurent. Elle n’est pas bien peuplée, mais ses habi-tans sont sort riches & logez magnifiquement. La ville de 5troisRivieres n’est éloignée deQuebec que de trente lieue*que l’on fait cn s’embarquant fur le fleuve de S. Laurent*11 y a de l’un & de l’autre côté de ce fleuve un nombre in'fini d’habitations, distantes seulement d’une portée demousquet les unes des autres. On a souvent le plaisirs 11faisant ces trente lieuës de voir faire la pesche des anguil'les par les habitans qui sont établis depuis Quebec jusqu 3quinze lieues au dessus. Ils étendent des clayes à mar eCbasse julqu’à l’endroit du fleuve où elle s’est retirée. C etespace étant alors demeuré à sec, ces clayes barrent ôc tra-versent tout ce terrein. Ils mettent entre ces clayes de d«“tance en distance des ruches, paniers, bouteux & bouts dcquievres , qu’ils laiflèfit en cet état trois mois de Printewp 5 ,& deux d’Automne. Toutes les fois que la marée monte»les anguilles qui cherchent les bords du fleuve & les so n ” Splats, fe traînent en foule vers ces lieux-là, & lors que 1*marée se retire & qu’elles veulent garder le rivage, eH eStrouvent les clayes qui les empêchent de suivre le courant»& qui les obligent de s’enfourner dans ces ruches ou p 3 'niers, qui en font quelquefois si pleins qu’ils en romp e0t 'La marée étant toute basse, on retire ces anguilles qui f° níaussi grosses & aussi longues qu’on en puisse voir. Aprés I e5avoir salées, on les met dans des barils, où elles fe conso'vent un an fans fe corrompre. * Voyages du Baron de la Hont^’Tonte 1.
TROITZ. Ville de Moscovie, à douze lieues d’Aleu 13 "gne de Moscou. Elle est fort agréable, non seulement p° usa situation , mais aussi pour la bonté du Pays. On y troU veun riche Cloître, tres-fortifié, que l’on découvre de l° lsl 1& qui dans son éloignement fait un bel objet. Le CzatPierre,aujourd’huy régnant,prend tant de plaisir en clieu-là, qu’il y va tres-souventsc divertir. *Evert Iíbran®»Voyage de Moscou a la chine.
TROKl.Ville de Lithuanie dans lePalatinat de ce n 0111 'Elle est située fur une langue de terre qui avance dans 11(1Lac , & traversée d’un côté par la riviere de Brazala, ay 3 °de l’autre côté un sort Château bâti au milieu du Lac, eLatin Troccum & Trocum. Elle reconnoít pour son Fondase 11le Duc Gedimin qui y fit fa résidence ordinaire. Les M°co vites l’ayant prise en 1655. l’abandonnerent,aprés y avo^mis le feu , & maflàcré inhumainement la plus grande p a Jtic de ses habitans. Le Palsrinat de Troki est entre ceuxVilna, deNovogrod & de Podlachie. 11 consiste en quf^_grandes Castellanies, qui portent le nom des villes de T rki, d q, Kouno, de Lida Sc de Grodno. * Audiffretanc.&ntod-Tome 1.
TROLHETTE. Riviere qui arrose la Suede, en L 3tlTrolhettd. Elle a ía source dans le Lac Vener,baigne Bah *Gothebourg & Elsoourg , aprés quoy elle se decha^èdans la mer de Danemarcx. Maty, Dictionnaire de HolU n '1701.