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Tome III. [P - Z.]
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TYBIUS. Les Anciens ont nomméainíì Aberyfinhb, villedu Comte de Cardighan cn Angleterre.

T Y B R E. Fleuve d’Italie qui séparoit anciennementFFIetrurie d’avec l’Ombrie, en Latin T.beru. Les Italiens lenomment 11 Tevere.* Voyez, Tibre.

TYCOCZIN. Ville de Pologne dans la Podlassie, en La-tin Ticoczbium. Elle est à sept milles d’Augustow, à neuf deGrodno,& íituée fur le Narew,avec un Château à bas-tions des plus forts de la Pologne, entouré de cette mêmeriviere & de marécages qui en empêchent l’accés, & pour-vû de beaucoup d’artillerie, à cause que l’on y garde lestrésors du Roy. On y bat monnoye. Les Suédois s’en em-parèrent fan 1655. & la rendirent aux Polonois saunée sui-vante.

TYHON. Petite Ifle de la baffe Hongrie,en Latin Tyenìa.Elle est dans un Lac qu J on appelle BaLton.* Maty , Dift.deH oll. 1701.

TYLE ou T bile Cajtrum. Les Auteurs Latins appellentainsi T inl'e- le-Château, petite ville de France en Bourgogne.

TYLLESIUM. Nom ancien de la ville d’A)ello, qui estdans le Royaume de Naples.

T YLUS. Les Latins donnent ce nom à Babarem ou Ba.hr am,Ifle du Golfe Períique dans f Arabie Heureuse.

TYMPANIA. Nom que les Auteurs Latins donnent àSmvifi, petite ville de la Morée qtfon appelle aussi Vadogna& Tipania.

TYNE. Riviere d’Angleterre qui coule dans le Comtéde Northumberland , en Latin Tyna & Times. Elle pâlie àNewcastle, & fe jette dans la mer d’Alemagne fur les con-fins dc f Evêché de Durham au bourg de Tynmouth. *Maty , Dift.de Ho', 1 . 1701.

T Y R. Ville de Phenicie , autrefois fa capitale, &f une des plus riches & des plus puissantes de son temps.Agenor son Fondateur,ou Thiras, pour la rendre plusforte & plus marchande, la fit bâtir à cinq ou lix cens pasde la Terre-ferme de Phenicie, & par ce moyen elle avoitla mer pour foffez ,avec une ceinture de murailles garniede tours & de bastions d’une force extraordinaire. Jofepherapporte que les Tyriens furent allez hardis pour résisteraSaimanafar Roy d’Assyrie ; que quelque temps ensuite Na-buchodonofor rayant assiégée,il ne la prit qu aprésuníiegede trois ans dix mois, selon les uns, & de treize ans, selonles autres. II la fit ruiner de telle forte , qu’eJle demeurasoixante & dix ans dans l’oubii,aprés quoy elle devint aussiflorissante qu’auparavant, jusqu au régné d’Alexandre leGrand, qui ne s’en rendit maître que lors qu’il eut comblétoute la longueur du bras d’eau qui la séparoit du Conti-nent, ce que Nabuchodonofor avoit commencé avant lu y.La ville fut pillée,& l’on y trouva d’immenfes richesses.Elle en étoit si remplie, qu’on affleure q tf il y avoit plus demille Familles, dont les Domestiques ne fe fervoient quede vases d’or pour aller puiser de seau aux fontaines. Seshabitans adoroient alors Baal & Hercule, qui a voient dansTyr un Temple célébré. Cette ville a été assiégée deuxfois par les Chrétiens; la premiere en un. par Baudouin I.qui a prés un íiegede quatre mois, fut obligé de quitter laPlace; & la seconde en 1124. pendant la captivité de Bau-douin II. par les Princes Chrétiens, qui prenant f occasiondu Duc de Venise, arrivé en la Terre-Sain te avec une puis-sante flote chargée de quantité de Soldats, l’affiegea parmer & par terre. La ville étoit extrêmement forte, étantpresque toute environnée de la mer,de rochers & d’écuëilsqui y font à fleur d’eau. Dc ce côté-lâ elle étoit ceinte d’undouble mur & de fortes tours ; & à l’Orient du côté de laterre,trois bonnes murailles la fermoient, avec plusieurshautes tours & un large & profond fossé. Deux tours im-prenables gardoíent feutrée de son Port, & de tous cotezelle étoit flanquée de bastions, avec tant d’avantage , qu’onl’estimoit la plus forte Place du Levant. Elle étoit Tailleursgardée au dedans par les troupes du Calife d Egypte, quien avoit deux parties, & parcelles du Soldan de Damas,quipossedoit la troisième. Quatre mois & demi de siégé s'étantécoulez, les Chrétiens la prirent & en demeurèrent maîtrespaisiblement jusqu’en 1188.que baladin fayant attaquée,employa inutilement toutes fortes d’efforts pour la pren-dre; mais enfin le dernier malheur étant tombé fur SaintJean d’Acre en 12.91. les Tyriens furent fi épouvantez descruautez horribles qu on y avoit commises, qu’ils montè-rent fur leurs vaisseaux & abandonnèrent leur ville,que lesInfidelles trouvèrent le lendemain toute ouverte. Us ladémolirent entierement, fans luy laisser une feule marque

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de fa premiere splendeur. U y .2 deux Ports à Tyr , flontleplus petit étoit autrefois tout entier au dedans de l’ence> nde la ville, & fe fermoir avec des chaînes de fer ; maisp relentement il est tellement gâté, qu’iine peut plus recevoque de petits bateaux. 11 y a une muraille dans son encresoù l’on voit de grandes pieccs de colomnes rompues ewployées pour des pierres dans la maçonnerie. L’autre l 0 ^qui est fort vaste ,est au Septentrion de la ville quilec° uvie de tous les vents du Midy. 11 a la côte de Phenicie 3Levant; & vers le Ponant une petite líìc de rochers,quoyque foi t basse, ne laisse pas de luy rompre la merticrcment. II demeure ouvert à la tramontane ; mais fa te ^nuë est tres-bonne , & son fond extrêmement net. U fTailleurs une grande facilité pour faire de l’eau. Le p l j*ancien Roy de Tyr dont nous ayons connoissance,eítAdalus, pere de Hiram, grand ami de David & de Salcrn® 0,Cette ville aprés avoir été fort coniiderable pendant le 1 1ganifme , par son grand commerce , & par les précieimteintures de pourpre qui s’y faifoient, fut érigée en A 'chevêche fous les Empereurs Chrétiens, & fut le prewi^Siégé du Patriarchat u Antioche,ayant treize Evêcnez Dfragans. Voyez, Sour, qui est le nom qu’elle a aujourd’huj '* I)oubdan , Voyage de U Terre-Saïnte , cb. 57. Coppìn, 1 o] 4 lde Phenicie ,ch 7.

La ville de Tyr a été la Patrie du Philosophe Platonic*^Maxime , appelle communément par cette raison ,de Tyr. II naquit dans le deuxième siécle, & étant ven u ®Rome vers fan 146. il reçut de grandes marques d’eíti 111& de bienveillance de l’Empereur Marc-Aurele, quilut bien être son Disciple. Nous avons de luy quarante &un Discours, qui furent traduits au commencement dseizième siécle par Corne Pazzi-ou Paccius,Evêque derence. Ce Philosophe vivoit encore sous l’Einpire ûCommode.

T YR AMBE ou Tyrmbis. Ville ancienne de la SarnaaPAsiatique. Les Géographes tiennent que cette ville estee*de Tmruck^ou T omar.tck^, dans la Circaflie.

TYRANGITES. Peuples anciens de la Sarmatie Euscpéerme. Ils étoient compris parmi les Bastarnes qui hadtoient les Pays de la Pologne nommez aujourd’huy U®dolie & la Volhinie. * Audiffret, Geogr. artc. & mod . ^

TYRAS. Ville ancienne d’Europe,que l’on croît ehaujourd’huy celle d ’Akerman , nommée autrement A.»grod.

TYRINTHE. Ville ancienne du Péloponèse , où p ilí ^sieurs tiennent que naquit Hercule. On la nomme aujoU^d’huy Castrt. LesTyrinthiens étoient extrêmement add°J?nez au vin , & fe nourrissoient dans les premiers temp 5poires fans vin. * Davity , Argie. ,

TYRNAW. Ville de la liante Hongrie,que les'AleM 3 ^appellent Durtt. 11 y a une Apotiquairerie fort riche, j*remplie de ce que cet Art a de plus rare. E’ArchevêqueStrigome avoit transféré son Siégé à Tyrnaw, &ony v °actuellement une Académie. C’est la feule qui subsistece Royaume. * Voyez, Tirnavia. H;fi. & Dtscr du HoyM'iMHongrie , fr. 3. Le Laboureur, Rttour de lu Marêchalie de G“ ebri.uit en Prance.

TYRONNE ou Tyr-oên. Comté d’Irlande dans fM^nie Ultérieure, en Latin Tynnenfis Comitatus, Sa longueur ede quinze lieues, & fa largeur à peu prés de douze.Comté qui confine avec ceux de Londonderi, d’Armsg^& de Monaghan , & qui est fameux par ies Oneais, fe? aI \ciens Seigneurs, avoit autrefois plus d’étenduë ; m alS acommencement du dernier siécle on en démembra h f* 1 ,tie fuperieure pour l’incorporer au Comté de Londonde •C’est un Pays difficile, bordé d’un côté par des montag 0 ^inaccessibles, & arrosé de l’autre par le Lac Neaugh,q uí ^sépare du Comté de Downe. Donegal, Clogher, Agb erStrabans font ceux de ses bourgs qui ont Je Privilègedéputer au Parlement. * Audiffixt,Gfo^r. ancienne & rrtodftTome 1.

TYRRHENE Mer Tyrrh.ne. On appelle ainsi h P art1 ^de la mer Mediterranée qui est au Midy de f Italie,& re ?fermée par les côtes des Isles de Sicile, dc Sa rdaigne & .Corse , en Latin Tynhenum mare. Elle a pris ce noinceluy de L)-rà»re,que la Toscane portoit autrefois,qu’elle avoit reçu de Tyrrhenus fils d’Atys,qui étant p arde Lydie où il étoit né,amena des habitans dans cetContrée. .

TYSTED. Ville du Royaume de Danemarcx d 30 *Jutland,en Latin Thyjiadtum. Elle est fur la riviere defiX