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Tome III. [P - Z.]
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VAL RICHER. Bourg de France, avec Abbaye deBernardins en Réglé , en Latin Vallis Ricberia, II est situédans la Basse Normandie, Diocèse de Baieux, à cinq lieuesde Caën , & à deux ou environ de Saint Pierre fur Dive.On y tient un Marché toutes les semaines. Cette Abbayequi est assez bien bâtie fut transférée, ou plûtôt fondée denouveau en 1145.0111147. dans le lieu où elle est présente-ment par Philippe deHarcourt trente-cinquiéme Evêquede Baieux avec Simon deBosville. Elle avoit d’abord étéétablie entre Vire 8c Torigny par les foinsdeS. Bernard.* Hermant, Hiftoire d u Diocèse de Baie»x>

VAL ROMEY. Petite Contrée de France, qui faitl’unedes trois parties duBugey,& dans laquelle on netrouve que dix-huit villages.* Voyez, Romhv.

VAL ROY. Abbaye de France dans le Diocèse deReims , à sept lieues de la ville de ce nom, en Latin VallisRegia. Elle est de FOrdre de Cîteaux, 8c fut sondée en1149. par Jean Comte de Rouci, qui fut inhumé en celieu-Jà. Plusieurs Seigneurs de la même Maison y ont euleur sépulture.

Le VAL SAINT GREGOIRE DE MUNSTER. Ab-baye de FOrdre de S. Benoît, enclavée dans la ville deMunster qui est dans la Haute Alsace. Cette Abbaye avoitrang autrefois parmi les Prélats du Bas Rhin, 8c fut fondéepar le Roy Childeric vers Fan 660. pour avoir soin d’éle-ver la jeune Noblesse. Ceux qui vouloient y être reçusReligieux étoient obligez d'en faire preuve. Cette Abbayeétoit comprise dans le Cercle du Haut Rhin , & avoit deplus grands biens qiFelle n’a présentement. L'Abbé parta-geoit avec le Sénat la Jurisdiction de la ville. * Audiffret,Geogr. anc.&mod. Tome 2.

VAL SECRET. Abbaye de France dans la Champa-gne , en Latin Valiis Secretx. Elle est de FOrdre de Prc-montré, & Chef de cet Ordre. On la trouve à une petitelieue de Château-Thierri vers FOrient d’Eté. 11 est sortiplusieurs Colonies de cette Abbaye pour en fonder d’au-tres. L’Eglife de Notre-Dame de Château-Thierri ayantété pendant quelque-temps une Abbaye de FOrdre dePrémontré, les Moines furent transférez Fan 1140. en cetteAbbaye de Val Secret.

VAL SPIR. Pays de France, qui comprend Fune destrois parties duRoulïìllon, en Latin VAÍliiPiry, C’est cellequi s’étend le plus au Midi le long de la riviere de Techvers les monts Pyrénées 8c les frontières de la Catalogne.Cette Contrée fut cedée à la France avec le reste du Rouf-sillon par le Traité des Pyrénées. Les Places les plus re-marquables que son y trouve font Ceret, Arles, Prats deMollo & la Forteresse de Bellegarde.

VALABRES. Peuples anciens de FHibernie, qui ontété austì appeliez VelUbores. Ils habitoient dans la partie deFinlande qui est aujourd’huy le Comté de Kcrry. * Audif-fret, Geogr. anc.&mod.Tomei.

VALACHIE ou Valaquie. Principauté d’Europe, entrela Bulgarie , la Moldavie, la Transylvanie 8c la Hongrie.Elle est arrosée parla riviere de Pruth & par celle de Mol-da, qui la sépare de la Moldavie. Ses principales villes fontDembroviza, Tergowits ou Torvis, Vaiílo, Baccovia ,Margozest, Marcodava 8c Bucxerest, séjour ordinaire duPalatin de Valaquie. C etoit anciennement une partie dela Dacie, qui prit le nom de Flaccie d’un Gouverneur Ro-main appelle Flaccus , qu’on y envoya, ce qui la sait nom-mer encore par les Turcs Ijîakia. II n’y a pas bien long-temps qu’elle ne faísoit qu une même 8c feule Provinceavec la Moldavie. On Fappelloit Volosko-zemla, c'est-à-dire,Valechia-terra, peut-être par corruption de Flaccia, premiernom qu’elle avoit eu. Elle étoit divisée en grande 8c enpetite, ou en Valaquie propre 8c superieure, & en Vala-quie inferieure. Cette derniere est nommée Vg ouLikìa parles Grecs, par les Esclavons & par les Turcs, ce qui veutdire Valaquie Hongroise. Les Latins Rappellent r?4»/à//ii-n.i, Scies Valaques A íuntena ou Montana, parce qu’elle estau-delà des Monts à l'égard de la Moldavie. La Valaquiesuperieure qui étoit la petite, est appellée par les Grecsc’est-à-dire, Valaquie Noire. Elle est mainte-nant connue fous le nom de Moldavie, qui luy est venu dufleuve Molda. La Valaquie , ainsi que la Moldavie, a euautrefois ses Princes particuliers, dépendans 8c tributairesdes Rois de Hongrie. Bajazeth voulut y porter ses armesaprés la bataille qu il gagna fur les Chrétiens proche deNicopolis, mais le Vaivode qui la gouvernòit tailla enpieces une partie de íês gens. Les Sultans Mahomet 8c

Amurath Il.firent aussi de tres-rudes guerres auxVaJ 3 fl uCes Peuples étoient alors gouvernez par un Duc qu 011 , fpelloit Dracula, 8c qui exerça les cruautez les plus ino 1 - 11 ^Amurath luy ayant envoyé des Ambassadeursqui le Lrent à leur maniéré , fans avoir ôté leur turban , il c0 Lmanda qu’on Rattachât fur leur tête avec un c l° u, ? ÊlJqu’il tinst mieux. On Fa vû quelquefois manger au m 1 ^d’un cercle de Turcs empalez, 8c quand il en tenoitqu'un prisonnier , il luy saisoit écorcher la plantepieds , qu’on luy frottoit ensuite avec du sel. Si ce wheureux laissoit échaper quelque plainte , il siisoitdes chèvres, afin qu’en léchant cette partie, elles le ^ e ullsouffrir davantage par l’âpreté de leur langue. H 311jour amasser tout ce qu’on put rencontrer de gc° Snéant, de vieillards 8e de personnes caduques, 8c a P r .qu’on leur eut servi un magnifique repas, on les jetta t° ^dans le feu par l’ordre qu’il en donna. Ce Prince baso 3 ^fut tué dans un combat contre les Turcs, 8c l’on pott*tête au Sultan Mahomet II. par les forces duquel ÍE a .fut élevé peu de temps aprés à la Principauté de Valaismais il ne se sut pas plûtôt affermi dans la possession d eEtat, qu’il traita les T ures avec autant d’inhumanité fl jDracula avoit fait. Paul Jove rapporte que Pierre, flgouvernoít la Transsylvanie du temps de Soliman ,chassé par ses Sujets pour ses cruautez, 8c qu’il eut bej°pour se rétablir de tout l’appui de ce Sultan. Le * uétant déja fort puissant dans la Valaquie ,Selim IL aC , ede la soumettre, 8c il s’en saisit en 1574. qui f ut ^ j-année qu’il se rendit maître de Tunis. Michel, de J â , ^jison des anciens Vaivodes de la Moldavie, ayant été e_ ta ^Prince en Valaquie fous Amurath 8c Mahomet IIL ^ 1 ^liance avec celuy de Moldavie, 8c ils formèrent 1 u °l’autre le dessein de se délivrer de la servitude OttoM 3 ^dans Fesperance que leur entreprise soroit appuy eeFEmpereur 8c du Roy de Pologne. Elle réussit par 1 * 'leurde Sigismond Battori Prince de Tranflylvanie, f 10ils recherchèrent la protection. Le même Michel denttroupes du Cardinal Battori, qui le vouloir chasser d £Terres ; mais la Valaquie 8c la Moldavie retournèrentla puisiànce du Turc au commencement du dernier ,par le moyen de Boskay , qui avec le secours qu’Ahn 1luy donna , les fit soulever en même temps que la l" r3 , n eIJíylvanie. Iln’en fut pas le maître long-temps, puisfl u1608. aprés la mort de Jerôme,Vaivode de Valaquie,ques uns de sos Sujets secourus des Turcs, ayant r e ‘ {d’obéïr à son fils âgé de treize ans, 8c pris les armes p°y établir un autre Souverain , la mère de ce jeune Ps 10 ^mit fur pied une armée de dix mille hommes, dentRebelles, 8c conserva la Principauté à son fils que F°°pelloit Radul, 8c qui fut chassé de ses Etats en t^tt-PGabriel Battori, Prince de Transsylvanie. Radul 3 F^ ggjoint ses forces avec celles de Constantin Mohila , Pf lde Moldavie, s’y rétablit aprés avoir défait Farinée ^Transsylvain à Cromstat. Les Chefs ou Vaivodes qu 1 ° o{Sgouverné laValaquie depuis ce temps-Ià, ont été conti -3 ’de se rendre entierement tributaires desTurcs, Sc de j 01 ^dre leurs forces à leur armée dans les temps de guerre'Principauté a été aussi ordinairement héréditaire. Vavoit qu’un seul défaut, qui selon les Loix du P a y S Pempêcher les enfans d’être les Successeurs de leurs P er ugCe défaut étoit d’être fans nez. Ce fut par cette raison flla veuve de Basile, qui étoit Vaivode deValaquie enn’apprehenda rien tant pour son fils que ce honteux tr -tement, dans la guerre qu’Etienne Chancelier de son 113avoit allumée, fur l’appui des Polonois 8c de quelflVautres Peuples. Elle alla àSaczaw, où elle se défendit ) ^qu’à ce que Timothée son gendre, fils de Kmienilsk’, jneral des Cosaques, avec lequel elle s’étoit retirée n ^cette Place , eut été tué de l’éclat d’une roue cassée p ar ç ecanon, 8c en la rendant l’Histoire remarque qu’elk s emontra sensible à cette perte , que parce qu’elle j

qu’Etienne ne fît couper le nez à son fils,ce qui Fe ut g ,hors d’état de rentrer jamais dans la dignité de son p e* Defcr.du Royaume de Hongrie ,liv. 4.1688. , ,

VALAIS. Pays d’Europe allié des Suisses , qui s eî ^de FOrient à FOccident de la riviere du Rhône, en L a ^Valefe.i 8c Vallefia. Les Alemans Rappellent Valilferiand' q stoit l’ancienne demeure des Seduniens 8c des Veragres- .Pays a la Suisse pour bornes au Septentrion 8c au Lev 3leMilancz 8c le Duché d’Aouste au Midi, 8c laCouchant. C’est une Vallée fort longue, resserres e