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droit, 8c environnée de belles campagnes où l’on fait deuxfois par an la récolté. Elle dépend de la ville de Kiegan, &jouit de plulieurs exemptions considérables qui la ren-droient plus célébré qu’un grand nombre d’autres villes, siles Tartares n’y avoient laissé de grandes marques de leurfureur. A une demi-Jieuë de cette ville, font des monta-gnes tres-riches en mines d’argent, dans lesquelles il n’estpas permis aux Chinois de fouiller. Du côté d’Orient il yen a une appellée C bai d’une hauteur extraordinaire, quidepuis la cime jusqu’au pied est couverte d’herbes , d’ar-bres 8c de fruits. * Ambassade des Hollandois vers íEmpereur dela Chine , c/i. 28 .
VANGIONS. Peuples del’ancienne Gaule, qui ont ha-bité TArchevêché de Maience & l’Evêché de Wormes.Dans le partage que fit Auguste de la Gaule Belgique enquatre Provinces Consulaires, les Vangions surent de laGermanie Supernure.
VANNES. Riviere de France, qui arrose le Senonois.Elle a la source à Tont-Vanne à trois lieues de Troie, &aprés avoir passé à Saint Liebaut, à Rigny le Perron , àVilleneuve, à Foiffy, à Chigy, à Pont fur Vanne 8c à Mas-fey le Vicomte à une lieuë de Sens, ede se jette dansf Ton-ne, prés s Abbaye de Saint Paul, au fauxbourg de Sens.II y en a une partie qui entre dans la ville , 8 c le distribué'par toutes les ruës. * Davity, Stnonois.
VANNES. Vil ede Bretagne , dontl’antiquité ne peutêtre mise en doute , puiique César y demeura lors qu'il yfit ancrer son armée pour la commodité de son Port. LesLatins font nommée Vtnetia, à cause de plusieurs petitesIíles qui font devant,Le qui ont quelque ressemblance aveccelles fur lesquelles la ville de Veniîe a été bâtie. Elle estd’un petit circuit , & arrosée d’un côté par deux petitesrivières qui s’y assemblent, & qui rendent le Port capablede renfermer plusieurs vaisseaux & des barques de deuxcens tonneaux , qui fe rangent le long du quay. Ce q u ayest revêtu de grosses pierres de taille, ainsi que le môle quis’avance au milieu d'un petit marais, proche duquel onvoit plusieurs magasins 8c belles maisons de riches Mar-chands qui occupent cette partie du grand fauxbourg duMarché,qui surpasse en étendue' la ville méme II en estséparé par des murailles munies de tres-fortes tours Lt parun large fossé, & il a ses Paroisses, les Convens, ses Ruës 8cses Places. II y en a une grande où les Jésuites ont leurCollege & une belle Eglise bâtie depuis quelques annéesen f honneur de S. Joseph. II y a auíïì un Mail dans ce faux-bo irg avec un Con vent de Capucins qui n’en est pas loin.L’Eglife Paroiffiale du fauxbourg appellé deSstnt Paterne,où font le grand Hôpital 8c le Couvent des Dominicains,est tres-belle& ornée d’un haut clocher. La riviere fait laséparation de ce fauxbourg d avec la ville, où elle couledans ses fossez . jusqu’à ce qu’étant proche le Château duLis, elle y entre pour servir à le fortifier, quoy qu’il soitpresque abandonné. Cependant un haut donjon & quel-ques grosses tours qui y restent, font connoître qu’il étoittres-fort, étant environné de cette petite riviere qui passeeníuite dans la ville ,où elle fait tourner plusieurs moulinsdans une grande Place qui luy a servi de Place d’armes, 8cqui aujourd’huy sert d’ornement à la porte de la mer ,auhaut de laqiulle on voit la figure de S. Vincent. La villeest entre le grand fauxbourg du Marché & celuy de SaintPaterne , & n’est composée que de petites ruës étroites 8cremplies de quantité de Peuple, fi on excepte celle qui vade la porte de la mer à la Maison de Ville, ornée d’uneTour d’horloge , & celle qui monte à l’Eglise Cathédralede Saint Pierre, dont le Chapitre est composé d’un Archidiacre, d’uu Trésorier, d’un Chantre d’un Ecolâtre, d’unPenitenci r & de quatorze Chanoines. Le Diocèse a vingt-cinq lieuës de long & quinze de large , & l’on y comptecent soixante Paroisses, avec plusieurs Succursales & qua-tre abbayes. Ces Paroisses font divisées en quatre Archi-prëtrez. Q^mit au Port, il est entre deux autres petits,dont l’un est du côté des Capucins & sert de demeure auxgem de mer. L’autrc a les magasins des marchandises étran-gères & plusieurs Convens, entre lesquels celuy des Ursu-lines tient le premier rang. Leur Maison reíìemble à ungrand Palais. Vannes que Ptolemée appelle Darw gum, &Antonio < ’anttium, est, vingt lieuës de Nantes,à vingt-deux de Qsomper & de Brest, & à deux de la mer, qui ya son flux Ôi reflux par un canal dit le Morbihan , qui estune baye fort vaste. Elle a passé pour la plus grande & laplus riche des Citer Armoriques, & ses habitans estimez
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parleur valeur,fe font signalez en plusieurs combats contreles Romains. Les Rois de Bretagne l’érigerent en Comtequi fut réuni au Domaine par Aiain le Grand. L’EvéquSest en partie Seigneur de la ville. Ce fut sous Cónan 1*qu’o 1 érigea son Eglise en Evêché sous la Métropole dpTours. * Jouvin de Rochefort, Voyage de France. Audit'fret, Gergr. anc- &mod. Tome. 2 .
VANNIA. Ville ancienne, capitale autrefois des Va""niens. 11 y a des conjectures qui donnent lieu de penss rque cette ville est le bourg de f Etat de V enife qu’on noM"me aujourd’huy Tanna.
Lf.s VANS. Petite ville de France dans le Languedoc»avec titre de Baronnie. Elle est du Diocèse d’Uzez, cosl'tre la riviere de Chasselas. * Davity, Languedoc.
VANTADOUR. Ville de France dans le haut Limon 11 'Elle est fur la riviere d’Oiicsse, & fut érigée en Duché p asCharles IX. & ensuite en Pairie par Henry III. fan 1587 *Ce Duché contient la ville d’Ussel,Meimat & les Glottons»La Dordogne n’en est pas loin, & il y a un ancien 8c f° r£Château. Ussel estleSiégé de la Justice. Donzenac,Neuny& Denacourt font de ce Duché.* Davity, Limofin.
VAP1NCUM. Ville ancienne, qui a eu pour Fondatet' rSles Caturiges,Peuples de la Gaule Narbonnoise. C'est ccU?de France dans le Dauphine, qui porte aujourd’huy le nomde Gap. * Audiffret ,Geogr, T-w? 2 . s -
VAPORACENSIS-PAGUS. Les Latins appellent ain«Va-f ire ou Vmf ire,Contrée du Duché de Bar. Ils nommoss n£aulîi cette Contrée Vabrenfiu, Waprenfis, Wrarenfes 8c WavG ell ~
JÌS ì’jgllí.
VAPRIUM. Nom donné par les Latins à Varan, bourgd’Italie dans Je Milanez. -
V A R. Riviere de France dans la Provence , qui 3 fsource au mont Cemelione dans les Alpes maritimes. FJ 1passe proche de Glandeve, ville Episcopale,& fe jette ve sSNice dans la Méditerranée. Là elle se divise en trois braj 1 "ches qui font autant de torrens, 8c fait la séparation dComté de Provence d’avec celuy de Nice, & par conss"quentde la France avec l’Italie.On f appelle en Latin& Strabon & Pline en font mention.
VARADE. Bourg de France en Bretagne. C’estsep^'mier de cette Province qu’on trouve â la sortie de ce"d’Anjou lors que l’on descend la Loire. II est situé fur ced eriviere , à l’oppoíite de S. Florent le Vieux. -
VA RADIN ou Waradin. Ville de Hongrie dans la Tram -íylvanie avec un bon Château.* Voyez, Waradin.
VARAGIO ou Varagg’o. Bourg de l’Etat de Genes^Italie. 1 est situé fur la côte, à deux lieuës de Savone pcôté de FOrient, & nommé diversement par les f* 111 ),Varvr'r'm , Varago, Vorag'um 8c Vor.igo. * Mat) , Dict- défis 01 'VARA1S. Peuples du Perou dans l’Amerique Merid 1 ?"nale. Ils demeurent prés des Itatins, en un Pays ?^ elí íd'arbres Lc d ombrages Ils ont le coeur haut, 8c n’afp iren _qu’à de grandes choies Quoy qu’ils soient cruels, ils V e0lent qu’on tienne parole, & prennent les armes contre ° eU ^qui la violent,les regardant comme des Rebelles. Ils ch 3 °gent souvent de maison ,& orn pour tous meubles l eUsarcs 8c leurs flèches, avec de grandes courges,garniesquelques usteneiles de peu de valeur. Ils ont plusi ell£femmes,& ne se mêlent jamais avec celles des autres. Ava n ^la naiílance des en fa n s le pere & la mere fe préparent p esl ^dant trois mois à les recevoir pir une abstinence dc ce£taines viandes, 8c ils pleurent & font de grands cris danstemps qu’ils viennent au monde. Ils les sevrent à fâg e Aquatre ans, Lc pour lers accoûtumer de bonne heure à etcruels comme eux, ils leur font tirer des flèches fur ss u __Prisonniers de guerre. L’cnfant qui en tuë quelqu’un, 01 *tre les louanges qu’il reçoit, prend le nom d u Mort p 0 **,titre d’honneur, ce qui lë pratique parmi les Grands °portent autant de noms qu’iis ont tué & mangé d’hotnnss 'car ces Peuples sont Antropophages. Si-tôt qu’un inarssZest consommé Ja femme fait deux draps mortuaires, * l Vpour son mari Lc f autre pour elle ; & quand un malade ehors d’efperance de guérir, ses païens amoncelent f° rlubie, fur lequel ils étendent cet homme mourant. IB *°une fosse en fa présence quelques jours avant qu’il rneu^8 c peignent son corps de rouge & de noir. Ils le parentbelles i.lûmes de toutes sortes,& mettent auprès de luy * ,arc & ses fléchés, avec un baris de vin de mays, un clíìi ^8c une poule, aprés quoy ils luy disent tous d’une v °haute, qu’ils luy conseillent de partir tandis qu il 3provisions pour fe nourrir. Alors ses parens les plus P