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Tome III. [P - Z.]
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V O H

Salonichi du cote du Couchant. Les Geoçraphes la pren-nent pour 1 ancienne E deffa. * Maty, Dict. de Hoìl moi

V O D G O RI A C U M. Vill? Nervi™,

Quelques Géographes croyent que c’est le bourg ou villa-ge du Hainaut dans les Pays-Bas, nommé aujourd'huyVouant* II y en a d autres qui prétendent que ce soit celuyae Gauryes , dans cette même Contrée.

VOERDEN. Ville de Hollande à fix lieues de Leiden,en Latin Vaerda. Elle est situee sur le Rhin qui passe au tra-vers, & dans les fauxbourgs on voit quantité de gens quitravaillent à la brique. II y a un beau Château qui fut au-trefois crû imprenable. L’Amiral d’Aragon y a été retenulong-temps prisonnier aprés la bataille de Flandre. Cetteville fut bâtie pour tenir les Bourgeois d’Utrecht dans ledevoir. Elle a causé de grandes guerres entre f une & l’au-tre Province , & par la conspiration de Hernand de Voer-den avec Gérard de Veifen elle a été assujettie à la Hollan-de. Les François la prirent en 1671. &c en démolirent lesfortifications & le Château.* Pari val, Délices de U Hollande.

VOESA ou Voifra. Province des Indes qui appartient auMogol. C’est la derniere des Etats de ce Prince du côtéde l’Orient. Sa ville capitale est appellée facanat. * Man-desto, Voyages des Indes , hv 1.

VOGHERA. Ville dltalie dans le Milanez. Elle estsituée fur la petite riviere de Stastora prés du Plaisantin, àtrois lieues de Pavie en tirant versTortone. Antonin lanomme Vtcus lri& 8c d’íutresVicheria.

VOGLADUM. Lieu ancien du Poitou en France.Quel-ques Géographes tiennent que ce fut en ce lieu-là que leRoy Clovis défit les Wisigots fan 507. & tua leur RoyAlaric de fa propre main. Lc nom de VogUdum est présen-tement changé en celuy de Vougle, Bourg qui n’est distantde Poitiers que de quatre lieues.

VOGOGNA. Petite ville du Milanez dans le Comtéd’Anghiera, en Latin Voconìa. Elle est fit née fur laTosadans une vallée bordée de montagnes, à sept milles deDomo d’Ofcella, à dix du Lac Majeur à f Occident, &presque à une pareille distance de Varallo du côté duNord.

VOHEMARO. Province de fille de Madagascar au-delà de la Baye d’Antongil,en tirant vers la partie Septen-trionale de fille. Cette Province est désignée dans les Car-tes marines des Portugais par le nom de Boemaro. Le ris yest cultivé de la même maniéré qu’auPaysdeGalembou-lou, Le la terre le produit avec la même facilité. On a fçu«fun habitant d’Anolîìqui étoit Orfèvre , Le dont les Pré-décesseurs étoient venus deVohemaro,qu’on trouve beau-coup d’or dans cette Province, dont tous les Orfèvres d’A-nolli font originaires. Sa côte Orientale située à treize de-grez de latitude Méridionale, forme une Baye qu’on ap-pelle aussi Bobemaro ou Boìmaro. * De la Croix , Relation dei’Afrique, Tome 4 .

VOHITS-ANGHOMBE. Province désisté de Mada-gascar, qui a pour bornes au Septentrion le Pays d’Ancia-nacte, à l’Orient celuy de Safiavez à la hauteur de dix-neufdegrez trente minutes dc latitude Méridionale, & les hau-tes montagnes d’Ambohitfmcne. Elle s’étend au Cou-chant jufqu’à la mer de Mofambique, & Ce termine vers leMidi au Pays des Eringdranes. Cette Province est si peu-plée qu’elle peut mettre fur pied une armée de cent millehommes. C’est le quartier dc toute fille de Madagascar oùl’on trouve de plus beaux villages. Les maisons y font decharpenterie & tres-bìen bâties. II y croît beaucoup debled dans les plaines, & le Pays est riche en bétail, aussi-bien qu’en fer & en acier. On fait dans cette Province deshabits de fil de l’arbre qu’on appelle Bananas, & il est si fin•qu’onle prend pour de la foye. On en fait aussi de foye,&les uns & les autres fe donnent à juste prjx. Les ha bi ta n sde Vohits-anghombe font les ennemis jurez des Eringdra-nes, qui fe soutiennent & leur font la guerre par le secoursdes François. La riviere de Mansiatta qui sépare le Pays deces deux Peuples, fort de celuy des Vohits-anghombe à lahauteur de dix-neuf degrez de latitude, & fe va jetterdans une Baye qui est située fous le vingtième degré.* Fla-con rt, Hi/l. de Cl (le de Madagascar ,ch.6.

VÓHITZBÁNC. Province de fille de Madagascar,«lui s’étend depuis la riviere de Manantengha , située àv ssigt-trois degrez trente minutes jufqu’à celle de Ma-nanghare. Elle s’avance dans le Pays jufqu’à la riviered Itomampo, confine au quartier d’Anradfahoc, prés de la

íource de celle dc Mandrcrés, Sc au Pays de Fanghateqre,

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& comprend encore une autre Province appellée Manaca-rongha, située prés de la riviere de Manambonurou. Les ha-bitans de ce quartier-là font tous noirs, & ont leurs che-veux épais, longs & frisez. Ils vivent en de continuellesdissensions & meffïances les uns des autres pour de vieillesquerelles qu’ils n’oublient jamais , & qui fe renouvellentde pere en fils. Ce font de fort grands voleurs , qui enlè-vent quelquefois les eu fans & les esclaves de leurs voisins& de leurs plus proches pour les aller vendre en des lieuxsort éloignez. Leur haine est irréconciliable contre lc%Blancs ou Zaferaminide la Province de Matatane, parcequ’ils craignent d etre ensorcelez par eux, s’imaginantqueles Matatanois peuvent les faire languir par des caractères& leur envoyer differentes maladies. 11 n’y a que des Omçi-x.ées, c’est-à-dire, des Pescheurs qui habitent fur f embou-chure de la riviere de Manatengha. Leurs habits sont faitsde f écorce d’un arbre appellé Fautastranou, Ils en vontaussi acheter dans la Province de Matatane , qui sont faitsd’une autre écorce qu’ils nomment Avo, ou dans cellesd’Anolfi ou d’Ampatre, qui leur en fournissent de coton.Leurs armes font une rondache de bois couverte d’unepeau de bœuf & une zagaye fort pesante. Ce Pays est gou-verné par divers Seigneurs, & il n’y a parmi eux aucunculte de Religion. Ils 11e laissent pas dêtre circoncis & des’abstenirde la chair de porc. Cette Province est sabordordinaire des vaisseaux qui viennent reconnoître la terre,& qui ensuite navigent le long de la côte pour venir auPort Dauphin. Elle abonde en miel, en bœufs, en cannesde sucre, en ignames, en ris & autres vivres. La côte de-puis la riviere de Manghafia jufqu’à Sandravìnanga estbordée de hautes montagnes qu’on appelle Montagnes deVtboule ou les Vohitsbans. Ce font Pays hauts, remplis de bois& de fertiles vallées ,d’où son tire une tres-grande quan-tité de miel. Les rivières dont cette Contrée est arroséefont Manatengha , qui a quatre embouchures à une lieuef une de l’autre, íçavoir Vmang-adjimo , Manavaz.a , Sagemda -can &cVinangavara; la riviere d’Aviboule, que les Françoisnomment de Saint Gilles à quatre lieues de Manatengha ;celle d’Audraghinta qui est deux lieues plus haut, puisSandravinangna , qui lont des montagnes de Viboule, tequi n’a point d’embouchûre. Mananbondrou n’en a poincaussi; elle est trois ou quatre lieues plus loin. La rivierede Maffìanacb est à quinze lieùës de celle d’Aviboule. II ya là une fort bonne anse pour les barques. Les Françoisfont nommée C Anse des Borgnes , à cause d’un Seigneur duPays nommé Ontanbalela qui étoit borgne. Le Pays circon-voifin de cette riviere est appellé Manac anima. A quatrelieues au Nord-Nord-Est, on trouve la riviere de Munang-bara, qui a sept embouchures , mais toutes bouchées, Ôcremplies dc roches. Elle descend du Pays d’ítomampo ,qui en esta f Ouest, &c. se forme de trois autres qui iòntfongavio, Itomampo & Mangbarac , qui s'unissant toutes troisensemble perdent leur nom Lc sont la riviere dc Manang-hara. * Flacourt, Histoire de l’iste de Madagascar, cb.. 4.

VOID. Bourg de Lorraine dans l’Eveché de Toul, enLatin Vodium. II est situé fur la Meuse, à trois lieuës deToul du côté de f Occident. * Maty, Diâ. de Hollande,1701.

VOID AN AR. Ville de la Thessalie que les Latins ap-pellent Voidanana. Elle est située fur le Penée, dix lieuesau dessus de Larissa. On asseure que c’est ÏAtrax des An-ciens.* Maty, D iCt. de Hoìl. 1701.

VOIGTLAND. L’un des quatre Cercles qui sont ladivision de la Mifnie , en Latin Voigtlaniia. II est entre lcCercle des Mines ou des Montagnes, la Bohême, le Mar-quisat de Culembach Lc le Duché d’Altenbourg, C’étoicun Pays particulier qu’on nomma Voitgland , desPrévôts queles Alemans appellent Vogts. Les Empereurs y envoyoientces Prévôts pour le gouverner. Ce Pays comprenoit alorsla plus grande partie du Marquisat deCulembach, Lc plu-sieurs autres Bailliages voisins que l’on en a démembrez.D’autres prétendent qu’il fut ainsi appellé des Seigneurs deWeyda , qui le possederent fous le titre d’Avocats. Aussicst-il nommé en Latin depuis plusieurs siécles Terra Advoca-torttm. Les Historiens ne font pas d’accord íiá’leur origine.Les uns soutiennent que ces Avocats nommez Vogts en Ale-mand ont été instituez par Henri l’Oifeieur, Roy de Ger-manie, & les autres prétendent qu’ils le furent par f Em-pereur Henri VI. Zuickau est la ville principale de ceCercle. Les autres sont Piaweu, Weida,Gera, Graitz,Oifnitz, Werde ôc ZiegenrucK. La Baronnie de Wilden-