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n’en pouvoit détourner le cours , parce qu’elle étoit tropau pied de la montagne pour pouvoir creuser des foslezplus bas en aucun endroit. Cette riviere qu’Hirtius nenomme point, est la Dordogne. II rapporte en un autreendroit qu’au pied des murailles de la ville sourdoit unefort belle fontaine du côté que la ville n’étoit pas arroséede la riviere , & que César lors que cette ville fut assiégée,ayant trouvé le moyen de couper aux habitans le cheminde la fontaine, commença à faire des retranchemens vis-à-vis. Ceux du Pays montrent encore aujourd’huy cettefontaine.il reste force vestiges d’antiquité de la ville d’ïf-soUun, qui étoit fur les limites du Quercy prés de Martel.On a trouvé long-temps aux environs des Médaillés desEmpereurs Romains, & à peine y a-t-il un villageois en cequartier-là qui ne lçache que le Château d ’rfsoldun a été as-siégé par Ceíar.* atIm.
YST-WITH ou Ï-Stmtb. Petite riviere d’Angleterre,enLatin StuccU. Elle coule dans le Comté de Cardigan auPays de^Galles, & se décharge dans la mer dlrlande aubourg d’Aberyftwith.*Maty, DiB.de Hall. 1701.
YSTADiUM. Nom Latin dCvfteton Ijìed, ville du Scho-nen, Province du Royaume de Suede. On l’appelle aussiTjjìadium.
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Y TATA. Province du Biledulgerid en Afrique. Elleest fur la frontière de la Lybie, des dépendances duRoyaume de Tafiler ; & presque aussi grande que la Pro-vince de Dahra. Les habitans rappellent Gmib. Ce fontgens mêlez, qui ne parlent ni bon Africain ni bon Arabe.Us font braves & ont quantité de chevaux, qu’ils nourris-sent de dates faute d’orge. Ils habitent entre des palmiersqui font leur principal revenu, & font entourez d’autresBereberes,dont il y a deux Branches, celle de Sicutana& celle d’Etuazguit. Ces Peuples font tous Vassaux duChéris. * De la Croix, H'tst. d'Apique,Tamc z.
YTATEN. Riviere de TAmerique Méridionale qui ledécharge dans la mer du Sud. Elle est à ;6. degrez & 15.scrupules de la Ligne, & éloignée de quinze lieues,selonPiedro de Cieça, & de vingt-trois, selon Herrera, de lariviere de Maule, qui ferme les limites de la ville de laConception du côté du Nord. Dés l'emhouchûre de celled’Ytaten,lacôte se tourne un peu vers le Sud Est, & don-ne ouverture à trois lieues de-là à un Port que les Espa-gnols ont appelle de U Htmtdura. * Laët, indes Occtd . íí. 11.
tbap.14. ' b
Y UCATAN. Pròvinc'e & Gouvernement de l’Ameri-que Septentrionale dans la Nouvelle Espagne. On acru au commencement que c’étoit une Iste, mais on con-nut ensuite que c etoit une Péninsule. Sa forme est trian-gulaire , & elle a plus de deux cens cinquante lieues de cir-cuit. Sa largeur entre l’Est & l’Oiiest , où elle est la plusgrande , est de prés de cent lieues , & d autant entrese Nord & le Sud , mais depuis la côte qui regarde leNord jusqu’aux limites du Gouvernement de Guatimala,à peine en a t-elie vingt-cinq. Ses bornes vers le Sud fontles montagnes de Lecando & la riviere Taiza; vers le Sud-Oiiesl la Province de Chiapa, & vers l’Oiiest celles deXi-lacango &de Tabafco, où la mer entre dans les terres pardeux bayes. La plus grande a une lieue & plus d’embou-chure, & les flots qu elle reçoit remplissent au dedans ungrand Lac où'font plusieurs Isles. Ces Isles comme toute lacote voisine de la terre ferme font remplies d’un nombreinfini d’oifeaux de différentes efpeces, qui font accourirles Sauvages des Provinces même les plus éloignées pourses prendre. 11 y a aussi quantité de cerfs , de iangliers &de linges. l/air y est fort chaud , fur tout du côté qui re-garde le Nord. Quoyqu’en cette Péninsule il n y ait nirivières ni torrens, on n'y manque jamais d’eau, à causedu grand nombre de puits qui y font. L’Híver y commenceen Octobre quand le vent de bise vient à soufler, & durejusqu’au mois de Mars. Pendant tout ce temps il ne pleutpoint, si ce n’est aux nouvelles Lunes. L’Eté commence enAvril, & ne finit qu’avec le mois de Septembre. II y pleutpresque toujours en ce temps-là, pendant lequel ils fement& moissonnent assez abondamment, à cause de la fertilitéde la terre, qui ne rapporte ni froment ni autres fruits del’Europe. Cette Péninsule est divisée en deux parties parde petites montagnes qui courent de Champoton, situé àTme IH.
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son côté Occidental jusqu a la ville deSalamanque qui estau côté Oriental. La partie qui tire de ces montagnes versle Sud, & qui touche Lecandon & Taiza, n’est point cul-tivée & demeure dcserte faute d’eau. Celle qui descenddes mêmes montagnes vers le Nord est fort peuplée. Quoyque le Soleil y soit assez chaud depuis son lever jufqu'ausoir, il y a de petits vents frais qui temperent la chaleur.La Région des montagnes est la plus faine,& l’on y vit fortlông-temps. U11 Cordelier qui a voyagé par ces endroitspour instruire les Sauvages, asseure qu il a vû un homme,qui selon ce que difoient ses voisins devoit approcher detrois cens ans. L’âge f avoit tellement courbé, que fa bou-che touchoit presque à ses genoux,ct comme il avoit tou-jours été nud, fa peau dure ct rude fembloit couverted’écailles. Francifco Hernandez de Corduba découvritcette Péninsule des premiers, & aborda à la pointe de terrequ’on nomme aujourd’huy Combe ; mais fes gens étantdescendus dans le Pays furent défaits & contraints de re-tourner à l'Isle de Cuba. Aprésluy Juan de Gryalva abor-da en cette même Contrée dans la partie où est l’Isle deCozumel , & il y trouva quelques Temples ou Oratoires,
& des croix de pierres & de bois,ce que ni luy ni ceux quil’accompagnoient n’avoient encore vû en aucune partie del’Amerique. Aprés avoir essuyé de grandes hostìlitez deshabitans , il tourna vers la Province de Tabafco fans dé-couvrir toute la Péninsule d’Yucatan. Cette entiere dé-couverte fut réservée à Francifco de Monteyo qui s’eurendit maître vers l’an 1527. aprés un rude combat queluy livrèrent les habitans. On voit de grands édifices bâtisde pierres dans toute cette Péninsule, qu’on croit avoirété des Temples ctdes Oratoires , toutes les maisons desparticuliers étant de bois & couvertes de paille. * Laët,Descr.des IndesOccid.liv.$.cbap.z 6 .& 27.
YUCAY. Vallée du Perou. Elle est à quatre lieues dela ville de Cusco vers le Nord-Est, selon ce qu’écrit Garsil-lassus, & comme enfermée entre de fort hautes montagnesqui la garantissent de toutes les injures de l’air , en fortequ’il y est fort sain ct fort tempéré. On y voit beaucoupde vergers ct de jardins. Leslncas s’y retiroient ancienne-ment pour fe donner aux plaisirs. Ils y avoient plusieursédifices magnifiques dont les vestiges fe voyent encore au-jourd’huy. Qnoyque l’air de cette vallée soit fort tem-péré, les sommets des montagnes des environs font presquetoujours couverts de neiges. Les lncas avoient dans cettemême Vallée une Forteresse si bien défendue par fa situa-tion qu’elle pouvoit résister avec peu de monde à un grandnombre d’ennemís. Elle étoit bâtie fur un haut rocher,ceinte tout à l’entour comme d’un rempart de fort duresroches, ct environnée de plusieurs rochers semblables de-puis le sommet jufqu’au pied. On avoit taillé fur ces ro-chers des reliefs de lions & d’autres bêtes sauvages qui te-naient differentes armes avec leurs pattes. Chaque rangde ces rochers ensermoit des places préparées pour y se-mer, & les murailles du Palais étoient enduites d’un côtéde certain bitume où reluifoit une poudre d’or. CetteVallée a vers le Levant de fort hautes montagnes que l’oncroit être une partie ou une branche des Andes, defquel-les descendent plusieurs torrens , & vers le Couchant elleen a d’autres aussi fort hautes, mais qui vont doucementen penchant, au pied defquelleson voit couler la riviered’Yucay. Les Espagnols prisent fort cette Vallée , où iisont planté quantité de cannes de sucre, & dont ils culti-vent les champs avec un grand foin. Les habitans de Cufçonomment malheureux ceux qui n’y possedent rien, 8c ilsy font conduire leurs malades pour leur faire recouvrerleur santé plus promptement.* Laët, Désir, des indes Occid.liv. 10 cbip.$ 1.
YVENES. Village de la Nouvelle Castille en Espagne,à deux lieues d’Orgats ct à sept de la ville de Tolède. IIétoit autrefois fort grand & fort peuplé ; mais il est au-jourd’huy presque abandonné. Ce visage estau pied d’u-ne montagne ct assez proche de Vna Venu , qui est toutefeule dans un Désert assez agréable. Ce font des bois ctdespâturages qui font rares en ce Pays-là. Us appellent cessortes de lieux Debeps , & celuy-là fe nomme Debeff* de iastien Donzellaf , c’est-à dire, la Forêt des cent Filles A demilieuë de cette Hôtellerie ou f M,ra, qui porte le même nom,il y a un Château de pierres composé de cinq ou six tours,avec un petit donjon quarté au milieu. C’étoit en ce lieu-là que les Maures meteoient autrefois les cent Filles Chré-tiennes , que Moregat, Roy de Léon , & quelques autre*
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