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Tome premier. A - B.
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Âç À B A.

z, ABÀCENE, Abacóuia , ville de l’AÍIe mineure dansla Cane, selon Pline.

ABAGH , Abacum , bourg d'Allemagne dans la baiseBavière fur le Danube, dans le département de Straubing,à deux petites lieues au-dessus de Ratisbonne. C’ei't là quenaquit l’Empereur Henri II, surnommé le Saint. Cebourg fut brûlé en 12.97 par les habitans de Ratisbonne.Ii y a des sources d’eaux minérales, où l’on va se baignerpour plulieurs maladies. On prétend quelles font bonnespour la mélancolie , la paralysie, les nausées, les batte-mens de cœur, le mal des yeux Sc des dents, le scorbut,la gravelle, &c. mais il faut les faire chauffer. Elles ontla même odeur que des œufs. Quelques Géographes ontpris ce bourg pour l’ancien Abudiacum Danubianum;mais Cellarius & d’autres savans aiment mieux placercette ancienne ville à Fuessen, lieu situé à l’autre côté duDanube. * Z eyler Topog. Bavar. pag. 71.

ABACHI, Voyez Aeawi.

ABACOA, iíle de F Amérique septentrionale : elle aau Nord l’isie de Lucayoneque, à î’Orient celle d’Ale-blasters, ou Ciguateo, au Midi le grand banc de Baha-ma, & à l’Occident la pointe septentrionale de Pisted’Andross. Elle elt à zoo d. de longitude Lç à z; de lati-tude septentrionale. Elle peut avoir dix-huit lieues com-munes dans fa plus grande longueur, Sc environ sept dansfa plus grande largeur : elle appartient aux Anglois, & estcomprise dans les Lucayes. * Atlas de M. de ïIJle.

ABACOVRE , montagne de F Arabie heureuse ; onl’appelle autrement Attira. Il la faut passer pour arriverpar terre à la fameuse ville d’Aden qu’on découvre deson sommet dans une plaine. Ce passage est: fort difficile,& l’on y trouve d’abord deux forteresses qui en défen-dent les avenues.* Corn. Dict. Voyages de Vincent leBlanc. 1. part: c. 7.

ABADAN , ville d'Asie, dans l’Iraque Babylonienne.Elle est située fur le Golphe Petsique , à Fembouchuredu Tigre, à une journée &c demie de Bassora dont elledépend. Elle est vers le 67 d. de long. * D’Herbelot Bibl.Orient.

r. ABzE, au pluriel, c’est le nom latin dune ancienneville de la Phocide. Voyez Abéa. i.

z. ABrii, ancienne ville du Péloponèse. Voyez Abéa. z.

ABAGES, peuple de la Scythie. Voyez Abcas.

AB AH AN AR , contrée de la Tartarie proche lagrande muraille de la Chine. Elle est habitée par lesMogols , & a deux barrières. Ses meilleures habitationsfont fur le lac de Taolnor. Génér. des Huns par M.de Guignes I. 4. p. z 3 8.

ABAIBES ou Abibes, Abaibœs , hautes montagnes def Amérique mérid. dans la province de Carthagêne, pro-che le golfe de D arien , ou de Vraba , selon Laete.

ABAK.AN , ville située sur les bords de la riviere deJeniséa , vers les 53 d. 30’. de latit. C’est l’établisse-ment le plus avancé au Sud que les Russes ayent fur cetteriviere.

1. ABALE, Abala , ancienne ville de P Ethiopie, fousl’Egypte. Pline en fait mention 1 . 6. c. z.9.

z. ABALE , Abalus, ille de k mer Germanique, se-lon Pline, 1 . 37 * c " z ’ a . une journée au-delà du bras demer nommé par les anciens Mentonomon, le long du-quel habitoient les Guttons. A ces indices Cellarius con-jecture que les iíles Electrides ainsinommees.peuvent êtreà Fembouchure de la Vistule. Pline ajoute que les vaguesde la mer jettoient l’ambre fur les rivages de liste Abalus.Cette iste étoit fans doute une des Gleílaries disperséesdans la mer Baltique. Voyez Glessaria. Not. orb.ant. lib. II. cap. v.

3. ABALE, Abala , ancien port de 1 Italie, entrela Sicile Sc le Promontoire Ccecynum , aujourd’hui Stilo.* Appien.

ABALLABA , ancienne ville d’Angleterre, que l’oncroit être la même que l’on appelle Apm.eby. Voyez l’ar-ticle du nom moderne.

A BALLON, contrée de l’Iste de Terre-neuve en Amé-rique. On écrit plus communément A vallon.

ABAN-LA-VILLE, bourg de France, dans laFranche-Comté, fur une élévation dans le Bailliage de Quingei,entre la ville de ce nom & Lieu-Dieu 3 & entre les riviè-res du Doux Sc de la Louve. * Atlas de S an son.

A BAN A, riviere d’Asie, dans k Syrie de Damas : l’a-nonyme deRavenne, 1 . z. c. ij. l’appelle Bana. Il est

A B A.

fait mention de cette riviere au 4 e . 1 . des Rois c. 5. Vjiz. Les Septante la nomment Amana 3 elle descend dumont Hermon selon Bochart. Phaleg. p. 79 .11 y en a quicroyent que c’est la riviere qui coule à Damas, (a) Sonnom Ahana peut signifier (b) pierreux , & lui a été peut-être donné, parce que les eaux çn étant très-claires, onvoyoit les pierres au fond. S. Jerôme ( c ) appelle Abana ,la riviere de Damas 3 Sc Eusebe, qui l’écnt Abena _, dit auíììque c’est la riviere de Damas. Maty, qui ajoute quelleva se décharger dans la mer de Syrie au midi de Fembou-chure du Farfar, n’ayant point nommé ses garants, nouslaisse dans l’incertitude. L’Atlas de Blaeu fait entrer leFarfar dans une riviere qu’il apelle Chrysogoras , audessus de Damas , Sc Adonis au dessous de cette Ville ,où il place la jonction de ces rivières. Nous ne savonspas bien certainement encore quel est le cours de cesdeux rivières Abana Sc Farfar 3 Sc M. de Fille , qui n’apû refuser de mettre une riviere à Damas dans la petiteCarte des Voyages de Paul Lucas j s’est dispensé d’endéterminer le cours 8c Fembouchure. Cependant D. Cal-mer (a) croit que c’est le même fleuve que le Barrai»ou le Chrisoroas , qui prend fa source au pied Sc »l’Orient du Liban , & qui coule autour 5 e au dedans deDamas, Le va perdre ses eaux dans le désert à quatre oucinq lieues au midi de cette ville. Henri Maundrel ( e )dit quêtant fur les lieux en 1697 il ne put trouver aucunetrace, ni même les noms d’Abana & de Farfar. II ajou-re qu’il faut assurément que ce n’ayent été que des bran-ches de la riviere Barradi, qu’il y a même apparencequ une de ces rivières étoit la branche qui paffe aujour-d’hui au travers de YAger Damafcenus , & va se rendredirectement dans la ville 3 car, dit-il, comme elle va euserpentant, il y a lieu de croire que le canal en est natu-rel. Voyez Barradi & Chrysoroas. * ( a ) Sanfon IndexGeogr. ( b ) Bonfrer. Not. in Onom. (c) Onomaít. Urb. ScLoc. S. Scr. (d) Dict. de la Bible. (-) Voyage d’Alep à dé-nis. p. 207.

. ABANBO, ou ABANHI, riviere de la grande Ethio-pie, que quelques-uns ont nommée en latin Abanhus ScAbana. Strabon , 1 . 17 p. 786, qui la distingue du Nil oùelle va se perdre, la nomme Ajlapus. Ptolomée, qui luidonne le même nom, la fait sortir du marais de Coloéfous la ligne équinoctiale, & entrer dans l’Astaboras a11 d. 3'. de lat. septent. Mêla, 1 . 1 c. 9 regarde ces deuxrivières comme deux branches ou divisions du Nil, Scappelle la riviere dont il s’agit dans cet article Afiapes .Pline, qui la nomme Ajlapus , dit que c’est le Nil, quine prend le nom de Nil qu’après qu’il a joint les eaux deses diverses sources. Des observations plus récentes nousapprennent que le Nil ne reçoit aucune riviere qui ait fasource si près de la ligne équinoctâale, comme on le peutvoir dans la carte de l’Afrique par M. de l’isie. Cetteriviere se perd immédiatement dans le Nil du côté del’Orient , & forme conjointement avec ÏAJlaboras laprefq.u’isle de Merœ.

1. ABANÇAI, Abancaius , riviere de l’Amérique dansle Pérou 3 elle a sa source vers le 306 d. de longit. & le 14d. 3 o’, de latit. méridionale, dans l’Audience de Lima *dans les montagnes qui séparent le pays des Chumbibil-cas de la mer du Sud au Nord du village de Parinacocha.Elle donne son nom au bourg d’Abançai, au nord duquelelle passe pour se jetter dans le Maragnon , à sept lieues& demie géométriques au-dessus de la jonction de ce der-nier avec l’Apurima vers le 11 d. de latit. septentrionale.* M. de l’IJle , Carte du Pérou.

z. AB AN Ç AI, ou AB AN C A Y O, bourgade de F Améri-que, dans le Pérou, sur la riviere d’Abançai. Elle est situéeauprès dune haute montagne que l’on croit être pleinede veines d’argent. Ce lieu est íur la route de Cuíco àGuatnanga. * Ibid.

ABANHI, c’est la même riviere qu’ABANBo.

ABANNAS. Voyez Abaunas.

ABANN/E 3 anciens peuples de la Mauritanie, selonMarcelin,

ABANO , village d’Italie, dans le Padouan, à cinqmilles de Padoue _, dans le territoire qu’on appelloit an-ciennement Apcnus , nom grec que les Latins avoientadopté. Il ja des fontaines d’eau chaude qui ont ctcfort célébrées par les anciens. Suétone, in Tibet. c. 14,dit que Tibere, ayant été averti par l’oracle de Gerion au-près de Padoue, de consulter l’avenir en jettant des dez