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A C A. L
Bacchus, libérateur ; une enceinte sacrée, où l’on révè-rent Diane,surnommée Caliste, &des raonumens élevésà la gloire de Thesée, d’CEdipe &c de Pirithous. Parmiquantité d’autels dispersés de côté & d’autre, Minerve ,Vulcain , Neptune, les Muses, l’Ainour & Prométhéeavoientchacun le leur. Pour celui de 1 Amour, c’étoitlepremier qu on lui eût consacré, & le premier des mor-tels qui y vint faire des sacrifices s’appelloit Charmas, cebeau "arçon qui fut le favori de Pifiítrate. L’autel de Pro-méthée étoit remarquable par une course qu on y faisoitpendant les fêtes Panathéennes consacrées à Minerve.Les Athéniens, quelquefois à pied, quelquefois à cheval,partoient d’auprès de cet autel chacun avec un flambeauallumé , &, courant le long du fauxbourg, ils trouveientdes palmes destinées à ceux qui avoient fourni leur car-rière fans éteindre leur flambeau ; mais quoique tant dechoses rendissent ce lieu célébré, fa plus grande réputa-tion lui vient de l’école" de Platon. On appella académi-ciens ceux qui suivoient sa doctrine; & le nom a Acadé-mie est devenu le nom propre d’un lieu particulier, unnom appellatif, que les siécles suivans ont donné auxaííemblées des gens de lettres, qui se joignent pour cul-tiver les sciences, ou pour les enseigner à la jeunesse.
Les anciens ont toujours eu foin de marquer les villesoù les études ont fleuri , & nous voyons dans lccrituresainte la ville de Dabir, dans le pays de Chanaan, ap-pellce Cariath Sepher 3 c’est-à-dire, la ville des bonnes let-tres. Il seroit à souhaiter que quelqu’un dressât une cartegénérale de toutes ces villes, & qu’il y distinguât les an-ciennes d’avec les modernes par quelque marque. Cetravail seroit d’autant plus aisé , que les cartes particu-lières contiennent dé j a une grande partie des modernes.* Lubin 3 liv. c.
11 faut remarquer que Pausanias passe tout-à-coup dela description de l’Aréopage à celle de l’acadcmie d’A-thènes. On croiroit facilement qu’il n’a lié ces descrip-tions qu’à cause du voisinage des lieux, ce qui seroit uneerreur ; il falloit traverser toute la ville pour aller d’uillieu à l’autre. * Athènes ancienne & moderne, liv. c.
Il ne reste plus de cette célébré académie d’Athènesqu’un tas de grosses pierres, qu’un. débris de marbres quel’herbe cache, & que les terres surmontent ; par-ci, par-la , des bosquets de figuiers , des touffes d’oliviers , des
jardinages & des cabanes où les jardiniers logent.
Le nom même d 'Académie n’est presque plus connu àAthènes ; on l’appelle l’Ecole de Platon : il n’est paspoflìble d y, fouiller six pieds en terre qu’on n’y trouvequelque précieuse antiquité. A cent pas de ses ruines sevoit une bute, ou étoit autrefois la maison du célébréTimon le misasttrope, le lieu est encore tout plein defigures. En retournant à la ville on voit à gauche , aupied du mont de saint George, des ruines, qu’on appelleaujourd’hui l’Ecole de Zenon ; mais ce n’étoit que sontombeau ; & à cinq cens pas de la ville, le grand cheminest coupé par deux antres qui forment un carrefour, oùétoit autrefois un Mercure , surnommé [etracepkalos. Ily a aujourd'hui un grand nombre d’Académies en Eu-rope : en voici une liste , dans laquelle j’ai été aidé parCamufat.
Listes des Académies ou Sociétés LíttÉRAiresétablies en Europe ,
En Italie.
A Sienne, Intronad.
A Florence, Délia Crusca 3 pour les belles lettres ; deCimento pour la physique.
A Rome, Humorsti 3 Lyncei Fantafiiá 3 Insccondi.
A Bologne, Inquìeti 3 Otìojt 3 & le nouvel Insìitut , qui eíuni avec l’académie de Peinture & de Sculpture.
A Gènes, Adormentati.
A Padoue, Ricovrati & Orditì,
A Vicenze, Olimpici.
A Parme, InnominatuA Milân, Nascostî.
A Naples, Ardenti.
A Mantoue, InvashituA a 1 ^^ Affidad.
A Cefene, Offuscat'uA Fabriano, Dijuiiid.
A Fayence, Piloponí ,
A Ancone, Calìginqsi.
A Rimini, Ádagiatì.
A Cita del Castello, Asfordìti-, d’autres mettent ceux-clà Urbin, & les remplacent par les AgitatuA Peruse, infensiati.
A Fermo, íiajfrotuad.
A Macerata, Catcnad.
A Viterbe, isûnati.
A Alexandrie, Immobilï.
A Breffe , OccultéA Trevile , PerseverantnA Verone, Pkiiarmonici.
A Cortone, HumorojùA Luques, Oscuri.
A Ferrare, Sileni, Intrepidi , Filareti.
A Venise, Tncogniti ' Pìùlalalteni 3 Peregrìn: 3 gli A'cu-demici délia notte 3 gli Insiaurabili ^ la Société Géogra•pkique des Argonautes, Allettatï, Aprovatï 3 Cortesi j&c. clont la plupart ne subsistent plus, & n’ont été quedes assemblées de curieux fans lettres de fondation.
A Spolette, Qbtusi.
En Allemagne.
On érigea en 1617 , à Weimar une académie fous lenom Allemand de r Iruchtbrigende P alm-Orden 3 ou/'Or-dre de la Palme fruclucusie ; elle finit avec Auguste, ducde Saxe, son troisième protecteur.
Le Collège des Curieux de . la Nature , fut autorisé eri1687 , par l’empereur Léopold, qui s’en déclara le pro-tecteur.
Le Collège Impérial Historique , proposé par le baron deBoinebonrg, n’a point réussi.
C Académie des Sciences à Berlin , fondée par des let—tres-patentes du n Juillet 1700, est la feule qui fassequelque honneur à l’Allemagne.
En Angleterre.
La Société Royale de Londres 3 fondée en 1633.
En Suede.
À Upsal 3 le Collège des Antiquités, dont les fondemensfurent jettes par la reine Christine, & dont le but est d’il-lustrer les antiquités & la langue des anciens Gotlis.
En Espagne.
A Madrid, VAcadémie Castillane , instituée en 1714,pour perfectionner la langue Castillane.
En Portugal.
A Lisbonne, íAcadémie Royale de ! Histoire 3 instituéeen 1700.
A Setubal, ! Académie ProbUmadqueì
En France.
A Paris, F Académie Françoise , établie par lettres-paten*tes en 16; ;, pour cultiver la langue Françoise, l’Elo-quence & la Poésie. »,
LsAcadémie Royale des Sciences , établie en 1666, &affermie en 1699 par de nouveaux réglemens qui la per-fectionnent.
L’Académie Royale des Belles-Lettres 3 ou des Inscrip-tions &c Médailles 3 commencée auflî-bien que la précé-dente fous les yeux de Colbert en 1 66 3, & établie par desréglemens & lettres-patentes le 1 6 juin 1701.
B Académie Royale de Peinture G’ de Sculpture : les let-tres-patentes de son établissement sont du 18 février 1648,& par d’autres du %x décembre 1676 , elle fut unie avecF Académie du dessein de Rome.
L’Académie Royale d’Architecture 3 établie en 1671.
VAcadémie Royale de Danse 3 établie par lettres-pá -tentes du 30 avril i66x.
D Académie de Musique 3 qui représente les opéra. SeSlettres-patentes font datées dé l’an 1671, avec la clausequ’on peut monter sur le théâtre, & y chanter sans déro-ger à nobleste.
L’Académie Royale de Chirurgie 3 établie en 173 r, &confirmée par lettres-patentes du 8 juillet 1748-A Angers, IAcadémie Royale 3 établie par lettres-patea-tes en 168 5.
A Arles, F Académie Royale 3 établie par lettres-patentes
en 166^
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