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A F.R
de terre , qui avance dans la mer à quatre lieues de To-buiba , vers le levant. Elle avoir de fort bons murs,Sc étoit garnie de tours , & battue des flots de tous côtés,'excepté dans un espace de 350 pas par où elle tenoit à laterre. En cet endroit il y avoir un château construit dansle mur qui étoit massif jusqu au cordon , Sc avoir 40pieds d épaisseur, avec six tours , éloignées l’une de1 autre, Sc massives ausli, qui avançoient de 40 pieds endehors , jusqu à la barbacane du ravelin. Au haut duchâteau croient deux murailles, qui répondoient l’uneà la ville , l’autre à la campagne ; Sc entre le vuide destours Sc des murailles , on avoir pratiqué les logemensdu gouverneur Sc des soldats. Les quatre tours du milieucroient quarrées, Sc les deux autres que battoient les flotsde la mer étoient rondes Sc hautes. Elles avoient toutesde petites portes couvertes de lames de fer , Sc íì bassesque l’on n y pouvoir entrer qu’en fe baissant. Ainíi cha-que tour étoit une forteresse séparée. La porte principa-1 ì étoit en la seconde tour quarrée vers le levant, Sc iln y en avoir point d’autre du côté de la terre ; cette por-te avoir une grande voûte obscure fous la tour, Sc sixportes à la file couvertes de lames de fer : les secondesportes en entrant par dehors , étoient fûtes de grossesbarres de fer , Sc enclavées ensemble sans aucun bois ,Sc en chacune il y avoir un lion de bronze , relevé enboíle 3 en forte que chaque lion en regardoit un autre.Ces portes qui étoient courbées en dehors , avoient tou-tes leurs herses de fer, Sc leurs retraites qui tomboientdu haut de la tour , à huit pas ou environ du haut de cemur. Il y en avoir un autre plus bas qui servoit de faus-•sss braies, & avoir douze^.pieds d epailfeur, avec neuftours il bien compassées , que les trois répondoient àdeux du fort 3 & en celle du milieu étoit une porte decôté , tournée au levant. La ville avoir 5 3 00 pas decircuit, & des tours de 30 en 30 pas. L’arcenal regardoitforient , près d’une grande mosquée bien bâtie , quitenoit au mur. Au bout de la ville , du côté du sep-tentrion , il y a une hauteur fur laquelle s’élevoit unetour , d où l’on découvroit toute la mer. Au dedans dela même ville étoit un port fermé , où l’on entroit parune voûte faite dans le mur. On y renfermoit les ga-lères Sc les autres petits vaisseaux, Sc il y avoir un ha-vre raisonnable pour les grands. Devant la ville du côtédu midi, étoient des collines chargées de vignes & demaisons de plaisance , Sc vers le levant il y avoir desjardins & des vergers que l’on arrosoir par le moyen dequelques puits. Les terres labourables aboutifloient àune montagne qui traverse d’orient en occident , &derriere laquelle sont de grandes campagnes où errentles Arabes pendant l’hyver , à cause des bons pâturagesqui s y trouvent pqjir les troupeaux , autour de quel-ques lacs qui s’y forment. * Marmol. t. 2., I. 6, c. zS. ,
Cette ville fut fort splendide , tant que les Romainsen demeurèrent les maîtres. Les successeurs de Maho-met sayant prise avec Carthage , la ruinèrent de fonden comble, jusqu’à ce que Mehedi la rétablit. Il y fitbâtir le mur dont on a parlé, Sc la repeupla , en la choi-sissant pour y faire son séjour. Après fa mort, il y eut degrandes révolutions en Afrique, & fur le déclin de l’em-pire des Califes de Carvan, quelques corsaires de Sicilele saisirent de cette place, Sc l’appellerent Afrique. LesChrétiens l’ont possédée ensuite jusqu a ce qu’un roi deMaroc, de la lignée des Almohades, la conquit. Elle a tou-jours été au pouvoir des Mahométans, jusqu’au temsoù André Do ri a la prit fur le corsaire Dragut, qui s’enétoit, emparé. Charles - Quint voyant qu il ne pouvoirconserver cette place finis une dépense extraordinaire,Sc craignant d’ailleurs quelle ne retombât au pouvoirdes Infidèles, résolut de la raser : on se servit, pour cetesset j de mines, qui jouèrent si bien qu’il ne resta paspierre fur pierre dans la ville. Elle n’a pas été rétabliedepuis ce tems.
3. AFRIQUE , ville de France, dans la partie septen-trionale du Languedoc. Elle est petite Sc située sur unexiviere qui coule au bas des montagnes de Volonzac.
Corneille cite , pour garant de cet article, les Atlasen général 3 c est la meme que sainte Afrique.
4. AFRIQUE, montagne de France , dans la Bour-gogne au bailliage de Dijon, au sud-ouest de cette ville.
5. AFRIQUE. Voyez sainte Afrique, que quelques-
uns nomment sainte Frique.
AFRQDISSIGUN , ville de la Cyrénaïque, en Afri-que. Mahadi, premier calife des Fatimites, la fit rebâ-tir fort somptueusement, sous le nom deMAHADiAH,c’est la même ville qu’AFRiQUE 2. * D’herbelot. Bibl.Orient.
AGA , ancienne .ville épiscopale d’Afrique , dans laprovince Proconsulaire. Fortis , son évêque ,est nomméclans une épitre lynodale de cette province, AgensisEpiscopus. C’est la même ville auprès de laquelle JulesCésar campa deux fois. ( Carol. à S. Paulo. Géov. Sacr.P- 95 >
AGABENI , peuple ancien de l’Arabie déserte , surles frontières de l’Arabie heureuse. Le grec de Ptolo-mée, /. 5, c. 19 , porte atAbhìsioi j & la version lati-ne Agubeni. * Hirtius , de bello Afric. 67 & 7 6.
AGABRA ou iEsabra , ancienne petite ville d’Espa-gne dans la Bétique. C’est à présent Cabra , dans labasse Andalousie, à cinq lieues de l’ancienne Tucci, versle couchant d’hyver. Cette ville a été autrefois le íiégad’un évêque , selon Baudrand , e'd. 1682.
AGADA, selon Jaillot , bourg de Portugal. Y oyezAgeda 1.
AGADER. Voyez sainte Croix.
1. AGADES, (a) royaume d’Afrique dans la Nigritie yentre le royaume de Tombut au couchant, le royaumede Cano au levant , le Zaara au nord, & le fleuve Ni-ger au midi. De flfle y marque trois lieux, fçavoirla capitale dent ce royaume porte le nom, DeglúrScSecmara. Quelques - uns écrivent Agdes. Il remarqueauíîì que c’est dans ce royaume qu’on recueille de très-bonséné. Le pays ( b ) abonde en pâturages , en bétail & enfontaines. Les habitans de la contrée la plus méridionalefont pasteurs du menu & du gros bétail : ils demeurentà la campagne fous des cabanes faites de rameaux -& denattes de jonc ; ils errent toujours d’un lieu à un autreavec leurs troupeaux. La partie la plus septentrionale estun désert où l’on recueille de lí manne. Les habitans laconservent dans des courges pour la vendre aux marchandsqui en demandent. ( a ) Baudrand , édit. 1ÓS2. f) LaCroix 3 Hist. d’Afrique, t. 3.
2. AGADES , Agdes , (a) ou, selon les Arabes, Anbe-gast , ville capitale du royaume de ce nom. Elle estsituée, selon le même géographe , entre des montagnesdans la partie la plus occidentale du royaume, & auprèsde la source d’une rivière qui coule à travers cet état, &fe jette dans le lac de Garde. Elle est par les 20 de^. 20’de longit. Sc par les 19 deg. 10’ de latit. nord. EÎle estfermée (b) de murailles 3 les maisons y font construites àla moresque, Sc le palais du roi est au milieu. Cette villeest la plus proche des peuples blancs, à la réserve de Gua-lata. Ceux qui y demeurent sont la plupart marchandsSc étrangers , les autres font artisans ou soldats du prin-ce, qui est tributaire du roi de Tombut, &qui dépend,de la tribu de Zuinziga en Libye. Les chefs de cettetribiTOnt l’autorité de le déposer quand ils ne font pascontens de fa conduite. ( a ) de d Ife , Atlas, (b) La Croix,Hist. d’Afrique., t. 3.
3. AGADES , ville d’Afrique dans le Zaara ,-selonBaudrand, qui cite Jean Léon. L’Agades dont parle cetauteur, est le même que le royaume Sc la ville dont j’aiparlé dans les articles 1 & 2.
4. AGADES 3 le même Baudrand dit que ce nomfe donne auss à Santa Cruz ou Sainte Croix, bour-gade d’Afrique dans le royaume de Sus, au bord de lamer Atlantique. De l’Iíle la nomme Agader ou SainteCroix. Voyez Sainte Croix. * La Croix , Hist. d’Afri-que , t. 3.
AGAG ou Agaga , royaume d’Afrique de la dépen-dance de l’empire du Monomotapa. Il a le pays des Nè-gres à Test, Sc le royaume de Tacua à l’ouest. Ses peu-ples font la plupart idolâtres, Sc appellent leur principaldieu Atuno. Ils marquent beaucoup de vénération pourune vierge qu’ils nomment Peru , Sc ont des monastèresoù ils tiennent des filles renfermées. Ce royaume a pourcapitale une ville de son même nom au septentrion dulac de Zaïre. * Corneille. Dictionnaire. Baudrand.
AGAI. On appelle peuples d 'Agai, certains habitans del’Ethiopie. Ils etoient payens il n’v a pas fort longue ms,ou s’il y en avoit de chrétiens, ils ne l’étoient que de
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