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la nuit que le'jour. Ils étoient íì ignorans, qu’ils ne pou-voient compter jusqu’à cent. Ils n’avoient aucun usagede monnoie, de melure , ni de poids , ôc ne connois-soient ni l’agriculture ni l’art militaire. Ils rendoientbeaucoup d’honneur aux vieillards, ôc s’occupoient àgarder leurs bêtes, ou à mener leurs chiens à la chasse,dont ils aimoient 1 exercice. Ces peuples avoient vingt-six sortes de langages , ôc tenoient qu il ne falloir ni sesoucier des morts , ni rechercher largeur qu’ils enter-roient avec eux, ôc ainsi ils demeuraient toujours pau-vres , se privant des biens de ceux qui mouraient. Ilstrafiquoient entr’eux par échange ; combattoient à pied& à cheval, ôc faisoient de plus nombreuses armées queles Géorgiens. On tient qu ils mirent en campagnemille chevaux ôc soixante mille- hommes de pied contrePompée. Ils se servoient au combat de javelots ôc deflèches, ôc portoient de corcelers, des boucliers & desmotions faits de peaux de bêtes sauvages. Ils n’eurentd’abord qu un roi, mais au rems d’Auguste, chacune desvingt-six langues avoir le sien. Ils adoraient Jupiter ôcle soleil, ôc fur-tout la lune, à laquelle ils sacrifioientun homme ; à cause que plusieurs d’entr’eux , commeétant inspirés divinement, se mêloient de deviner. Ce-lui qui paroiíïòit le plus agité d’une divine fureur, al-loic errant par le bois, suivi d’un prêtre qui Pattachoitavec la chaîne sacrée ; ensuite on le nourriiloit; bien dé-licatement pendant un an, au bout duquel on le frottoird’huile de senteur, Ôc lorsqu’on lavoir conduit au lieudu sacrifice , le prêtre prenoit un dard dont il lui perçoitle coeur. Cela étant fait, on tirait quelques divinationsde ce corps étendu par terre, ôc chacun- le fouloit ensuiteaux pieds.
f Albanie est située entre des montagnes fort hautes,qui empêchent le passage de la Tartarie en Perse parun long espace. Vers l’an 1500, Agasapas commandentà lAlbanie ou du moins à une partie, & payoit tribut auroi de Perse. Thevet a écrit que les Albanois obéissentà celui qui commande les Tartares j ce pourrait être lekan du Zagatay. Quant à leur religion , ils font Chré-tiens , mais schématiques, vivant a la Grecque commeles Géorgiens.
j. ALBANIE, nom qu’on a donné autrefois à toutel’Ecosse ; de forte que les fils aînés de ses rois ont souventporté le titre de ducs dAlbanie. Ce nom est présente-ment particulier au comté de Braid Albain. Voyez BraidAlbain.
ALBANO, ville d’Italie, dans la campagne de Rome,fur le lac du même nom, autrefois appeilée Albe-la-Longue. Cette ville, selon Denis d’Halicarnasse, fut fon-dée quatre cens quatre-vingt-sept ans avant Rome, parJules Ascagne, fils d’Enée, fur la rive la plus méridio-nale du lac, où est à présent Pala\\uolo , sous le Mont-Alban , appeilée aujourd’hui Montecalvo , à 1 endroit oùil vit une truye qui allaitoit trente marcassins. Il lui donnale nom de Alba-Longa , à cause de sa situation le long dulac, ce que témoigne Tibulle dans ces vers :
Ante oculos Laurens Cajlrum , murusque Lavini ejl ,
Albaque , ab Ascanio condita longajuít.
La ville moderne d’Aibano n est pas precisement aumême endroit où étoit Albe-la-Longue, mais vers leseptentrion, tout proche Castel Gandolphe, au lieu oùétoit autrefois la Villa Pompéi , près de laquelle l’em-pereur Domitien avoir fait bâtir un amphithéâtre, où ilreste encore quelques ruines. Long. 30, r;, latir41,45.Certe ville est assez peuplée, quoiqu elle air été détruitepar l’empereur Frideric Barberousse. Le Pape Innocent Ien etoit natif, & le martyrologe Romain fait mentionjd’un saint sénateur dAlbano. C’est un des six évêchéssussragans de Rome, que remplissent les six plus ancienscardinaux evêques. On voir au bout de la ville vers laRiccia, ôc devant le château du duc Savelli, un tom-beau de grosses pierres en forme de pyramide, au milieude quatre autres plus petites. Les Albanois modernesl’ont élevé a la mémoire des trois Curiaces de la villed'Albe, qui furent tues dans le combat qu’ils donnerentcontre les trois Horaces Romains, pour l’empire de leurville. Le duché d Albano appartenoit au duc Savelli ;mais fe voyant presse par ses créanciers , il le vendit en1647 à la chambre apostolique, ôc le pape en est aujour-d’hui le maître. Toute là campagne dAlbano produit le
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meilleur vin du pays Latin, ôc il n’y a guères de sei-gneurs Romains qui n’y ayent des vignes , où ils paíîèntla belle saison. La Riccia , autrefois A rida ville an-cienne , n’est qu’à un mille dAlbano. Le lac de ce nomest fort profond, & a huit milles de tour. Du rems queCamille afliégeoit Veles, ce lac s’enfla tellement au mi-lieu de l’été, que quoique ses rives soient fort hautes »il se déborda dans la campagne jusqu’à la mer, commeValere Maxime ôc Plutarque le rapportent. Il fe déchar-geoit dans le lac de la Riccia 3 mais apparemment parun conduit secret qui est bouché , ce qui fit tarir le lacde la Riccia. Depuis ce tems-là les Romains firent au lacdAlbano un canal profond qui passe fous Castel Gan-dolle, & fort par la campagne de Rome, où il forme unruisseau qui íe jette dans le Tibre, ad aquas falvias aalieu où l’on coupa la rêre à S. Paul.
Quant au Mont - Alban, il étoit réputé sacré à cause,que le tonnerre y tomboit souvent. Il y avoir un templede Jupiter Latiaris que l’on y bâtit des dépouilles del’ancienne Suejsa Pometia , capitale des Volsques; ôc unautre de Juno Moneta. C’est-là que l’on célébrait les fé-ries latines, où trente-sept peuples du pays Latin sacri-fioient en commun à Jupiter, en un certain tems de l’an-née. De F cria est venu le mot italien Fiera , ôc lefrançoisFoire. Cette foire se tenoit dans une belle plaine, aubas du Mont-Albano, au lieu appelle Forum Populi oùest à présent Rocca di Papa , village au connétable Co-lonne, proche de Tendrait qu’on nomme le Camp d’An-ríibal. Les chefs des armées romaines qui avoient vaincules ennemis de la république, mais qui ne pouvoientobtenir le triomphe dans Rome, à cause que leur victoiren’étoit pas complette, triomphoient au Mont-Alban.
ALBANOIS. Voyez Albanie.
ALBANOPOLI, en latin Albanopolis , ville dAl-banie, dont elle étoit autrefois la capitale. Long. 38,4,latit. 51,48. Ptolomée la met près de la source du fleuvePanyassus, fleuve auquel il donne un cours très-différentdes rivières qui coulent aujourd’hui en Albanie. L’Al-banopoli d’aujourd’hui, qui est peut-être différente deTancienne, est sur le Drin , & située fur une côte versStephania, à quarante milles de Croye au levant, & asoixante de Duras. Elle étoit autrefois bien forte ôc laprincipale de la province, mais elle est fort diminuée ÔCfans murailles. * Baudr.
ALBANOPOLIS, ville de la grande Arménie. Sophro-nius, Grec, dit que S. Barthelemi y fut enterré. Dorothéela nomme Albania &Freculphe Albanum. * Ort. Thef.
1. ALBANUM, ville de la Pannome : elle est nomméedans les notices de Tempire,yê 2 . 5 6. * Ortel. Thef.
z. ALBANUM POMPEI, lieu d’Italie , entre Romeôc le champ Pomtinus. C’est apparemment le lieu que deTlsle nomme Villa Pompéi , qui étoit auprès & Aride ÔCdifférent à'Arx Albana , qui, auilì-bien qu’Aricie, étoitsitué fur la voie Appienne. * Cicero 6, ad Att.
3. ALBANUM. Procope fait mention d’un bourg de cenom, à cent cinquante stades de Rome, fur la voie Ap-pienne. Ce lieu me paraît le même qu Arx Albana dansle voisinage d’Aricie. * Gothor. 1 . 2.
4. ALBANUM MARE. Pline, l. 6, c. 13, nommeainsi la partie de la Mer Caspienne,qui bornoit T Arménie.
5. ALBANUM. Voyez Albanopolis.
1. ALBANUS, fleuve de T Albanie : son nom moderneest le Cohan. * Plin. 1 . 6 , c. 13. Ptolom. 1 . 5, c. 11.
1. ALBANUS LACUS, lac d’Italie. Son nom moderneest le lac de Castel Gandolfe.
3. ALBANUS MONS. V.Montauban, ville de France*
4. ALBANUS MONS. V. Montalvan en Espagne*
5. ALBANUS MONS. Voyez Montecalvo.
6 . ALBAN US MONS, aujourd’hui Albano ôc M oK"tb Albano , petite ville du royaume de Naples. VoyeZAlbana.
7. ALBANUS MONS, montagne du Latium 5 elle ri-rait son nom d’Albe la longue. Voyez Albano.
8. ALBANUS MONS, montagne de TAÍìe propre-* Ort. Thef.
ALBANY ou Albanie , colonie dans T Amérique Ao"gloife, dans la nouvelle York, fur la riviere du nord. h eSHollandais qui en onfété les maîtres, la nommoient I eFort d’Orange. * Baudr.
ALB ARA, ville de Syrie, vers la Phœniçie, selon "
laume de Tyr. * Oml. Thés.