1. ALBONA, ou Albunea, nom latin de ía rivierecI’Aebono, dans le Milanez.
2. ALBONA , ou Alvona , en latin Albona 3 Alvum 3Sc Alvona j petite ville d’Italie, dans l’Istrie , fur la côtedu golfe de Carnero, fous l’obéiiíance de la républiquede Venise. Elle est à cinq milles de rembouchiue de lapetite riviere d’Arsia vers le septentrion, Sc Fianona,d’oùelle n est éloignée que de sept milles, au pied des montsde la Veine, &c proche des terres de la maison d’Autri-che en Istrie, mais elle est peu considérable, & n’est plusqu’un bourg.
ALBONENSES , ancien peuple de l’Illyrie, selon Pli-ne, /. ; , c. 21. C’étoient les habitans d 'Albona 3 selon lejugement d’Ortelius ; mais le P. Hardouin rétablit letexte de Pline , & lit Qlbonenses ou Olbianenses encet endroit, du nom (ÏOlbia , ou même A rboncnscs d’Ar-bon j ville qu’Etienne le géographe attribue à l’Illyrie.
ALBONÎCA , ville de l’Espagne Tarragonoise, selonAntonin, entre 1 ancienne Lamnium 8c Sarragoce.
ALBONO, ALBOGNA, ou Albona, petite riviered’Italie, dans le duché de Milan, où elle arrose le No-varez & la Laumeline. Les atlas varient extrêmementfur la source & le cours de cette riviere. Celui de deWitt en met la source à l’orient de Novare; puis aprèssavoir jointe avec la Cogna, il f en sépare au-dessus deVespola , & la conduit dans le Pô, un peu au - dessousd’un village nommé Piéve d’Albignolo, dans la Laume-line. Celui de Jaillot, qui semble en être copié, luidonne le même cours ; mais il en met la source danssenceinte de Novare. Baudrand dit que c’est proprementun bras de la Cogna, ce qui est vrai après leur sépara-tion. L’atlas de Sanson multiplie les canaux de commu-nication , & ne nomme pas feulement cette riviere.
ALBOR, montagne de Portugal, dans le royaume desAlgarbes, fur la côte, à une lieue & àl’orient de Lagos. Ily a un vieux château, dans lequel mourut Jean II, roi dePortugal, en 1495. La montagne Sc le château font nom-més Alvor dans plusieurs cartes.
ALBORAN , en latin Errons infula, ou l’ijle d’erreur 3petite iste d’Afrique , dans la Mer Mediterrannée, fur la-côte du royaume de Fez, & de la province de Garer, vis-à-vis du cap des trois Fourches, d’ou elle n est éloignéeque de six lieues au nord. Il n’y a que quelques hameauxde pêcheurs, avec une tout'pour la défendre des irrup-tions des pirates; elle s’étend du levant au couchant, 8celle est mal nommée l’iíle dAdbulàma, dans quelquescartes, puisqu elle en est éloignée de prés de 5 o millesvers le levant. Voyez Abusam. * Baudr.
ALBORG , Aalbourg, ou Albourg , en latin Aal-burgum j Alburgum 3 JELburgum 3 ville du royaume deDannemarck , dans le nord Jutland, dans le diocèse demême nom. Elle est ainsi nommée à cause de la quantitéd’anguilles qu’on y prend. C’est un évêché suffragant del’archevêché de Lunden, 8c elle est à deux milles danoisdu golfe de Schager Rack, ou marche de Dannemarck,Sc à huit d’Arhus. C’est où mourut Jean I, roi de Danne-marck ,«11513.* Baudr.
Le diocèse d Alborg , pays du royaume de Danne-marck , 8c la partie la plus septentrionale du nord Jut-land. On le nommoit autrefois le Diocèse de Bur-glaw , parce quasars le siège de cet évêché étoit à Bur-glaw, ou le roi Suénon Esthririus l avoir fondé l’an 1065,Sc il fut transféré à Alborg en 15 40. Ce diocèse a 14milles de long, & consiste en treize bailliages, où il y acent soixante-dix-sept paroisses 8c cent châteaux. Sesvilles font Alborg la capitale, Tysted fur le Limfiord, 8cVensussel, Vensissel, ou Bierkels, qui est l ancienne Bur-glo\V. * Audisret 3 Géog. t. 1, p. 264.
LE GOLFE D’ALBÔRG , ou Canal d’ Albourg.Voyez Limfiord.
ALBORNO, montagne du royaume de Naples, dansla Lucanie, en latin Alburnus. Virgile en parle dans letroisième livre de ses Géorgiques. Quelques-uns l’appel-lent Monte di Pojliglione 3 8c d’autres deLla Petina. * Corn.Dict.
1. ALBOROUG, petite ville d’Angleterre , dans laprovince d’Yorck. On y tient marché public. Etat prés,
de la Gr. Bret. t. 1.
2. ALBOROUG , petite ville d’Angleterre, dans laprovince de Sussclck. On y tient marché public, 8c en-
voie ses députés au parlement. Etat prés. de la Gr. Breï»
1.1.
ALBOTI, ancien peuple de la Macédoine, selon Pto*lomée, /. 3, c. 13. L’édiuon de Bertius porte Almopi.
ALBREDA, lieu d’Afrique, dans le royaume de Barraau nord , 8c proche la riviere de Gambra, à l’ouest deJilfray. Les François y ont un comptoir. Voyage de Moore.Carte de la G ambra, par Jean Léach, 173 2.
ALBRET, selon Longuerue ,Desc. de la France, 1 part.p. 191, petite ville de France en Gascogne, dans les lan-des 8c dans un pays stérile, mais où on trouve beaucoupde lièvres, d oit cette ville a tiré son nom 3 car elle Rap-pelle Labrit , Alebret , Albret, Lebret, en latinLepretum ou Leporetum , & l’on dit que les habitansnomment encore aujourdhui les lièvres B n t. (ValelìiNotit. Galliar. in voce Leporetum. ) C’est une des an-ciennes vicomtés des landes mouvantes du duché oucomté de Gascogne : quoique les seigneurs d’Albret ayenrpris ordinairement le titre de Sire, qu’ils estimoient peut-etre plus que celui de Vicomtes. Ils ont, la plupart, portéle nom d 'Amanjeu , en latin Amanevus ou Âmanegiis _,qui est celui d’un seigneur Gascon j qui servoit, dans lehuitième siécle, le duc Gaifre contre le roi Pépin. Le pre-mier Amanjeu, sire d’Albret, vivoit l’an 1050. Ses hé-ritiers ont possédé cette seigneurie de pere en fils, fansque la descendance masculine ait été interrompue jus-qu’à Henri d’Albret, roi de Navarre , qui fut créé pre-mier duc d’Albret par François son beauffere. Henri eutpour héritière sa fille Jeanne , qui épousa Antoine deBourbon, en faveur duquel Albret fut érigé en pairiel’an 1558, par Henri II. Ce duché, qui avoir été réunipar Henri IV à la Couronne, en a été démembré à per-pétuité par Louis XIV, & donné avec ses dépendances& ses annexes , à la maison de la Tour, pour partie dela récompense de Sédan. Piganiol de la Force. Desc. dela France, t. 4, p. 166. Henri II ayant érigé í’Albret enduché fan 1556, permit au roi & à la reine de Navarred’établir quatre sièges dans ce duché, qui furent Nerac ,Castel-Gelous, Tartas & Castei-Moron. Nerac fut érigéen siège présidial l’an 1629 , mais il ne fut établi qu’en1639. Toutes les justices de ce duché devinrent royales,lorsqu’Henri IV fut parvenu à la couronne. Louis XIVayant donné le duché d’Albret au duc de Bouillon ert\6 51, en échange de Sedan Sc de Raucourf, cela donnalieu à des contestations , les officiers prétendant se con-server royaux pour les cas royaux, & le duc de Bouillonsoutenant que les cas royaux dévoient être portés à lasénéchaussée 8c au présidial de Nérac. Les officiers deCastel-Gelous 8c ceux de Castei-Moron n’ont pris desprovisions que du duc de Bouillon, Sc ceux de Tartas ontdes provisions du roi. Ce pays , selon Davitty est accrude plusieurs terres détachées de l’Agénois , da Bazadois,du Condomois & autres contrées voisines. Il confine aillevant a 1 Armagnac & à la Garonne, qui le sépare de l’A-genois 3 au midi, au Condomois & à la sénéchaufíee desLandes ; au couchant, à l’Océan; Sc au septentrion, il àle Bordelois & le Périgord. Il peut avoir trente lieues delong, c’est-à-dire, du bourg Saint-Esprit à Puy-Nor-mand. Il est arrosé de plusieurs rivières 3 savoir la Ga-ronne, la Dordogne , l’Adour, la Baise, la Gelise, l’A-vance Sc la Douze. Quoiqu Albret donne le nom au duché,c’est Nérac qui en est la capitale. Les lieux remarquablesde ce duché font :
Albret, Poyane,
Barbaste > Tartas,
Castel-Gelous, Le vieux Coucaut, port de mer.Castei-Moron, Vignoles, baronnie.
L’Espéron,
Puy - Châteaufut l’Adour,
ALBS, torrent d’Italie. On le nomme autrement ilSa-vio. U fort de l’Apenninà 20 milles de Pesato;Lc comme iìpasse auprès de Césene, dans la Romagne, quelques au-teurs le nomment Rio di sesenna. Léandre, p. 263 ,dit que quelques-uns l’ont appellé Aspis 3 d’autres Tdas -, pis , & que Lucain, dans le second livre de sa Pharsale >le désigne par le nom Sapes dans ce vers,
Crujbumìumcpue rapax & junctus Sapis Ifauro.