Band 
Tome premier. A - B.
Seite
141
JPEG-Download
 

A

í (T

J.

r

I.e dedans est; une grande cour carre c, Si tout a^entoUíil y a des galeries 6c de grandes sales , soutenues decolonnes de marbre blanc. C’est fous ces galeries qfont les classes, où viennent étudier es écoliers de tousles collèges- L’éghfe collégiale, ou Ion chante toutservice en musique, en est éloignée ; il y en a p^u oil y ait plus de chanoines , de chantres 6e de c ères qdans celle-là ; on y voit quelques tombeaux , òc un mclocher de pierre. Les jcíuites ont une tres-beUe egdans la grande rue ; elle est couverte d’un dôme bâtiritalienne, 6c leur collège 8c leur maison font des at-mens qui méritent bien qu on les considéré. Cette gra.n erue s’étend d’un bout à l'autre de la ville » ainíi quuneautre qui est derrière 6c de même parallèle. La chapede San Diego, lieu de dévotion,à cause de son tom ^qu on y voit, est dans le couvent de Saint François,grandes cours font le dessein du chateau, ^

il PalaJJo. La première a quatre hauts paviHs’entretiennent par quatre grandes ai * , piliers

richrs tout alentour de galeries , pennes dede marbre, sous lesquels on peut se ^

avoir la vue de cette grande cour, qui est plarges carreaux- L’autre cour n’est pas ii ' f

point de pavillons > mais * ]$•**&que dans la premiere, si ce n est qu on y - J e

dont on trouve Tarchicecture admirable. A Unnee dece palais, fur la plate-forme d un de ses.P âV1 jr“? ni Y uequelques pièces de canon. Le couvent e • ^outu laest tout prpche, devant une grande pla , r orn £ eseconde grande rue : on y voit une P e “ . ^ ol ’ entrede très-b elles peintures. A la sentie ^ q' or _

dans uns grande plaine , ou sondes vill g j

te)onaUo S & de Racas. On peu âpres Ion troVenta, proche d’un grand pont, fur lequeUne rrviete àLameda, 6c Madrid eníint- .oanciennement AlcAla de S. Jusx, a c^íequnnj^

homme de ce nom souffrit le martue p ms donner

de cette ville : mais on lui ota ce nom pour ^

Çehu de la nviere qui l’arrose. Sa heure> estjovak , p£slongue que large; les rues y font belles 6c a e ^ ’

ôc i\ y en a une qui traverse la ville d un bout a •

les maisons font allez bien bâties, Sc quelques P ac Pbliques qu’on y voit, en font un des ornemens, lut-totla plus grande. Son terroir est très fertile, tres-agréa e& très bien cultivé. Hors des murailles d’Alcala on voltune fontaine, dont l’eau est si légère, si pure, 6c de st dongoût, que les rois d’Espagne en ont voulu avoir ieuisla jouilfance ; ils l’ont fait fermer, 8c en font porterVeau à Madrid pour leur usage. * Corn. Dict- JouvinRochefortj Voyages. Vayrac^ état de 1 Espagne, t. I. p*

3 8 ALCALA DEL RIO, bourgade d’Espagne , dan sVAndalousie, fur le bord occidental du Guadalquivir ,au nord 8c à deux lieues de Seville. Quelques géogra-phes croyent que c’est un reste de l’ancienne Italica,colonie romaine , 6c ville épiscopale. Maty alurequ’on la nomme autrement Seville x-A Vieille, oyezaux mots Italica & Seville. Baudrand croie quAlcala

del Rio , est le lieu appellé aqua dura par les auteurs dumoyen âge.

ALCALA-REAL, ville d’Espagne, dans V Andalousie,de laquelle elle est la derniere ville , fur les frontièresdu royaume de Grenade. Cette ville, quoique petite,jouit du titre de cité : elle est bâtie fur une haute mon-tagne : ses avenues font rudes 6c difficiles; mais en re-vanche elles font très-fertiles en bon vin Sc en lversfruits exquis, elle n’a rien de remarquable qn^-E^ ce ebre abbaye, qui vaut 15000 ducats de rente, r &yï a »état d’Espagne, t. 1. p. z 10. ^ ,

ALCALADIE, province du royaume de Fez. VoyezGaret.

ALCAMO, selon. Baudrand, en latin Alcamus , villede Sicile, ‘dans la vallée de Mazare , proche du golfede Castel a Mare, Sc au pied du mont Bonifati : elle n estqu à trois milles de la côte, 6c à seize de Païenne,eu tirant versTrapani.

ALCANDETA. Voyez Alcauoete.

ALCANlTZ,en latin Akanìtium , petite ville d’Es-pagne, en Aragon, avec un château, fur la riviere deGuadalope , i quatre lieues Sc au midi de Caspe , ôCun peu moins des frontières de Catalogne. Plusieurs Veu-

lent que ce soit ìá Leonica de Ptolomée, que d’autreSplacent à Oliete. * Baudrand.

ALCANIZES, en latin st ican/tium ,selon Baudrand,petite ville d’Espagne, dans le royaume de Léon, procheia frontière du Portugal, avec un bon château, 6c àquatre lieues de la nviere de Douero. jaiitot la met-fur une petite riviere anonyme- De i’ísle , cans IonAtlas, l’éloigne de cette mime riviere,'6c Rapprochedes montagnes, mais il n en fait quun village. .

1. ALCANT ARA, ville d'Espagne,uans 1 bíttamadure,selon Corneille , Dicta 6c Manana, rAj.. L. 11. c. 3.^ estla Noria Cajarea de Ptolomée, 1. z. c. 5 , Sc ia I or*henfis Colorâa de Pline, /. 4. c. z z. Cette ville, queMerula met dans la nouvelle Castille , en quoi il íetrompe, est située fus le 1 âge, Sc célèbre comme étantle chef-lieu de Tordre des Chevaliers qui portent cenom. Alphonse IX, roi de Castille , Tayant prise lurles Maures en iziz, la donna d’abord en garde auxchevaliers de Calatrava , & deux ans après elle futremise à ceux qu’on appelloit du Poirier. Cétoit unordre que Cornés Fernand avoir émbli en 1170. Leschevaliers du Poirier ne furent pas plutôt en poPeíïìonde la ville d’Alcantara, qu ils íe firent appelier chevaliersd’Alcantara, & prirent la croix verte ou de sinoplefleurdelisée. Après la défaite des Maures , & la prise deGrenade, la maîtrise de cet ordre Sc celle de Tordre deCalatrava furent unies à la couronne de Castille, fousle régné de Ferdinand & d’Iíabelle , Sc les chevaliersd’Alcantara ayant ensuite demandé la permission de semarier, elle leur sur accordée Tan 1540. La ville d Al-cantara a un pont fort magnifique sur le Tage : il a sixarcades, 670 pieds de long, 6c z8 de large ; on pré-tend que c’est Tempereur Trajan qui Ta fait construire.Selon de Vairac ,etat de l’Espagne , t. 1. p. z68 , cetteville fut bâtie par les Maures , à cause de la commo-dité du fameux pont qui fut construit, du rems de Tem-pereur Trajan, par divers peuples de laLusitanie, quise cottisérent pour en faire la dépense, dans un endroitoù le Tage coule dans un lit très-profond, entre deuxrochers élevés 6c escarpés ; 8c c’est pour cette raisonque les Maures appellerent cette ville Alcantara , d’unmot qui, dans leur langue, signifie un pont. Ce pont estélevé de zoo pieds au-dessus de T eau, Sc bien qu’il nesoit composé que de six arches, il a 6 jo pieds de lon-gueur fur z8 de largeur. On voit, aux deux côtés d’unearcade, l’inscription suivante, qui sait voir qu il a ete baudu rems de Trajan.

Imp. C^îsari D. Nervas R,

Nerv^e Trajano Aug.

Germ. Dacico

Pont. Max. Trib. Potest. VIII.

Imp. VI. Cos. V. P. P.

II y avoir autrefois quatre grands quadres de marbreoù croient écrits les noms des villes qui avoient contri-bué pour les frais de ce bel édifice , dont trois ont péri,Sc le quatrième, qui subsiste eîicore, porte Tinscnptioasuivante :

Municipia

Provinciae LusitAN»

Stipe, CollataQu^e OpusPoNTIS CONFECERuNT

IgoeditaniLanuenses OpidaniTalori

Interamnienses

CoLARNI

Lanuenses TranseundaNîAravi

Meidubrigenses

Arabrigenses

Banienses

PRESURES.

On voit à l’entrée du pont une petite chapelle antique,taillée dans le roc par les anciens payens, qui la dédièrentà Trajan, & que les Chrétiens ont depuis consacrée à S.Julien; sur le frontispice de laquelle paroît une inscrip-tion faite à i botmeur de Trajan, Sc une antre à 1 honneur