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Tome premier. A - B.
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faire partie d’Allemagne, quoiquelle soit par-delà lesAlpes, & à leur midi.

Les Alpes commencent du côté de France, vers lacôte de la Mer Méduerrannée, près de Monaco, entrePétât de Gênes & le comté de Nice, d’où elles déten-dent vers le septentrion, entre ce comté, celui de TendeSc le Col de la Fenêtre ; puis elles continuent par lemont Camélione, entre le val de Barcelone Sc le Pié-mont, & delà par le col de Lagnet j & d autres au montViso, où elles se joignent au Dauphiné , dont elles tra-versent un petit bout au mont Genévre, Sc delà jusqu’aucol de la Roue, fur les confins de la Maurienne ; puisséparant la Savoie du Piémont par le petit Cenis , le

f ;rand mont Cenis & le mont Iséran, elles s’étendent pare mont du petit saint Bernard Sc la glacière de l’Argen-tiere, entre la Savoie propre Sc le duché d’Aouste jus-qu’au mont Malai, quelles commencent à s’avancer ducôté du levant, par le grand mont de saint Bernard Scpar le mont Sylvio, fur les frontières du Vêlais, & parlè mont Sempione. Elles s’étendent, entre la Suisse pro-pre & les bailliages d’Italie,au mont S. Gothard, Sc delàdans le pays des Grisons, par le mont de la Splugue,vers les sources du Rhin , & ensuite par les monts Mo-laja, de la Bernine, Braufio, Louplan Sc Bustalora, d’oùelles traversent le Tirol entre l’Inn Sc l’Adige, Sc for-ment le grand Brenner, qui est une des principalesmontagnes des Alpes, & celles de Venden Sc de Taurn,puis elles séparent le Tirol de l’archevêché de Saltz-bourg au mont Sétio , Sc la Carinthie du Frioul , d’où,formant les monts de Céso, elles traversent la Carniole,Sc enfin par les monts del Carso & délia Vena, qui sont♦ sur les frontières de l’Istrie, elles s’étendent jusqu’augolfe de Carnero , qui fait partie de la Mer Adriati-que , où elles se terminent. Voilà pour ce qui regardeleurs principales parties, car elles ne laissent pas d'éten-dre plufieurs chaînes de montagnes en divers endroits,comme dans le haut Dauphiné , la Savoie & la Suiste ,les Grisons- Sc le Tirol, desquelles on fera mention dansleurs lieux.

ALPES. On donne quelquefois ce nom aux montagnesqui distinguent la Transilvanie de la Moldavie Sc de laValachie, Sc alors on les nomme en latin Alpes Trans-Jìlvam.

ALPES DOFRINiE. C’est ainsi que Saxon, l’historiende Danemarck, nomme en latin cette chaîne de monta-gnes qui borde la Suéde Sc la Notwege, Sc sert de borneà ces deux royaumes. Voyez Daare-Field.

ALPES PERU VIANDE se dit par quelques auteurs dela Cordillera de los Andes , montagne qui court du sudau nord le long de l’Amérique méridionale.

Toutes ces montagnes sont moins chacune un tout,que des parties de cet enchaînement de roches, qui estla cause la plus vraisemblable de la fermeté Se de la so-lidité de la terre, & qui est en elle ce que sont les os aucorps humain. C’est pour cette raison que le comteMaríilli, dans l’examen particulier qu’ilafait de cettefuite de montagnes, qui se répand dans toutes les par-ties du monde , en doit intituler ses remarques fur leurconnexion, de l’o ssature de la terre. Ce mot, qui ex-prime très bien cette idée, a déja été employé par d’ha-biles physiciens, Sc entr’autres par le P. Kircher, dansson monde souterrein. Outre cet usage, la providenceen a tire un autre, qui n est pas moins avantageux augenre humain : ce font de riches réservoirs, où les eauxse rassemblent pour prendre leur cours fur la terre , &c’est dans les Alpes & dans les montagnes pareilles quese trouvent les sources des grands fleuves, qui font la ri-chesse Sc la commodité des lieux qu’ils arrosent.

ALPES A , ancienne ville d’Espagne, dans la Bétique,selon Pline, l. 3 , c. j. Else e st à présent détruite , & celieu s’-appelle maintenant Facial - Caçar , entre lesbourgs d’Utrera & de Coron il, dans l’Andalousie, à septlieues Sc au midi oriental, selon Rodericus Carus, allé-gué par Baudr. éd. 1681.

1 ALPHA , riviere dans se voisinage d’Aquilée , au-près de laquelle on dit que Constantin fut tué, Sc qu’onjetta son corps, selon Ortelius, Thesaur. qui soupçonne,avec vraisemblance, que ce peut être Alsa, dans leFrioul. V. Ans a z & 3.

1 ALPHA, diverses rivières que l’on nomme aussi Aa.Voyez ces articles.

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ALPHA BUCCELLIS, ancienne ville des Marses,enItalie , selon Ptolomée, 3 , c. 1. Ortelius, Thesaur. se

mocque d un homme qui croyoit que ce lieu est aujour-d'hui Avezzano, que Baudrand dit être au royaume deNaples, dans l’Abruzze ultérieure. Corneille ne laissepas dembrasser ce sentiment. Ortelius ayant observeque l’itinéraire d'Antonin porte Albatucenfia , est per-íuadé que ce mot est corrompu, auflî-bien que l’Alpha-buccelhs- de Proloniée, Sc est à la place d’ALBA Fucen-tis, qui, comme je l ai marqué au mot Alba 20, est lamême qu Alba Marsorum; ainsi elle n’est pas à huit mil-les de distance d’Alba, comme ledit Baudrand, éd. 1682,puisque c’est le même lieu.

ALPHANO, bourg de Portugal, dans la provinced’Alentejo, fur le chemin de Lisbonne à Elvas : plusieursle prennent pour l’ancienne Traxínum. * Corn. dict.

Maty, que Corneille cite pour son garant, qualifie celieu village, aulìi-bien que Baudrand , duquel il a tra-duit cet article. Ce dernier écrit Alpahano ; il est vraique les imprimeurs de Maty ont nus Aiphano _, maisPorche demande que ce soit Atphahano , ce mot étantdevant celui à’Alpes.

ALPHARíNE, ville en Europe, Sc dont on ne trouveque le nom dans 1e livre des propriétés, faussement attri-bué à Arittote. * One L Thesaur.

ALPHATEMIA ou Alphaterna , Sc

ALPHATERNI. Voyez Nuceria.

ALPHÉE, selon Baudrand , fleuve du Péloponèse »quil traverse presque tout entier, ayant fa source à lamontagne Pa.tenio, qui n’est qu a quatre lieues de lacôte orientale , & , íe déchargeant à i’occident, dans legolfe de F Arcadie, il baigne l’ancienne Arcadie, quifait maintenant partie de la province de Zaconie, SCl’ancienne Elide, aujourd’hui partie de Belvedere , Screçoit un grand nombre de rivières , dont ses plus con-sidérables sont 1 e Laden, joint à FOrchomcne, le Dimi-zana ou l’Erimanthe. Les différens noms qu’on a donnésà cette riviere, selon Ortelius, Tnefaur. sont Rophaa,Alabo, Orphea, Carbon ou Darbon, Stymphelos&NyCìTM.OS.

Pausanias , après avoir dit, dans ses Eliaques, qu’Al-phée étoit un chasseur, qui aima Arethuse, fort adonnéeà la chaste , Sc que, Payant recherchée inutilement estmariage, il fut changé en fleuve, & cette nymphe estfontaine à Syracuse, où elle s’étoit retirée, ajoutequ’Al-phée, par un empressement amoureux, roule ses eauxà travers la mer, & les va mêler avec celles d’Aréthuse.Il traite cette fable d’une autre maniéré dans ses arcadi-

Î pies. Alphée, selon ce qu’il y rapporte de ce fleuve,épate les Lacédémomens des Tégéates, & leur sert deborne : fa source est à Philace, à-quelque distance de la-quelle il reçoit l’eau de plusieurs petites fontaines, quel’on appelle le concours des eaux. Il a cela de particu-lier , que les siennes se perdent souvent sous terre , d’oùelles sortent ailleurs. Ce^ fleuve entre dans l’Eurotas, ilse perd ensuite , Sc paroît tout de nouveau en un autreendroit, que les Arcadiens appellent les sources. Il par-court le territoire de Pise & d’Olympie, & va se jettesdans le golfe "Adriatique, Sc en sort, fans avoir mêléses eaux avec la mer, pour aller sc rendre en Ortygie ,dans la fontaine d’Aréthuse, avec laquelle il se mêle.Lès poètes ont feint qu’Hercule , chargé par Eurysthéede nétoyer l’étable d’Augie, remplie des immondicesde trois mille bœufs, durant trente ans, tira un canalde la riviere d’Alphée, qu’il fit passer au travers de cetteétable. Strabon , que suivent tous les géographes, m eCausti la source de l’Alphée dans l’Arcaaie , mais il se 11-tient que ce fleuve ne passe point au travers de la ]Vse £Ionienne par des conduits souterreins, pour venir dan*la Sicile se mêler avec les eaux d’Aréthuse. Il dit q*Da une embouchure, par laquelle il se décharge dansmer, & qu’il ne trouve point de gousses en son chernU 1où il se perde , pour se montrer inopinément ailse urs '* Danetj Antiq. Grecques Sc Romaines.

I. ALPHEN ou Alpen , selon Baudr. éd. 1705 , p et ss eville d’Allemagne, ave.c une citadelle, dans le diocèsede Cologne, près du duché de Cléves Sc du Rhin, eno ela ville de Rhinberg & celle de Santen. Quelques-U n *croyent que c’étoit anciennement Castra Ulpia , st"d’autres placenta Cléves. ,

1, ALPHEN ou A.í.pen , gros village de la HolIa°

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