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Tome premier. A - B.
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divèrses rencontres : les François ìa prirent «FassaitÊei l I( Ú7, Le quatre ans après elle fut de nouveau rava-ge & pillée par les paysans de la Franche-Comté. sup-plément au manuscrit de la bibliothèque de M. de Corcerou ,premierpréjìdent au cònfeílsouverain d’Alsace*

i. ALTDORFF. Quelques-uns écrivent Altorf; d’au-‘tt'es Aldorf, chef-lieu du canton d’Un en Suisse. ( Dé-htes de la Suisse, t. z,p. 295 ) C’en est le principal lieu,& pour ainsi dire la capitale, fr cette qualité pouvoitconvenir à un bourg. Celui d’Altdorssest beau & grand,sttué à un petit quart de lieue au-dessus du lac des qua-îre cantons , près de l’endroit où la Rùss fe jette dansCe lac, dans une plaine au pied des hautes montagnes :“ n y compte six édifices religieux ; savoir, quatre égíi-, es Sc deux couvehs. L’église paroissiale, qui est dédiéeJ S. Martin, & celle qui porte le hom de Sainte Croix,l°nt les plus belles : la premiere est au milieu, Sc l’au-“e à l’extrémité dû bourg. Il y a un couvent de capu-cins près de Féglise de S. Martin , Sc un de religieuses“ors du bourg, de l’autre côté dé la Russ., La maisonde ville & l’arsenal méritent d etre vus. Il y a dans la“raison de ville deux cartes topographiques du cantonêç de ses dépendances. Altdorff est le lieu où fe tient or-dinairement la régence du pays, qui est composée de“fixante conseillers. On y voit encore les masures de làforteresse que l’empereiir Albert y avoir fait bâtir pour^enir en bride les habitans, Sc qui fut rasée Fan 1508.

régné, en été, dans la campagne d’Altdorff un vent“e sud, chaud & impétueux , qui fait que les fruits y“surissent beaucoup plutôt que dans les Cantons voi-î n ?, quoique plus éloignés des Alpes ; máis la violencede ce Vent, jointe à fa chaleur , est fort à craindre : Scffhand il souffle avec force, on n’ose presque point allu-drer de feu dans le bourg , particulièrement depuis lefrrste accident arrivé Fan 1693 , le 16 d’avril ; foixante-ss-Unze maisons furent réduites en cendres. Déplus Fan1 ^ 88 , on a établi à Altdorff une fabrique pour taillerI e polir le cristal. Plantin, ffans fa description de lâ,1,ír - traite Altdorff de village. Corneille, précédé ds

- ^ , viaiLC niLUUlil UC Y llitigC. V>U1J

“audrand ôc Maty , en fait Une ville. La diáìculté desPassages par où Foh peut y arriver, là défend aster fansduelle ait besoin de murailles pour la sûreté de ses ha-“itans. Outre les noms latins d’Altorfium , & d ’Altus-, dont l’un est le nom latinisé par sa terminaison,ot 1 autre une traduction grammaticale de ce meme iiom.Baudtand ajoute celui AUrania , ôc l’schuiius , citépar Scheuchzer, Iter. Alpin. iv.p. 109, nomme le bourgíi Altclorn Uranìa Tauriscorum , Tigúrinon/m P'icusMaximus. Loilg. 16, 10, latit. 46, 58.

2. ALTDORFF. Ce nom ne signifie autre chose queV Ancien Village , & on en trouve un assez grandnombre en Allemagne qui eanpellenì ainíi. La villed’Ahorff en Franconie ne s'appelle pas autrement> maisI e vois que les Allemands même écrivent Aliorjf, entre•nitres Zeiler. Ainsi voyez Altop ff. Ce mot répond àî/fiée que les François avoient «sabord attachée au inota Vieuville , qui signifie précisément la même chose.

ALTEIA, nom latin de FAuthie , íiviere de Franceetl Picardie.

. -A-LTELIA ou Altilia , château du royaume de Na-P les , dans la Calabre citérieure, fur la riviere de Sa-, au pied du mont Apennin, à quatre milles demartorano, au septentrion, eh tirant de Cosehza , doncdepend, 8 c à huit milles de la côte de la fier Méditer-tan née. * Baud. éd. 17Ò5.

1 ffLTEMBERG, bourgade de Transilvanie, avec un^y atea u fur une montagne, à six milles d’Allemagne deei ssenbourg, au couchant.

L ALTEMBOURG, Alteneourg ou Alt*boúrg ,a Cl í' n ,château de Suisse, dans l’Argovr, fur le chemins bains de Schin-Zenach à Brouk : c’est, selon Lon-tr j eru ? j descr. de la France, 2 e part. p. 258, Fancien pa-C°! n e de la maison ; laquelle a pris vers la fin duda n 2l f nne . siécle le nom d’Autriche ; car il est certain quea Von 6 sixième siécle , fous le régne d’Qthon I r , il yP a vsTà un seigneur nommé Contran, sur-(LandV e ^Iche, qui èut un fils nommé Kanselinte mbon m °u Gonzelin) qui porta le titre de comte d’Al-Werpf, X > qu’il laissa à son fils Radeboton (Radbod.)boum ‘.J* 6 de Radeboton, fut évêque de Stras-ô> ** “àtit fur un fond qui appartenoit à fa maison

le château de Habsbourg, qu’il laissa â son nêveu Wer-nher, quFprit le titre de comte de Habsbourg 4 commefirent tous les descendans mâles jusqu’à Roaolphe déHabsbourg, qui fut élu empereur Fan 1273, U avoit uncousin nommé Eberhard, qui étoit comte de Habs-bourg , & dont les descendans mâles finirent en la per-sonne d’Egk ou Egon, qui fut le dernier comte de Habs-bourg j après lequel Sc vers le tems du concile de Cons-tance, les Bernois fe saisirent des châteaux & des sei-gneuries d’Altembourg &c de Habsbourg qu’ils réuni-rent à leur république, S: ils ruinèrent les châteaux. IÍne resté que peu de vestiges de celui d’Altembourg , 8cque des tours de celui de Habsbourg. Il paroît que celieu a été quelque chose de considérable avant que l’évê-que Vernher y fit bâtir ; car outre son nom qui signifiévieille fortereiïe, Sc qui, selon Fauteur des délices de laSuisse, ai, p. 149, lui a été donné il y a plus de milletans, on y a déterré divers monumens d’antiquité ro-maine. Il y a quelques années, dit le même auteur *qu’on y trouva, fous une vieille muraille, une pierreavec Finscripdon suivante :

C. VALERI.

VS C. F. VOLCampanúsV 1 e n h A Mil.Leg. x i. G. P. F.Stip. xi. T. FE. &c.

Oh y trouve auffi cette Lutte inscription.

L. VégnAtioP o l. Maxim. D o-For. Cor. Miles Leg. xi, 8 fc»

De ces deux inscriptions oh apprend qUe la légion xtavoir eu là son quartier. La premiere a été portée à Ko*mgsfeld.

2. ALTEMBOURG, ville de Misnie. Voyez Alten-

BOURS 3.

ALTÈN OU Áltènbottèn , riviere Sc golfe de Nor-Wege, fur la côte de Finmarchie, Sc dans le gouverne-ment de Wardhus, près de liste de Stierney. * baud.éd. 1705.

í. ALTENA oU Altenaw, félonies mémoires dres-sés fur les lieux en 1718, bourg de l’Allemagne, dans làbáile Saxe , & dans la Storróarie, íiir là rive ieptentriO—nale de l’Elbe, au couchant, & presque aux portes déHambourg ; c’est mêmé ce Voisinage qui a donhé Occa-sion à nommer ainsi ce bourg; car on prétend que quel-ques citoyens ae Hambourg voyant que l’on commen-çoit à !e bâtit si près de leurs murs, Sc craignant quacette place Venant un jour à être fortifiée, ne fut unerivale fâcheuse poUr leur ville , d’autant plus qu’elle elfeauílì favorablement placée fur l’Elbe pour le commerce*Sc au deffous d’Hambourg, dirent : AI te nah , c’est-à-dire trop près. Lóng. 27, 28 , lat. 54. QuoiqU’il en soit,ce lieu a toujours été un asyle pour ceux qui craignoientla sévérité du magistrat de Hambourg, íbit pour leursdettes, soit pour d’íiutres raiforts cjui n excluent pas ladroit d’afyle. Le roi de Daiiemarck , qui en est souve-rain , y entretient un président qui donne ou refuse Cédroit, selon qu’il lui plaît. Les P. réformés, à qui leáLuthériens refusent l’exercice public de leur religiond:ins la ville de Hambourg, ont leur temple à Alteha *les Catholiques y ortt auffi plusieurs églises. Les Suédois*commandés pat lè Comte de Steinbeck, après la ba-taille qu’ils gagherent à Gadebusch au mois de décem-bre 1712 , marchèrent ensuite vers le Holstein, Sc pré-textant qu’il y avoir à Altena des magasins pour l’arméaDanoise, ils le brûlèrent. La difficulté ne fut pas grande,puisqu’il n’y avoir ni murs ni garnison poUr lui résister ;le roi de Suéde désapprouva, auffi-bien que ses ennemis*un incendie si inutile; Sc le comte de Steinbeck s’eiijustifia en représentant qu’il ne l’avoit fait qUe par desotdres absolus Sc réitérés du comte de Wellingh, quiavoir eu ses raisons pour faire ce sacrifice à la ville deHambourg. Altena est qualifié ville par les uns, Sc vil-lage par les autres. Il mériteroit assez le premier titre ,s’il étoit achevé de rebâtir, Sc qu’on l’encourât ds Mìì^railles.