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• 2. ANACTGRIA, ou
ANACTORIUM, ancienne-ville de l’Eplte, selonPline , /. 4, c. i , & non pas dans l’Acarname, commeCorneille le lui fait dire. Thucydide, /. i , c. 5 5, ditquelle étoit à l’embouchtire du golfe d’Ambracìe, &qu elle appartenoit en commun aux Corynthiens & auxhabitans de Corçyre. Le même auteur, c. 19 , parle duquartier des Anactoriens à Actium , où est le templed'Apollon, à fembouchure du golfe d’Ambracie. Scylaxappelle Golfe Anaclorien le golfe d’Ambracie, Sc Etien-ne dit qn ’Anactorium étoit une colonie des Corynthiens:il la met dans i’Acarnanie, ce qui justifie peu Corneillequi ne cite pas cet auteur , mais Pline. Strabon , l. 10,p. 4 51 , dit auílì que cette ville étoit dans f Acarnanie , Scsituée fur une presqu’iíle, assez près d’Actium, Sc qu’elleétoit comme le port de la nouvelle ville, qui fut nom-mée Nicopolis {Sc bâtie après la victoire d’Auguste.) 11compte quarante stades depuis Anactorium jsisqu’au tem-ple d’Apollon. Mais comme Caufaubon, in Strab. leconclut très-bien du passage de Thucydide, rapporté ci-dessus, le territoire Anactorien s’étendoit assez loin, Sctoute cette contrée en portoit le nom. On croit que c’estaujourd’hui Vonissa.
AN ACUPHES, selon Cédrene, ouANACUPHIA, selon Curopalate, ville de i’Abascie,c’est-à-dire du pays des Abcas. * Grtdius , Thés.
ANADOLI, mot Turc, corrompu du mot grecVoyez Natclie.
ANADOLI HISSARI. Les Turcs nomment ainsi unces châteaux de i’EIellespont ou des Dardanelles, qui estsitué du côté de f Asie. Ils le nomment auílì Jení Hijsar.
* D’fícrbcloi Ribl. Orient.
AN ADR,EMUS, l’un des anciens noms cf Amphipo-lis, ville de Macédoine.
ANAEA, ville de la Carie, vis-à-vis de Samos, selonEtienne le géographe. Thucydide en fait aussi mentionen plus d’un endroit.
ANALE. Voyez Anfa*
ANAGARSKAYE, ville de lá Tartarie Moscovite*dans la province de Dauria, au levant du vrai lac deBaylcal, vers les sources de la riviere d’Amour. C’estainsi qu’en parle Baudr. éd. 1705: Il l’a pris, auísi-bienque Corneille, de Maty, qui renvoyé à la carte de Wit-íen, Sc tous deux ont copié les mêmes fautes. 1. La ter-minaison doit être Kûy , & non pas K aye. 2. Les sourcesde la riviere d’Amour ou d’Amoer ne font pas à l’orient,mais presqu’au midi de la partie orientale du lac Baykal.3. La terminaison marque què cette place est sur une ri-viere nommée Anagar , comme Jeniskoy , Irkuntskoy ,Argunskoy 3 villes du même pays, font des pláces situéesauprès les rivières Jeniscea j Irkunt Sc Arguât 3 Sc ainsi dequantité d’autres.
ANAGARUM, ville de l’Espagne Tarragonoise. Voy.Nagera. Ce nom latin ne se trouve guères que dans lesactes des conciles, patce que cette ville fut quelque temsla résidence de § anche, le grand,roi de Navarre, aprèsl’invasion des Mores, Sc ce prince y transféra le siègeépiscopal qui est présentement à Calahorra, & qui y futdepuis fan icoi jusqu’en 1079.
ANAGELUM en latin, ou
ANAGHELOME, bourgade d’Irlande, dans la pro-vince d’Ulster, & au comté de Down, fur la riviere deBan, à vingt milles anglois, au levant d’Armagh , maisà dix seulement de Newry, en tirant vers le septentrion.Baudrand dit qu’elle est à demi ruinée, & il l e disoit ily a près de cinquante ans. L état d Irlande ni les cartesmodernes n’en font point mention.
ANAGNA. Voyez AnauniA.
ANAGNE. Voyez Aniane. Corneille fait deux arti-cles fous ces deux noms, & un troisième au mot Agn ane,quoique ce soit le même lieu.
ANAGNI. Cette ville, qui a été la patrie de quatrepapes ; savoir, Innocent III, Grégoire IX, Alexandre IV,& Boniface VIII, est la même qu’AGNANiE. V. ce mot.
ANAGNUTES, anciens peuples de la Gaule Aquita-nique, selon Pline , {• 4, c. 19. H S étoient, selon le P.Hardouin, entre-ie diocèse de Nantes & le Poitou. C’estapparemment le mcme peuple que les Agnotes, nationceltique, auprès de la mer, selon Artémidore, alléguépar Etienne le géographe. Baudrand dit que c’est le paysjj’Aunis.
ANA
ANAGGMBRÍ, montagnes d’Afríque, dans îa Mas-marique, selon Ptolomée, /. 4, c. 5, elles s’étendoiencauílì dans la Lybie extérieure, où elles bornoient la ré-gion Ammonienne au midi. Le même auteur fait men-tion d’un Peuple , nommé auísi Anagombri , contignaux Ammoniens, Sc qui, fans doute, habitoit ces mon-tagnes.
ANAGRANA, bourg ancien de f Arabie heureuse-Strabon, /. 17,.p. 782 , en sait mention, en rapportantl’expédition d’zElius Gallusdans cepays-là, & parle d’uncombat qui s’y donna.
ANAGRATzE , nom latin d’ANpGRAY.ANAGYRASIUS, selon quelques-uns, ouANAGYRUS, selon Spon, Poy. t. 1 , p. 314, lieumunicipal de f Attique. 11 étoit de la tribu Erechrhéide,Sc avoir un temple dédié â Cybéle , la mere des dieux.
Il prenoit son nom, ou du héros Anagyrus ou d’uneplante nppellée Anagyris, qui y croissoit en abondance,comme Liésyche le remarque. Strabon,/. 9, p. 398, placece lieu vers la mer, entre Phalere & Sunium, proche de -Lampra, & le nomme Anagyrasii au pluriel.
ANAHUAC. C’est ainsi , dit Baudrand, que les Me-xicains appellent en leur langue la nouvelle Espagne ,pays de l’Amérique septentrionale, comme qui diroitlepays proche de l’Océan, ainsi que le marque Jean de,Tor-quemada dans son livre de la monarchie indienne.
AN AI A. Voyez An^ea.
ANAITICA, canton d’Asie, dans l’Arménie,fur l’Eu-phrate, selon Pline, /. 5, c. 24. Ce lieu tiroir son nomdu temple consacré à la déesse Anaitis. Le même auteurparle de ce temple, /. 3 3 , c. 24, & Strabon, /. 11 ,p. 5 3 2,dit que les Arméniens avoient une dévotion particulierspour cette divinité. Il ne faut pas chercher ailleurs le laeque Pline nomme Analticus Lacus , & où il dit, /. 17*c. 35, que croissoient les meilleurs roseaux dont les an-ciens se lewcient au lieu de plumes à écrire, comme foncencore les orientaux.
ANALIBA, bourg de la petire Arménie, selon Ptolo-mée, /. 5, c. 7, dont quelques exemplaires portent Ana-libla. La notice de l’Èmpire nomme auísi Analiba dan?le département d’Arménie, & Antonin, Itiner. fournirAnabila dans quelques exemplaires. Celui du VaticanSc sédition de Berri us portent Analiba.
ANALIT/E, peuple de l’Arabie heureuse, selon Pline,
/. 6 , c. 28. Le P. Hardouin doute s’il ne faudroit pas lireAcalitaî d’Acalé, place mécìiterrannée de f Arabie , dslaquelle Ptolomée, /. 6 , c. 7, fait mention.
^ ANAMABO, ville d'Afrique, dans la Guinée, fur lacote d or au royaume de Pantin, selon Phillips Sc Bos-man ; c’est une très-grande ville; Bosman même prétendque c’est la plus forte de la côte. Son territoire peut four-nir autant d’hommes armés que le royaume entier deSabou , ou celui de Commendo. Il ne contient que lacinquième partie des habitans de Pantin, Les Anglois ontun comptoir dans cette ville , où ils font très - souventinquiétés par les Nègres, qui font les plus turbulens detoute la côte. B osman , p. 5 6 , côte de Guinée, pacBellin.
ANAMANI. Baudrand met fur le compte de Pline unpeuple nommé ainsi , quoiqu il n’en art point parlé.
ANAMARI, peuple dont parle Polybe, /. .1, & qui*dit avoir été dans le voisinage de Marseille.
ANAMASCIA , selon Ôrtelius, Thejaur. ville de 1 *basse Pannonie. Antonin en fait mention. Simler croEque c’est Almaz , & Lazius, qui écrit Anamatia , dEque c’est aujourd’hui Mohatz. Il y a un troisième senti-ment en faveur de cinq Eglises. Le sentiment de La-zius est plus vraisemblable, Mohatz étant plus près duDanube.
ANAMATIA. Voyez l’article précédent.
ANAMIS , riviere de la Carmanie, vers le promoU'toire d’Armusia. Amen en faic mention dans ses indi-ques , p. 573. Cette riviere ne peut être la même c l uScelle de Geikem dans le Kerman . & à l’orient du ca?de Jaques ; car il la met au septentrion du cap. De l’n*?>dans une de ses cartes, Théatr■ Hift. pars Orient, ne fa*nulle mention d’ANAMis , mais bien d’ANDAMis , nqE*que Pline, 1 . 6 , c. 23, & Ptolomée, /. 6 , c. §, foutnE"Lent, Sc qui est jugé pat Ortelius & par le P. Hardoui^signifier la même chose que YAnamì d’Arrien- De 1 **
1 a prend pour la même riviere que l’Achindana. A n '.
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