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Tome premier. A - B.
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Le vent entre l’Ouest Sc le Nord Ouest, Ouest-Nord-• Ouefi.

Pour la boufiole des trente-deux vents, ony ajouteseize quarts de vents, que l’on nomme par les noms des•seize vents, y ajoutant le nom de quart.

Pour la boussole des soixante-quatre vents, on ajouteà la précédente trente-deux denu-parts de vents, joi-gnant ensemble les noms des deux vents entre lesquels‘on les place ; connïie par exemple , le demi-quart de■vent que l’on place entre îe vêtit du Sud & le vent quart<ju Sud, prend le nom de Sitd-guart de Sud! Entre le‘vent quart de Sud & le vent deSud-Sud Est, on donne audemi-quart de vent le nom composé de ces deux, qui est-Quart de Sud Sud-EJi ; & suivant toujours ainsi , vous•aurez les soixante-quatre, dont je ne vous conseille pasde vous embarrasser ; car la boussole des huit premiers■vents suffit, parce que plusieurs , tant géographes qu’his-torietis & que voyageurs, ont coutume de déclarer lasituation d une place, disant qu’elle est à un tel vent,«c’est-à-dire, vers la région du monde, d’où un tel vent*vient. Je ne puis me dispenser de rapporter les noms de•Ces vents en différentes langues , quoiqu une estampe leferoit mieux. Je ne m’arrêterai pas non plus à une diffi-culté que j’ai trouvée, en ce que quelques auteurs r.eles mettent pas en un même endroit, damant que cettediversité d’opinions n’est pas à notre sujet de grandeconséquence.

En Grec.

’Eùfi; íotos Çé<p»poe /3 ííe as.

En Latin.

Subjblanus, Aujler. Favonius. Aquilo »

En François.

■Orient. MidL. Occident. Septentrion.

En Italien.

Levante. M&fâodi. Ponente Tramontana,

En Espagnol.

Oriente. Sur. Poniente. Norte.

En Allemand Sc Hollandoi?.

O ost. Zuyi. West. Noord.

En Anglois.

East. South. West. North.

Et communément.

L’Est, Le Sud. L’Ouest. Le Nort.

Les quatre autres vents moyens.

En Latin.

Euronotus ou Africus. Caurus. Ceecias. Vulturnus,

En Italien.

■ Siroco . Lebeccio. Maestro, Grœco.

Et communément

Ee Sud-Eft. Le Sud-Oueft. Le Nord-Est. Le Nord-Ouest.

Nous diron's en son lieu pourquoi l’on place la figurede plusieurs boussoles dans les cartes marines.

Gassendi n’a pas oublié dans la vie de de Peiresc ,que ce savant pere des lettres avoit reconnu, par de très-Eelles expériences, que les vents ont leurs figures austi-bien que leurs saisons, leurs routes ôc leur situation ;qu’il y a des vents fort élevés, qui ne servent pas dansla carte marine, mais seulement pour la navigation,parce qu’ils causent, ou l’obscuriré, ou la sérénité de l’air,St que les autres vents qui rasent la superficie des eauxsont les vagues & les orages.

La route des vents est d’ordinaire en droite ligne, versle point oppose a celui de leur naissance ; ils ont quel-quefois une route -irreguliete en se courbant, & quel-quefois en tournoyant, & qn les appelle pour lors tour-ìullotu en françois, Ôc turbines en latin.

Il est très-constant que chaque vent a comme fa sai-g & c’est pour cette raison que l’on ne peut aster en

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tout temps de Lisbone à Goa, ôc qu il faut partir à cer-tains jours & pendant certains vents, après lesquels ilne faut pas espérer d’aller aux Indes orientales, parceque les vents d’Est occupent le reste du temps toutela campagne, si j’ose ainsi palier, ou toute la plage deces mers.

Pour ce qui est de la figure des vents, de Peiresc aprouvé qu’ils avoient leur longueur &c leur largeur ;qu il y en a qui soutient tant de lieues , au bout des-quelles vous êtes dans le calme, quoique le vent nesoit point abatu au lieu d’où vous sortez ; qu’il yen a de larges , de telle sorte que si vous sortez hors dsieurs corps, ou à droite ou à gauche , vous trouverez ence même moment ou le calme ou un vent contraire, ca-pable de vous faire faire naufrage, ou de vous rapportéeau lieu d’où vous venez.

Ces vérités supposées, il est nécessaire pour rendre fa-ciles ôc assurés les voyages de long cours par mer , d’ob-server,ou par la lecture des livres qui en ont traité, ou, fil’on peut, par fa propre expérience , en quelles fai-sons règnent tels ou tels vents, ôc combien ils durentde mois & de jours ; en quelle plage de la mer régné untel vent, à quel degré de longitude ou de latitude ilcommence, à quel dégré il finit, combien de dégrés iloccupe en largeur. Il feroit nécessaire de marquer le plande chacun des vents fur la carte marine, & d’y gravertoutes les observations dont je viens de parler : Pen-treprise en feroit fott nouvelle ôc très-difficile, maisnon pas impossible ; Sc elle en feroit plus glorieuse àcelui qui la pourroit bien exécuter ; on ne sautoir direcombien d’utilités on retireroit de ces cartes ; ôc ce ne fe-roit plus qu’un jeu de parcourir par mer toute la terre.Voyez aux articles Boussole & Vent.

ÀNEMON ou Anemo, selon Pline, /, 3, c. 15 ,noittlatin d’une rivière d’Italie,qui passe au nord deRavenne,ôc que l’on nomme aujourd hui le Montone , selon lsP. Hardouin. Volarerranus & Léandre disent que c’estAmone ; ôc Rubeus, dans son histoire de Ravenne , ditqu’on l’appelle encore Raeanario , Fantino Ôc San-terno, & ajoure qu’elle coupe la ville de Faenza. Cela seréduit presque à deux opinions assez différentes : l’unedu P. Hardouin qui veut que l’Anemon de Pline soit leMontone, qui coule présentement auprès de Ravenne ;l’autre de ceux qui veulent que ce soit l’Amone, qui,selon l’historien de Ravenne, /. 1, p. 4 & 8 , est la mêmeque Fantino, Rafanario, ôc Santerno. Cette derniersopinion a d’autant plus de difficulté, que d’une part cethistorien devoir être bien instruit, ôc savoir au juste fitous ces noms ne signifient en ester qu’une feule rivière.D’un autre côté, Magin, le géographe le plus exact quenous ayons pour la Topographie de l’ltalie , distinguel’Amone du Santerno : le premier paffè à Faenza, le se-cond auprès d’Immola , ôc il y a le Seno qui coule entredeux. Leurs sources sont très-différentes, & quoiqu’ilsfe rendent à la mer par une même embouchure, c’est-à-dire, qu’ils fe perdent tous les deux dans le bras daPô qui se détache à Ferrare pour couler au midi du Valde Commachio, ils ne lai fient pas d etre ausiï différensl’un de l’autre , que le sont le Necre ôc le Mein qui arri-vent ensemble à l’Océan, mêlés avec les eaux du Rhin :mais Rubeus avertit que cette riviere a eu divers cours;tantôt se jettant dans la Padusa, ou marais formé par lePô ; tantôt dans le Pô ; puis rompant ses digues elle s’é-coule par une nouvelle route. Le même auteur dérive lenom de Fantino de Faventinus ôc de Faventia par con-traction , à cause que cette riviere passe à Faenza.

Plusieurs auteurs disent le Lamone , comme si la let-tre L qui commence ce mot, selon eux, n’étoitpas déjaun article-

ANEMOLIA ou ANEMORIA , ville de Grèce dansla Phocide, selon Strabon, L 9,p. 423, qui dit qu’eH®fut digne de ce nom par fa situation, qui l’exposo lCjour ôc nuit aux vents & aux tempêtes. Elle étoit fur lesconfins de la Phocide & du territoire de Delphes, dansle te m s que les Lacédémoniens séparèrent ce territoiredu reste de la Phocide, ôc en firent un état particulier-Il y en a , continue ce géographe, qui la nomment A»k-molia. Elle a eu depuis le nom cI’Hyampolis, à catu edes Hiantes qui furent bannis de la Béotie. Elle est sortavant dans les terres, assez près des Parapotaniens. Voy-HyAMPOLis,