iyo ÂNG
d’où vient qu on fappelle aufli quelquefois l’évêché deS. Thonié & de Cranganor , à cause qu’il est proche deCranganor, dont Angamale n’est éloignée que de dixlieues & de quinze de Cochin à l’orient. Latit. 10 d. 3 0'.
Le P. Philippe de la Sainte Trinité qui a servi de guideà Baudrand l’a jetté dans plusieurs méprises. , Angamaleavoir une succession d évoqués, schismariques à la vérité,dans le tems que les Portugais s’établirent dans le Ma-labar, c’est-à-dire, avant le pontifitat de Paul V. 2. Cetévêché est auffi nommé levêché de Cranganor, non pasà cause d u voisinage des deux villes, mais à cause que lepatriarche Menezès, que les Protestans accusent d’avoirdétruit les archives de leglise d’Angamale, en ôta lesiège épiscopal, & le transféra à Cranganor lan 160;,quatre ans avant que Paul V érigeât un évêché à Anga-male. Ce siège perdit fous les Portugais la primatie desIndes qu’il possédoit avant que d’être subordonné à lamétropole de Goa. Mais comme les Portugais ont perdules places qu’il s avoient aux environs, les Chrétiens deS. Thomas qui n’avoient pas quitté de bon cœur les er-reurs dont ils étoient infectés , n’ont pas eu de peine àles reprendre, & à rendre inutiles tous les travaux quele patriarche Menezès avoir employés pour leur conver-sion. De la Croze, dans son histoire du christianismedes Indes, n’a presque point d’autre but que de chercherde la conformité entre ses sentimens, & les erreurs dontle patriarche à qui il ne rend pas justice, tâchoit de lesfaire revenir.
ANGARA , riviere de l’empire Ruffien, dans la Mos-covie. Cette riviere a fa source dans le lac Baikal, &,prenant son cours vers le nord, elle arrose les villes d’Ir-ltutskoy,Ilmskoy, Balaganskoy, Prackoy, Karapokans-koy, puis, tournant droit à l’ouest, elle va se rendre dansla riviere de Jeniscea , au-deísus de Jenïserskoy, ou Je-niscea. Voyage de Lebrun, p. 116.
ANGARIS, montagne de la Palestine selon Pline, l. ;,c. 13. Quelques auteurs ont faussement conjecturé quece mot est Garisim: ou Gaiusam , qui étoit assez loindelà.
ANGARUS, ville marchande de la Bithinie, auprèsss’Helenope. Socrate en fait mention dans son histoireecclésiastique au rapport d’Ortelius qui cite le huitièmelivre de cet auteur qui, certainement de l’aveu même deSocrate, n en a composé que sept. Ainsi il y a faute dans
la citation. , , .
ANGASMAYO, riviere de l’Amenque méridionale.Elle traverse la contrée de los Pastos 3 & ce qui 1 a ten-due célébré, c’est qu’eíle bornoit anciennement du cotedu nord le royaume du Perou comme le fleuve Maulé,qui est en la province de Chili, le confinoit vers le midi,tant que Pempire des Yncasaduré. * Corn. Dict. DcLaec 3 Ind. Occid. 1 . 9, c. 1 6.
ANGAZEZIA, Ancasie , iste d’Afrique, entre la cô-te Zanguebar au couchant, & l iste de Madagascar aulevant. C’est une des istes comprises fous le nom géné-rale de Comorre , & la plus grande de ce petit Archi-pel, à cinq lieues de Fille de Moali. Le côté méridionalest fort élevé pardessus l’eau ; cette ifle, qui est fous legouvernement de dix seigneurs dissérens ,est habitée pardes Maures qui trafiquent en divers lieux de la terreferme, &c aux istes situées vers l’orient. Ce trafic consisteen fruits & en bétail, qu’ils échangent pour des calli-coos'& pour d’autres especes de toile, & d’ctosse de co-ton , dont ils font leurs vêtements. Le pain de ces insu-laires est fait de farine de noix de coco, cuite au fouravec du miel. Ils ont pour boisson du vin de palmier ,& le suc ou le lait des noix de coco. Ils ne laissent ja-mais voir leurs femmes à des étrangers fans la per-miflìon du Sultan. II y en a parmi eux qui savent parlerarabe , & écrire en cette langue 3 & quelques-uns enportugais, qu’ils apprennent à Mozanbique , où ils vontavec leurs barques qui font de trente ou quarantetonneaux. * Corneille , dict. De la Croix , relation del’Afr. t. 4.
1. ANGE, village des anciens Sachalites dans l’Arabieheureuse, selon Ptolpmée , l. 6 , c. 7 .
ANGE ( ou Angai ) selon D. Calmer, D ici. de laBible , montagne dont il est parlé dans le texte latin deJudith, c. n , v. ií 3 car il n en est passait mentiondans le grec. Le texte dit que cette montagne est à lagauche de la Cilicie. D. Calmet croit que c’est íe mont
.A N G
Argée, situé à la gauche au nord de la Cilicie. C’estla plus haute montagne de ces quartiers. Strabon as-sure qu’elle est toujours couverte de neige. Voyez Ar-gos 1.
ANGE/È, ville de Thessalie, selon Tite-Live, {•
3 2, c. 13. Son commentateur Donjat juge qu’elle étoitdans la Thessàlioride entre le Pinde & l’Apídan.
ANGELA & Angele. Spon dans ses voyages , t. 2,pag. 100 & 302, écrit Angeli selon la prononciation desgrecs modernes. Il dit que c’est un village de l’Attiquedans la tribu Pandionide, & il s’appelle présentementAngelokipous , & par corruption Ambelokipous ,comme si l’on disoit le jardin des vignes. Ce savantvoyageur ajoute que ceux qui étoient de ce peuple senomment Angeleis. Hesiche fait mention d’un peupleAttique qu’il nomme Angela , Aytx*i. Spon dit que c’estle même que celui dont il s’agit dans cet article.
ANGELBERG, ou Engelberg, monastère de Suisse,dans le canton d’Underval, au plus hautd’une vallée quiva aboutir aux confins du canton d’Ury. Il fut bâti dutems de l’Empereur Henri IV, par Conrad-Seldenburen,chevalier du pays de Zurich , qui, l’an 1125, obtint decet empereur, qui étoit à Strasbourg, qu’il prendroitfous la protection de l’empire ce monastère, dont l’em-pereur Frédéric II confirma les privilèges.
ANGELE, ville, d’Afrique dans le désert de Barca.Elle est près de la Libye, & l’on croit qu’elle a conservéce nom des anciens Angeliens.
Corneille de qui est cet article, ne dit point de qui ilFa pris, ni quel des anciens a parlé des Angeliens. Ce n’estni Strabon, ni Pline, ni Ptolomée, ni aucun de ceux queje comtois. Je fuis fort trompé si cet article d’Angele n’estpas venu de quelque faute de copiste oud’imprimeurquíaura mis quelque part Angela pour Augfla, & en cecas , ce lieu répond au pays qu’habitoient les Augila dePtolomée , L q c, . 5.
1. ANGELES (los) c’est-à-dire, les Anges , Province def Amérique septentrionale, dans la nouvelle Espagne. Cenom n’est plus guères en usage, & l’on se sert plus com-munément du mot de Tlascala , qui est auffi le nomd une place assez considérable. Voyez Tlascala. Bau-drand met dans cette même province de los Angeles cel-le de Guasteca, qu’il nomme Guastacan. Cette der-niere est une province [à part, que l’on appelle pluscommunément la province de Panuco. Voyez cemot.
2. ANGELES (los), ou la Puebla. De l’Ifle écrit laPoueble 3 le vrai nom est la Puebla de los Angeles,c’est-à-dire la Bourgade des Anges. Les François disentla ville des Anges , en latin Angelopolis , bourgade dansson origine, & ensuite ville de l’Amérique septentrio-nale, dans la nouvelle Espagne, où elle est capitale de laprovince de los Angeles ,, selon Gage, Voyages 1 part.c. ìx,p. 10 6. Elle est située dans une agréable vallée,éloignée d’environ dix lieues dune fort haute montagne,qui est toujours couverte de neiges. Elle est à environ 20lieues de Mexico, & fut bâtie en 1530, par le comman-dement de D. Antoine de Mendoça, viceroi du Mexi-que, du consentement de Sébastien Ramirez, évêque,qui avoit ete auparavant président à S. Domingo,exerçoit cette année-là la charge de président de la chan-cellerie de Mexique, au lieu deNunez de Gusman, q uIs’etoit fort mal gouverné avec les Espagnols & les In-diens, ayant pour adjoints ces quatre juges ou conseiller?,le licentié Jean de Salmeron, Gasco Quiroga , FrançoisCeynos & Alonse Maldonado. Ces juges gouvernèrentbeaucoup mieux le pays que n’avoit fait auparavant N 11 "nez de Gusman, & entre les autres choses remarquablesqu’ils firent, ils peuplèrent cette ville, & mirent en hfberté les Indiens qui y demeuroient auparavent, &: q llíl’avoient abandonnée à cause du mauvais traitementqu’ils recevoient 3 & s’en étoient allés demeurer les m 1 *à Xalixco, & les autres à Honduras, à Guatimala dc e j*d’autres endroits où il y avoit guerre entre les Espagn°& les Indiens, Cette ville étoit ci-devant appellée P ales Indiens Cuetlaxcoapan , c’est-à-dire , coulesdans Veau , parce qu’il y a deux fontaines, l’une donl’eau est mauvaise , & 1 autre qui est bonne à boH^Elle est à présent le siège d’un Evêque, dont le revendepuis qu’on a retranché Xalapa de la Vera-Cruz,encore plus de vingt mille ducats par an.- L’air y e