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Tome premier. A - B.
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z 7 8 A.NG

rimeck, Mishuin , Mesteck , Neraganset, Pascatanay,Pemnaquid 8t Thachobacco.

i. ANGLIou Angili, en François les Angles. D’Audi-fret, Gtog. t. $ ,p. i o, dit les AnglieNs, que d’autresont nommé Angiles ou Angiliens , habitèrent «sabordentre l’Océan & le fleuve Aibìs ( l’EÍbe ) ensuite ils s ap-prochèrent dit pays qu’habitoient les Cnnbres, du côtédu midi,8c insensiblement ils fe rendirent jusqu a XAlbis>& le long de la Mer Codanum (Baltique ;) de forte qu’ilsoccupoient la plus grande partie du duché de Sleswick ,laStormarie, la Vagvie, 8c quelque peu du duché deMekelbourg & de Lawen bourg. Leurs habitations lesplus remarquables étoient Marionis 3 que Cluvier a con-jecturé être Hambourg, qui est; incontestablement

Lubeck, Sc il y a beaucoup d’apparence que c’est de cenom que la riviere qui passe par cette ville a été appeliéela Trave, fluvius Iravenjîs 3 selon l’exprelïion vulgairedes premiers siécles ; Marionis altéra 3 qu’Ortelius veuterre Lubeck, mais j'aime mieux croire avec Cluvier ,que c’est Wismar, ville enclavée dans le duché de Mec-kelbcxurg , & Laciburgium ou Laviburgium , qu’on con-vient être Lawenbourg fur l’Elbe , qui est la capitale duDuché de ce nom : elle est appeliée dans quelques au-teurs Canoènum.

Ce qu’il dit là de l’habitation des Angles ou Angliens 3h’est qu’une pure conjecture, qui n’est fondée lur au-cun témoignagne de l’antiquité. Ce peuple a cté inconnu à Mêla & à Pline. Tacite est peut-être le premier quien ait parlé : Ptolomée en fait aulìì mention j tous deuxle placent dans la Germanie, & le comptent entre lesSueves,dont même le dernier lui applique un nom com-posé des deux, Suevi-Angili, dit Ptolomée , L i, c. 11.Tacite , de mor. Germ, c. 40, le nomme avec les Varins,que les plus habiles critiques expliquent par le pays deRostock, de Butzow , & en un mot pour le pays que leVarnow arrose dans les états du duc de Meckelbourg.Cela semble favoriser l’opinion de ceux qui, attirés parla ressemblance du nom , croyent qu ’Anciam , en Po-méranie, est un vestige de ce peuple. D’autres croyenten trouver un plus certain dans Iq nom d’Angelen. Ra-pin Thoiras est pour cette seconde opinion, Sc voicicomme il parle dans son histoire d’Angleterre, t.i,p.80. Les Saxons occupèrent pendant quelque rems laCherfonèfe Cimbrique , 6 c ils en fuient chassés parles Gorhs, qui donnerent à cette presqu’isle le nom de• Gothland ou Jutland : les premiers ayant quitté la Cher-fonèse, allerent s’établir en Allemagne, dans les con-trées qu’on appelle aujourd’hui la Saxe. Entre ce der-nier pays & la Cherfonèfe , il y avoir un peuple connufous le nomd’ANGLOis, qui habitoit dans le Holstein,aux environs de Sleswick. Vraisemblablement le petitpays d’ANGELEN , qui est dans ces quartiers , a reçuson nom des Anglois, ou peut-être leur a donné le sien.Quoiqu’il en soit, les Anglois s’étant joints aux Saxons,sortis de la Cherfonèfe pour faire des conquêtes en Al-lemagne , ne firent presque plus qu’un même peupleavec eux. Ce peuple fut généralement connu fous le nomde Saxons, parce que, fans doute, ceux-ci faisoient leplus grand nombre. On ne laissoit pourtant pas d’y ajou-ter quelquefois le nom des Anglois, Sc d’en composer lenom commun d’A nglo-Saxons. Un grand nombre deGoths se joignirent auíïï avec eux , pour avoir part àleurs conquêtes. Ce font ceux-ci que Bédé nom me Wit-tes , & qui font plus généralement connus fous le nomde Juttes ou Goths , car ce n’est que le même nom.On ne peut presque pas douter que la jonction de cestrois peuples ne fut déjafaite en Allemagne,avant qu’ilspassassent la mer, quand on voir la bonne intelligencequi rétpu entr’eux, pendant tout le teins qu’ils furentoccupes à faire leur établissement dans la Grande-Breta-gne : ils agirent toujours en commun : les intérêts desuns n’étoient pas différens de ceux des autres ; & enfinils établirent dans cette ifl e un gouverneur , quifait connoître qu’ils se considéroient comme un mêmepeuple*

z. ANGLI, nom latin des habitans de l’Angleterre à-préfent.

ANGLOIS, ( les) en latin Angli } selon Baudrand,édit. 1705. peuples d Europe qui habitent le royaumed’Angleterre , qu on prétend etre originaires d’Allema-gne. Ils Rappellent English en leur langue, Engel-

ANG

landèr. en Allemand , Ingleses en Espagnol, InglEsIen Italien, 8c Engelska en Su'édois.

ANGLONA, Anglona 3 Aguilonia 3 selon Baudrand,ville ruinée du royaume de Naples , dans la Provincede la Basilicate, ornée d’un évêché suffragant de l’ar-chevêché de la Cerenza. Elle étoit sur un cap , sutla côte du golfe de latente j mais comme il n’y resteplus qu’une petite église , 8c une maison attenante,cela est cause que l’évêché en a été transféré à la villede Tursi, qui est à douze milles delà; mais il con-serve toujours le nom d’Anglone , suivant Léandre Al-berti.

ANGLURE, Anglura 3 petite ville de France*’en Champagne , sur la riviere d’Aube, où elle re-çoit celle d’Auge, sur les confins de la Brie , à troislieues de la Seine , 8c à huit lieues de Troyes vers leSeptentrion.

ANGOLA , royaume d’Afriqite , situé entre les ri-vières de Danda 8c de Coanza. Quoique les Européenslui donnent ce nom, ce n’est pas celui qu’il a dans la lan-gue du pays, où il est appellé Dongo : on le nommoitautrefois Ambonde , & ce mot n’est pas encore entière-ment horsd’ufage. Angola est le nom du premier fonda-teur de ce royaume, qui le porta à fe soulever contre leroi de Congo, dont il est tributaire. Au couchant, leloilg de la côte,depuis l’embouchure de Danda 8c de Ben-go, jusqu a celle de Coanza ou Quansa, il n’a que vingr-cmq ou trente lieues d’étendue ; mais fur la terre ferme ilen a environ cent cinquante de longueur, & quant onest à foixante-quinze lieues de la mer, on trouve qu’il ena autant de large. Il a pour bornes au nord le royaume deCongo, au lud celui de Mataman ou Climbebe, à l estcelui de Malemba ou de Majemba, & l’Océan à l’ouest*Jarric, qui donne ces limites à Angola, prétend que ceRoyaume s’étend au-delà de 1 embouchure de Coanza j ris-quait golfe des Vaches, c’eit-à-dire depuis le dixièmedegré de latitude méridionale jusqu’au treizième,! espacede soixante lieues ; Sc Pigafet dit que tous les pays ren-fermés entre le golfe des Vaches 8c le cap Noir, situesà foixante-quinze lieues 1 un de i’autre, font possédés parles vassaux du roi d Angola. On compte dans ce royaumehuit provinces principales, dont chacune est divisée estdiverses seigneuries. Ces provinces font Lovando, Ilam-ba, Icollo, Ensaca, Masingan, Cambamba, Embaca SCSoriso. Les Nègres qui demeurent autour de Lovando-San-Paulo, ville capitale de la province de Lovando »font très-parefleux , de forte qu’ils ont peine à fe résou-dre à semer du millet autant qu’il en faut pour vivre d’unSmoiííon à l’autre. Comme ils ne font point de provision,ils font réduits à la famine, sitôt que la moisson manque,8c ils donnent leurs esclaves aux Quizames leurs voisins,afin d’en avoir des vivres. Il y a quatre sortes de condi-tions dans ce Royaume. Les Gentilshommes, qu’on ap"pelle Mocatas, y tiennent le premier rang. Ceux du fé-cond ordre, nommés les Enfans du Pays, font les per-sonnes libres de l’un 8c de l’autre sexe, artisans ou labou-reurs. Les Quisiens ou esclaves du pays, forment le troi-sième. Ce font des familles de paysans qui relevent desnobles, qui leur appartiennent, 8c qui passent de l’un *

1 autre comme des héritages. Le quatrième ordre consist®aux esclaves achetés ou pris en guerre j mais commeplupart des Soyas 3 c’est-à-dire de ceux qui ont une feCgneurie dans quelque province, exercent une grande ty-rannie , ils font souvent esclaves ceux du premier 8c dstsecond ordre pour des crimes importuns, ce qu’ils éteti'dent jusqu a la femme, aux enfans, 8c à toute la famin?de l’accusé. Ces Soyas demeurent dans des villages, ssj*portent le nom commun de Banza. C’est un amas de m®"chantes hutes de roseaux & de paille, fermé de buis'sons, bordé d une allée d’arbres de chaque côté, & otll’on ne peut arriver que par des sentiers très-étroits. Ç eSSoyas ne laissent pas de faire les grands : il n’y a que l eSMacotas ou les nobles qui ayent permission de les aboi''der & de leur parler d’affaires, 8c même il faut qu’il s I efassent à genoux , 8c battant des mains, pour témoignéleur respect. Ceux qui font dans les provinces conquis^par les Portugais ne possèdent leurs terres que fous ®nom de vassaux , 8c payent tous les ans un tribut d’escla-ves à celui que le Roi de Portugal y a établi pour gouyct'neur. Lorsque quelqu’un deux voyage, il fait avertitSoya de qui dépend fe logis où il s’est arrêté, qu’il a be-