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Hugues le Brun, comte d’Angoulcme, qui, mourantfans enfans l’an 1303, déshérita par son testament sonfrere , Gui ou Guyard, seigneur de Luíignan, 8c insti-tua pour héritier son neveu Renaud de Pons, stls de fasœur Yoland 3 ce qui excita de grands difterends entreGuyard & Renaud : d’autre côté le roi Philippe le Belprétendit que tous les biens de Guyard lui étoient con-fisqués par la félonie du même Guyard, & après la mortde ce seigneur , le roi traita avec Marie de Lusignan ,comtesse de Sancerre, sœur de Hugues & de Guyard,laquelle céda à la couronne toutes ses prétentions fur lescomtés d’Angoulême & de la Marche : ce traité tut paíiél’an 1308, 8c dans le même rems Yoland céda auíii íesdroits, &c l’autre soeur d’Yoland, nommée Jeanne traitaausti des liens l’an 130-,; 8c comme ceux de la maisonde Pons avoient toujours des prétentions sor les mêmescomtés 8c Seigneuries, ils transigèrent l’an 1328 , avecPhilippe de Valois, & la posseíîion de ces biens, quiavoit été si long-tems contestée, demeura paisible auroi. Avant cette année 1328, Philippe le Long avoir don-né à fa nièce, Jeanne de France , en la mariant avec leprince Philippe d’Evreux, le comté d’Angoulême ; 8cPhilippe de Valois, transigeant l’an 1336, avec Philippe8c Jeanne sur les droits de cette princesse au comté deChampagne, voulut que le comté d’Angoulême fit par-tie de la récompense qu’il leur donnoit. Jeanne mou-rant l’an 1349 , laissa ses biens à son fils Charles roi deNavarre, qui fut dépossédé l’an 1351 du comté d’An-gouiême , qui fut donné par le roi Jean , à Charlesd’Espasne, connétable de France. Le roi de Navarre,pour se venger, fit assiísiner le connétable à l’Aigle enNormandie. Le roi saisit Angoulême, 8c refusa de lerendre au roi de Navarre , qui prit ouvertement le partides Anglois. Ils furent viólorieux dans cette guerre,ayant pris devant Poitiers le roi Jean. Ensuite par letraité de Brétigni, on céda aux Anglois en souverainetérAngoumois, l’an 1360; mais la guerre ayant recom-mencé entre les deux nations , la ville d’Angoulême serendit volontairement l’an 1372 au roi Charles V, quila donna l’an 1375 en appanage à son frere Jean, duc deBerri. Ce prince ayant cédé à Charles VI l’Angoumois ,ce roi le donna l’an 1394, en accroissement d’appanageà son frere Louis, qui assigna le comté d’Angoulême l’an1403 à son plus jeune fils Jean d’Orléans. Le comteJean, qui mourut l’an 1467, eut pour héritier son filsCharles, pere de François, qui succéda l’an 1 ; i 5 a LouisXII, au royaume de France. Il érigea ausiì-tot Angou-lême en duché, en faveur de Louise de Savoye fa mere.Après la mort de cette princesse, ce duché fut réuni à lacouronne ; mais Henri III le donna en engagement àfa soeur naturelle Diane , qui étant morte l’an 1619 ,Louis XIII continua cet engagement, en faveur deCharles de Valois, fils naturel de Charles IX , & aprèsil fut appelle le duc d’Angoulême. Il mourut l’an 1650 ,& après fa mort le duché fut réuni au domaine. LouisXIV avoit donné ce même duché en appanage à sonpetit—fils Charles, duc de Berri ; mais il est mort l’an1715, avant son ayeul, fans laisser d’enfans. Il y a danscette province une petite riviere qui se rend dans la Cha-rante : elle se nomme la Touvre , & prend fa source àdeux lieues de la capitale, au pied d’une montagne :cette source fort de trois gouffres, l’un desquels , & leplus considérable, est dormant, & les deux autres bouil-lonnants. Un de ces derniers s est ouvert lors du trem-blement de terre qui a renversé Lisbonne, & on en vitsortir plusieurs poutres ferrées. Quelques-uns croyentque l’eau qui sort de ces gouffres vient d’une petite ri-vière, appellée le Bandia , qui se perd environ à unelieue delà ; mais cette conjecture n’est point vraisembla-ble, ,parce qu’il est des tems où le Bandia est presque àsec, & que jamais la Touvre n’augmente ni ne diminue.La Touvre est remplie d’excellentes truites saumonées8c d'écrevisses ; elle est austi serge que le bras de la Seinequi passe sous le pont du Petit-Châtelet à Paris, & aussiconsidérable a fa source qu’à son embouchure ; cepen-dant elle est peu profonde. On avoit établi, fur cette ri-viere , plusieurs papeteries qu’on a été obligé d’aban-donner, parce que de petits insectes, appellés mânes ,qui sont dans ses eaux, tachoient le papier. Il y a uneforge à canon, appellee la forge de Ruelle, qui est laplus estimée de la province.
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Le faffran , le sel, le bois, Peau-de-vie, le fer battu,les canons 8c le papier, sont les principaux objets d»commerce de cette province.
. ANGOUS. Voyez Angus.
ANGOXAS, ou,comme parlent nos géographesfran-çois, les Isles d’Angoche , ce qui rend a peu près le nomespagnol, quant à se prononciation 3 istes du Zanguebar,au canal de Mozambique, au nord du golfe de Sophala,entre la ville de Mozambique Òc les embouchures de lariviere de Cuama, & à i’onent du royaume d’Angoche,aifez près du continent : elles sont sous le 16 deg. de lat.méridionale. De la Croix , relation de C Afrique , r. 4,/.577, suivi pat Corneille, dit que les istes d’Angoxas , aunombre de quatre, sont près de se côte de Mozambi-que. Ils se trompent quant au nombre, & de l’Isie enmarque huit.
ANGOY, petit royaume d’Afrique , fur la côte deCongo , au nord de l’embouchure de Zayre qui leborne au midi 8c à l’orient : il a l’Océan au cou-chant , où est la Baye de Cabende , 8c le royaumede Cacondo l’enferme au nord. * De FIJle , carte daCongo, ôcc.
ANGRA : ce mot signifie dans la langue portugaiseune espèce de petit golfe , dont Feutrée est plus étroiteque le fond. Comme ce sont les Portugais qui ont décou-vert les côtes occidentales 8c méridionales de l’Afrique,de-là vient que nos cartes portent les noms donnéspar ce peuple à quantité de lieux , & celui d’Angra estcommun á plusieurs petits golfes. Voici les plus considé-rables.
1. ANGRA DE CONCEIÇAON 3 c’est à-dire, an ce,ou baye de 1 a Conception : elle est fur se côte occiden-tale de la Castérie , vers les 24 d. 30', entre les monta-gnes de S. Thomas, selon les cartes de de l iste. Sansony place une riviere que de l iste ne marque pas.
2. ANGRA FRIA , ou Golfo Frio : cette baye estnommée proprement Golfo trio ; mais une preuvequelle est aussi nommée Angra tria , c’est que la rivierequi s’y jette dans 1a mer, n’a point d’autre nom fur lescarres que celui de Rio d’Angra. tria . Celle du P. Co-ronelli, corrigée par Tillemont, dit imparfaitementRio d’Angra. Cette anse ou baye est sor la côte oc-cidentale de se Cafrerie , vers le 19 deg. de latitude aus-trale.
3- ANGRA DE ILHEO, ou la Baye de FIsle. Elle estaussi sur la meme cote , par les 23 degrés de latitude aus-trale. Sanson la nomme Porto do Ilheo, & le P. Coro-nelíi Angra dos Ííheos.
4. ANGRA DE NEGROS,ou DENEGRo,bayed’Afri-que, fur la côte de 1 a Basse-Guinée, au 15 d. de set. aus-trale, à l’embouchure de la riviere de Cutembo, jointeà celle de Chabonia.
5. ANGRA PEQUENA, baye d’Afrique, fur la côteoccidentale de 1 a Cafrerie . au pays des Namaguas,sous le 27 degré de latitude australe. Sanson y mecl’embouchure d’une riviere : de l’Isie n’y en met point,ni le P. Coronelli non plus 3 mais ce dernier y met troisIsles.
6. ANGRA DE SALDAGNA , Angoa , ou Agua- 4da de Saldagna , baye de la Cafrerie, au nord 8Cassez près du cap de Bonne-Espérance. Voyez au motBaye.
7. ANGRA S. AMBROSIO, baye d’Afrique sor la côteoccidentale de la Cafrerie, au royaume de Mataman,vers les 20 d. 30' de latitude australe, à l’embouchursde la riviere de Saint Ambroise , selon les cartes deSanson.
8. ANGRA S. ANTONIO, baye d’Afrique au royau-me d’Angola, dans la terre de S. Lorenço, selon le P-Coronelli.
9. ANGRA S. MARIA,.baye d’Afrique, auroyaurr> ede Benguela, au midi de la capitale, & au nord de la r 1 'viere de S. François.
10. ANGRA DAS VOLTAS. L’atlas de Sanson port®Volfas , baye d’Afrique, dans 1 a côte occidentale de fiCafrerie, au pays des Namaguas, vers le 29 d. de latit;australe. De l iste la nomme Porto dos Ilheos , ce q^jsignifie le Port des Isles : ausod-ouest il place le cap q u lnomme Cap das Voltas. M rs Sanson nomment ce cap *Cap. S. Antam.
Il faitt remarquer que plusieurs cartes nomment Ane