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vient ce dernier nom. Ptolomée , /. ;, c. r, en fait men-tion ; elle a été un siège épiscopal, 8c Zozime,son évê-que, louscrivit au concile de Constantinople, fous Agapi t8c Menas, 8c au cinquième concile général. Sophienprétend que le nom moderne est S. Dimitri. Orteliusbrouille un peu le passage de Pline; car il lit Antandros ,Edonis priàs vocata j deinde Cimmeris , & A [/'os idemAppollonia , comme si Ajjos étoit encore un des nomsd’Antandros ; après quoi il remarque, comme une chosecontraire à ce passage de Pline, oui Antandros & Ajjossont distinguées par Ptolomée : il pouvoir ajouter quePline les distingue auífi ; car il faut lire Antandros , hdo-nis priàs vocata 3 deinde Cimmeris ; a Ajjos , eadem Apol-lonia. Assos, nommée austì Apollonta, n’a rien de com-mun avec Antandros, que l’on nommoit austi Edonis &Cimmeris, sinon quelles étoient toutes les deux fur lerivage de la Mer.
ANTANII, nation particuliers d’Asie, dans la Carie,selon Porphyrogénete cité par Ortelius 1 hes.
ANTAPRISTENA, ville de laMysie , selon Caliste,
l. 14, c. 39, 8c Ives de Chartres Epijt. ult. Elle est nom-mée Antapristis , AvrccTtfUi ;, dans les réponses des Pa-triarches de l’Orient. Ortelius dit quelle étoit peut-êtreaux environs de Prista, ou que ce mot est mis pour Sex-tanta Pris a. Voyez Tirxsta.
ANTARADE, ville de Syrie ou de Phénicie, situéefur le continent, vis-à-vis 8c à l’orient de l’iste d’Arade ,8c de la ville du même nom, située dans l’isle. Antaradeest aujourd’hui Tortose. La ville est considérable, prin-cipalement par son beau port. On y montre un ancientombeau de la longueur de vingt coudées. Cedrehe ci-té par Ortelius, dit que cette ville fut nommée Cons-tantia , du nom de 1 Empereur Constantius. Les noti-ces épiscopales la mettent dans la premiere Phénicie,fous Tyr, Métropole; & Alexandre,son évêque,alîista auconcile de Chalcédoine * Carol. à Paulo , géog. sac. p.2.94. D. Calmet , dict. de la bible.
ANTARCTIQUE, c’est-à-dire qui est au midi, quiest opposé au nord. Ce mot est forme d’A*rì, préposi-tion qui marqué contrariété & opposition, & d’A fx .nç,qui signifie une ourse, d’où est venu le mot arctique,pour lignifier voisin de 1 ourse, constellation la plus sep-tentrionale de toutes ; ainsi antarctique veut dire mé-ridional. Le Pôle Antarctique, les Terres Antarc-tiques signifient le pôle méridional 8c les terres qui fontproche de ce pôle : on les nomme plus communémentTerres Australes, qui veut dire la même choie.
ANTASTOUAIS & Antatoques , (les) peuple del’Amérique Septentrionale, dans la province de la nou-velle Yorck. * Baudrand3 éd. 1705.
ANT AVARES, ( les ) peuple d’Afrique, dans l’iste deMadagascar, vers la côte, 8c dans la partie orientale,au septentrion du pays des Matatanes, Leur pays estarrose par la riviere de Mananzari. * Baudrand. édit.ï 7°5- .
1. ANTE, petite riviere de France, en Normandie;elle a sa source au-dessus de la ville de Falaise, dontelle arrose un fauxbourg, appelle d’Ante ; & , après uncours d’environ quatre lieues, elle fe jette dans la Dive,deux lieues à-peu-près au-dessus du Bourg, & de l’ab-baye de Saint Pierre fur Dive. * Corn. dict. mémoires.dressés fur les lieux.
2. ANTE, selon Bosman, lettre 2, p. 15, le Paysï>’Ante ou Hante , comme disent les naturels du pays ,contrée d’Afrique, fur la-côte, dans la Guinée. Il com-mence au village de Boeswa , deux lieues à l’orient ouau-dessous d’Acoda : on pourroit cependant le prendredepuis Acoda, puisqu’il en dépend présentement jusqu’àune lieue & demie au-destous de Sukunda où il finit. U ya quelque tems qu’on diviíbit ce pays en haut 8c basAnte. Le premier étoit le pays SAxìm , àl’embouchurede la riviere de Cobre , & le bas est F Ante propre ,dont il est ici question. Ce pays est fort petit, & n’aqu’environ huit ou neuf lieues de long. Il a été autrefoistrès-peuplé ; le peuple qui lTahitoit, étoit fier & fortadonne au pillage. A une lieue au-dessous de Boeswa,auprès du village de Dikieschoost, qui est proprementTnfama, il y a un petit fort que les Anglois y ont bâtil’an 1691 , maigre les oppositions des Brandebourgois,qui, ayant auparavant plante le pavillon de leur élec-teur en cet endroit, prétendoient qu’il leur appartenois j
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maïs, après avoir remarqué que ce terrain si disputé leurétoit peu avantageux, ils le cederent aux Anglois, qui &font plusieurs fois repentis de l’avoir bâti. Ils font con-tinuellement en guerre avec les Nègres des environs.Basman ,p. 17, impute aux Anglois de s’être accommo-dés depuis avec eux, pour tromper les autres nationspar de 1 or faux. Une lieue au-dessous de ce lieu, orttrouve auprès du village de Boutri , ( les Hollandoisdiíent Boutroe, & les François Botrou ) un fort très-petit 8c très-irrégulier , nommé Batenstein. VoyeZBotrou & Batenstein. A quatre lieues plus bas, au-prés du village de Sukunda on voir un petit fort quiappartient aux Hollandois, nommé le Fore d'Orange ,& à une portée de mousquet delà, on trouve les restesd’un fort anglois; Fauteur ajoute dans la même lettre,p. zz, que vers la fin du siecle passé, ces deux forts sub-sistoient encore : mais on y faisoit un commerce peuconsidérable , parce que ceux qui étoient au service desdeux compagnies, se déficient beaucoup les uns des au-tres. Les Nègres ont ruiné celui des Anglois, qui n’ontpu le relever. Les Hollandois étant restés seuls à Su.kuN-da , ont fait assez de profit. Le pays finit à une lieue8c demie au-dessous ou à l’orient de Sukunda. Voicil’idée que Bosman nous donne du pays d’Ante, où il afait un assez long séjour. Il y a, dit-il, en ce pays , auffi-bien que fur tours.la cote de Guinée, quantité de mon-tagnes élevées, couvertes de très-beaux arbres, dunehauteur extraordinaire. Les vallons situés entre ces mon-tagnes, font dune grande étendue, & seroient fort pro-pres à planter des arbres, & à cultiver toutes fortes defruits ; ils pourroient même nourrir toute la côte, si oules cultivoit. Le ris qui y croît est très-bon, le miíhioy vient en abondance, & est beaucoup mieux nourri quecelui qui croît ailleurs ; il a le grain rouge. Les james ,les patates 8c autres fruits de terre, y viennent en abon-dance , & y font fort bons. Il y a auífi beaucoup d arbresfruitiers, les cannes de sucre y croissent en plus grandeabondance, & y viennent plus hautes qu’en aucun autrelieu ; de forte qu’on y pourroit faire un plantage, avecespérance d’un bon succès. L’huile & le vin de palme yfont admirables. En un mot c’est un pays qui donne àtous ceux qui le cultivent, autant qu’ils peuvent souhai-ter. Les animaux, tant domestiques que sauvages, s’ytrouvent en abondance. Mais les habitans d’Adom ontravagé tout ce pays, 8c ont tellement épouvanté ceuxd’Ante , qu’ils se sont tous retirés fous le fort de Bou-try, d’où ils noient sortir pour aller cultiver leurs cam-pagnes qui font toutes en friche. Én 169V 8c 1691 ,avant cette guerre, on y voyoit beaucoup de villages,les fruits admirablement beaux, le bétail en grandequantité , & tout à si bon marché , qu’un soldat, qui,end’autres endroits, vivoit misérablement de sa solde,subsistent ici très-honnêtement. Le qu’il y a de plusbeau dans le pays d’Ante, entre Acoda & au-dessous deBourry , c’est l’agréable riviere, qui, passant auprès dufort des Hollandois, s’avance dans le pays. Elle est bor-dée des deux côtés de grands arbres , qui la couvrenttoute de leur ombre. On ne peu; la remonter avec uncanot, que jusqu’à environ trois lieues de la mer, quoi-qu’elle s’étende beaucoup plus loin, à cause du grandnombre de cascades qui tombent avec violence par-des-sus les rochers qui font dans la riviere; elle est fort pois-sonneuse, quoiqu’il y ait un nombre incroyable de cay-mans ou crocodiles, qui, selon l’idée commune, dévo-rent 8c détruisent beaucoup de poisson : les singes sonrrrès-communs dans cette contrée. Le pays qui est aux en-virons de Tacoray, une.lieue à l’occident de sukunda,n’est pas moins agréable. Ce font de belles vallées large 5& unies, avec de grands arbres entremêlés de bosquetsqui font des perspectives , où il semble que la nature aitvoulu faire son chef-d’œuvre, 8c disputer avec l’art. L aterre est couverte cle labié blanc, entre ces arbres 8c Ç^ 5bois, où l’on voir les traces d’une infinité de cerfs, d’e* e 'phans, de tigres, de chats sauvages & d’autres animaux,en un mot, on y trouve millebbjets variés, qui surpren-nent en même rems.
3. ANTE, ville de la Guinée, selon Corneille, ?. ltbourgade, selon Baudrand, n’est autre chose que le vsslage & le fort de Takoray. Voyez ce mot. .
ANTEss, lieu de la Gaule Narbonnoise , selon 1 iti-néraire d’Antonin. Nicolas Sanson & Philippe Labb