AQU
pape V. dû nom, leur fondateur. La plupart des maisonsurei j c abattues, & les murailles de la ville fort endom-magées. Long. 31, 15 , latir. 42, 20.
*dn auteur moderne , Sc qui est Napolitain, prétendque ce futl’empereur Frédéric II. qui bâtit cette ville desdébris d ' Amiterno Sc de Furcone , Sc lui donna le nomd Aquila 3 pour faire allusion à l’aigle impériale. * Ma-theo ha'itio 5 lett. à Lenglet Dufresnoy.
AQUILA , nom latin de l’Aigle , ville de Francee n Normandie.
9 - AQUILA , nom latin d’AYTON , dans la Livadie.AQUlLAMO , fort de Fille Gilolo , dans la mer des* n des. C’est un des trois que les Espagnols possédoientlorsque les Hollandois sirent la conquête des Mol uques.Voici comment Fauteur, qui en a continué f histoire,Parle, t. 3 , p. 15 2, de ce fort. Ce n’étoit, dit - il, qu unoastion avec une batterie de deux pièces de canon feule-ment, sur la côte occidentale de Fille, vis-à-vis de Ma-c hian : du reste il n’y avoir pas plus de maisons que dansjm hameau. Elles étoient pourtant entourées de murail-l? s , comme si c’eût été une petite ville agréable par fasituation, qui étoit fur le bord d’une petite rivière. Cessaisons étoient habitées par des naturels du pays, parqhelqttes Espagnols Sc par quaranteTydoriens, que leurr °i y tenoir pour recueillir des vivres & les lui envoyer.
On voir bien que c’est de ce lieu que Corneille a vouluParler dans l’article qu’il fait de la ville d’Aquilano dans1 iste de Solor. Le reste des deux articles s’accorde aíTez.
AQUILARIA. D’Ablancourt rend ce nom en françoisPar Aquil aire. César en fait mention , {Bell. civil. L 2,c - 2 3. ) mais les critiques ne s’accordent pas assez fur cequ’il en dit. Quelques exemplaires portent : Apellit ad*um locum qui uppellatur Aquilaria. Hic locus abest à Clu-peis pajsuutn XXII. millia 3 habetque non incommodam*tateflationem & duo buis eminentibus promontoriis conti-netur. C’est-à-dire-: II aborda au lieu nommé Aquilaria : ceheu est í XXII. mille pas de Clupée : la rade y est ajse^^onne durant l’été , par ce qu elle est abriée de deux grands^tpj.Mais il y a des exemplaires qui portent xn. au lieuue xxii. & d’Ablancourt a pris un milieu , en réduisantx xii. milles à cinq ou six lieues françoises.
AQUILÉE , ville d’Italie dans le Frioul : elle étoituutretois très-florissante, maintenant elle est ruinée. LesAllemands la nomment Aglar. Les Italiens se serventu nom latin Aquileia. Voyez Cluv. Ital. ant. I. 1 , p.1 79 - On l’a auíîi appellée Aquilia en quatre syllabes,■Aquilegia & Aquila. Etienne le géographe l’appelleAcylia, & Ortelius trouve qu’on Fa auííì nommée Ro-Matiana. Voyez ce mot. Elle est presque au milieu, en-tre Grado au midi Sc Palma au septentrion, à une dis-tance de quatorze milles de l’une Sc de l’autre , ainsiqu’entre Trieste à I’orient, & Concordia ville ruinée à l’oc-tadent, vers les 45 degrés 55 m. delatit. &le 31 d. 20 m.de longit. Strabon , /. 5 , dit que les Romains Favoienthâtie pour réprimer les barbares qui habitoient plus haut,c est-à-dire vers les montagnes des Alpes. Ils en firentunec olonie Romaine. Velleius Paterculus, L 1 ; Pline, /. 3,
1 8 3 Ptolomée, /. 3 , c. 1 , lui donnent cette qualité,-yïela, /. 1 , c. 4, lui donne celle de riche. L’empereurAuien, dans son discours fur les actions de Pempereur'“°nstantius , dit qu’ellè étoit la plus commerçante de^>ute Fltalie 3 car , dit-il, d’un côté les Moésiens , lest a nnoniens & les Italiens, quÁíemeurent loin de la côte,F viennent acheter ce dont ils ont besoin. Strabon au li-vrecité , entre dans les détails de ce commerce. Héro-dien , /. 8, en parle fous Fempire de Maximin , Fan 238de l’ére vulgaire, dune maniéré à en donner une grandeÍ. Elle fut long-tems regardée comme la clef de l’Ita-le - Ausone, dans son poème des villes célébrés, nee que huit villes dans tout le monde, qu’il veuilleP r cterer à celle - ci. Ce font Rome , Constantinople ,arthage, Antioche , Alexandrie, Trêves,Milan &Ca-1 EUe fut la capitale d’un pays qui s’étendoit depuisPti /Ionies jusqu’à l’Adda. Attila,roi des Huns, lat . 'a saccagea sous Fempire de Valentinien III. & desen^u?- 1- On peut lire sur cette destruction ce qu’en di-Casti ^Hoire mêlée, /-15, Jornandes , de reb. Goth. Scqn’ell ° re ’ ln ^l ironic - cela arriva Fan 45 2.. Il paroîtcar p e Ì^P er dit pas pour cela la dignité patriarchale 3lorsa U 1 lacre , de rébus Longobard. I. 2, c. 1 o , dit queque les Lombards entrêreat en Italie, ce qui arriva
cent seize ans après la prise de cette ville par Attila, lebienheureux Paul, patriarche d’Aquilée, craignant leurbarbarie , se sauva dans Fille de Grado , Sc y emporta letrésor de son église. Il faut conclure de ce passage ouqu’Attila ne l’avoit pas détruite entièrement, ou qu’on1 avoir réparée eh quelque maniéré. Elle étoit très-forti-fiée fous le régné de Louis IV, selon le témoignage deLuitprand, /. 2, c. 4, & /. 3, c. 23 mais depuis qu’Attilal’eut ravagée, elle resta long-tems ouverte & fans aucu-nes murailles. Henri, duc de Bavière , la prit Fan 948 ,ce qui montre qu’il y avoir alors quelques fortifications.Cette ville n’a plus rien de son ancienne splendeur. Elleest arrosée du côté du levant par le Lizonso, Sc au cou-chant par l’Ansa : elle est en si mauvais état par le mau-vais air qu’on y respire, Sc par les ruines quelle a detous côtés Sc aux environs , qu’elle est presque inhabita-ble : il y a à peine trente-cinq maisons, & ce peu d’habi-tans n’y demeurent que i’hyver , excepté quelques pê-cheurs qui profitent de la commodité des lagunes voisi-nes , dont elle n’est qu’à trois milles. Le distërend qui s’é-toitélevé entrel’empereur Sc la république de Venise,au sujet des patriarches, a été terminé par la suppreffiondu patriarchat d’Aquilée. Ce diocèse a été partagé endeux archevêchés qui ont été établis, Fun à Udine, quiappartient à la république, Sc l’autre à Gonce, qui dé-pend de l’Impératrice-reine. Cette érection s’est faiteen 1752. Long. 3-1, 5.latit. 45 , 55. * Baud. éd. 1705.
AQUILEGIA ou Aquileia. Voyez l’artide précé-dent.
AQUILEIA NOVA. Voyez Grado.
AQUILIA. Voyez Aquilée.
AQUILINA SILVA, ancien nom d’une forêt de Fran-ce , appellée Iveline. Voyez ce mot.
1. AQUILONDA, ou plutôt Aquelonde , lac d’Afri-què , dans le Congo ou basse Guinée, au royaume deMatamba. Il est par le 41 d. de longitude , & par les 7d. 30' de latitude méridionale. * De IJ fie , Atlas.
2. AQUILONDA , on plutôt AquelondA , riviered’Afrique , dans le Congo : elle a fa source au royaumede Matamba, dans le lac d’Aquelonde , d’où coulantvers le nord - ouest, elle arrose une lisiere des terres duDembo Amulaça, entre dans le Congo proprement dit,où elle traverse le marquisat de Pango, Sc se perd enfindans la riviere de Coango. * Del’IJle , Atlas,
AQUILONIA , ville d’Iralie, dans le territoire desHirpins , selon Tite-Live,/. 10, c. 38,41 & 44 , & Pto-lomée , /. 3 , c. 1. Léandre croit que c’est Agnone , ScNiger la prend pour Anglona. Volatertanus prétendqu’elle est entierement détruite. Ortelius fournit une let-tre que lui avoir écrite de Rome Celsius Cirtadinus sonami : en voici la substance. Léandre se trompe quand ilcroit qu ’Aquilonia étoit au même lieu où est aujourd’huiAgnone , car cette derniere est dans le territoire des F ren-ia m , auprès de Peligni : au-lieu-que , selon Ptolomée ,l’autre étoit dans le pays des Hirpins , entre Bénévent,Luceria Sc Avellino. Niger se trompe aussi 3 car Angloneest une ville épiscopale, fur les frontières de la LucanieSc des Brutiens. C’est présentement la Cedogna , dansla principauté ultérieure, comme le font voir les itiné-raires. Pline, l. 3 , c, 1 1., en nomme les habitans Aqui-loni.
AQUINAS, qui est la ville d’Aquin, en Italie.
AQUINATES. Voyez Galliani Saltes.
AQUINCUM , ville de la basse Pannonie, selon Pto-lomée , /. 2 , c. 16. Antonin en fait aussi mention. Ondispute présentement si c’est la ville de Bude , capitalede Hongrie, ou Cepol ,sur le Danube. L’ortographe dece nom est fort variée. Antonin, dans deux ou trois routesconsécutives, écrit AciNcum. L’exemplaire du Vaticanporte Acinquo dans les deux premieres , Sc Bicinquodans la troisième. Ammien Marcelin , /. 30 , fait men-tion d’AciNcuwc, Sc la notice de Fempire , secl. 57 ,y met une partie de la seconde légion Adjutrix.
AQUIN en François ,
1. AQUINO en Italien , ville d’Italie, au royaume deNaples, dans la province de Labour : elle a un évechesuffragant de l’archevêché de Capoue, mais exemt defa jurisdiction. Elle est réduite en village depuis qu ellefut ruinée par l’empereur Conrad, en forte qu elle n aque trente-cinq maisons. L’évêque réside ordinairementà Ponte-Coryo , qui n’en est pas éloigné. Elle est située
Tome L V v ij