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Tome premier. A - B.
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ARA

J- e royaume d’Yemen Je royaume de MascaJar 3p royaume d’Ormus ,

~ e royaume de Xael ou Hadramur 3Le royaume de Zibith ,

Tehamam.

Les villes principales de l’Arabie heureuse sont

ARA

HJ

La Mecque,Médme ,Aden,Ahbinali ,Almacharanajol Cattif,Dhofar,

Laghi,

Mascare,

Jamama 3

Mocha, li renommé parson cassé j

Sanna, capitale du pays.Zibith.

í METREE j selon Baudrand Dicl.géog. &

nijt, Arabia Petrea : c’est la partie de l’Arabie, qui est laplus etendue vers l’occident. Elle est aujourd’hui nom-mee Barraab & auíîi Arabïfian par ceux du pays , 5 casc-Lik Arabïfian par les Turcs. Ses bornes font 3 aucptentnon , la Terre Sainte , & partie de la Sourie ; àorient 1 Arabie déserte , 5c partie auffi de P Arabie heu-11 a C l 11 ^ ^ a rermine du côté du midi ôc à l’orient : ellePp ^rendue le long de la Mer rouge, Sc un peu vers.Sypte. L’Arabie serrée est soumise à plulìeurs louve-ïains. Le T ure possède la partie septentrionale, qui est laP us remplie de montagnes, la plus stérile , ôc la moinshabitée. La partie méridionale appartient à plusieurs pe-^ts princes. Baudrand se trompe en disant que Médine. la Mecque appartiennent au Turc. Ses principalesv hles font Trac ou Crac , Tor. Baudrand observe que cePays s’étend beaucoup plus vers le midi, Sc est plus8tand que ne le marquent toutes les cartes récentes ,c °nime on peut le voir dans Gollius Sc dans d’autres au-te urs, tant Arabes que voyageurs.

. Le surnom de serrée lui a été donné du nom de sa ca-pitale Petra , ville située sur la côte de la Mer morte.

, hx qui substituent le surnom de pierreuse à celui dePetree , font une faute ridicule. Plusieurs auteurs ( a ) l’onta uln appellée Syrie , Sobal Sc Zobal : d’autres, com-taie Joseph & S. Jerôme, l’ont nommée Nabathée ScNabathéene, & ses habitans Nabathéens, Nabu-theens , Nabathfniens. On trouve même quelquefois1 ubiatieens dans 1 écriture sainte , & souvent dans Jo-seph. Tous ces noms , selon la plupart de ces auteurs,font dérivés de celui de Nabaioth , premier né des en-fans d’Ismaël, 8c même S. Jerôme (t>) dit que de sontems ces noms étoient fréquemment usités dans les fa-milles , & que la plupart de leurs villes, de leurs villa-ges ôc de leurs forteresses les avoient conservés. Quel-ques géographes anciens ( c ) l’ont bien appellée Naba-^hee Sè mêmeNABATHEOs j mais au lieu de dériver cesh°ms de celui de Nabaïoth , fils d’Ismaël, ils semblentes dériver de Nabatha , ancien nom , qui, disent-ils,av oit d’abord été donné à la capitale du pays , avantqu elle se nommât Petra. * ( a ) Adrichom. Theatr. Ter.^ a uct. Manass. II. Tyr. bel. Sac. lib. io, c. 8 , /. 11 , c. z6,' 1 í > c. í, /. io , c. 29 , &c. Vitriac. c. 96 Brocard, inP ul£ r. Descr. Loc. ter. S. Breïd. Ibid. Niger. Geog. As.

4- p. ;, 16. Genes. 15. Isai. 60, 1. Mach. 5. Jo-spb-, ant. zi & 12.. (b) Hieron. Qua:st. Hebr. in Genes.1 5 5 Sc in Ifaï. Co. (c) Strabon , lib. 16. Plïn. 1 . 5, c. ri.

On dit que l e pays produit une espece d’albâtre extrê-etnent blanc. Le terrein est stérile en plusieurs endroits,lde > sablonneux , pierreux Sc impraticable en quel-^ les autres. On y trouve cependant du bétail, dont la0 air & le lait font la principale nourriture des habitans.hiê!* 6 C i es trois parties de l’Arabie, on trouve encore ,blis* 16 t L1 tems des anciens géographes , les Arabes éta-lions C0Uc hant de la Mer rouge. Ptolomée, L 4, c. 5 ,riv eo e /ïfab-Egyptiens les peuples qui en occupoient lade Ju^â^ntale ( ôc Pline j /. 6 , c. z<), fur le témoignagebords r? V r . a Pporte que les peuples qui habitoient lesbes. LeTa ’ depuis Syene jusqu’à Méroé, étoient Ara-avoit n ^ 0X£E Arabique faisoit partie de l’Egypte, &au~de[T' 1Ur ca phalu Phacusa , ville située au bord du Nil,L’A 0 p S ^ubaste , à l’orient du Delta.

abie a été autrefoistrès-florissante parle commer-

ce, 5c fournissoit une partie considérable de celui d’E-gypte. Ce pays émit peu connu du tems d’Homere, 5cles habitans ne connoissoient pas eux-mêmes ses riches-ses, dit Huet dans son histoire du Commerce, c. 50 ,p. 3 2.4 5 mais la fuite du tems leur apprit leur puissance& leur bonheur , qui émit tel, qu'Alexandre choisitleur pays pour y établir le siège de son empire, après sonretour des Indes. Auffi, continue ce docte évêque, voyons-nous tous les siécles suivans conspirer à vanter ses ri-chesses. Une partie de l’Arabie en a pris le nom d’heu-reuse, 5c les Sabéens, un de ses peuples, étoient estiméssurpasier en opulence toutes les nations du monde. Lesrevenus de leurs terres,dont ilsvivoient abondamment,leur fonrniífoient encore de quoi acquérir, fans boursedélier, les pierreries, l’or 5c l’argent des autres nations,5c ce quelles avoient de plus précieux. Le trafic ample5c continuel qu’ils faisoient de leurs denrées , fut lasource de leur abondance ; de sorte que sans être obli-gés de faire les frais des grands embarquemens 5 c deslongues navigations, ils voyoient leurs ports remplis devaisseaux étrangers : 5c la ville d’Aden, selon le rapportdu géographe de Nubie,(C/à 1 , parc. 6 ,p. 2 . 5 .) voyoitsouvent aborder dans ion port les vaisseaux des Indes 5cde la Chine. Ils exerçoient auffi leur commerce parterreavec les Syriens 5c les autres peuples du voisinage. Nouscohnoilíons par le voyage d’Iambule rapporté par Dio-dore, /. 7 , l’antiquité du trafic que les Arabes,faisoientpar terre de leurs aromates. Les Gerrhéens 5c les Mi-néens , peuples d’Arabie , voituroient leurs aromatesvers la frontière de la Palestine. Mêla 3 l.i,c. 10 , ditque la ville d’Azotus étoit le port des Arabes, pour letrafic de la Méditerranée. Pendant un long-tems ce né-goce ne se faisoit que par échange. Ils établirent chezeux une foire, où les peuples circonyoisins portoientleurs marchandises. Ces marchandises consistoient prin-cipalement en aromates, en pierreries, en or : enfin tonsles anciens écrivains, tant sacrés que profanes , vantentle commerce 5c les marchandises des Arabes : mais leprofit immense qu’ils faisoient n’étoit point capablede contenter leur avidité : ils s’adonnoient encore aubrigandage. Une partie d’entr’eux s’appliquoit autrafic , 5c une autre partie égale à la premiere battoirla campagne, voioit les caravanes , & détrousseur lesvoyageurs 5 c les marchands : ils prirent si bien 1 ha-bitude de cet infâme métier, qu’ils ont continue de lepratiquer jusqu’au tems présenr.Et lorsque lesPtolomees,rois d’Egypte , eurent facilité la navigation 5c le com-merce fur la mer rouge , les Arabes qui en occupoientles deux bords, y exerçoient aussi leurs pilleries ; 5 c ilfallut employer des escadres de galères pour les répri-mer.

Ce peuple étoit autrefois belliqueux. Les Mytholo-gues , qui, fous l’écorce de leurs fables, cachent beau-coup de vérités, disent que lorsque Cadmus passa enGrece, il avoir des Arabes dans ses troupes, qui s'éta-blirent dans l’ifle d’Eubée. Les rois pasteurs qui envahi-rent l’Egypte avec de puissantes armées , 5c la subju-guèrent vers le tems que Joseph y appella Jacob sonpere 5c sa famille, Sc y régnèrent plus de cinq cens ans ,étoient venus d’Arabie. Quelques historiens veulentqu’ils ayent régné dans la Babylonie avant Ninus. Le se-cours qu’ils donnerent à Ninus pour subjuguer les Ba-byloniens , semble avoir donné lieu à cette opinion. LesLacédémoniens, ni les Perses avant eux, ne purentdompter les Arabes. Ils envoyerenr au roi de Perse milletalens d’encens , mais ce fut par forme de présent , 5cpour entretenir avec lui un bon voisinage. Le traité d’hos-pitalité qu’ils entretenoient avec Cytus 5c Cambyse, futtout ce qite ces princes purent tirer des avantages qu’ilsavoient remportés fur eux. Les troupes d’Antigonus,l’un des successeurs d’Alexandre 5c de Démétrius, sonfils, éprouvèrent la valeur des Arabes. Auguste , aprèsavoir soumis l’Egypte, voulut se rendre maître des peu-ples, dont le voisinage enrichissent cette contrée. Ildonna ordre à AZlius Gallus, à qui il avoir confié le gouver-nement d’Egypte, dépasser en Arabie avec une partie destroupes qu’il conimandoit, 5c de les soumettre. Gallus lesavant attaqués par mer Sc par terre, reconnut bientôt lafaiblesse 5c la lâcheté de ce peuple : il entra plus avantdans leur pays, qn’aucune armée étrangère n avoir rait,Sc fit connoître plusieurs singularités de ce pays, qui jus-

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