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Tome premier. A - B.
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n’oseroit y toucher sans son ordre. Pour bénir cette ca-ve , tous les ans après les vendanges , il récite loraisonsuivante imprimée dans le rituel grec : en voici la tra-duction : seigneur Dieu qui aimc[ Les hommes 3 jettes lesyeux fur ce yin & fur ceux qui Le boiront, bénisses nosmuids 3 comme vous bénites le puits de Jacob la piscine deSiloé 6- la boisson de vos saints apôtres. Seigneur quivoulutes bien vous trouver aux noces de Cana 3 où par lechangement de Veau en vin vous manifestâtes votre gloireà vos disciples 3 envoyés présentement votre faint-espritfur ce vin 3 & béniffey-le en votre nom. AinsiJbit-il

Les terres du monastère s’érendent jusqu’à la marinedu côté de Retimo, 3 c vont juíqu’au sommet du montIda du côté du midi. On nous assura ( à sauteur cité )que les religieux avoient recueilli en une année plus de400 mesures d’huile , quoiqu’ils eussent laissé perdre lamoitié de leurs fruits, faute de gens pour les cueillir.A u dessous d’Arcadi, tirant vers la mer, est le cou-vent d’AïUENi, que l’on dit être assez beau.

1 .ARCADIE, lelon Cellarius, treog. ant. I. 11, c. 13,contrée du Péloponèse , dont elle occupoit l’intérieurdes terres : ses bornes croient éloignées de toutes parts ,des côtes de la mer , selon Pline , lib. 4 3 c. 6 , mais nicet auteur , ni les autres anciens, ne nous en ont mar-qué les limites au juste. Tout ce qu on en peut dire deplus raisonnable , suivant Laurenberg , Gracia Ant. p.3 1 , c est quelle avoir l’Achaïe au septentrion, l’Argieà l’orient, la Messenie & l'Elide au couchant, 3 c la La-conie au midi. Ce pays se nommoit originairementPelasgia, ditPausan, lib. 8. c. 1 , d u nom de Pelasgusson premier roi, à qui l’on attribue d’avoir le premierenseigné aux habitans de ce pays à faire des maisonspour se garantir des injures du temps ; on dit auili quec’est lui qui leur apprit à se nourrir du gland, 3 c sur-tout des laines que produisent les hêtres, & à faire des

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habits de peau de cochon , dont les habitans de la Pho-cide & du Negrepont s’habillent aujourd’hui. Dans lafuite ce même pays s’appella Arcadia , du nom d’Arcas,fils de Jupiter & de Cailisto, dont les oífemens furentapportés du mont M&nalus dans l’Arcadie , par lss or-dres de l’oracle de Delphes , comme on le voir dans lesvers fui vans de la Pythonisse.

M&nalia ejl tellus horrens Aquilonibus : ArcasHic jacet 3 Arcadia pofuitqui nomina genti :

Hue Utum te ferre pedes , atque Arcadis osaSublata egregíam jubeo traducere in urbem ,

Qu& trivia 3 & qux. quadrivia efi 3 & quinque vìarum 3Hiclucum statue 3 & sacras fer Arcadi honores.

Eustache & Etienne le géographe disent qu’AzENis >AzaniAj Gicantis , Lycaonia, Pharrhasia& Pa-nia , font autant de surnoms, qui ont été ancienne-ment donnés à l’Arcadie. Denys appelle les ArcadiensApidanees , 3 c les divise en trois : les Parrhasiens ,les Azaniens ôc les Trapezuntiens. Hésyche dit qu’onles nommoit aussi Cortiniens.

Ce pays a été distingué en Arcadie Inférieure , & enArcadie Supérieure. L’inférieure étoitdu côté du midi,& la supérieure au septentrion. Cette derniere, selonPrier , Harail. de Eerâ Gracia , part. z , cap. 3 , p. 40 z,étoit plus couverte de montagnes & de bois que l’autre.Les chevaux & les ânes de ce pays étoient fort renom-més : c’est delà que vient le proverbe rossignol d’Arca-die , pour dire un âne ; le reste du pays coníistoit enbons pâturages, où l’on engraissent des troupeaux & dugros bétail en quantité.

Les détails des villes d’Arcadie font un peu embrouil-lés chez les anciens. Voici celui du P. strier, qui m’a-paru le plus exact.

IMegalopolis 3c Megalepolis; c’est Leontari aujourd’hui, selon quelques-uns, & Londario selond’autres. La moitié de cette ville s’appelloit Orejiias , ce qui faisoit que les habitans étoient nom-més Qrejlii 3c Megalopiu. Du tems de Pausanias une partie s’appelloit encore Thisboa 3 3c ce futcelle-là qu’augmenta considérablement Epaminondas, y ayant établi une colonie de gens ramassesde toutes parts.

Mantinea, aujourd’hui Gorisa, selon quelques-uns, 8c Mundi selon d’autres; cette ville étoitcomposte de cinq disserens peuples. Les Argiens' l’avoient ceinte d’une muraille de brique. Sousles rois de Macédoine elle fur appellée Antigonia d’Antigonus, tuteur de Philippe 3c pere de Pen-sée. L empereur Adrien lui rendit son premier nom. Pline cependant fait deux villes différentesd ’Antigonia 3c de Mantinea. Elle est fameuse sur-tout par la victoire qu’Epaminondas y remportafur les Lacédémoniens, & par la mort de ce grand homme.

Palantium, petite ville, ou plutôt village, dont Phialus fut le fondateur ; car Pausanias dit quSl’empereur Anronin en fit une ville,de village qu’el-le étoit auparavant. On n’en reconnoît plus ari-enne trace.

Masnaeus , ville fur le mont M&nalius 3 dont il est parlé plus bas.

Tegea, aujourd’hui Mulchi : les habitans en étoient nommés Tegeates. Il y avoit dans cette vu Dun temple de Minerve, surnommé Aléa , qui étoit un asyle, où les criminels de toute la Grecsqui pouvoient s’y retirer étoient en sûreté, c’est où Pausanias le Lacédémonien fe retira. Ce tempseavoit été bâti par Aleus. _ ,

| Orchomenon. Denys d’Halicarnasse dit que c’étoit une iíle ainsi nommée, parce qu’elle étoit situesVilles 0 q ans q es U eux marécageux, & que les habitans st nommoient, par la même raison, Orchomeni' 1 -

cADiE. , Pausanias en fait les Polymeli d’Homère. ,

Clitor 3c Clitorium, aujourd’hui Gardichi. Cette ville a été toute entourée de collines, 3c situ eSfur les bords d’un fleuve de même nom. Elle ne subsistent déja plus du tems de Strabon.

Nonacris , ville, selon quelques-uns, 3c pays selon d’autres, dans les montagnes duquel le Styx »dont les eaux font extraordinairement froides, prend fa source. Lutatius Placidus , au premierlivre de ses métamorphoses, appelle cette montagne Nonagrinus mons ; mais il est plus naturel dsdire Ncnacrinus. _

Psophis, aujourd’hui Dimizana, ville située dans la partie orientale de l’Arcadie, fur les bords dafleuve Erimanthus , qui l’entoure & la défend de trois côtés, mais d’ailleurs bien fortifiée : elle 2 ^autrefois une citadelle que Philippe renversa de fond en comble : elle s’appella d’abord Phegiajmême encore auparavant Erymanthus. C’étoit la patrie à'Aglaus 3 dont la vie fut toujours heureuHeraa , Herreo : ville fur les bords du fleuve Alphée, du côté droit ; le territoire de cette ville eséparé de celui de Mégalopolis par le fleuve Buphagus. Il y avoit dans cette ville un fameux rern Pdu dieu Pan. Plutarque, dans la vie d’Agésilas, la met mal-à-propos dans le territoire de Cor y mStymphalus , aujourd’hui Vulsi, selon quelques-uns, 3c Longanico selon d’autres. Elle est.fur les bords d’un lac Sc d un fleuve de même nom. Il en est fait mention dans la vie d’Iph lCl éjj eL ancienne ville a été détruite , & la nouvelle a été bâtie dans la même place : c’est de cette vI n ^ Ue venoient ses eaux que l’empereur Adrien fit conduire à Corynthe. inuel

I Phialia ou Phigalia , aujourd’hui Davia 3 à ce qu’on croit, fur les bords du fleuve Nedaj a 1v les enfans de cette ville confacroient leurs cheveux. ^

PCyllene ; Pausanias dit que cette montagne que Mêla confond avec le mont Stymphalus jplus haute de toutes celles du pays. c n

Pholoe, aujourd’hui Xíria ; c’étoit la demeure des Centaures. On trouve fur cette montagne,grande quantité, la plante appellée Centaurée.

Montagnesr>'A rcadie.