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Tome premier. A - B.
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ebade , qui avoitpris celle de cette derniere , ne fub-

Á 1 »r^ US ’ cet auteur, 1. 5, c. 29.a a -|'-CH / £ATIDIS , contrée de la Grece , quelque partvers le Péloponnèse. Polybe , 1. 4, en fait mention.

*• ARCH/£ 0 POLIS. Voyez Arch^a.

2> ARCLLEQPOLIS, ville de la Colchide, & métro-pole de la Lazique. Procope , hijl. mêlée , c. 14 , la dé-ainsi : cette ville est astise sur une colline inculte ,** arrosée par un fleuve qui descend d’une montagnefouine. Les portes d’en bas répondent au pied de la col-! ne , & ont des avenues aisées , & dont la pente estT^ce. Les portes d’en haut n’aboutissent qu’à dçs ro-, rs & à des précipices. Comme les habitans n’ontP°int d’autre eau que celle de la riviere , ils ont bâti un*P Ur de chaque côté , afin d’en puiser avec moins deastger. Quelques-uns croyent que cette ville s'appelleaujourd'hui Asso. Voyez ce mot, n. 2.

ARCHAMA , ville de la Cappadoce , dans le dépar-tent de Cilicie, selon Ptolomée , 1 . 5, c. 6. Quel-st Ues exemplaires portent Archaléa.ARCHANDROPOLIS , ville d’Egypte , selon Héro-° te , in Euterpe , & Etienne le géographe.ARCHANGEL , ville de l’empire Ruísien , cjans laP r ovince de Dwina. Le P. Riccioli lui donne 66 deg.í° de longitude , &c 6$ deg. 30' de latitude. Les tablesostandoises donnent 49 deg. 15' de longitude Sc 642 6' de latitude. De l’Ifle la met par les 57 deg. 20'e longitude , fur la même latitude que comptent lesollaadois. Le nom entier de cette ville est S. Michel. Archange en grec Archangelopolis , ou en latin S.

ichaclis Archangeli civitas 3 St. Michel l’Archangeayant paru trop long, on s’est contenté d’Archangel quia. Prévalu. Baudrand dit mal l’Archangel 3 cet article? E point usité, 8c est auflì ridicule que le Paris & leLyon.

Cette ville , selon le Brun , voyage de la MoscovieV 2 Perse j &c. c. 2, p. 14 , &saiv. est située au nord-ouestde la Moscovie, & au nord-est de la Dvina, qui va sedécharger dans la mer blanche , à six lieues delà. ElleRetend le long de la riviere , 8c a environ trois quartsde lieue de long, & un quart de large. Son principalbâtiment est le palais, qui est de pierre de taille, divisé entr ots parties. Les marchands étrangers font porter leursmarchandises & logent dans la premiere, qui est à gaucheen venant de la riviere 3 ils y demeurent jusqu’à ce qu’ilstrouvent une commodité pour s’en retourner.

En entrant dans ce palais on passe par une grandeporte, clou 1 on va dans une cour quarrée , 011 font lesmagasins à droite & à gauche, au-dessus desquels estUne galerie qui conduit à l’endroit qu’habitent les mar-chands dont on vient de parler. La seconde partie dece palais a une porte semblable à celle de la premiere ,At on y trouve un autre bâtiment, au bout duquel est1 hôtel de ville. En montant quelques degrés , on passedans une longue galerie , d’ou l’on entre à gauche dansle lieu où se tient le tribunal de justice , au-dessus du-siucl il y a une porte qui donne dans la rue. Les fenten-j Ss de la justice s’exécutent dans ce palais , excepté cel-ssù condamnent à mort, lesquelles font exécutéesans les différens endroits spécifiés. Quand on a passé la■ osiieme porte, on voit un autre bâtiment destiné poures marchandises des Ruffiens, où leurs marchands fontaussi leur demeure 3 mais ils ne font pas logés si com-Lmdément que les étrangers. La place qui est devant cePalais est assez large , & s’étend jusqu’à la riviere. Lors-ss le les vaisseaux arrivent, on fait deux ponts de pou-Ì es fur cette riviere , pour la commodité du transport5 es marchandises qu’011 y charge & décharge dans plu-jeurs f ortes de Orques. Celles dont on fe sert pour le^ansp 0l . t du blxd font assez grandes. La,.citadelle, oùEmeute l e gouverneur, contient un grand nombre de^eutiqu es ou les Ruffiens , qui s’y rendent au tempstée a j> re > exposent leurs marchandises. Elle est entou-"pou Une muraille de bois qui s’étend jusqu’à la riviere.gto(f eS maisons de la ville font couvertes avec defl’œifc P°mres jointes ensemble, ce qui fait un coupd e tr Ul gulier par dehors : cependant on ne laisse pas8c f Ur Uver de beaux appartemens dans les principales jmille dans celles des marchands étrangers. Les mu-PÎancl Cn ^ ont êZales & unies par le dedans, revêtues delíes j & les poutres ne servent qu’à soutenir le bâ-

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riment. Il y a ordinairement un poêle dans chaque-cham-bre , auquel on niet le feu par dehors. La plupart fontfort grands , & construits de maniéré qu'ils donnentde l’ornement à la chambre. Les marchands d’outremer, c’est ainsi qu’on nomme les chrétiens étrangersqui y demeurent, tiennent leurs maisons très-propres ,leurs appartemens font remplis de tableaux & de très-beaux meubles.

Les rues y font couvertes de poutres rompues, & sidangereuses à traverser , qu’on est continuellement endanger de tomber & de fe blesser 3 elles font en outreremplies de décombres de maisons , qui ressemblent enplusieurs endroits à des ruines causées par un embrase-ment 3 mais la neige qui tombe en hiver les applanit ,&c en couvre les défauts. Il y a deux églises dans cetteville, dont l’une sert aux réformés & l’autre aux luthé-riens , dans lesquels on prêche deux fois le dimanche.Elles font proche l’une de l’autre fur le bord de la ri-viere. Le ministre demeure à côté de l’églife , & le ci-metière , où l’on enterre à la maniéré des Européensest entre deux. On ne fait point le service dans les égli-ses pendant l’hiver , à cause que le froid est trop vio-lent , mais dans un appartement de la maison du mi-nistre , qu’on a soin de tenir bien chaud.

Le gouverneur avoir aufrefois une puissance absoluedans cette ville , mais on en changea le gouvernementen 1700 , & on y établit quatre bourgmestres, dont lepremier demeure dans la ville , le second à Kolmegra ,& les deux autres dans les lieux circonvoisins 3 de forteque l’autorité du gouverneur ne s’étend plus que fur lamilice , les bourgmestres ayant tout le maniment des af-faires civiles & de la police. Il s’y rend tous les ans ungrand douanier, vers le temps que les marchands y ar-rivent , pour veiller à la recette des droits que fa majestéCzarienne tire du négoce, & acheter les choses dont lacour a besoin. Ce douanier a quatre affistans qui agissenten son absence, & qui fe nomment Goflienì-Sotnï ,c’est-à-dire, subdélégués, d’entre lesquels on le choisitlui-même. On tire, outre cela, quelques personnes dela populace , dont le nombre n’est pas limité , qu’onemployé dans les villes & dans les villages. Ces .gens-làfont obligés d’y travailler pendant une année fans êtregagés , & d’obéir aux ordres des douaniers & de leursaffistans pour ce qui regarde les droits & revenus duCzar. Qn les employé pour cela de rous cotes , & onleur donne des soldats , en cas de besoin , pour empê-cher les fraudes , &c fe saisir de ceux qui les commet-tent. Et lorsqu’ils ont servi une année, on en met d’au-tres en leur place.

Toutes les choses nécessaires à la vie fe trouvent eftabondance en cette ville. Il y a beaucoup de volaille &a tres-bon marché 3 les perdrix n’y valent que deux folsla piéce : il s’en trouve de deux sortes 3 les premieres feperchent fur les arbres , & font de la couleur des nôtres& parfaitement bonnes : les autres font blanches en hi-ver , chose extraordinaire , ôc fe nomment Kocroptïe enlangue du pays. Il s’y trouve aussi de deux fortes deTetters , oiseaux de la grandeur de nos dindons, & d’unbeau plumage. Les mâles font ordinairement noirs ,mêlés d’un bleu fort enfoncé, & les femelles font pluspetites & marquetées, de gris. Les lièvres y font auffitrès-communs, ils ne fe vendent que quatre fols la piéce.Ils font blancs en hiver, & les lapins noirs. Les bécasses yvalent deux ou trois fols la piéce. On y a auffi beaucoupde canards, & entr’autres une espèce que l’on nommeGagares , qui ont le vol très-rapide & selevent forthaut. Ils font un bruit, en volant, qui ressemblent assezà la voix humaine. Ils nagent avec autant de rapiditéqu’ils volent 3 mais ils ne sauraient courir , parce queles pieds leur sortent du corps par-derriere. *'

Le poisson abonde dans les rivières. Il s’y trouve tantde perches , qu’on peut en régaler vingt personnes pourvingt fols. Les plus petites fe nomment Karoeise : ellesfont d’un goût exquis : leurs écailles font brunes & lui-santes. .

On y trouve‘quantite de brochets , d’anguilles, d’é-perlans, de goujons, de rougets, de merlans , de car-relets , & un poisson brun , qu’ils nomment Garius ,d’un goût admirable , & à peu près de la grandeur dumerlus. Tout ce poison fe prend à quatre lieues de la.ville', dans un certain golfe que forme la riviere, & ou