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Tome premier. A - B.
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L’Asie mineure étoit presque ce ppys quarré, qui a lePont - Euxin au nord, la Propontide & la mer Egée à

I occident, la mer Méditerranée au midi, la Syrie Sc lagrande Arménie à l’orient.

L’Asie supérieure étoit à Ecrient de l’Asie mineure, &au nord de l’Arabie.

Tout ce qui est entre la Syrie, la Babylonie, le golfePersique Sc la mer Rouge se nommoit Arabie,nom qu’il"conserve encore.

Au levant de l’Asie supérieure étoit I’Inde, nommée enLatin India , du nom du Heuve Indus ; le Gange la par-tageoit en deux. Ce qui est à l’occident Sc au midi de cefleuve étoit nommé Elude en - deçà du Gange ; ce quiétoit à Ecrient ou au nord s’appelloit Elude au-delà duGange.

Entre cette dernière Sc l’océan oriental étoit le paysdes Sines,qui répond à la partie méridionale de la Chine,8c la Serique , qui en est la partie septentrionale, étoit àEcrient de la Scythie. Elles étoient séparées l’une deEautre par cette longue chaîne de montagnes, où l’Oxus,le Jaxarte, llnde Sc le Gange ont leurs sources, & qui secontinue, prés que fans interruption, d’occident en orient■jusqu’au cœur de la Chine. Ces montagnes, nomméesDamafi par les anciens, servoient de bornes entre lesSines Sc les Seres, & í'éparoient f Asie supérieure Sc lesIndes d’avec la Scythie.

La Scythie, placée au nord des monts Damases, étoitbornée au septentrion par l’Qcéan Scythique , au levantpar la Serique, Sc au couchant par la Sarmatie Asiatique,Sc par la mer Caspienne depuis Eembouchure du Wolga,nommé alors le fleuve Rha jusqu’au Jaxarte," ce dernierfleuve achevoit, depuis là jusqti a fr source, de terminerla grande Scythie. Une longue chaîne de montagnes, quisetendoient depuis les monts Damases vers le nord jus-qu a l’océa'n Scythique, & qu’on appelloit alors Imans,léparoitlapartielaplus méridionale de la Scythie en deuxautres parts, que l’on distinguos ainsi : la Scythie en-DECÀ DE l’ImAUS , SC LA ScYTHIE AU-DELÀ DE l’ImAUS.

Les anciens n ont pas entièrement ignoré les princi-pales ifles qui font autour de l’Asie. Ils ont connu l’istede Ceìlan , fous le nom de Taprobane ; Ptolomée ditque devant cette isle il y en a 1^78 ; ce qui désigne aíTezbien cette multitude d’isles que nous appelions Maldives.

II nomme Sabadib^e trois ifles que nous appelions lesifles de Sumatra , de Bornéo , & de Celebes. Son ifle deJabadiu est reconnoiflable, en ce quelle conserve en-core Eancien nom en celui de Java. J’ai déja remarqueailleurs que Diu signifie une ifle. Les ifles Manioles dece même auteur, font les ifles Manilles , que les Es-pagnols ont nommées Philippines,du nom d’un de leursRois j 8c les trois Isles des Satyres font présentementles trois principales ifles du Japon ; supposé que Niphonen soit une.

L’empire des Perses ayant été détruit par Alexandre ,§5 ses conquêtes étant partagées entre un grand nombrede Capitaines, leurs guerres civiles , fuite naturelle deleur jalouse ambition, donnerent lieu à quantité de ré-volutions. Ce prince entraîné par son ambition jusqu’auxrives du Gange, avoir avec lui des personnes capablesd’informer la postérité de tout ce qu’il avoir découvertoufait découvrir, Sc ce fut par lui que l’on commença enEurope à connoître un peu ce qui est au-delà de l’Indus.Mais il a été en même-remps la cause de bien des fautesgéographiques. Ce qu’Onésicrite Sc d’autres avoientécrit, comme témoins oculaires, s’étant perdu, plu-sieurs historiens postérieurs ont voulu écrire l’histoire<EAlexandre , & lorsque les faits, ou les positions delieux leur manquoient, ils les prenoient dans leur ima-gination. Ceux qui font venus après eux les ont copiés ,Sc ces erreurs se sont perpétuées de siécle en siécle jus-qu’au teins où des voyageurs exacts ont pris la peine demarquer exactement ce qu’ils voyoient.

Les Romains iaisterent les Ináes en paix ; l’Armenie8c tout au plus la Mésopotamie furent à peu - prés lesbornes de leurs conquêtes.

Sous Hadrien, ce que lempire Romain pofledoit enAsie se réduisoit a trois grandes contrées, que l’on ap-peloit ECrient , le Pont & EAsie.

L’Orient comprenoit treize provinces ; savoir :

La Palestine, L’Isaurìe,

ASI

La Phenicie, Cypre,

La Phenicie du Liban, La Mésopotamie,

La Cœlesyrie, L’Arabie,

La Syrie, La Syrie Comagene , 0

l’Euphratense,

Les deux Cilicies , Et l’Osroene.

Le Pont avoir huit; provinces ; savoir,

La Galatie, Les deux Cappadoces,

La Bithynie, La Paphlagome ,

L’Hellespont, &

Le Pont Polemonia- L’Armenie,que,

L’Asie avoir onze provinces ,

L’Asie Proconsulaire,La Pamphylie,

«

L’Hellespont,

La Lydie,

La Piíidie,

La Lycaonie

Les deux c LaPacatiennSiPhrygies, \ La Salutaire,,La Lycie,

La Carie,

Et les ifles dont Rhodes étoi*la Métropole.

Depuis Constantin le grand, jusqu a l’empire d’A rcadius 8 c d’Honorius, cette distribution de deux de ces p t£ ^vinces de l empire Romain en Asie, reçut quelque char*gement.

Le diocèse d’Orient, qui 11 ’avoit eu que treize pro vlIÎ "ces, en eut quinze ; savoir,

La Syrie, dont la capi- L'Arabie,taie fut Antioche, Cypre,

La Syrie salutaire, La Cilicie

La Phénicie , La Cilicie seconde,

La Phénicie du Liban, L’Isaurie, ,

L’Euphratense , La Palestine, de laqueU e .

démembra, aprèsi’emP 1de Constantin ,

L’Osrhoene , La Palestine seconde,

La Mésopotamie, Et la Palestine salutaire*

Au lieu de huit provinces que le diocèse de Ponteues fous Hadrien, il en eut dix fous Constantin, oí)fous Arcadius Sc Honorius ; savoir,

La Galatie, Le PontPolemoniaflUS,

La Bithynie, L’Hellespont,

La Cappadoce premiere, L’Armenie premiere,

La Cappadoce seconde , L’Armenie seconde ,

La Paphlagonie, La Galatie salutaire*

Et l’Honoriade nommée ainsi du tems Sc etll’honneur d’Honorius.

Ces trois diocèses, conjointement avec ceuxSc d’Egypte , font ce qu’on appelle les cinq diocèses Hétoient ious le préfet du Prétoire d’Orient. *

11 s’en faut bien que les Romains ayent autant c °stbué que les Grecs à éclaircir la géographie d’au-dct»l’Euphrate & du Tigre. Pline lui-même n’en parle ^que fur les mémoires d’Onésicrite 8 c autres auteurs ctemporains d’Alexandre , dont les ouvrages subsist 0 jencore de son tems. Le commerce fit connoître u n Yles côtes méridionales de EAsie : des vaisseaux q 111 E isttoient de la Mer Rouge ou du golfe Persique , & a Jfctrafiquer jusqu’-au golfe de Bengale, nommé alors * e & c -du Gange, en rapportèrent des connoiífances p r entes , si nous en jugeons par les tables de Ptoloniee.

De l’Asie du moyen âge* ^

Les Scythes, retenus longtems au-delà de l’Oxus,la puissance des Perses Sc des princes alliés ou r r J~ l jpofl'de cet empire, franchirent enfin cette barrière c ^s ie .derent ce que lempire Romain avoir postéde ^ oUS e stLeur pays que nous appelions la Tartarie, ues dsconnu que depuis que l’on a traduit dans les &

l’Europe les ouvrages de quelques géographes *de quelques historiens de cette nation. L’Asie 7 P ar Jé'nouvelle terre. Voici les principaux pays qu’ils no ^couvrçnt ; cette longue chaîne de montagnes , fllomée nomme Imaus , est appellée Gebel Ca** ^>eelle Scie Wolga à l’orient de ce fleuve , entre le 5, cgtt e5 d d. de latit. est la grande Bulgarie : àl’orient