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Tome premier. A - B.
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noissant pour un des principaux vassaux de Thibaut,comte de Champagne, affilia à Tordonnance des noblesde la province laite par ce prince, & depuis, Hugues,dernier seigneur de Rumigni, sir hommage au roi SaintLouis, d’Aubenton & de les dépendances , du consente-ment de Jean de ChastiUon, comte de Chartres Sc de,Blois ; & depuis, Philippe-le-Bel,comte de Champagne,reçut pour toutes ses terres de Rumigni 8 c d’Aubentou ,tant en qualité de roi, que de comte de Champagne ,l'hommage de Thibaut de Lorraine, mari d’Elisabeth deRumigni ainlî les anciens seigneurs de Rumigni & d’Au-b en ton n’onc pu être, pour ces terres , vassaux de l’Em-pire, mais bien à cauíe de Fleuriste , située dans le paysd’entre Sambre & Meuse , & laquelle est certainementde i’Empire : elle est annexée aujourd’hui à levêché deLiège & au cercle de Westphalie. Cette seigneurie deFleurine est la même que la ville de Florenne , dont jeparle dans son article particulier. * Baudrandjùdìt.iyoj.Longuerue } Descr. de la France , i. part. p. 6 4. Long. 21 ,;; . /à 4 9, ;o.

AUBEPìErRE , alba petra 3 abbaye d’hommes deTordre de Cíteaux, filiation deClairvaux dans la Marche,diocèse de Limoges , & de fondation royale. Les comtesde la Marche & de Chateauroux donnerent de grandsbiens à cette abbaye en 1147 > mais une partie a étéusurpée.

AUBERIVE, uà f/pu, abbaye d’hommes de l’ordrede Cíteaux, filiation de Clairvaux en Champagne, àquatre lieues de Langres, proche la source 8 c sur la ri-vière de l’Aube, son nom étant formé de celui de la ri-vière , & marquant sa situation : elle a été fondée en11 H ou 113 6 par Guillaume , appelle par quelques-unsHollandus, évêque de Langtes. Rollamberc de Rosoydonna des biens considérables à cette abbaye en Tannée1164. L'église n’a rien de beau : le saint sacrement est ducôcé de Tépître , dans une armoire exposée à la vue, n’é-tanc fermée que d'une grille de fer : les bâtimens 8 c lesjardins íont aísez beaux. Corneille dit Aubernis ou Au-berive. Le dénombrement de la France, r. 1, p. 111,compte cent quatre feux à Auberìve. * Baugier , Mém.Hist. de Champagne, t. 3 , p. 83.

AUBETERRE , ville de France , dans l’Angoumois J &non pas dans la Saintonge,comme ditBandrand,aux con-fins du Périgord, au bord occidental de la Dronne, au-deííous de Riberac&audessus de Saint Aulaye. Elle est sipeu considérable, que De l’Isie n’en fait cju’un bourg : ce-pendant elle Ta été plus quelle u’est à présent; car Davi-tv , copié par Corneille , en parle ainsi , t. 2. ,p. 266 :Aubeterre, ville & marquisat, où paíse la Dronne, estcomposée de vingt-deux paroisses de grande étendue ,

( Il veut dire que le marquisat, 8 c non pas la ville , s’é-tend fur ces paroisses. ) avec un chapitre collégial dansla ville, composé d’un abbé & autre dignités avec plu-sieurs convens, élection particulière, & juge sénéchalqui reçoit les appellations de huit jurisdictions inférieu-res. Il y a haute & basse ville : la haute est à plein pieddu château, qui commande fur la ville basse : dans la courdu château est une source d’eau vive , & sous la cour est1 eglisô dans le rocher,qui a fa clarté par la ville basse ducoté de la rivière. Le château se trouve couvert d’une ro-che , qu’on nomme la Motte , 011 sont quatre canons debatterie, 8 c autres pièces de campagne. Dans la villehaute, 8 c à son extrémité, est une forte abbaye, où sontmaintenant des religieuses. La châtellenie d’Aubeterrefait un bon trafic de ses bleds par la Charente, &du côtéde Bourdeaux, pour les porter en Flandres & en. Espa-gne. Les vins y croissent de meme que les bleds. Les chan-vres ne manquent point à Aubeterre ni anx environs,8 c le débit s’en fait dans le pays même 8 c à Bourdeaux.On y fait de grosses toiles , 8 c quantité de papier qu’ontransporte à Bourdeaux , à la Rochelle & à Toulouse.Piganiol de la Force ne parle point d’Aubeterrè , ni desa sénéchaussée, ni de son chapitre collégial, ni de sonabbaye, ni de son commerce. Longitude 17,40, latit.4;, 1G

AUBETTE, ( T) petite riviere de France en Norman-die- Elle a sa source a St Aubin , & son cours n’est quede deux lieues. Elle passe à Darnetal ; & après avoir tra-versé une parrie de la ville de Rouen , où elle sert auxtanneurs , aux chapeliers, aux teinturiers, & à diversautres ouvfiers, elle se rend dans la Seine. On a observé

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que cette petite rivière ne gèle jamais. * Corn. Dich Mé-moires drellés fur les lieux, en 1704.

AUBIERE, ville de France en Auvergne, à une h eu ~de Clermont, du côté du midi. Quelques-uns la pren-nent pour l’ancienne Avitacum , que d’autres mettent aChambon, village situé fur un lac de même nom, anpied du mont d’Or, à cinq lieues de Clermont, du cotedu couchant. * Baudrand, éd. 1705.

AUBIGNAC , Albìniaaun. Baudrand dit AubiN ac a »qui est une la u te, abbaye de France, de Tordre deCi-teaux, au diocèse de Bourges, dans Tarchiprètré d’Argen-te n , lur la gauche de la rivière de Creuse. Elle est de afiliation de celle de Dalon , 8 c suc fondée Tan 1 x 3 d. L^ Spapes Eugene II & Adrien IV en font mention. Le p rEledelin , abbé d’Aubignac, s’est distingué fous le roims- ■tere d u cardinal de Richelieu , par Texacte connoissa ncequ’il avoir des régies du poème dramatique, & son li vreintitulé, la Pratique du Théâtre _, lui a acquis une répu-tation que le tems n’a point diminuée. * Corn. Dict*

1. AUBIGNI, ville de France , en Berri. Cette ville >dont le nom latin est Aíbiniccum 3 est située fur la rivierede Nerre, à dix lieues au nord de Bourges , aux confi IlSde la Sologne, dans un pays plat 8 c agréable. Elle est p e 'tite & néanmoins entourée de hautes 8 c fortes murailles»accompagnées de larges 8 c profonds fossés & de contres-carpes élevées. Elle a quatre portes & autant de fau* ’bourgs. Leglise de Saint Martin est la seule paroisse qu "y ait pour la ville, les fauxbourgs 8 c les hameaux qui e0dépendent. Le château est dans la ville, & assez beau-Les anciens seigneurs de certe ville la donnerent au cha-pitre de Saint Martin de Tours , qui en étoit en poíles-sion dès Tan 1 17j.Il appella le roi Louis VII en partage &céda enfin la moitié au roi Philippe Auguste. Aubignidonnée en appapagepar Philippe le Bel à Louis de Fran-ce, chef de la maison d’Evreux ; mais étant retournée »la couronne, faute d’hoirs mâles , le roi Charles VIIdonna à Jean Stuart, connétable d’Ecosse, pour récom-pense de ses services. * Piganiol de la Force , Descript-de la France, t. 6 , p. 59, long. 20, 6 , latir. 47,29.

2. AUBIGNI, ville de France, en Champagne , dansleRethelois, entre Charleville & Aubenton ,-selon Cor-neille qui cite Maty. Le dénombrement de la France n®met pas Aubigni dans sélection de Rethel, mais dar.scelle de Rheins & lui donne soixante-cinq feux. Ce n estrien moins qu’une ville.

j. AUBIGNI , bourg de France, en Artois sur 1 »Scarpe ; il est considérable 8 c chef-lieu d’une des douz®contrées de T Artois, & un bailliage jadis châtellenied’Artois. Voyez ce que j’en dis de plus à Tarticle Ar-tois. * Mémoires communiqués.

1. AUBONNE, rivière de Suisse, au canton de Ber-ne. Elle a fa source dans le mont Jura , d’où serpentasvers Torient , puis vers le midi, elle se perd dans I elac de Geneve ; après avoir arrosé la ville d’Aubonne »Scheuchzer, dans fa carte de Suisse, ne lui donne qu’u° esource ; mais fauteur des Délices de la Suisse lui endonne plusieurs. Ce dernier dit, t, 1 , p, 229 , q u fdans une portion du mont Jura , laquelle appartient ala communauté de Saint Livre , on volt un antre p r °”fond, où en descendant quelques pas on trouve une gk'ciére naturelle & perpétuelle. Au fond de cet antre onentend un grand bruit, comme d’une rivière qui coule -on crsit que c’est Torigine de TAubonne qu’on voit n» 1 'tre de plusieurs sources, à quelques cens pas du pie ®la montagne, à côté du village de Bière.

1. AUBONNE, ou comme on écrivoit autrefois AtV'bonne , jolie petite ville de Suisse, au canton de Berne »au bailliage d’Aubonne, fur la rivière de même nom »trois quarts de lieue au-dessus du lac, dans un terrein ""peu penchant 8 c fur une hauteur, au pié de laqueicoule TAubonne. Sa situation est fort avantageas 'mais elle l’étoit davantage avant Tinvention de Tat"rie , ayant de deux côtés une vallée profonde, ss" ^sert comme de fossé & qui est traversée par la rivi ere

par un torrent. Certe ville est ancienne 8c a été ^fois plus grande qu’elle n’est aujourd’hui. Son tempeà Textrémité orientale , ail bord de la colline, » ^

droit où le terrein s’abaissant tout-à-coup , forme ^pente fort roide. A l’un des coins de la muraille de ,temple en-dehors , on voit une grosse pierre »ntiç>J^avec une sculpture â demi-mutilée, qui représente