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Tome premier. A - B.
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les habitans d’Azorus , de Pythium Sc de Dolyche, cequ’on appelle Trípohs.

1. AZOTH, selon D. Calmée dans son Dict. ou,suivant la leçon de l'hébreu, Ashdod , ville ancienne dela Palestine. Elle fut assignée à la tribu de Juda parJosué, c. i;, v. 47» Maïs elle sut pofíédée long-temspar les Philistins. Cette ville étoit maritime, Sc avoirun.port fur la Méditerranée, entre Ascalon & Accaron ,ou entre Jamnia Le Ascalon, comme il est dit dans Ju-dith , c. 3 , v. i, suivant le grec ; ou entre Gaza ScJamnia , selon Joseph , Antiq. /. 13 , c. 23. Tout cela 3dit D. Calmer, se concilie aisément, en disant qu’elleétoit entre ces villes. Azoth étoit une des cinq Satra-pies des Philistins , Reg. L 1 , c. 15, v. 17. Hérodote, 2. , c. i;7, dit que Psammeticus, roid’Egypte, futvingt-neur ans devant Azoth, & que c’est de toutes lesvilles que l’on connoiste, celle qui a soutenu le pluslong hége. Celui-lá n’est pourtant encore rien en compa-raison de celui de Ceuta. Le texte des Machabées , /. 1 ,c. 10, v. S 3 , porte que Judas Machabée fut tué fur lamontagne d’Azoth.

2. AZOTH. Voyez Aza.

3. AZOTH. Les notices ecclésiastiques distinguentdeux villes épiscopales , l’une maritime qu’elles nom-ment Azotes Maritima , lelon Schelstrate, Ant. Ec-deft. 2,77.714. Azorus Paralias , p. 742 & 75 5 ,&c Azotws Paralios,/. 7Ó5), qui est la même qu’^ 1 -fioth 13 Vautre est nommée par ces mêmes notices Azo-tes Mediteicranea 714. Azotes Yppum , p. 742.Azorus qu^e dicitur Ypinos ,p. 744. Azotus Yppum,p. 755 & Azotus Ripium , p. y 6 ç).

AZOTCJS , ville de l’Achaïe , selon Etienne le géo-graphe , qui la nomme aulïì Peloria.

1. AZOU, petite ville de Perse , sur la route d’Alepà Táuris par Diarbekir & Van entre ces deux der-nieres. On passe le Tigre à Diarbekir , dit Tavernier ,dans son Voyage de Perse 1 . 3 , c. 3 , & avant que d’ar-river à Betlis , on voir Azou petite ville qu’on laisse àune lieue dti grand chemin, où les douaniers viennentprendre leurs droits, qui font quatre piastres pour cha-que charge de cheval.

2. AZOU &

AZOW. Voyez Azoph.

AZUA DE COMPOSTELLÁ, petit port Sc ville del’Amérique, à la côte méridionale de l iste Espagnole ,ou de S. Domingue, à vingt-quatre lieues de San Do-mingo vers 1 ouest. Un commandeur de Galice, donton ignore le nom, y ayant fait une habitation, prèsd’une bourgade d’insuíaires , cette habitation devintbien-tôt une ville , & fut appellée Apia de Compoftella.Elle est située fur un terrein extrêmement fertile, & il yà des mines d’or dans son voisinage. Hifi. de S.Dom. 1 . 4.

AZUAGA , bourgade d’Espagne dans l’Estrémadure ,au nord ouest, & à sept lieues communes d’Ellérena.Lorsque l’on va par la grande route de Mérida à Sc-ville, on la laisse fur la gauche , à deux petites lieuesdu grand chemin. Baudrand , éd. 170c, en fait un bourg.Corneille Dicl. en fait une petite ville. La grande carted’Espagne chez Jaillot n’en fait qu’un village, & Del’iste n’a pas cru en devoir faire aucune mention.

AZUAGUES,selonMarmol,l. r, c. 25, peuplesd'A-frique épars dans les provinces de Barbarie & de Numi-die. Ils font pasteurs laplupart, & vivent dans les coteauxSc dans les montagnes ou ils se retirent dans des trous.Ils ne laissent pas d’avoir parmi eux des artisans qui fontde la toile Sc du drap. En général , ils font pauvres Sctributaires des Arabes , ou des rois. Avant que ces peu-ples fussent venus en Afrique, Asclepius 8 c Herculesy avoient déja régné ; mais depuis la premiere ruine deCarthage, & avant que Didosi Peut rebâtie , ces peu-ples passèrent en la patrie occidentale de la Barbarie,fous la conduite de leur chef Hannon, Sc édifièrentles villes Liby-Phéniciennes, où ils demeuraient, quandles Romains vinrent en Afrique. On prétend que ce futà cause d’eux que ce pays fut nommé Mauritanie, par-ce qu ils s appelloient Maures ou Morophores. Ces A^ua-gues font belliqueux &c de grand travail, Sc ont été autre-fois fort puissaps. Il y en a même quelques-uns d’entre

AZU

eux qui vivent en liberté. Leur langage est celui des Beréberes. Ils parlent aussi arabe, Sc íur-tout ceux q ul 1 ^bitent aux environs de la ville de Lorbus , fur l es * :0 ^ eneres du royaume de Tunis , â caisse du commerce qle trafic leur fait avoir avec les Arabes. Leur prmcip 3 "demeure est aux provinces de Trémecen& de fez, n, “ __les plus puissans occupent l’espace qui est entre le ro"'me de Tunis & le Biledulgerid, d’où ils ont eu la hardied’aller souvent attaquer les rois de Tunis. Ils ont men ^défait depuis un certain nombre d’années , j e S ûU _verneur de Constantine qui fit ses efforts pour les i° L ^mettre- Cette victoire les mit dans une íi haute repuration j que plusieurs partis du roi de Tunis se rourneien^de leur côté 3 ainsi leur chef devint un des plus puiíi“ nseigneurs de l’Afrique, jUsqu’à oser faire la guerre auTurc-Les auteurs Africains rapportent que les Alargues ^ _venus de Phénicie, d’où Josué, fils de Nun, les chai a,que les Egyptiens ne les ayant pas voulu recevoir, 1passèrent dans la Lybie , où ils bâtirent Carthage , douzecens soixante Sc huit ans avant la naissance de Je £USChrist. ,

IbniAlraquiqdit que long-tems après on trouva fit.une fontaine une grande pierre, où croient graves cemots , en langue Punique , Nous noussommes fauves fide la présence de ce brigand de Jojué fils de Nun . Connpfces peuples fe vantent d’êrre chrétiens d’origine, lline fe rasent ni la barbe , ni les cheveux tout âf l’entoUt,comme font les Mahométans par superstition 3 & P? uís’en distinguer encore mieux, ils fe font par un ancre’ 11usage, une croix bleue à la joue , ou à la main , avec I efer, prétendant par-là faire connoître leur extraction ímais cela vient de ce que les Romains Sc les Goths rç"gnant en Barbarie & en Numidie, affranchirent les chrC'tiens de toute forte de tribut 3 ce qui étoit cause q 110chacun se disoit chrétien pour ne rien payer, l° lS ^qu’on voyoir arriver les commissaires des tailles. ADJd’éviter cette tromperie, il fut ordonné que ceux q ulseraient chrétiens , porteraient à l’avenir une croix g 1 ' 3 "vée ou fur le visage, ou sur la main. Les A^uag ^ 5prirent cette marque par cette raison, Sc ils ont p er 'lévéré dans la profession du christianisme, jusqu’â I 3venue dés Arabes. Par cette même raison , quelq u ® SAfricains ont porté long-tems des croix 3 mais dans J 3fuite ils se sont fait d’autres marques pour conserver 1*mémoire de leur antiquité, Sc de la noblesse de leur ot}'gine. Les filles des Arabes s’en font aussi poar avoiplus d’agrément, & se gravent íur le sein, sur les mains,sur les braSj fur les pieds , diverses figures de coulentbleue, avec le fer d’une lancette 3 mais ces figures iondifférentes de celles des A^uagues.

AZUD, château de France en Bourgogne , fur D?montagne. On le laisse à main droite, lorsqu’on va Dmont S. Vincent à Charolles. Corneille eri fait une vurrès-mal â propos.

AZUIS , ville d’Afrique propre, selon Ptolomée, }• f»c. 3. Ortélius croit que ce peut être l’Anzuis de l’i tltieraire d’Antonin.

AZUMAR, bourg de Portugal, dans la provin c6de l’Alenrejo , entre les villes de Portalégre Sc d’Elv aS ”Quelques géographes semblent la prendre pour les fep. cAutels [septem Ars des anciens. Baudrand n’enqu’un village, mais le P. Placide en fait un bourg,y place un château.

AZMITzE, pour Axomit^. Voyez Auxume.

AZURENSIS ou Ajurensis : la conférence derhage,p. 280 éd.Dupin, fait mention de Victor A\ ur s.fis. Il y a apparence que ce siège étoit dans j 3 f •midie 3 car cet,'évêque Victor dit que son église cC >dans la ville de Rotaria, qui étoit de cette provincs-

AZURI , petite iste de la Dalmatie, dans le ^é-de Venise, sur la côte, vis-à-vis de la ville d e Ùqta-nico, d’où elle n’est éloignée que de treize mist eSlie. Elle est à la république de Venise 3 mais il P 'í âcun lieu considérable. Baudrand , éd. 1705.

AZYLE. Voyez Asyle.

AZYLIA. Voyez Halysta. é

AZZA , c’est ainsi que quelques anciens ont nomla ville de Gaìa.

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