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Tome premier. A - B.
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s’érant rendu maître de cette ville , en fit démolir lesmurailles extérieures, parce que la ville lui parut tropforte, & qu’il craignoit qu'eile ne se révoltât. Darius,fils d’Hystaspe, ayant pris Babylone > en fit démolirles portes Ôc les murs , pour châtier l’orgueil de cetteville. Alexandre le Grand avoir conçu le dessein dela rétablir ; mais fa mort précipitée 1 ’cn empêcha, &ses successeurs le négligèrent. Séleucus Nicanor , undes successeurs d’Alexandre , ayant bâti Séleucie fur leTigre , le voisinage de cette derniere place - dont Sé-leucus vouloit faire une grande ville , dépeupla insen-siblement Babylone. Strabon assure que de son tems ,c’est à-dire sous l’empire d’Auguste , Babylone étoitpresque entierement déserte. Il lui applique ce qu’unancien poëte avoir dit de Mégalopolis , qu’eile n’étoitplus qu’un grand désert. Diodore de Sicile , qui vivoitdans le même siécle , assure qu’il n'y avoir plus qu’unepartie de la ville d’habitée. Pausanias qui vivoit dans lesecond siécle de l'église, dit qu elle n’avoit plus rienque de vastes murailles. Théodoret remarque que deson tems , elle n’étoit plus habitée que par quelquesJuifs. Eusébe, écrivant sur le chapitre xiii. d’Isaie ,dit que de son tems , elle étoit entierement déserte ,ainsi que le témoignoient ceux qui venoient de cesquartìers-là. Enfin S. Jérôme fur ce même chap. 13.d’Isaïe j raconte , sur le témoignage d’un religieux Ela-mite , qui demeuroit à Jérusalem, que les rois de Per-se se servoient de Babylone, comme d’un grand parc,dans lequel il nourrissoient grand nombre d’animauxsauvages pour la chasse. Benjamin de Tudéle , Juifdu douzième siecle , dit qu’il trouva Babylone enrie-rement ruinée , & qu’on y remarquoìt encore les rui-nes du palais de Nabucho.ionosor, duquel on ne pou-voir approcher , à cause des scrpens qui y éroient engrande quantité. Depuis ce tems, les vestiges dè cettesuperbe ville sont tellement effacés , qu’on ne fait pasmême au vrai où elle étoit autrefois. Ainsi ceux quiconfondent la ville de Bagdat avec l’ancic-nne Baby-lone , font dans une erreur grossière. * BeroJ, ap. Jo-seph. L 1. cont. Appian. c. 5. v. 31. c. 13. x>. 6y. Jo-seph, cour. App. /. 1. Hérodot. /. j. c. ult.

L’on a toujours beaucoup vanté l’anriquité des ob-servations astronomiques des Babyloniens. Ils comp-toient quatre cens soixante & treize mille ans , depuisles observations de leurs premiers astrologues , jusqu’àl’arrivée d’Alexandre le Grand. Cicéron met un compterond, quatre cens soixante & dix mille ans. Pline ,de la maniéré dont Périzonius & le P. Hardouin l’ontcorrigé , porte qu’Epigéne donnoir à ces observationssept cens vingt mille ans, & que Bérose & Critodéme ,qui font ceux qui leur donnent moins d’antiquité ,avouent pourtant que ces observations alloient à qua-tre cens quatre-vingt mille ans. Ce nombre d’annéesest excessif, & va non-seulcment plus loin que le dé-luge , mais aussi que le commencement du ‘mondemarqué par Moïse. Si les Babyloniens avoient eu vé-ritablement une relie antiquité, ne nous scroit-il rienresté de leur ancienne histoire ? Joseph dit que Béroseconvenoit avec Moïse, dans ce qu’il disoit de la cor-ruption des hommes , & du déluge. Et Aristote> cu-rieux de fçavoir la vérité de ce que l’on publioit sorces observations, écrivit à Callisthene de lui envoyerce qu’il trouverait de plus certain fur cet article par-mi les Babyloniens. Callisthene lui envoya des obser-vations célestes de mille neuf cens trente ans, à com-mencer dès l’origine de la monarchie de Babylone, jus-qu’à Alexandre. Et les imprimes de Pline , au lieu dessept cens vingt mille ans d’Epigene, n’en portent quesept cens vingt ; au lieu des 480000. que l’on veutfaire dire à Bérose & à Crirodeine , ils n’en liseur quequatre cens quatre vingt. Mais fans vouloir défendre laleçon ordinaire de Pline, qui véritablement paraît fauti-ve , nous ne pouvons admettre le sentiment de ceux quidonnent aux Chaldéens uue si haute anriquité.Elle est dé-mentie parles livres saints, qui font d’une autorité infi-niment supérieure. La supputation même de Callistheneparaît un peu enflée ; car , selon notre chronologie,nous ne comptons depuis Nemrod & la tour de Ba-bel , jusqu’au régné d’Alexandre à Babylone, q u'en-viron dix-huit cens ans. A l’égard de cet excès chro-

BAB

nologique, Voyez, ce qui est dit au mot E'cliptiQ 11 ^*

2. BABYLONE la nouvelle, Babylon nova- »*Bagdat.

3. BABYLONE, ville d’Egypte, selon Ptolomee ,qui dit que cette ville étoit arrosée par le fleuve

qui couloir aussi à Heroum cìvitas, ou la ville desros. Ce qui ne sert de gu ères à en faire conncitte -position réciproque ; car ni les cartes, ni les relationsne marquent point de riviere qui ait un pareil cou t s.Cellarius, Geog. ant. I. 4 , c. 1. l’entend du fleuve àsBubaste. Strabon /. 17. p. 807. dit , qu’en remontantpar eau , au-dessus du Delta , on trouvoit Babylone »place sotte naturellement, & bâtie par quelques Bah/'Ioniens , qui s’y étant retirés , obtinrent des rois > âpermission de s’y établir. II ajoute que de son teins osty tenoit une des trois légions qui gardaient I’EgYP te 'Jusque-là il semble que Babylone étoit sur le NU >mais ce qu’il dit ensuite, fait voir le contraire. Enn ece lieu jusqu’au Nil, poursuit cet auteur , il y a unehauteur sur laquelle 011 fait monter seau du fleuve aforce de moulins , à quoi cent cinquante esclaves sost £continuellement occupés.... il n’y a pas loin de la aMemphis, qui est à trois schœnes du Delta. Ainsi Stra-bon ne met pas cette ville fur un des bras du Nil q u *forment le Delta , mais au-dessus du Delta même. Jo-seph, Antìq, l. 4. c. j. en racontant par quelle routeles Israélites sortirent d’Egypte , dit qu’ils passerent au-près de Latopolis , la ville de Latone , qui étoit alot*déserte ; car , poursuit-il, on bâtir ensuite en ce líea-1 ? Babylone, dans le tems que Cambyse ravageait l’E*gyptt. Ce passage est d’autant plus précieux, qu’il noi» sapprend ì’ancien nom & l’époque de la fondation dela Babylone d’Egypte ; Diodore, /. 1. la raconte autre'ment. 11 dit que des captifs amenés de Babylone p arSesostris, se fortifièrent dans cet endroit, & y bâtirentune ville du nom de leur premiere patrie. Cresias, qucite > raconte que les Babyloniens étant venus en EgyP teavec Sémiramis. y avoient fondé Babylone. Quelq ucScritiques ont prétendu que c’étoit de cette Babylone,que saint Pierre a écrit sa premiere épître. D. Cal® etréfute ce sentiment dans une dissertation à la tête dadernier tome de son commentaire. Un livre anonyn lC »cité par Ortelius, Thefaur. qui soupçonne Pastel d’c slêtre fauteur, dit que cette ville étoit nommée Ma^a* 1ou Mizir en arabe , Massar en arménien , AlcHA'bir en chaldéen , & MesraÏm en hébreu. La plu-part des géographes disent que c’est la même ville qu ele vieux Caire, Le moine Brocavdus , dit que ce-raient deux villes différentes, mais qui furent joints®en une. Je ne vois rien que de vraisemblable dans cCsentiment. Cette ville a été épiscopale fous la métro-pole Leontopolls ,, ou la ville des Lions, & Cytus»évêque de Babylone, est nommé dans les actes du con-cile d’Ephèsc, dans le premier acte du concile de Ch a *'cédoine. * Carol. à S. Paulo , Géogr. Sacr.p. 270.

4. BABYLONE. Suidas dit que Sémiramis entons 3Ninive de murailles, & qu’eile lui changea son n oltlen celui de Babylone.

5. BABYLONE, en Phénicie. Aìetius le médecin»cité par Ortelius . Thefaur. dit qu’on y faisoit le vil1polipodite , dans la Batanée,* & Joseph, Ant. /■ * 7 *e. 1, & vn vita Jua, nomme Babyloniens les habi ta11 ^de Bathyra , village autour de la Syrie , contre la Th l3chonitide.

Le nom de Babylone est devenu un nom injuries»qui se donne métaphoriquement aux villes ou ^ ^veut faire entendre que le vice est monté à sost P‘haut excès ; & c’est dans ce sens que Pétrarque A-cace ont appelle Babylone la ville d’Avignon, ° u j sgeoit la cour de Rome qu’il haiffoiént. Les 6nIie nl ede l’église Romaine n’ont pas épargné ce nom à Rla Sainte. . eIlt

BABYLONIE, pays de l’Asie, Quelques-uns c ^ iaa tque c’est la même chose que la campagne de a e ^nommée ainsi par Moïse, Genef c. 10. D’ast tse * Ht

1 — , j - -j - - - , n est 111

confondue avec la Mésopotamie, quoiqu’elle/ Lî j

pas. Ptolomée, y. c. 20. est celui des ast c ‘ eslS ^ f£ l

parlé avec le plus de justesse. II la bott-e 311

a Mésopotamie , à l’otient par le Tigte, c ■ ~

en apar la

dire déjà joint avec l’Euphrate ; à l’occid clU P 31