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Tome premier. A - B.
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dans son voyage des Indes orient, r. part. c. \i. dit

J u clic est à vingt lieues au midi de Daman : quellest quatre ibis plus grande ; Sc qu’on y trouve plus de.noblesse qu à Goa : d’cù vient le proverbe portugais,Hidalgos de Bagaim , c’est-à-dire , gentilhomme de Ba-çairn.

B A CALA , ville de la presqu’iste de l’Inde , cn-delàd u Gange, fur la cote orientale du golfe de Bengale,dans le royaume d’Arracan , à l’occident septen-trional de la ville d’Arracan. Plusieurs prennent cette'Bacala pour la Baracura des anciens. Les cartes deSanfon la marquent comme une bourgade maritime ;celles de De l’isle la négligent enticrement. * Baud.éd, 1705.

1. BACALAL , petite contrée de l’Amérique sep-tentrionale, dans la presqu’isle de Jucatan , & dans lapartie orientale de cette province. * Atlas , Robert deVaugondy.

2. BACALAL f Lac de ), lac de la contrée, dont11 est parlé dans l’attiele précédent. Sa longueur estnord est Sc sud-oyest , entre la ville de Valladolid Scla baie de LAscenlìon. * Atlas Robert de Vaugondy.

BACALAN , montagne d’Asie , dans la Tartarie,près le Gihon , au royaume de Bedakchan. * Hift. deTimitr-Bec , /. 2. c. 10.

BACALAOS. Ce mot est corrompu du mot Ba-caliau , dont les Basques se serveur pour signifier lamorue. Et le mot hollandois Cabeliau , qui signifieune espèce de morue, pourroit bien venir de la mê-me source. Quoi qu il en soit , on a appelle isles deBacaiaos , l’isle de Terre Neuve, & celles qui fontà sentons, vers celle de Cap Breton, comme Menago,&c. où l’on pêche de la morue excellente. Voyez. Terre-neuvf, ■ * Voyage au nord. t. 3. p. i$,& 17.BACALES. Voyez Cabales.

3 ACAL 1 T 1 S , contrée de l’Ethiopie , fous l’Egypte ,selon Pcolomée , /. 4. c. 8.

BACANARIA , siège épiscopal d’Afrique, dans laMauritanie Cesariense. Orrelius P a trouvé dans un frag-ment de Victor d’Utique , & la notice d’Afrique faitmention de Palladius, évêque de Bacanaria. * Carul.à S. Faulo , Geog. sacr. p. 112.

BACA*NO , Baccanœ , village d’Italie , dans l’Etatdel’églífe , dans la province du patrimoine de S. Pierre,près du petit lac de ce nom , à quinze milles de Romeau septentrion , en allant vers Viterbe. Ce lieu estremarquable en ce qu’il donne le nom au lac, Sc à laforêt qui en font pioches. Voyez BaccanjE. * Bau-àrand , éd. 1705.

BACAO, cap de fille Hispaniola, ou de saint Do-mingue, s’avançant près de huit lieues en mer. 11 estprès du cap de Zabana , & de Piste Abaque. Les rela-tions plus récentes, comme celle du P. Labat , nom-ment ce cap F ointe de Bacon, Sc le placent à l’orientseptentrional de Piste à Vache. * De Laét , Desc. deslnd. occid. /. 1. c. 8.

BACAR, ou Bakar, royaume , ou pays de Plndou-ítan , le long du Gange, qui le sépare du pays de Varal& du royaume de Camoio , qui font à Porient. 11 estséparé du Dehli à l'occidcnc par des moncagnes. Becanerest la feule ville que l’on en connoisse. Ce pays fait partiedes états du grand Mogol. * Atlas, Robert de Vaugondy.

BACARE , ville de l’Inde , au bord du Gange, selonPtolomée, /. 7. c. 8- II semble qu’eile soit la Baraced’Arrien.Les interprétés de Ptolomée lisent aussi Barace.

BACASCAMÎ, petite ville 011 bourg de PArabieHeureuse. Elle appartenoit aux Zamareniens , selonPline , 7 . 6. c. 28.

BACASERAI, ou Bacieserai, ville de Tartarie,dans la Crimée, fur la riviere de Karbata. Davity, étatdu Kan des Tartarcs , p. 7j - 3 - écrit BaccaTarai, &dit qu’elle est assise entre deux mofuagnes, ayant unepetite riviere qui passe nu milieu , une belle mesquite ,& le lieu de la sépulture des Kans, près de la ville. ,BACASIS , ancienne ville ou bourg de PEspagneTa-ragonoife, selon Ptolomée . /. 2. c. 6. qui donne ce lieuaux Jacetain s^Jacetani, qui sont les Lacérant deStrabon.

BACATzE, ancienne nation d’Afrique, dans la Mar-marique , selon Ptolomée , /, 4. c. y.

BACATAILI. Voyez Bactaiala.

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BAKATHA , ormn , ou Bacathos , village ée iaPalestine , & le plus considérable de PArabie de P^ 1 a .delphie , c’esl à-clire, de cette partie de PArabie , fi 111étant auteur de cette ville , en portoic le nom , commeon a dit PArabie Petrée , à cause de la ville de Petta,Sc la Gaule Narbonnoise , à cause de Narbonne. -- a 'U £Epiphane, Stnopj. I. 2. adverj. Hures, p- o 9 ~ï‘® ^Anaccphaluofi , p. 143. parle de ce lieu en phssetUSendroits. II paroit, selon la remarque de Rcland, I aUst. p. 611. que ce mot ne signifie autre chose fi l,eles cabanes & les maisonnetes par l’assemblnge desque "les ce village se forma. Dans les actes d’Ephèse i n ‘ e 'tés dans le concile de Chalcédoine, on trouve Alj'p 111 ® ’évêque EarrpâV. Ce qui ne peut convenir à la ville deBactra; dautanr plus que dans les mêmes actes-on n cAlypius, évêque Beendrem ; il faut lire Baxàôm. D allSles actes du concile de Constantinople, on volt entreles évêques de la Palestine , Grégoire BuyJùaç, & 1 £Sexemplaires latins, moins corrompus que les grecs jportent dans les actes cités ci-dessu sBacatenJts, d’ aU '11 es Bacnatenfis , Baeanthenjìs. Ainsi il n’y a pas lie 11de douter que le Bacatha de saint Epiphane, ne soit ^siège de 1 evêque Alypius. Le P. Charles de saint P all ‘a cru que cette Bacatha étoit la même chose que Bot**'cath , ville de la tribu de Juda , Sc lui donne rangentre les évêchés de la Palestine premiere. Le P. Labbç1 a suivi dans son apparat aux conciles généraux, auque*il a inféré un abrégé de la géographie épiscopale. Onpouvoit objecter que Bacatha n’étanc qu’un village ,ne pouvoit être un fiege épiscopal. Cette obje-ction est détruite par le témoignage de Sozomene,Histor. I. 7. c. 19. qui dit : Chez d’autres peu-ples les villages mêmes ont des évêques consacrés >comme je l’ai remarqué en Arabie, & dans PisteCypre. Or Bacatha étoit en Arabie, selon la manier*de parler, de ces tems-là , & de Sozomene lui-même,qui appelle ville d’Arabie Arcopolis , ôc autres vil-les de la troisième Palestine. Ortelius nomme ce lieu B&’catum , Sc remarque que Damascene lisoit Bacthatot 1,

BACAUDAE , ou Bacaudarum Caflrum , n 0111latin de A. Matir des fojjèz , au diocèse de Paris, stir I 3Marne , à deux lieues de la ville. Voyez S. Maur p £ÍFossez.

BACAY ou Bakay. Voyez Bakan,

BAC'CADES, selon Ortelius , lieu de la Palestins ,fur les frontières de la tribu de Zabulon. Guillaumede Tyr, /. 21.0. 26. dit qu’on le nomme commun?"ment Buccabel.

BACCzEI. Voyez Vacca-i.

BACCANzE, ancien lieu d’Italie , selon Antonio ,Itiner. entre Rome Sc Sutrium : on l’appelle aujoU f "d’hui Baeano ou Baccano. Voyez Bacano.

BACCARAC , Bachrach ou Bacharach ,Baccherach, ville d’Allemagne, dans le bas Palat 1 'nat , fur le Rhin , au pied du Voirsberg, dans, ’ eHundsruck. Elle a été autrefois la résidence des éle-cteurs Palatins, à qui elle appartient à présent, ap reSavoir été une ville libre Sc impériale. Elle est située entreBingen Sc Ober-Wesel, à deux milles d-Allemagne “6ces deux places, Sc presque au milieu, entre Mayenneau levant, & Coblentz au septentrion, selon Wagense’*’Synops, geog. p. 390. Elle est fameuse par ses vins»

I on croit que son nom vient du latin Bacchi Ara, 1 aLÌ 'tel de Bacchus. Cette tradition, qui est ancienne, sess'ble confirmée par une grosse pierre carrée, qui est vls-vis dans le lit du Rhin, taillée en forme d’autel p 31nature, Sc nommée encore à présent par les habi taIdu lieu Elter-Stein , 011 la pierre de l’aurel. On v£ ^qu’autrefois .on ait sacrifié Sc immolé des victiu 1 ^.^Bacchus, fur cette pierre. Le vin de cette côte est r£excellent, delà vient le proverbe allemand :

Zu Bacherach am Rhcin ,

Z:i Kingenberg a?n Steïn ,

Zu Hofheim am Mayn ,

Da gipts die Herlichfie undschonft e rVJ£l>u

c’est-à dire que les meilleurs vins font ceux

rach , de Klingenberg Sc de Hofheim ; Henri E tlC L |iS

donnoit au premier la préférence fur tous les autres ^