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Tome premier. A - B.
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B AG

‘•cn Italie , dans l’ctat de FEglisc, au patrimoine de saintPierre. Quelques auteurs croient que l’ancienne villed’Etrurie, nommée Fanum Voltumna, écoìt au milieumême où font à présent les bains d’Asinello ; d’autres lamettent Viterbe.

* BAGNI D’ASTRUNO.

* BAGNI DI BAGNOLO.

* BAGNI DELLA BOLLA, ouBulla.

BAGNI Dl BORMIO. Voyez Bagni di S. Mar-

ïjno.

* BAGNI DI BRANCULA.

BAGNI DI C AIE : on les nomme présentement«.es Bains de Bolicano : on leur attribue de gran-des vertus, entre autres celle de briser la pierre : c’estV que le Faccio a exprimé dans ces vers, z. cane. 10.

Un Bagno vè che pajsa ogni configlio ;Contra'l mal de la pietra perd ch’ejseLa trita , e rompe corne gran di miglio.

Voyez au mot Bolicnao.

* BAGNI DI CALATURA.

* BAGNI DI CANTERELLI.

BAGNI CERETANI : ces bains ont été ainsi nom-més, parce qu’ils étoient dans le voisinage de Cerc, au-jourd’hui Cervetere, ville des anciens Otites. Ces bainsont été aussi nommés en latin Balnea Sabatina , dunom de la contrée , appellée Sabatta , où est le lacSabatìn , aujourd’hui lac de Bracciano : Léandre ditqu’ils ont été aussi nommés Bagni Stigiani. Strabon,/. j. p. 220, qui parle de la ville de Cere comme d’uneplace dont il ne resloit plus que les masures, dit qu’onne laissoit pas de fréquenter les bains qui en étoient pro-ches , Sc qu’on y aï loir pour rétablir fa santé ; & illes appelle K ettytrava ©typai.

BAGNI DI CICERONE : c’est ainsi qu’on appellevulgairement les Bains qui sont sur la route de Tri-pergola à Aversa , après avoir passé l’hôpital, à maindroite du grand chemin. Les médecins les nommentBagni di Tritoli : on les nomme aussi di Prato ,parce qu’ils font dans les prairies. Leut nom ordinairede Bains de Cicéron est fondé premierement fur l’ufagedu peuple ; en second lieu sur le rapport de Bocace,qui,dans son livre des fontaines, dit que ce nom leur estvenu de ce qu’ils étoient dans la maison de campagnede Cicéron nommée Académie. II est vrai qu’ils nefurent pas faits du vivant de cet orateur ; mais après famort. Antistius , surnommé Vêtus , c'est-à-dire, l’an-cien , qui lui succéda dans la possession de cette terre ,les fit faire ; & Laurea Tullius , affranchi de Cicéron,meilleur poste que son maître , les honora d’une in-scription que Pline , /. 31. c.i. nous a conservée. Ceseaux que Pline nomme Ciceroniana Aquœ , guériíîoientles maux des yeux. C’est à quoi Laurea fait allusion.Voici ses vers :

Quod tua , Roman a vindex clarxjfime lingua tSylva loco meliùssurgere jujsa viret :

Atqae Académie eelebratam nomine villamNune reparat cultu fitb potiore Vêtus :

Hic etiam apparent lympha non ante reperta,Languida qu& infuj'o lumïna rore levant.

Nimïrkm locus ipfe fui Ciceronis honoriHoc dédit , bac fontes cum patefecit ope.

Vt , quoníam totum legïtur fine fineper Orbem,

Sint plures , oculis qu& medeantur , A qu a

Òn ne peut rien imaginer de plus délicat que cette pen-sée ; savoir, qu’à présent les ouvrages de Cicéron fontlus fans cesse dans tout l’univers : cette source a com-mencé à paroître , afin qu’il y ait plus de remèdes pourle mal de yeux. Le passage cité par Pline sert à remplirune abréviation qui se trouve dans Isidore , au livreXIII. défiés origines , c. 13, où l’on lit : In ItaliafonsCicer. ocidorum vulnera curât. Cicer. est là pour Cicero~manus , écrit en abrégé. Léandre qui, pour le dire enpaflant , estropie un peu les noms , & change Antistiusen Antisteo, Sc Laurea-Tullius en Laurina j donne ladescription suivante de ces bains , p. 174. Ce lieu est,dit - il » extremement beau & creusé dans la rocheavec beaucoup d art. II y avoit des figures d’hommes qui

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montraient de la main la partie du corps à laquelle cetteeau étoit salutaire. Ces bains sont fort dépéris à présent,& on n*y voir plus que quelques restes des anciennespeintures dont ils étoient embellis : les eaux n’y sour-dent qu’une fois par jour & de même la nuit, seloncommencement Sc la fin de la lune. Ces eaux sortentchaudes, avec beaucoup de fumée, & entrent dans unbassin ménagé dans le roc ; & lorsqu’il est plein , unepartie s’en écoule par une rigole qui va vers la mer , SCune autre partie retourne au lieu d’où elle vient. Au-dessus de ce bain , après qu’on a monté quelques mar-ches , est une grotte taillée aussi dans le vif du toc,haute de six pieds, large de cinq, Sc qui va en serpentant.On y sent une agréable odeur. Quand y on entre, si 1 oriest debout, on commence à suer , mais si on marchebaissé contre le plancher, on se sent rafraîchir. Apt' eSque l’on est entré à main droite, & que l’on a un peudescendu, on voit une eau belle Sc claire, si chaude,qu’on peut à peine y toucher. Plusieurs croient quec’est ce qui descend des bains de Cicéron par des tuyauxsecrets. Quand on veut se baigner, il faut, après avoirmarché deux pas, prendre le chemin à droite ; Sc mar-chant devant foi , on arrive à une pierre nommée nCavallo , c’est-à-dire » le Cheval ; Sc passant plus loinfur de la poussière chaude > on trouve le fond de la grottede ce côté-là ; mais en se tournant vers Pendroitd’où l’ostest parti, on voit une fosse assez profonde Sc large où estune autre grotte qui s’étend vers le midi,& dans laquelle,sâns aucun froid ni chaud véhément, fans aucun vent nímouvement d’air, il s’éleve une flamme qui monteaussi-tôt en haut, fond la cire des flambeaux que l’ony porte pour voir. & la lumière s’éteint ; & quiconqueoseroit passer plus loin , tomberoit mort, Sc soffoqu»par un vertige Sc une défaillance. Ce lieu est réservé àsuer, & cette sueur est propre à guérir diverses ma-ladies , purge les humeurs, fortifie la tête Sc l’estomach,guérit les cathares , chasse les flegmes, réjouit le cer-veau , & soulage les gouteux & les hydropiques. Onvoit à main droite quelques trous d’où il fort de groflesvapeurs, avec une si grande chaleur qu’on diroit del’eau qui s’éleve à gros bouillon d’une chaudière. Ceslieux pour suer étoient fort estimés des anciens. Quel-ques-uns croient que l’ancien nom étoit Bagni diFri-tôle , parce que l’on y facilitoit la sueur par des Fri-ctions. Mais à présent on les nomme, comme il a ét* ditau commencement de cet article, Bagni di Tritoli.

* BAGNI DEL COLMO ou Culmo.

* BAGNI DI CRISTO.

* BAGNI DELLA CROCE.

* BAGNI DE FATIS.

* BAGNI DI FONTANA.

* BAGNI DI FONTE DEL VESCOVO.

BAGNI GIASINELLI : c’est la même chose

Bagni d’Asinello , auprès de Viterbe.

* BAGNI DI GIMBOROSO.

* BAGNI DI GIUNCARA.

* BAGNI DELLA GROTA.

* BAGNI DEL IMPERATORE.

BAGNI DI MONTE-FALCONE, eaux minéralesen Italie, dans le Frioul. Voyez Monte-falconí.

* BAGNI DEL OLEO PETROLEO.

* BAGNI D’OTTODONICO.

BAGNI DI PETRIOLO, a eaux minérales d'Itahe»

dans le Siennois, Sc dans l’évêché de Sienne, à dix-soPmilles au midi de cette ville. Ces bains ne font qu’à tromilles & demi de ceux de Macerola. Léandre so®croire que c’est de ces bains qu’il faut entendre ces vde Martial, l. 6. Epig. 42.

Etrusci nifiTbermulis laveris ,

Hiatus moriaris , Oppiane,

Son imprimeur a mis malheureusement TremidxB P 01 * 1Tbermulis. Mais il faut lire 1c premier vers :

Etrusci nifi Tbermulis laveris ;

Ce qui fait un sens tout différent, de sorte que ce ne sonsplus lès bains d’Etrurie, mais ceux d’un certain Bt ^sus ,, donc Martial pari» dans l’épigramme